Auteur : Sayuri
Nobara
Base : Nightmare
x Merry
Pairing
: Sakito
x Gara ; Sakito x Ni-Ya ; Hitsugi x Nori ; Tero x Uruha
Genre
:
AU / Adolescence / Amitié / Romance…
Titre
:
Innocent Teens
Chapitre
16 : Mais
les obstacles infranchissables
En grognant, Uruha repoussa du bout du pied une bouteille de vodka vide qu'il ne se souvenait pas avoir vidée. D'ailleurs d'où venait-elle ? Il s'étira avec un formidable mal de crâne et fut pris d'étourdissement en tentant de se relever. Il cligna des yeux et se demanda vaguement où il se trouvait. Il s'avisa qu'il était étendu sur le sol du salon, à moitié nu. Pourquoi s'était-il comporté comme ça, lui qui semblait déjà saoul au deuxième verre de champagne ! Il passa une main sur son front tâché de sueur et poussa un gémissement de douleur. Il avait aussi une très forte envie de vomir. D'ailleurs, n'était-ce pas des rendus malodorants sur la moquette à côté de lui ? Il se traîna péniblement jusqu'aux toilettes, accélérant un peu vers la fin, et vomit avec difficulté dans la cuvette. Il savait pourtant quels effets avait l'alcool sur lui ! Alors pourquoi diable avait-il bu à se rendre malade ? Il ferma un moment les yeux après une dernière contraction de son estomac, pour récupérer un peu. Qu'avait-il voulu oublier pour agir de la sorte ? Car s'était forcément dans ce but qu'il s'était conduit aussi stupidement ! En une image, la mémoire lui revint. Le visage furieux de Tero et ses yeux où se lisait sa tristesse d'avoir été trahit. Uruha n'aurait sûrement du rien dire. Maintenant, il ne lui ferait plus confiance. Pourtant il avait toujours tout fait pour que Tero se sente en sécurité avec lui. Et il avait tout gâché. Il soupira profondément en ressentant le violent besoin de se remettre à boire. Quel état pitoyable… Mais il ne se faisait pas d'illusions, Tero ne reviendrait pas vers lui. Quoi qu'il dise ou fasse. Il était dur de se faire aimer de lui. Il marcha sur les genoux jusqu'à sa chambre et regarda la porte de la salle de bain d'un air peu enthousiaste. Pourtant, il devait se remettre en forme avant de partir travailler. Au moins, il aurait autre chose à penser. Uruha était journaliste ; un aspect de sa vie que Tero ne connaissait même pas. Et qu'il ne connaîtrait peut-être jamais.
Fébrilement, il s'essuya le front et porta ses doigts tremblants à sa bouche humide. Il se sentait complètement dépassé, et terriblement nauséeux. Il se souvenait très bien maintenant sa journée d'hier, à pleurer lamentablement sur son sort, lui qui n'y était pas habitué, à jurer tout haut contre lui-même, à tourner en rond en se flinguant l'esprit à grandes doses de remords, et puis il avait craqué. Samedi soit, il s'était torturé ; dimanche soir, il s'était achevé.
- Kami-sama... Je ne pourrais jamais mettre un pas dehors...
A se traîner comme il le faisait, il avait presque envie de ne pas tenter. Mais il le fallait, où il recommencerait. Le cercle vicieux du pense pour penser. Il s'accrocha du mieux qu'il put au montant de la porte et geignit en se remettant sur ses jambes. Il chancela un moment, puis ferma les yeux pour chasser cet effroyable tournis, et se guida à l'aveuglette dans sa salle de bain, se laissa choir dans la baignoire tout aussi peu habillé qu'il l'était, donnant un coup dans le robinet pour l'ouvrir et lui rafraîchir les idées.
OoO
- Oh ! Salut Saki ! Dis donc... T'en fais une tête...
Effectivement, le plus jeune semblait tout aussi peu réceptif à ce qu'il se déroulait autour de lui qu'Hitsugi semblait éclatant de bonne humeur.
- T'étais où hier soir ?
- Euh... C'est important ?
- Un peu que c'est important ! éclata Sakito. C'est pas toi qui est venu me jouer les violons comme quoi la fraternité, blahblah, squatter chez moi tout ça... Dis donc, tu l'as bien vite oublié ! Une nuit et PAF ! T'es plus là !
- Mais... Il t'arrive quoi là ? J'suis juste resté à l'hôtel... Tero n'était pas là et j'avais pas envie de laisser Ni-Ya seul...
- Seul ? Vous avez passé toute la journée ensemble et il se sentait seul ?!
- Oh mais calme-toi là ! Ça commence à légèrement devenir horripilant ce ton accusateur et supérieur ! répliqua Hitsugi en haussant le ton à son tour, fronçant les sourcils d'un air contrit.
Sakito se tut un moment, ravalant une réponse cinglante, et baissa les yeux.
- Désolé... J'suis sur les nerfs... En ce moment, je contrôle plus rien...
- C'est pas une raison pour que j'en fasse les frais non plus ! M'enfin tu le reconnais, c'est déjà ça...
- J'en peux plus... On dirait qu'après Ni-Ya, c'est moi qui vais péter un plomb...
- Etrange, j'te voyais pas autant à bout...
- C'est que... Depuis samedi... Bon sang, j'aurai jamais cru qu'il pouvait tomber amoureux de moi ! Pourquoi il a fait ça, pourquoi...
Compatissant, Hitsugi s'assit à côté de lui sur les marches de l'escalier du lycée, écoutant un moment ce brouhaha qui malgré tout lui manquait lorsqu'il ne l'entendait pas.
- Les sentiments ne se choisissent pas. On y peut rien, c'est tout.
- Mais j'aurai tellement voulu... Comment est-ce que je pourrai être aussi proche de lui maintenant ? C'est impossible ! Totalement impossible !
- Mmh... Il est revenu au lycée.
- Ah... Ah bon ?
- Je mange avec lui ce midi... Viens avec moi.
- Non.
- Pourquoi ?
- Parce ça fait genre le mec tout seul que l'on invite parce qu'il fait de la peine...
- T'es vraiment idiot quand tu t'y mets ! Allez, arrête ça, tu sais très bien qu'on est tous les deux tes amis ! On passera enfin un vrai moment ensemble... Dis pas non...
- Un vrai moment... Tu vois bien que ce sera jamais comme avant.
- C'est pas faute d'essayer pourtant, mais on dirait qu'aucun de vous deux ne veut faire d'efforts ! J'ai parlé avec lui hier, il est encore plus défaitiste que toi ! Mais ça ne l'empêche pas de vouloir être avec toi.
Sakito soupira profondément en baissant les yeux sur ses pieds.
- J'arrive pas à le regarder en face. Après ce qu'il m'a dit... Ce qu'il a fait...
- Ça s'est vraiment si mal passé que ça ?
- Il te l'a pas raconté ? demanda Sakito dans un petit sursaut ironique de sa voix.
- Non, je ne pense pas que ça me concerne vraiment. C'est entre toi et lui... Mais votre amitié ne doit pas en pâtir...
- Ce sera dur... J'ai rarement vécu quelque chose d'aussi perturbant. C'est vrai que... que s'aurait pu être agréable si... si ça n'avait pas été lui... Pas quelqu'un que j'adore de cette manière...
- Je comprends... Mais il s'en veut tu sais. Il pense que maintenant il te dégoûte.
- Vraiment ? Non, c'est pas ça... C'est que je sais plus comment m'y prendre. J'ai peur de le blesser, peur de faire quelque chose qui lui rappelle que lui et moi c'est impossible... Je peux plus parler librement... J'ai peur de ses réactions, et peur de ses débordements. Quand il m'embrasse, j'ai du mal à le repousser...
Ce fut au tour d'Hitsugi de soupirer et il se leva avant d'enjoindre Sakito à faire de même.
- Bon, je vois que Super-Hitsugi va avoir du pain sur la planche ! Ce repas s'annonce joyeux...
- Excuse-moi...
- Non, ça fait rien. Il n'y aucune situation dont je ne puisse me sortir ! Sauf que là c'est plutôt vous qu'il faut pousser m'enfin... Cette fois-ci, c'est moi qui vais agir, et le premier qui râle aura de mes nouvelles !
Sakito ne put s'empêcher d'esquisser un petit sourire en gravissant les marches à ses côtés.
OoO
- Mange.
Raclement d'assiette.
- Nan.
Raclement d'assiette.
- Mange.
Raclement d'assiette.
- Nan.
Raclement d'assiette.
- Allez, mange.
Raclement d'assiette.
- S'il te plaît, Ni-Ya.
Hitsugi soupira en posant à nouveau les yeux sur le visage fermé de son ami.
- T'as besoin de reprendre des forces.
- M'est égal...
Laissant retomber sa main à plat sur la table, Hitsugi allait capituler alors que Sakito fit son irruption, et il assista un peu effaré au changement d'attitude du blond. Celui-ci se redressa et se plongea immédiatement dans son absorption de nourriture sans un regard pour le châtain. Sakito s'assit doucement sur sa chaise, les pommettes légèrement rouges et l'air gêné. L'aîné quand à lui, le menton dans sa main, les regarda tour à tour avant d'éclater de rire. Les deux autres échangèrent un regard perplexe et timide avant de relever les yeux vers lui.
- Qu'est-ce qui te fais rire comme ça ?
- Non mais si vous vous voyiez ! On dirait deux gamins qui se rencontrent pour la première fois !
- J'te permet pas d'me traiter de gamin, maugréa Ni-Ya.
- Les gamins sont pas timides...
- Tu sais qu'avant que tu n'arrives...
Le blond le foudroya du regard et Hitsugi jugea préférable de changer de conversation.
- Tero est chez le directeur. Ils discutent sûrement de tes absences à répétitions. J'comprend pas bien pourquoi il est pas rentré hier...
- Quoi, tu l'avais pas vu avant tout à l'heure ? demanda Sakito.
- Non, il est pas rentré de la nuit.
- Quand on est arrivés à l'hôtel hier après-midi, continua Ni-Ya, il n'y était pas. Par contre il avait laissé une pile de fringues et je crois que j'avais jamais senti quelque chose puer aussi fort !
- Puer ? Du genre ?
- Du genre que vaudrait mieux pas qu'on essaie de savoir ce qu'il a fait samedi soir ! s'exclama Hitsugi en hochant vivement la tête.
- Il va pas bien lui non plus, murmura Sakito avant de prendre une gorgée d'eau.
Ni-Ya ignora l'allusion évidente qu'il lui faisait mais reprit tout de même sur cette idée.
- C'est à cause d'Uruha, c'est sûr. Je sais bien que cette histoire l'a retourné. Tout ça c'est ma faute...
- C'est pas la peine de t'accabler pour rien. Tero est buté, il finira bien par comprendre qu'il a besoin de lui.
- Si on essayait de faire quelque chose ? proposa Sakito. Ils se sont peu vus cette semaine, et depuis samedi midi, ils sont chacun dans leur coin à ruminer leur malheur... Après ce que Tero a fait pour nous, on pourrait peut-être lui rendre la pareille ? Et puis Uruha m'a l'air d'un type bien, il a rien fait de mal. C'est pas juste qu'il souffre autant !
Ce qu'il a fait pour... nous ? Ni-Ya regarda attentivement le beau visage de Sakito et un sourire naquit sur ses lèvres alors qu'il voyait se froncer de détermination ses fins sourcils. Il est beau quand il croit fermement en quelque chose...
- Tu as raison, opina-t-il. On devrait faire quelque chose pour lui... Tous les trois.
Ces simples mots ordinaires prononcés après tout ce qu'ils avaient vécu semblaient presque tomber merveilleusement du ciel. Il ne manquait plus que la petite musique triste et les violons en arrière fond et la scène aurait été parfaite ! Hitsugi ne manqua pas de s'en faire la remarque, mais un rire s'échappa de sa bouche et il acquiesça à son tour.
- Okey... On va faire ça... Tous les trois.
OoO
- Il est là !
- Ssht ! Parle pas si fort imbécile ! Il va nous griller !
- Eh oh, ça suffit vous deux, on entend que vous !
- Aaaatchoum !
- Hitsugiiii !
- Koââââ ?
- T'es dégueulasse ! Regarde ma veste !
- Eh toi ! Tu m'écrases ! Sors-toi de là, bon sang !
- J'fais ce que je peux ! C'était quoi cette idée de se foutre à trois dans un casier de sport ?!
- Bah c'était débile...
- Ouais, ça tu peux l'dire franchement !
- Bon allez, chut !
- Il va nous entendre !
- Nan, tu crois ? Avec l'autre super discret !
- Eh, si t'es pas content prends ma place !
- Ben écoute, ce sera toujours mieux que la mienne !
- Mais arrêtez de râler vous deux !
- Eh... Il se dirige par là !
- Quoi ? Ah mais... ITAI BORDEL !
- Mais quoi ENCORE ?
- Mais ton coude ! Fous-le autre part que dans mes couilles !
Raclements. Bruits d'étoffe. Chuchotis. Exclamations. Coups sourds.
Tero se retourna vers le casier de fer contre le mur du couloir dans lequel il se trouvait, et pencha la tête pour regarder bizarrement dans sa direction. Il y avait quelqu'un là-dedans ? Il ne rêvait pas, tous ces bruits... Il commença à s'en approcher prudemment, pas trop sûr d'avoir envie de découvrir ce qu'il s'y trouvait. Alors qu'il arrivait enfin devant la porte du casier, les bruits cessèrent d'un coup. Puis soudainement, quelqu'un éclata de rire, et il entendit clairement que cette personne se faisait vertement engueuler pour ne pas s'être retenue.
- Qu'est-ce que... Vous ?!
Les trois adolescents relevèrent les yeux en même temps, et l'un d'entre eux, percé un peu partout, fit un grand sourire au nouveau venu en lui faisant le signe de bienvenu.
- On peut savoir ce que vous foutez là-dedans ?
- Euh… Ben en fait… commença Sakito d'une voix hésitante.
- On peut tout t'expliquer hein, enchaîna Ni-Ya.
- En fait on voulait tester si cet endroit était propice au voyeurisme propre à ma personne, répondit Hitsugi d'un air peu concerné.
- Hm… Du voyeurisme hein ? Et pour espionner qui exactement ? Par là c'est les vestiaires des garçons…
L'enthousiasme feint d'Hitsugi se morcela et il donna un petit coup de coude rageur dans les côtes de Ni-Ya qui pouffait de rire.
- T'as pas assuré, grommela Sakito en lui jetant un regard noir.
- Oh ça va hein ! T'avais qu'à répondre à ma place si t'es pas content ! répliqua Hitsugi sur le même ton.
- Bon ça va, arrêtez de faire les marioles et dites-moi réellement ce que vous foutez compressés à trois dans un casier de sport.
- Ben…
- En fait…
- On…
Tero soupira profondément et leva les yeux au ciel.
- Bon dites, j'ai pas toute la journée à vous accorder, alors il vaudrait mieux que vous vous expliquiez maintenant avant que Tonton Tero ne finisse par se fâcher.
-Tonton Tero ? C'est naze, t'aurais pas pu trouver mieux ?
- La ferme, Hitsugi.
- Bon hum… En fait, on était venus te parler.
- Me parler ? En vous foutant là-dedans ? Drôle de façon de m'aborder.
- Pas de sarcasmes, très cher, railla Hitsugi.
- On te pistait disons… lâcha Ni-Ya.
- Me pister ? Pour quoi faire ?
- Ben… On savait pas trop comment aborder le sujet.
- Quel sujet ?
- Un beau mâle d'environ un mètre quatre-vingt, mais je ne jugerai de rien, je n'ai jamais été très fort en maths. Et puis des cheveux blonds, de jolies lèvres, élégant, élancé…
- Ça va, j'ai compris, répondit abruptement Tero, un goût amer dans la bouche. Qu'est-ce que vous voulez exactement ?
- Que tu lui parles.
- Il n'en ait pas question.
- Ecoute, Tonton, il y a un moment où il faut reconnaître s'être planté, et là en l'occurrence c'est ton cas. T'as fait le con sur ce coup là, tu te rends pas compte de ce que tu vas perdre si tu restes plus longtemps loin de lui. D'accord, ça fait que deux jours, mais mieux vaut prévenir que guérir. Alors tu te bouges les miches et hop hop hop ! Tu t'en vas demander pardon à ton beau petit blond, et surtout Tero, tu te pardonnes à toi-même.
Le discours quelque peu direct d'Hitsugi atterra ses trois camarades, qui en restèrent bouche-bée devant ce sérieux affiché avec tant de désinvolture pourtant emprunte de gravité. Le roux était sonné par ce qu'il venait d'entendre. On ne lui avait pas tenu tête de cette manière depuis bien longtemps, surtout qu'Histugi savait que tant d'impertinence à l'égard de son aîné lui vaudrait de s'en manger une si ses propos ne touchaient pas un point sensible.
Se remettant peu à peu de ce qu'il venait t'entendre, Tero regarda rapidement chacun des adolescents avant de baisser les yeux, l'air plus perdu que jamais. Puis il se redressa et leur tourna le dos avant de s'éloigner d'un pas mécanique, réfléchissant probablement encore un long moment à ce qu'il lui avait été dit de faire.
OoO
-Bonjour, vous êtes-bien sur la messagerie de Takeshima Atsuaki, je suis absent ou indisponible pour le moment, veuillez laisser un message après le bip sonore ou rappeler un peu plus tard, merci.
- Décroche. Je sais que t'es là. Tu me feras pas le coup. Uruha… Allez, décroche. Si tu ne te décides pas, je te jure que je raccroche ! Quoi ?... Ma menace n'est pas assez effrayante ? Bon j'vais essayer autre chose alors. Dis… T'es vraiment pas là ? Peut-être que oui en fin de compte… Bon… Hum… C'est bête, j'avais pas mal de choses à te dire… J'aurai voulu… Hum enfin… Qu'on se voit… J'ai peut-être un peu exagéré l'autre fois… Tu sais… Tu comptes beaucoup pour moi et… Putin Uruha, si t'es vraiment là à me laisser parler à ton con de répondeur alors que tu es tranquillement assis sur ton sofa à sourire comme un demeuré, je te jure que… que je… je te prendrais dans mes bras…
Oh mais qu'est-ce que j'ai dit moi ! Bravo Tero, ça fait très convaincant comme menace ! Quelle virilité ! Manquerait plus que je lui déclame des poèmes baudelairiens !
- Enfin bref… J'rappellerai. Salut.
La tonalité résonna dans l'appartement alors que le blond gardait les yeux rivés devant lui, sans vraiment regarder quoi que ce soit d'autre que le vide. Il était assis pas terre, dans la flaque d'eau qui s'agrandissait sous ses fesses, et dans laquelle il s'était vautré en se précipitant dans le salon pour répondre. Les nausées dues à l'alcool ne l'avaient pas quitté, aussi avait-il décidé de rentrer chez lui et de travailler plus au calme après avoir pris une autre bonne douche revigorante. Mais voilà qu'il l'avait appelé… Et ses derniers mots… Le ton qu'il avait pris pour lui parler, d'abord celui bourru d'un homme qui cherche à marquer son mécontentement, puis cette émotion palpable dans sa voix… Comme un enfant qui fait semblant d'être en colère…
- Il est adorable…
Il fit mine de se lever mais la cheville qu'il s'était tordue se rappela douloureusement à lui en un gémissement de douleur.
- Ah le crétin, j'vais avoir l'air fin à expliquer ça moi…
OoOoO
Note de fin : Woosha -frustrated.
A SUIVRE...
