Auteur :Sayuri Nobara
Base :Nightmare x Merry
Pairing :Sakito x … X3 et oui, encore!
Genre : AU / Adolescence / Amitié / Romance…
Titre : Innocent Teens
Chapitre 12 : Bulles d'espoir


Lorsque Sakito ouvrit les yeux, il fut surpris de découvrir que le soleil était déjà plus rayonnant q'à l'heure où il se levait quotidiennement. Il se frotta les yeux en baillant et s'étirant avec délice dans son grand lit deux places. Jetant un coup d'œil à côté de lui, il constata avec étonnement qu'Hitsugi ne l'avait pas rejoint. Il se leva en chancelant encore de sommeil et passa la porte du salon en constatant que son ami dormait sur le canapé, affalé devant la télé encore allumée. Sakito l'éteignit puis soudainement poussa une exclamation en apercevant l'horloge murale.

- Quoi, qu'est-ce qui se passe ? demanda vivement Hitsugi en se redressant d'un coup.

- L'heure, bordel ! répondit Sakito en courant dans sa chambre pour s'habiller.

Hitsugi se glissa à sa suite et le retint par le bras alors qu'il enfilait son pantalon.

- Je me demande bien pourquoi ce foutu réveil n'a pas sonné ! pesta le plus jeune. Hein, quoi ?

- C'est pas la peine, c'est moi qui l'ait éteint.

- Pourquoi t'as fait ça ?

Hitsugi s'assit calmement au bord du lit et se gratta la nuque avant de répondre.

- Je pense qu'il est préférable de ne pas aller en cours aujourd'hui.

- Qu'est-ce que tu racontes ?

- Ben… Je pensais que plutôt aujourd'hui on devrait aller voir comment Ni-Ya se porte.

- Ni-Ya ? C'est pas un peu tôt ? Je veux dire… Faudrait pas lui laisser le temps de récupérer un peu ?

- C'est pas toi qui m'as dit hier qu'on devait lui signifier qu'on était toujours là pour lui ? répliqua Hitsugi, un petit sourire aux lèvres.

- Certes…

- Et puis on est pas obligés de le brusquer comme ça dès le début… Mais au moins je voudrais parler de vive voix avec Tero pour savoir comment tout ça s'est passé. Et le voir même un peu de loin…

Compatissant, Sakito s'assit à ses côtés et lui posa la main sur l'épaule en un geste apaisant.

- Je comprends. On ira le voir alors. On continue toujours de s'inquiéter pour un frère absent.

- Frère… Ça me fait plaisir de t'entendre dire ce genre de choses.

- C'est sincère. Toi et Ni-Ya êtes les deux personnes au monde pour lesquelles je ferai n'importe quoi.

- Et avec un peu de chance et de… charme, ajouta Hitsugi en se levant, il y en aura bientôt une troisième !

- De qui tu parles ? demanda Sakito, interloqué.

- De Gara, gros malin !

A l'entente de ce nom et aux pensées qu'il provoquait, Sakito se mit à rougir.

- Mais dis donc, c'est que ça devient habituel cette réaction ! J'ose même pas imaginer quand vous irez plus loin et qu'on t'assaillira de questions pour tout savoir sur tout…

- Suge-chan !

Il lui assena une gentille tape derrière la tête mais n'en garda pas moins une expression assez satisfaite.

- Je ne te raconterai rien, pervers !

- Et alors ? Juste pour savoir comment ça fait avec un homme…

- Même pas en rêve !

OoO

Les cheveux roux effleurant la joue du blond endormi, Tero eut un sourire bienveillant et remonta pour la énième fois les draps sur ses frêles épaules. Maintes fois durant la nuit, il avait retourné dans sa tête la question de Sakito : qu'allait-il faire de Ni-Ya ? Non qu'il fut un poids pour lui, mais plutôt qu'il n'avait aucune idée de l'endroit où l'envoyer. La seule chose sûre, c'était qu'il allait se débrouiller pour obtenir le droit de tuteur sur lui. Seulement l'emmener avec lui à Tokyo serait doublement problématique. D'un côté, il ne pourrait pas se résoudre à le séparer de ses deux amis, de l'autre il avait sa propre histoire à mener avec Uruha. Il s'était sensiblement attaché à lui depuis leurs retrouvailles, et il ne doutait pas un instant de sa réciprocité.

S'asseyant sur le fauteuil de la chambre, il se tourna vers le lit pour garder le regard rivé sur le visage légèrement crispé de son cadet. Se passant plusieurs fois un index pensif sur le menton, il sursauta en entendant le téléphone fixe de l'hôtel sonner.

- Murakami-san ? Deux jeunes garçons vous demandent à l'accueil.

- Bien sûr, j'arrive tout de suite.

Il sortit silencieusement de la pièce, non sans donner un dernier coup d'œil au lit occupé, il verrouilla la porte et emprunta l'ascenseur. Dès que les deux battants s'ouvrirent, il n'eut aucune peine à reconnaître ses deux visiteurs attendus, Hitsugi ne passant pas vraiment inaperçu et ne faisant aucun effort pour l'être.

- Aah ! Te voilà !

Tero retint mal un sourire et le rendit à son jeune ami.

- Vous m'avez l'air en forme tout les deux.

- Comment va-t-il aujourd'hui ?

Sans répondre, le roux les prit tout les deux par les épaules et les entraîna dehors.

- Mais… commença à protester Hitsugi.

- Il a encore besoin de repos.

- De repos ? Mais il est déjà trois heures de l'après-midi !

- Hitsugi, certaines choses ont besoin de temps pour se remettre.

De mauvaise grâce, et seul contre tous, l'intéressé acquiesça mollement.

- Ça vous dit d'aller manger un bout, qu'on discute un peu ?

- Ce serait pas de refus, Saki a oublié de remplir son frigo !

- Et alors ? T'en as pas un de frigo chez toi ? plaisanta Tero.

Voyant Hitsugi se renfrogner, Sakito reprit la parole.

- Il compte squatter chez moi pour une durée indéterminée.

- Aah je vois. Et bien dès que l'occasion se présentera, il faudra aller faire un tour au supermarché du coin.

- Je nous vois bien au rayon alcool, à chercher ce qui serait le plus fort pour nous saouler en moins de deux !

- T'oublie une chose, Suge-chan, ajouta Sakito. Je ne bois pas d'alcool.

- Bah, tu te cuiteras au jus de raisins, on y verra que du feu !

Ravis de leur boutade, les deux aînés se mirent à rire alors que le cadet s'efforçait de trouver ça drôle. Il était stupéfait néanmoins de la soudaine amitié qui semblait tout naturellement les lier. Certains comportements d'Hitsugi et aspects de sa personnalité avaient fréquemment exaspéré Tero, et ils s'étaient plus d'une fois lancés des injures à la figure, regrettées par la suite. Mais il semblait qu'aujourd'hui le ciel dégagé et ensoleillé soit là pour annoncer d'autres prochaines bonnes nouvelles. Ni-Ya était sorti des ennuis, Hitsugi sortait enfin avec Nori, Tero partageait des moments avec eux, et lui-même avait rencontré le peintre. La seule chose agréable qu'il puisse encore demandé était la réunion totale et définitive de leur petit groupe. Mais quelque chose le tracassait sans qu'il ne sache réellement quoi et pourquoi. Comme il l'avait dit à Hitsugi, il pressentait que rien n'était encore joué. Lassé de ses sombres pensées, il suivit ses deux amis dans l'établissement dans lequel ils venaient d'entrer, résolu à profiter au maximum de ces prémices agréables aux retrouvailles.

OoO

Les paupières de Ni-Ya semblaient encore douloureuses, mais il lui semblait pouvoir mieux respirer depuis le jour précédent. Son corps épuisé avait bien eut besoin de ce moment de répit pour réaliser ce qui allait dorénavant advenir de lui. Il se souvenait des mots de son frère, bien qu'il les ait entendus dans un état de semi inconscience. Tu ne dois jamais être esclave de qui que ce soit. Le seul maître dont tu peux encore supporter le statut, c'est ta raison. (1) Quelqu'un qui tient vraiment à toi ne te demandera jamais de subir ses propres désagréments en toute conscience de la chose. Il n'acceptera jamais de renier ta liberté. C'est toi et toi seul qui peux décider de ta manière de vivre. Le joug de la vie est terrible, mais celui des autres l'ait plus encore. Il les sentait encore résonner dans sans tête, comme dans chaque intonation de la voix masculine du roux. L'avait-il déjà entendu ou vu agir si sagement ? Le Tero adulte du Tero adolescent qu'il avait connu était sûrement le même, mais il avait eu besoin de vivre loin des gens qu'il avait toujours connu pour décider de son propre chemin. Dans un sens, il avait trouvé une grande force de caractère en triomphant des épreuves. Ni-Ya déplorait seulement le type même des obstacles qu'il avait eu à endurer…

Les muscles de son dos se tendirent en lui arrachant un grognement. Il n'était pas vraiment en bonne condition physique, il doutait même de sa possibilité à se lever et à sortir faire un tour. Il se surprit guetter le moindre bruit révélant la présence de sa mère, l'oreille aux aguets, mais se détendit en se traitant d'idiot. Je m'appartiens à moi-même, se répéta-t-il en tâtant ses jambes pour déceler les endroits plus meurtris que les autres. Jugeant la douleur supportable, il se laissa un moment retomber sur le dos puis s'avisa qu'il était seul. Il pencha la tête pour apercevoir la salle de bain au bout de la grande chambre d'hôtel mais n'y décelant aucune lumière, il en détourna les yeux.

- Tero ? T'es là ?

Il supposa qu'il était sorti se distraire. Alors seulement il sortir du lit et fit quelques pas jusqu'au comptoir. Quelle sorte de job permettait à Tero de louer une chambre plus luxueuse que la moyenne comme celle-ci ? Il garda sa question dans un coin de sa tête pour la lui poser plus tard et prit la direction de la salle de bain. Il s'était presque attendu à y trouver un jacuzzi, mais il se sentit plutôt ragaillardi sur l'honnêteté de son frère en y décelant seulement une grande baignoire. Il en fit le tour et se posta devant le miroir mural. Un sourire triste apparu sur ses lèvres à mesure qu'il découvrait le corps meurtri qu'il déshabillait peu à peu. Une fois nu, il se détailla de la tête aux pieds et soupira, désemparé. Il ne faisait aucun doute qu'il avait maigri et sa peau semblait décorée de tâches bleuâtres ou violacées lorsque ce n'était pas des coupures encore rouges. Ses cheveux semblaient ternes, bien qu'il les ait lavés autant de fois qu'il avait pu accéder sans heurts à la salle d'eau. Tournant sur lui-même, il aperçut une grande quantité de bouteilles et flacons qui lui firent davantage envisager qu'il allait prendre un bain mémorable. Le sourire aux lèvres, il ouvrit la sortie d'eau et s'assit sur le bord de la baignoire, les pieds baignant peu à peu dans une douce tiédeur. Il savoura intérieurement le moment futur où l'eau atteindrait le haut de sa poitrine.

OoO

Installé sur le sofa après avoir fait un rapide tour d'inspection de sa chambre, les yeux grands ouverts à présent se galvanisant des informations concernant le monde entier et l'actualité du Japon qu'il avait ratées depuis qu'il avait commencé son enfer semblant sans fin, il lui semblait ne jamais s'être senti aussi bien. Il avait pris le temps pour se laver, et comprenait maintenant l'attention soignée que Sakito portait à son corps. Il s'était longuement prélassé dans l'eau et dorloté autant que l'étendue des produits le lui avait permis et avait trouvé la chose particulièrement agréable. Se débarrassant de ses habits avec une répugnance marquée, il avait jugé normal d'emprunter quelques vêtements à son frère, malgré que cela le gênât tout de même. Il détestait avoir des comptes à rendre aux autres, mais c'était Ça ou rester dans ses vêtements qui semblaient lui brûler la peau. Il n'avait qu'une envie : celle de s'en débarrasser au plus vite. Il avait donc opté pour un tee-shirt un peu trop large pour lui et un jean qu'il avait du resserrer autour de ses hanches amaigries. Il avait également débusqué une armoire à pharmacie dans laquelle il avait trouvé le nécessaire pour soigner un peu ses blessures corporelles et par la même occasion se redonner du baume au cœur. Il avait posé son portable à côté de lui après l'avoir consulté. Sakito l'avait appelé récemment deux fois, et à chaque fois Tero avait décroché. Il ignorait ce qu'ils s'étaient dits mais ne se faisait pas d'illusions. Cependant, il lui tardait de le revoir. Pour une raison différente, il voulait également retrouver Hitsugi… Mais comme il se la représentait, la chose était différente. Sakito n'était pas qu'un simple frère, comme Hitsugi. Non, il était bien plus…

Il sursauta en entendant la porte de la chambre s'ouvrir et ouvrit la bouche d'émotion lorsqu'une tête passa par l'entrebâillement.

- Saki !

OoO

L'intéressé eut à peine posé le pied sur la moquette de la chambre lorsqu'il se retrouva enlacé par deux bras fermes, des cheveux blonds devant les yeux.

- Ni-Ya !

Celui-ci n'avait pas cherché à retenir son émotion en apercevant celui à qui il venait tout juste de penser. A présent bercé par l'odeur de son cou dans lequel il avait enfoui son visage, ses doigts frôlaient sa nuque en une caresse aérienne et il ne semblait pas vouloir se décoller de lui. Gêné par cette marque d'affection que Sakito ne lui connaissait pas, il ne sut pas vraiment quoi faire et se contenta de tourner la tête vers lui. Ses yeux brillaient de larmes.

- Eh mais… Ne pleure pas, chuchota-t-il d'une voix douce.

Son regard mouillé lui donnait de lui-même des picotements au même endroit. In n'avait jamais vu Ni-Ya agir de la sorte, surtout envers lui.

- Oui, c'est vrai. Je n'ai pas de raison de pleurer puisque je ne suis pas triste.

Avec un évident contrecœur, le blond se détacha de son ami et s'essuya les joues.

- Je suis content de voir que tu es un peu plus en forme ! s'exclama Sakito en le détaillant de la tête aux pieds.

- J'ai eu le temps de me laver puisque Tero était parti. D'ailleurs il est avec toi ? demanda Ni-Ya en se tordant le cou pour regarder dans le couloir.

- Et moi alors ? ronchonna une voix familière.

Armé néanmoins d'un grand sourire, Hitsugi vint à sa rencontre. Les mains dans les poches, il n'avait rien vu de l'échange entre les deux amis mais avait saisi la fin de la conversation. Un peu anxieux, il hésita à croiser le regard du blond.

- Je suis désolé de…

Il s'en voulait encore de ne pas avoir agi au début, lorsqu'il avait appris en secret. Même si Sakito lui avait répété une bonne centaine de fois qu'il n'aurait rien pu faire, le remord ne s'effaçerait pas de lui-même du cœur du jeune garçon. Conscient de la sorte de torture qu'il s'infligeait sans pouvoir y mettre un terme, Ni-Ya savait qu'il avait aussi lui-même des choses à se reprocher vis-à-vis de lui. Mais maintenant qu'il les revoyait, lui et Sakito, il ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'il avait raté, en étant loin d'eux pendant tout ce temps. Cela faisait si longtemps qu'ils n'avaient pas passé de journée entières à sauter les cours, déambulant dans les rues animées de la ville avant d'aller se chercher un peu d'alcool à descendre. Nul besoin de préciser que leurs activités pour se divertir étaient aussi multiples que l'imagination d'Hitsugi était foisonnante.

- Toi aussi t'es venu !

- Eto… Pourquoi lui et pas moi ? grommela Hitsugi en lui donnant un petit coup d'épaule. Mais Saki a raison, Ça fait plaisir que tu vas…Un peu mieux.

- C'est gentil.

Il lui sourit avec sincérité alors que Tero pénétrait dans la chambre.

- Ah ça y est ! T'es réveillé. Mais dis donc, c'est pas mes fringues que tu portes ?

- Tu voyais autre chose pour que je m'habille ?

- Hm ouais… Faudra penser à aller t'en acheter d'autres à ta taille.

Ni-Ya retint une réflexion mal avisée proposant d'aller chercher ses affaires personnelles à l'appartement familial, mais il savait pertinemment que ni lui ni Tero n'avait envie d'y remettre les pieds. Ils seraient peut-être dans la nécessité de le faire plus tard, mais pour le moment, ils pouvaient faire sans. Fermant la porte derrière lui, Hitsugi poussa ses amis dans la chambre et tandis que Tero fouraillait dans les placards du comptoir, Ni-Ya s'assit avec Sakito sur le sofa. Avide de rechercher la moindre goutte d'alcool, Hitsugi rejoignit l'aîné.

- Ça ressemble à un rêve, dit Ni-Ya, le regard perdu devant lui. Oui c'est ça, un rêve qui a débuté comme un cauchemar et bientôt je vais me réveiller…

- Pas plus tard qu'hier, t'étais encore là-bas mais… Il faut que tu cesses de penser à cette période là de ta vie et que tu te concentres sur ton avenir.

- Pas plus tard qu'hier, je pensais ne plus en avoir…

- Mais maintenant c'est différent, reprit Sakito en posant sa main sur la sienne.

Ni-Ya baissa les yeux et les fixa un moment avant de prendre celle de son ami dans la sienne.

- Saki, j'ai l'impression que toute ma vie n'a été qu'un mensonge… Ma famille, mes souvenirs, mes idéaux, tout ça… Tout s'est effondré…

Passant un bras autour de ses épaules en sentant trembler sa voix, Sakito n'avait envie que de le réconforter.

- Mieux valait que ces mensonges soient découverts, ne ? Ainsi tout ce que tu vas reconstruire avec notre aide ne sera que vérité.

- En parlant de vérité… Saki, je…

Incapable de continuer et se demandant si les mots n'étaient pas superflus, Ni-Ya tourna son visage vers le sien et déposa tendrement un baiser sur sa joue, restant un instant en suspens pour faire durer ce moment. Les joues de Sakito se colorèrent de rouge, il se racla la gorge pour reprendre contenance, comprenant maintenant ce qu'avait ressenti Hitsugi lorsqu'il avait agi de même. Croyant alors que son comportement était dans la même optique que le sien à ce moment, il se leurra sur ses sentiments.

- Moi aussi je suis heureux d'être ton ami.

Ni-Ya haussa un sourcil et secoua négativement la tête à sa réponse.

- Non, ce n'est pas…

Il se mordilla l'intérieur de la joue et Sakito remarqua avec amusement qu'il agissait comme son frère.

- Je ne sais pas comment te dire…

L'idée lui traversa un moment l'esprit de se blottir contre lui et de lui déballer tout ce qu'il avait sur le cœur, mais ils n'étaient pas seuls et là où serait Sakito, Hitsugi serait aussi.

- Et bien… Oui c'est ça…

Vaincu, le blond baissa les yeux en soupirant et Sakito voulut ajouter quelque chose mais Hitsugi le devança, revenant vers eux avec deux verres à moitié pleins.

- Jus de pomme et coca !

Ni-Ya releva la tête et haussa les épaules. Il avait perçut la subtile attention de son ami, qui, ne voulant pas lui rappeler de mauvais souvenirs encore trop récents, avait préféré ne pas lui servir d'alcool. Ce qui ne l'empêchait pas néanmoins de se servir une bière. Tout en buvant, Ni-Ya jetait des coups d'œil discrets à son voisin, désireux de mémoriser les traits de son visage à la perfection. Il faudrait bien qu'il lui en parle un jour ou l'autre…

- Dites, si vous voulez, demain je vous présenterai quelqu'un, annonça Tero en s'asseyant avec eux.

- Qui donc ? demanda Ni-Ya en s'extirpant avec peine de ses pensées.

- Hm… Lui ? proposa Sakito.

- Qui ça, Lui ? enchaîna Hitsugi en rivant sur Tero un regard curieux.

- Oui c'est ça, Lui. Il s'appelle Uruha ; peut-être l'avez-vous d'ailleurs déjà croisé une ou deux fois par le passé. Je le connais depuis un petit moment.

- Et ?... Quel en est l'intérêt pour nous ? questionna Hitsugi.

- C'est son petit ami, répondit tout naturellement Sakito en replongeant dans son verre.

Simultanément, Ni-Ya et Hitsugi manquèrent de s'étouffer avec leur boisson.

- Son petit ami ?!

- Ouais.

- Mais depuis quand… ? balbutia Ni-Ya.

- C'est un peu compliqué, mais vous verrez, c'est un ange…

Sakito eut un sourire attendri en captant la lueur pensive et vivace dans les yeux du roux lorsqu'il prononça ces derniers mots et ses pensées convergèrent aussitôt vers Gara. Le voyant ainsi rêveur, Ni-Ya fit le lien et eut un petit pincement au cœur, se demandant bien à qui il pouvait penser de cette façon. Mon ange à moi, c'est toi Saki-chan, souffla mentalement le blond. Mais cet aveu là, son ami ne l'entendrait peut-être finalement pas…

OoO

(1)Clin d'œil à un auteur tout simplement génial, Terry Goodking, qui a écrit L'Epée de Vérité dont je suis ARCHI-fan.

Note de fin : Dans encore 8 chapitres, vous aurez droit à une pause avant que la deuxième partie de la fic ne soit publiée. En espérant qu'elle vous plaise toujours...

A SUIVRE...