RAR : léa : voilà, j'ai continué, avec dix mille ans de retard dont je m'excuse vraiment, mais j'ai continué. Sorry encore pour cette méga panne d'inspiration, mais je ne trouvais pas comment finir cette histoire, alors voilà cet épilogue, fruit d'une longue réflexion… J'espère qu'il te plaira autant que le reste de la fic… Bisous
Brooke : Alors toi tu reviewes dix ans après, moi je poste 10 ans après, chacun son tour. Comme je l'ai dit à léa, cette fin fut un véritable casse-tête, vu que je ne voulais pas décevoir mes revieweuses, alors voilà le résultat. J'espère que tu ne seras pas déçue, et je compte faire une autre fic sur OTH, mais peut-être pas tout de suite. Bisous
Epilogue…
Un an… Keylan fête ses un an aujourd'hui. Qu'est-ce que c'est étrange quand je pense à tout le chemin que j'ai parcouru depuis que je suis tombée enceinte. J'étais une adolescente égoïste, superficielle, et malgré ce que l'on peut croire, très mal dans ma peau. Maintenant, je suis une jeune maman, avec deux enfants à charge, qui vit en couple et qui travaille. Quel chemin parcouru ! Je sais bien que tout est loin d'être parfait, ma relation avec Lucas connaît des hauts et des bas, je n'ai aucune nouvelle des parents biologiques d'Emma, j'ai du mal à concilier études, travail et appartement, mais au moins je me donne à fond dans ce que je fais, et je n'ai rien à regretter.
Je lis une histoire à Emma et Keylan en attendant les invités, et je laisse mon esprit vagabondé, pour me remémorer les bons souvenirs depuis la naissance de Keylan.
Flash-back 1 :
Je suis avec Haley, dans ma chambre, dans son appartement. Je suis enceinte de trois mois et demi. On lit un livre sur la grossesse. J'entends parler de seins qui gonflent, de douleur dans le dos, de nausées… Je fais une tête pas possible, Haley se met à rire, mais à rire.
C'est communicatif, je ris aussi. On se met à inventer des choses abracadabrantes sur les défauts d'une grossesse. Haley s'amuse à me raconter que la taille de nos doigts triplent et ne redescend jamais, et un tas d'autres âneries. Nous rions toutes les deux comme des folles, j'en ai mal au ventre, tellement mal au ventre que j'ai une nausée et cours aux toilettes.
Lorsque je ressors de la salle de bains, Haley me dit en riant que c'était exactement le bon moment pour qu'elle arrive celle là… Nous rions encore, et lorsque son mari rentre, nous sommes là, toutes les deux effondrées sur le canapé, épuisées d'avoir tant ri.
Il nous demande ce que nous avons, et je réponds que nous rions de mes nausées. Il nous jette un regard interrogatif, puis répond qu'il vaut mieux rire que pleurer de ce genre de choses ! Il nous regarde en souriant et dit que, puisque nous avons l'air épuisé, il va faire le repas.
Haley se retourne vers moi et me dis que ça valait la peine que j'ai une nausée, puisque ça nous avait permis non seulement une franche rigolade, mais aussi l'occasion de voir son homme aux fourneaux.
Après environ une demi-heure passée dans la cuisine, Nathan nous appelle pour manger. Nous nous asseyons avec Haley et goûtons ce fameux plat. C'est absolument immangeable et Nathan est d'accord avec nous. Nous commandons une pizza et passons la soirée à se raconter des blagues, jusque tard dans la nuit !
Fin du flash-back 1
Les invités arrivent les uns après les autres. Ma famille, mon monde à moi, mon cocon. Celui que je me suis créée, ceux que j'aime et qui m'aime en retour. Je pose un regard circulaire sur l'assemblée qui entoure mon fils ; j'y vois des amis, Skills, Micro, mon équipe de pom-pom girls… J'y vois ma meilleure amie de toujours, Peyton… J'y vois ma famille, Nathan, Haley et Karen… J'y vois mes trois amours, ceux pour qui je suis prête à tout, Lucas et nos deux petits loupiots dans ses bras. Je prends une photo, et à nouveau, mon esprit s'emballe…
Flash-back 2 :
Je venais juste d'accoucher, c'était juste après que l'infirmière ait demandé à tout le monde de sortir de la pièce. Lucas, lui aussi, était parti, bien qu'un peu plus tard que les autres. Je me retourne dans le lit, je ne trouve pas le sommeil. Plusieurs questions me taraudent. Une, en particulier, passe et repasse dans ma tête. Serai-je une bonne mère ? Comment savoir si je ferai ce qu'il y a de bien pour mon fils ? Comment être sûre de ne pas me tromper ?
Puis, Keylan se met à pleurer. Je ne suis pas rassurée. J'ai l'impression que c'est une sorte d'examen envoyé par des « puissances supérieures ». Si j'arrive à le calmer maintenant, je serai sûrement une bonne mère, sinon je risque de tout rater…
Je m'approche du berceau les mains tremblantes. Je ne suis pas sûre d'arriver à comprendre pourquoi mon fils pleure, ni quels seraient les bons gestes pour le calmer si par miracle j'arrivai à saisir son problème.
Je regarde mon fils, et je souris, inconsciemment. Je le prends dans les bras, je le berce, je marche avec lui… Il ne se calme pas tout de suite, mais avec le temps, je m'en sors bien. Les gestes viennent naturellement.
Je comprends maintenant ce que c'est, l'instinct maternel. Plein de gens disent que cela arrive dès la naissance. A moi, il m'a fallu quelques heures, j'imagine que pour d'autres, c'est quelques jours…
L'instinct maternel, c'est deviner sans réfléchir quel est le problème, c'est trouver les gestes qui vont apaiser son enfant, c'est le comprendre, tout simplement.
Le sentiment procuré par cet instinct est absolument divin… On est en osmose parfaite avec ce petit être, qui ne sait pourtant pas exprimer ce qu'il veut. Etre mère, c'est comprendre au-delà des paroles, c'est deviner quand ça ne va pas et pourquoi, et trouver les gestes et les paroles qui feront que l'enfant se sentira mieux.
Il n'y a pas de mode d'emploi pour être une mère idéale. Probablement qu'il n'y a pas de mère idéale non plus…
Moi, je veux être là pour mon fils le plus souvent possible, je veux garder la communication entre nous, toujours, même dans les moments les plus difficiles. Je veux qu'il sache que je serai toujours là pour lui, que je l'aiderai à se relever quand il tombera et que j'applaudirai dans l'ombre lorsqu'il réussira. Je veux qu'il sache qu'il aura une mère sur qui il pourra toujours compter… Je pense que c'est ce que l'on peut donner à son enfant, la suite n'appartient qu'à lui…
Je me recouche, rapproche le berceau de Keylan de mon lit. Je ne m'endors pas encore, j'observe ce petit être, si innocent encore. J'espère qu'il gardera cela le plus longtemps possible…
Je m'endors à mon tour, je dors comme mon fils, complètement apaisée.
Fin du Flash-back 2
La fête bat son plein dans l'appartement… Après que Keylan ait ouvert ses cadeaux, nous chantons pour lui joyeux anniversaire, tandis que j'apporte le gâteau.
Il souffle avec son père et sa « sœur », ils rient tous les trois. Je prends une photo. Je tiens à immortaliser ces instants. Ces vrais moments de bonheur. Pas ceux où l'on sourit « pour la photo » et où rien n'est naturel. J'aime voir mon fils rire, voir des étincelles briller dans les yeux de son père, ces étincelles qui me confortent un peu plus chaque jour dans mon choix de le laisser faire partie de nos vies. J'aime voir Emma grandir dans l'amour et la sécurité que je tente de lui apporter, j'aime voir la relation fraternelle qu'elle bâtit avec Keylan. J'aime ma famille…
Je regarde les invités s'en aller les uns après les autres… Lucas et moi rangeons l'appartement pendant que les enfants jouent avec les nouveaux jeux.
Puis, tous ensemble, nous regardons sur l'ordinateur les photos de cet anniversaire.
La dernière est magnifique. Je tiens Emma dans les bras et Lucas tient Keylan. Nous nous embrassons sous le regard attendri de nos enfants. Cette photo représente parfaitement mon état d'esprit.
Je sais que la vie ne sera pas toujours facile, que l'on se trompera encore, qu'on se disputera, mais l'amour qui unit ma famille sera toujours le plus fort.
Je vis d'espoir et d'amour. Je crois en l'avenir, faites comme moi…
