Auteur : Sayuri Nobara
Base : Nightmare – Merry
Pairing : Sakito (Nightmare) x ...vous allez enfin savoir qui XD
Disclaimer : x
Genre : AU / Adolescence / Amitié / Romance…
Titre : Innocent Teens
Chapitre 9 : Behind the door
Tero s'immobilisa devant l'immeuble gris dans lequel il n'avait pas remis les pieds depuis trois ans. L'appréhension croissante lui infligeait de douloureux maux de ventre qu'il s'efforçait de taire en grommelant des insultes peu élégantes, les mains enfoncées dans les poches alors qu'il regardait autour de lui d'un air suspicieux. Enfin, il se décida à entrer. Le rez-de-chaussée de l'immeuble était toujours aussi sale. Même après tout ce temps, personne n'était venu nettoyer. La poussière, la boue, la saleté, formaient comme une pellicule immonde sur le carrelage qu'il n'avait jamais vu très blanc. L'escalier avait subi le même état de dégradation ; quelques tâches de sang avaient coagulé et ajoutaient au délabrement un côté quelque peu macabre. Il eut un sourire crispé et tenta tant bien que mal de marcher là où les marches étaient à peu près dégagées, serrant ses bras contre lui en évitant bien de se tenir à la rambarde de fer branlante à sa droite. Qu'est-ce que je fous ici, mais qu'est-ce que je fous ici ! Il eut même du mal à retrouver la porte de l'appartement. Il avait toujours tenté de l'oublier, de l'enfouir à jamais au fond de lui, avec ses autres douloureux souvenirs, mais il n'avait rien eu à mettre par-dessus. Oh, il en avait bien connus des moments à peu près enthousiasmant depuis. Mais cela n'avait rien à voir avec le bonheur. Et comment annuler le malheur sinon par son inverse ?
- Est-ce que je sonne ?
Surpris, il regarda autour de lui avec crainte. Les quatre murs du palier lui renvoyaient sinistrement l'écho de sa question. Un moment, il fut tenté de faire demi-tour, de laisser Ni-Ya dans sa merde, et de tirer définitivement un trait sur ses souvenirs. Après tout, il s'en était sorti lui aussi... Et tout seul ! Oui mais... Non.
- Bon... Yosha !
Il respira profondément et appuya sur la poignée sans frapper. Il repoussa la porte blanche devant lui de la main gauche et avança jusque dans le couloir.
- Tadaima...
Aussitôt, ses sens furent agressés par une forte odeur d'alcool et de renfermé, il fit une grimace de dégoût, repoussa du pied quelques vêtements entassés alors que son regard courrait sur les cadres brisés tombés à terre et les photos de famille déchirées. Avec un petit rictus, il pénétra dans le salon.
- Aah ?... Nandesu ka sore wa ?! (1)
Des cadavres de bouteilles jonchaient le sol, la table du salon était à moitié effondrée, et il voyait à sa droite la vaisselle sale entassée dans la cuisine. La moquette était tachée, arrachée par endroit, des tas d'ornements traînaient à terre et des morceaux de verre faisaient office de substitution sur les meubles poussiéreux. Il sentit une mauvaise angoisse lui bloquer la respiration lorsqu'il osa s'imaginer dans quel état il allait trouver les habitants des lieux.
- Otooto ?... Où es-tu ?...
Il traversa le salon pour passer dans le couloir attenant. Le sol grinçait bizarrement sous ses pieds, et il tendait l'oreille pour percevoir le moindre bruit qui pourrait l'informer que quelqu'un était encore dans cet appartement.
- Mais... Pourquoi est-ce qu'ils vivent encore ici si tout est trop dur à payer ?...
L'habitat n'était pas très grand, mais ils auraient pu en trouver des plus petits, et donc moins cher, s'ils avaient cherché ailleurs. Pourquoi continuer à vivre sous un toit onéreux alors qu'ils avaient à peine de quoi manger ?
- Otooto !
Les murs lui renvoyèrent froidement l'écho de son appel... Comme avant. Comme lorsqu'il criait, mais qu'inexplicablement, il n'y avait personne d'autre dans l'appartement que lui et son tortionnaire... Il ne se souvenait que trop bien de ces trop longues minutes passées à espérer qu'il le lâche bientôt, qu'il finisse vite ce qu'il avait commencé... Suffoqué, Tero s'arrêta net, sa poitrine se soulevant par à coups trop rapides. Ses yeux allaient et venaient de gauche à droite, il commençait à imaginer sans trop savoir pourquoi son jeune frère à sa place, Ni-Ya prostré dans un coin, des larmes aux joues, comme lui des années auparavant.
- OTOOTO !
- URUSAI ! Qu'est-ce qui te prend de hurler, bakayarô (2) ?! Tu m'as réveillée !
Le roux se tourna brusquement vers la réponse tout aussi criée que son appel. Elle était là, fantomatique, échevelée, des poches brunes sous les yeux, sa peau autrefois si lisse ridée et pendante, ses bras décharnés ballants contre ses flancs et ses yeux pourtant habité d'un vide acide dardés sur lui.
- Okaasan...
Le souffle coupé, il la regardait avec stupeur, voyant en elle soudainement la preuve qu'il avait survécu malgré les horreurs que lui avaient fait subir ses parents.
- Nani ?... Qui es-tu ? Qu'est-ce que tu fous chez moi ? Hoi ! T'es sourd ?
Ces simples mots... Ces simples mots avaient fait rejaillir toute la haine et le rêve de vengeance qui stagnaient en lui depuis cette époque. Se trouver seul devant elle était une occasion... Il avait vraiment envie de la faire payer de ses propres mains sa passivité !
- Aah... Je vois... Alors même ça tu l'as oublié ?
Sa mâchoire se crispait à mesure que son regard se faisait de plus en plus froid. Il fit un pas vers elle, contenant mal les pulsions meurtrières qui ne demandaient qu'à jaillir hors de lui. Cet être imbibé d'alcool, cette chair flottante sur un lit de boisson aigre l'avait trahi, abandonné, il n'avait aucune raison de se retenir. Il ne voyait même pas la crainte commencer à poindre dans le regard de celle qui fut autrefois sa mère, qui reculait contre le mur, aculée comme elle l'était pour avoir osé s'éloigner imprudemment de sa sortie de secours.
- Co... Comment est-ce...
- Possible ? Quoi, tu croyais que j'allais me faire sauter la boîte crânienne après ce que j'avais subi ? S'aurait été te faire plaisir, avoue...
Elle secoua d'abord lentement la tête, puis très vite, presque convulsivement, pour le détromper.
- C'est faux ! Je... Je voulais te protéger...
- Uso !
La paume de sa main heurta la joue de la femme et affaiblie par son ivrognerie, elle perdit l'équilibre et chuta à terre, sonnée par la violence du coup. De ses longs doigts maigres et tremblants, elle toucha légèrement la marque rougeâtre laissée par la main de son fils aîné.
- Tero...
- Ne dis plus rien ! Tout ce qui sort de ta bouche n'est que mensonge ! Qu'est-ce que tu as inventé pour expliquer à Ni-Ya ma déprime, vos longues promenades soudaines, hein ? Se doute-t-il un instant des deux enfoirés que vous êtes ?!
D'un coup de pied rageur envoyé dans son estomac, il lui coupa la respiration. Elle toussa en tentant vainement de croiser les bras pour se protéger.
- Tu n'a... rien fait pour m'aider ! Rien ! Tu as été complice de son œuvre !
Il se pencha en avant pour saisir ses cheveux alors qu'elle gémissait piteusement en sanglotant. Son attitude le mit davantage hors de lui, et il lui envoya une nouvelle gifle qui la fit pousser un cri de douleur.
- Ferme-la ! Si tu savais comme j'ai attendu ce moment ! Tellement attendu ! Enfin je peux l'espérer et te le crier ! SHINDE KURE, TEME (3) !
Alors que son poing allait de nouveau s'écraser sur le visage meurtri et larmoyant de sa mère, son bras fut soudainement arrêté dans son élan par une forte poigne.
- He ?
OoO
Où qu'il promène son regard, il voyait des toiles et des toiles, des dizaines peut-être même des centaines de toiles entassées au pied des murs, les unes contre les autres, certaines barbouillées de grands traits noirs qui les parcouraient comme pour masquer la peinture première. Un chevalet était planté devant elles, une palette de peinture encore fraîche posée juste à côté sur un petit guéridon. Calmant les battements de son cœur, Sakito fit quelques pas pour s'en approcher. Un petit sourire naquit sur ses lèvres lorsqu'il s'aperçut que les couleurs employées avaient encore étaient éclaircies avec du blanc. Reportant son attention tout autour de lui, il s'aperçut que l'atelier même du peintre était en réalité sa propre chambre. Un grand lit recouvert d'un drap de velours rouge le recouvrait, et sa devanture ornementée rendait à ce meuble usuel une imposante présence, presque humaine. Mais d'ailleurs... Où était le peintre ? Un grincement le fit sursauter, et il se tourna du côté de la pièce qu'il n'avait pas encore eu le temps d'observer.
- Konnichiwa, Okurozano-kun...
Son œil droit tiqua alors que sa bouche s'entrouvrait d'elle-même, les doigts crispés contre la paume de ses mains. S'il s'était douté que la rencontre serait bouleversante pour lui, il était encore bien loin du compte. Il était subjugué par sa simple apparition, envoûté par le liquide de ces yeux sombres, de cette bouche fine, de ses mains croisées devant lui... Il eut un hoquet de surprise lorsqu'il s'aperçut de la condition de l'homme devant lui. Celui-ci s'avança alors vers lui pratiquement sans bruit, le plancher frémissant à peine sous le mouvement des roues. Le peintre était handicapé.
Il aurait voulu le saluer à son tour, mais les mots refusaient de sortir. Alors, comme un idiot, il se contentait de le fixer, sans d'autre expression que son émerveillement stupide, et l'homme se sentit un peu mal à l'aise devant cette absence de réaction. Il eut un petit sourire timide, et Sakito crut que ses jambes allaient le trahir.
- Mon nom est... Hm... Appelle-moi Gara.
Si familier, et à leur première rencontre ! Il lui semblait qu'il n'avait plus de salive dans sa bouche et que sa langue était si pâteuse qu'elle n'aurait pas pu bouger même s'il l'avait voulu.
- Ano... Daijobu ?
- H... He ?
Il se racla la gorge devant le sourcil levé de Gara et acquiesça fébrilement. Derrière son épaule, il aperçut alors le piano duquel s'élevait la mélodie. Suivant son regard, le peintre se mit à rire, dévoilant des dents blanches ainsi qu'un sourire tout à fait charmant.
- Ah, oui, j'aime jouer lorsque je ne peins pas. Tu as vu mes tableaux ? Te plaisent-ils ?
Il semblait comme s'inquiéter vraiment de son sentiment. Le jeune garçon fut touché par la sincérité de son regard et acquiesça de nouveau.
- Hai... Surtout... Votre autoportrait...
Sa voix avait tremblé sur la fin de sa phrase. Etait-ce perceptible ? En comprendrait-il la signification ? Non, c'était trop implicite...
- Vraiment ? Cela m'étonne...
Il semblait vraiment surpris de l'affection de son interlocuteur pour un tableau aussi banal.
- Il... Il est vraiment... Enfin... Je ne saurai pas dire... Mais je l'aime... Enfin je... je l'apprécie...
Rougissant, il baissa les yeux sur le bout de ses chaussures, son pouls palpitant si vite qu'il n'entendait presque rien d'autre que son son affolé.
- J'en suis content... A vrai dire, je n'ai pas grand-chose d'autre à peindre...
Relevant les yeux, Sakito le vit tourner un regard mélancolique vers la fenêtre, et le sien glissa sans le vouloir sur son profil si beau et qu'il qualifia dans sa tête, dans un élan presque passionnel et dramatique, de tourmenté.
- Ano... Pourquoi peignez-vous uniquement le jardin ?
- Je peins ce que je peux voir. En l'occurrence, c'est l'angle de vue que j'ai lorsque je me tiens près de cette fenêtre.
- Mais... Vous pourriez être orienté d'une façon différente...
- Je suis tourné vers le portail... Vers... L'ailleurs...
Un peu sceptique sur sa dernière expression, il continua sur sa lancée, cherchant à connaître u peu plus l'artiste qui se tenait devant lui.
- Et... Pourquoi vos peintures sont-elles de plus en plus lumineuses ?
- Ah ! Tu as remarqué ?
- Oui... J'avoue que ça m'intrigue...
- Et bien... C'est que chaque mardi, le soleil revient petit à petit éclairer ma vie...
Leurs yeux se croisèrent à ce moment là, et après s'être fixés un moment s'enfuirent chacun de leur coté, gênés de cet aveu. Son soleil... Je suis son... soleil... La joie ressentie était presque trop vive pour qu'il se retienne de crier son émotion. Il la contint néanmoins, non sans arborer un large sourire qui en entraîna un de même chez Gara.
- Ne... Tu penses que je devrais peindre autre chose ? demanda celui-ci en se déplaça jusqu'à son chevalet, examinant les coups frais de pinceau sur la toile blanche.
- Et bien... Oui, ce serait... intéressant... Vous faites de belles œuvres... Mais votre sujet est toujours le même, répondit Sakito en s'approcha d'un pas incertain.
- Mmh... C'est vrai... Et bien... Voudrais-tu être mon modèle ?
Son visage éclairé soudainement par un espoir trop vivement marqué fit flancher la confiance du jeune garçon. Confiance qu'il n'avait d'ailleurs pas vraiment retrouvée.
- Votre... modèle ?
- Oui, comme ça je peindrais autre chose... Quelque chose qui me plaît.
Qui lui plaît ?! Je... Devant son air estomaqué, Gara se hâta de justifier.
- Hai, j'ai toujours aimé dessiner les personnes, leurs gestes, leur manière d'être... Mais je ne peux pas sortir, et la seule personne ici présente, c'est Kanagure-san... Alors... Je me demandais si tu accepterais... ?
Ah, c'était donc ça... Il était soulagé, quelque part, mais d'un autre côté...
- Je... Je ne suis pas sûr de savoir comment m'y prendre...
Idiot ! C'est ta chance de pouvoir être tous les mardis à ses côtés, alors saisis-la !
- Je te guiderai, ne ? Ce n'est pas bien compliqué... C'est un peu perturbant au début mais le plaisir est tout aussi grand au final...
Les pommettes de Sakito se teintèrent de rouge alors que son regard fuyait à nouveau vers le sol. Etait-il vraiment pervers au point de fantasmer sur les paroles du peintre ?
- Tu veux bien ?... demanda Gara d'une voix douce.
- Oh euh... Oui, bien sûr !
Le peintre laissa échapper un petit bruit de satisfaction et de joie, mais le jeune garçon s'aperçut qu'il y avait quelque chose de bien différent chez cet homme là. Hormis le fait qu'il était unique en son genre, il lui semblait que les prunelles noires qui se posaient sur lui n'avaient pas un éclat naturel. Oui, c'était ça, ces yeux ne brillaient pas comme le faisaient ceux des autres personnes qu'ils connaissaient lorsqu'ils ressentaient un bonheur intense ou de la convoitise. Et à présent, c'étaient eux qui ne le lâchaient pas du regard. Il évitait de regarder dans sa direction, mais il ne pouvait pas ignorer ce sentiment de mise à nu qu'il vivait alors que l'attention de l'artiste semblait épouser chaque mouvement et chaque courbe de son corps. La chose était troublante. On ne l'avait jamais regardé de cette façon... Ou peut-être n'y avait-il pas fait vraiment attention. Néanmoins, malgré le respect qu'il avait pour Gara, il ne pouvait s'empêcher de remarquer qu'il semblait tout aussi novice dans ce domaine que lui. Le trouble dans sa respiration, la subjugation dans laquelle il semblait attiré...
D'un coup, une sonnerie retentit et Sakito sursauta, accoutumé depuis maintenant quelques temps, au bruit du silence. Ce ne fut qu'à cet instant que le calme du manoir le frappa. Mais il jeta un bref coup d'œil au numéro entrant et grimaça en s'apercevant de l'heure.
- Sumimasen... Je dois rentrer...
Il n'en avait pourtant aucune envie, et il espérait que cela se sentirait bien dans le ton de sa voix. Gara eut un sourire presque attendri et hocha la tête.
- Tu reviendras mardi prochain, ne ?...
Il ne savait plus trop quels sentiments le submergeaient face à lui, il n'aurait su dire si c'était une incroyable joie de l'avoir enfin rencontré, d'avoir pu échanger une conversation avec lui et sentir qu'il tenait tout autant que lui à ce qu'il continue de venir, ou bien si c'était l'émotion perturbante de se sentir attendu quelque part, d'avoir quelqu'un qui ait besoin de lui pour égayer ses jours...
- Je vous le promets...
Il s'inclina devant lui et eut de la peine à se retourner, réticent à l'idée de rentrer dans son appartement vide.
- Je t'attends...
Il hocha la tête, une expression de gratitude marquée sur son visage. Enfin ses pieds se décidèrent à prendre le chemin de la porte et il l'ouvrit doucement, comme par crainte de faire disparaître le rêve. Il se tourna une dernière fois pour garder une image nette du peintre dans son esprit, et vit que celui-ci n'avait pas bougé, ses yeux sombres toujours posés sur lui, ce petit sourire qui ne le quittait plus comme simple au revoir. Sakito fit un dernier geste de la tête puis sortit dans le couloir en refermant la porte sur lui, après quoi il souffla profondément de soulagement. Toute la tension de son corps venait de se relâcher. Non pas qu'il se sentait vraiment mal en présence de Gara, mais la chose était bien trop perturbante pour qu'il se sente tout à fait serein.
- Aloooors ?
Sakito fit un bond en poussa un petit cri de peur, posant une main sur sa poitrine après avoir reconnu le vieux visage ridé.
- Vous m'avez fait peur !
Kanagure se mit à rire et descendit au niveau inférieur, Sakito sur ses talons, se remettant mal d'autant d'émotion d'un coup.
- Aloooors ?
- Alors quoi ?
- Et bien cette entrevue ! Te plaît-il autant que sur le tableau ?
Elle eut un sourire amusé et posa les poings sur les hanches en le suivant de façon à ce qu'il ne puisse pas sortir sans lui avoir répondu.
- Bien sûr... Même... plus...
- Aaaah !
- C'est quoi ce cri de victoire, grommela le jeune garçon pour lui-même.
- Je le savais ! Je suis bien contente que mon neveu apprécie ta compagnie.
- Votre neveu ? Et qui vous dit qu'il l'apprécie ?
- Ahah oui, je suis sa vieille tante, sœur de sa défunte mère... Oh mais mon intuition... Et mon ouïe surdéveloppée aussi...
- Vous nous avez espionné ?!
- Pas du tout ! s'exclama Kanagure comme si l'insinuation était un outrage. J'ai simplement tendue l'oreille et inexplicablement, aucun détail auditif de la scène ne m'a échappé !
- Quel coup de chance !
La vieille femme partit d'un petit rire et l'adolescent ne pu que se laisser dérider par sa bonne humeur. Il alla ramasser son sac et le jeta sur son épaule, comme à son habitude, avant de revenir vers la porte d'entrée.
- A mardi ! s'exclama-t-elle en le regardant partir.
Il répondit d'un hochement de tête et s'engagea sur le chemin de graviers. Arrivé à mi-chemin, il se retourna vers le manoir, le regard dirigé vers la fenêtre de la fenêtre du peintre. Il était encore là, il lui souriait.
OoOoO
(1) Qu'est-ce que c'est que ça?!
(2) Connard ; vous le saviez hein ? X3 J'avais juste envie de l'écrire XD
(3) Crève, enfoirée !
Note de fin : J'suis désolée, j'avais complètement oublié de poster !
A SUIVRE...
