Bon, chapitre un peu cucu, je vous l'accorde mais après tout, l'amour c'est cucu! Le titre du chapitre fait mieux en anglais je trouve (Young Love) mais que voulez vous, je reste patriote ! Bonne lecture,

Nymphe des bois

Chapter 3 : Amours naissants

Deux semaines avaient passées. Les maraudeurs s'efforçaient d'entretenir des relations de plus en plus amicales avec les filles. Ils semblaient vouloir à tout prix gagner leur confiance, ce qui n'était pas chose facile. Lily était de plus en plus méfiante. En effet, le comportement des Maraudeurs était des plus étrange, et la jolie préfète, grâce à sa lucidité indiscutable, semblait se douter que cette soudaine sympathie cachait quelque chose. Mais, hormis leur récent besoin d'amitié, les maraudeurs avaient un comportement irréprochable et Lily s'en sentait d'autant plus énervée. Lena parlait de plus en plus à Remus tandis que Alice paraissait se rapprocher de Sirius. Lily devenait moins hostile envers eux, mais ne se retenait pas de faire remarquer leurs moindres faux pas. James était devenu encore plus collant avec elle que d'habitude « à mon grand désespoir », répétait Lily à qui voulait l'entendre. Mais, sa pensée était tout autre...

Lily Evans était fille de Moldus. Ses parents lui apportaient un soutien sincère et en était très fière. Sa sœur, Pétunia, la méprisait pour son « anomalie ». En effet, Lily et elle entretenaient des rapports conflictuels depuis qu'elle avait découvert qu'elle était une sorcière. Pétunia, qui apportait un extrême dédain pour tout ce qui sortait du commun du mortel, avait décidé de « renier » sa grande sœur.

Lily souffrait beaucoup de cette perte (car elle avait véritablement perdu sa sœur), mais, le temps guérit même les blessures les plus graves, et aussi triste que cela soit à dire, on s'habitue à tout. Enfin, Lily avait découvert dans Poudlard, sa joie de vivre. Ce monde lui convenait parfaitement et lui offrait la possibilité de s'évader et d'oublier ses problèmes familiaux. Le premier jour où elle y était entrer, Lily n'avait pue s'empêcher d'écarquiller les yeux et d'ouvrir grand la bouche...ce qui lui avait valut les nombreuses moqueries d'un garçon. Son nom était James Potter. Ce même garçon lui avait avoué, trois ans après, qu'il l'aimait. Lily n'y avait pas cru une seconde et lui avait ri au nez. Depuis, leurs relations étaient assez tendues. Du moins, jusqu'à cette année là...

Par une fraîche soirée de novembre, Lily sortit de sa douche, s'essuya les cheveux, passa une serviette autour de son corps et sortit de la salle de bain en poussant un « Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh » à la vue de la silhouette bien vivante de James Potter, tranquillement installé sur son lit.

« Qu'est-ce que tu fous la, Potter ? Dégage !

- Non.

- Quoi non ? C'était pas une question ! SORS !

- Lily, j ai besoin d'aide en métamorphose.

- Okay…

- En fait, il me faudrait des cours…

- Non que tes lacunes en Métamorphose me désintéressent au point que je ne comprends même pas que tu oses te pointer ici pour me parler de ça, mais je préférerais aborder le sujet une fois habillée, alors, si ça ne te déranges pas trop, pourrais-tu SORTIR de cette chambre IMMEDIATEMENT ?!!

- Il paraît que tu donnes des cours aux premières années…

- N'y pense même pas, Potter…

- Allez, Lily… (Sourire charmeur) tu me dois bien ça…

- PARDON ? Et en quel honneur, je vous pris ?

- T'es une peste avec moi et… et… et t'as failli tuer Peter en nous empêchant de sortir !

- Oooh que non ! Ne te sers pas de ça…

- Excuses moi Lily… s'il te plaît, accepte…

- Pfff… mais t'as des supers notes ! T'as pas besoin de cours et j'ai un emploi du temps très chargé et…

- Stoplè…

- Roooo… Bon, ok, mais t'as pas intérêt à me faire chier ! Maintenant, va t'en vite avant que je change d'avis !

- Oooh merci ma Lily ! Si je m'écoutais, je t'embrasserai sur le champ !

- Alors ne t'écoutes pas et … SORS !! »

James amorça une sortie béate et, sur le pas de la porte, il ajouta :

« Au fait, Lily ?

- Quoi encore ?

- Je t'ai trouvé très belle…

- Rrrrrrrr… Mais tu vas sortir, oui ! »

Mais, alors qu'il refermait doucement la porte, Lily ne put réprimer un sourire gêné qui colora ses joues.

« Alors comme ça, tu lui donnes des cours ?

-Bah oui… Enfin, à partir de mardi…Tu penses que j aurais du dire non ?

- Non au contraire, c'est très bien que vous vous rapprochiez !

- On ne se rapproche pas ! Je lui donne des cours, c'est tout !

- Mais oui, mais oui… C'est « tout » !

- Je te promets Lena, c'est juste qu'il m'a fait « le-regard-qui-tue » et…

- Ooh mais tu n'as pas à te justifier ! Je te crois…» répondit-elle avec un sourire malicieux.

Les deux jeunes filles sortaient d'un cours d'Enchantements dont le contenu leur avait sûrement échappé étant donné qu'elles avaient consacrées la totalité de sa durée à s'envoyer des mots relatant des récents évènements. Elles entretenaient cette discussion au centre du hall principal lorsqu' Alice les rejoint enfin d'un cours optionnel.

« Hey ! Alors quoi de neuf ?

- Lily donne des cours à James (cela faisait déjà une semaine que Lena s'était mise à l'appeler par son prénom)

- Oho ! Ca se conclut !

- Mais nooon !!

- Et toi Ali, du neuf côté Sirius ? Intervînt Lena.

- Euh…

- Bah accouches ! Qu'est ce qu'y a ?

- Il m'a posé un rancard… répondit elle rougissante.

- Super ! Alors c'est quand ?

- Demain soir …

- Soir ?

- Soir ?? Reprit Lily.

- Où ça ?

- Dans le parc…

- Dans le parc ? Reprit Lena

- Dans le …

- Je crois qu'on a compris l'idée ! La coupa Alice.

- Mais… mais… Tu vas y aller ?

- Bah oui ! Pourquoi j'irai pas ?

- Bah… Il a peut être une idée en tête…

- On verra bien… Sirius n'est pas un monstre !

- Oui… Fais gaffe quand même… » La prévînt Lily.

Le lendemain, aux environ de sept heures, les filles commencèrent à s'inquiéter de l'absence d'Alice. Après avoir retourné les moindres recoins de Poudlard, c'est à la volière, au pied d'un mur, la tête enfouie dans les bras, qu'elles la retrouvèrent.

« Bah qu'est-ce qu'y a Ali ? »

Quand elle releva la tête, son visage mouillé de larmes inquiéta les deux amies. Sans rajouter un mot, Lily la serra dans ses bras et Lena les encercla toutes les deux. Voyant leur amie réticente à l'idée de leur expliquer la cause de son chagrin, elles n'insistèrent pas davantage et rentrèrent au dortoir. En montant les marches qui menaient au dortoir, Alice se souvint de son rendez vous avec Sirius et, dans un soupir de désespoir, se plaignit de ne pas être « sortable ».

« Oh que si tu vas y aller ! Et à l'heure en plus de ça !

- Mais Lena…

- Il n'y a pas de « mais Lena » qui tienne ! Tu y vas et tu te tais.

- Mais c'est dans une heure !

- Mais c'est très suffisant une heure ! Tu seras prête et jolie comme un cœur !

- Lily ! Tu ne voulais pas que j'y aille !

- J'ai changé d'avis ! Faut que tu prennes l'air !

- Allez viens là mon Ali, on va te faire une beauté… »

Sur ce, les trois jeunes filles se précipitèrent dans la salle de bain.

Une demi-heure plus tard, la chevelure blonde de la dite Alice retombait en boucles parfaitement dessinées sur ses épaules dénudées par une robe rouge à fines bretelles. Ses pieds étaient élevés au moyen de hauts talons fixés à une paire de sandales noires, qui découvraient ses chevilles frêles. Ses yeux couleur azur étaient mis en valeur par un maquillage raffiné. Le rouge éclatant de ses lèvres se mariait parfaitement avec sa tenue et faisait ressortir la blancheur de ses dents. Ce soir là, Alice n'était pas jolie.

Elle était belle.

Un quart d'heure plus tard, Alice s'asseyait à l'endroit convenu. C'était un banc de marbre situé entre la cabane du garde-chasse (un jeune homme sympathique du nom de Hagrid) et du saule cogneur. Peu de temps après, une voix rauque la fit sursauter.

« Bonsoir.

- Ah c'est toi ! Tu m'as fait peur !

- Désolé…

- Tu sais que c'est vraiment pas class d'arriver en retard à un rendez vous qu'on a posé à une fille…

- Désolé…Whaooo…Tu es…Sublime…

- Merci…

- Euh… On fait un tour?

- D'accord. »

Après avoir fait le tour du parc en passant derrière le Lac, les deux jeunes gens se retrouvèrent auprès d'un chêne qu'Alice n'avait jamais remarqué auparavant.

« On peut s'asseoir là », proposa Sirius.

Il s'assit au pied de l'arbre, et Alice, à sa grande surprise, s'assit sur ses genoux.

« Je suis pas trop lourde, j'espère ?

- Non tu es parfaite…

- Je suis parfaite ? Le taquina Alice, rougissante.

- Oui. Tu es belle (il lui passa les mains atour de la taille), intelligente (il posa sa tête dans son cou), gentille (il commença à l'embrasser dans le cou) et, surtout, tu es... blonde… »

Il la retourna avec tendresse et l'embrassa amoureusement, en étouffant le gloussement qu'elle avait poussé en entendant ce dernier attribut, étrange dans le contexte. Avec un sourire, elle retira doucement sa tête, mais Sirius l'attira vers lui avec fougue.

Une demi-heure et beaucoup de baisers plus tard, Alice s'interrogea :

« Tu m'aimes vraiment ou je suis ta copine au même titre que l'a été cette cruche de Rosmerta ?

- Qui a dit que tu étais ma copine, déclara Sirius avec un sourire moqueur.

- Petit allum… » Elle fut coupée dans sa phrase par Sirius qui l'embrassait. Relâchant son étreinte dans un souffle, il se pencha vers sa montre (NDR : je sais, y a plus romantique mais bon..).

« Ooh ! Il est onze heures ! Merde ! Tu crois que Hagrid a fermé les portes ?

- 'Y a qu'un seul moyen de le savoir ! ».

Ils se ruèrent vers le château sombre et silencieux. Arrivant devant la porte, Sirius, qui avait emprunté la cape de James, s'y cacha avec sa bien aimée.

« La porte principale est fermée, assura Sirius d'un ton catégorique, on peut essayer de passer par la Tour Est, suis moi !

- On y est !

- Elle est fermée aussi !

- Meeeeeeerde !

- Ne jures pas chérie, chuchota-il sur un ton ironique. Viens j'ai une idée.

- Un balai ?!

- Bien ! Je suis rassuré de constater que ta vue et ta reconnaissance des objets sont au mieux de leur forme !

- Qu'est ce qu'on est censés faire avec ça ? Interrogea Alice sans tenir compte de la remarque du grand comique qui lui faisait office de petit ami.

- Monte et accroche toi ! »

En effet, Sirius était de bons conseils. A peine la jeune fille fut installée, qu'il enfourcha le balai à son tour et, les bras autour de sa taille, survola le château à une allure vertigineuse. Arrivés dans la cour intérieure, ils se recouvrirent de la cape et se précipitèrent dans le couloir qui menait à leur tour, le plus silencieusement possible. Ils y montèrent et durent réveiller la grosse dame pour pouvoir rejoindre leur Salle Commune.

« Rat des champs.

-Marre de ces élèves qui ne respectent aucune consigne ! Je vais aller me plaindre au Directeur, vous allez voir ça ! Je vous jure que… »

Mais tandis qu'elle continuait de proférer des menaces inutiles, elle pivota lentement et les amoureux se ruèrent à l'intérieur. Une fois là, ils s'embrassèrent avec passion et dans un dernier baiser, chacun rejoignit sa chambre.