Auteur : Sayuri Nobara
Base : Nightmare x Merry
Pairing : Sakito x Gara ; Sakito x Ni-Ya ; Hitsugi x Nori ; Tero x Uruha ; Sakito x Megumi
Genre : AU / Adolescence / Amitié / Romance / Yaoi…
Titre : Innocent Teens
Chapitre 20 : Boys meet Girls


- Tu n'es pas rentré. Où est-ce que tu es ?

La phrase se termina sur une note d'inquiétude qu'exprimait de surcroît le visage de Sakito. Il y eut un raclement de gorge au bout du fil suivit d'un toussotement, puis Hitsugi consentit à répondre.

- Mes vieux… Vu que je suis pas rentré depuis plusieurs jours… J'aurai jamais cru qu'ils feraient ça, m'enfin… Ils ont du finir par remarquer qu'il y avait un meuble manquant. J'ai croisé mon père sur le chemin ce soir, et il m'a embarqué. Tu vas pas y croire ! Ils m'ont sermonné pendant vingt minutes, j'ai cru que j'étais tombé en plein film comique ! Avec leurs visages creux et sans expression, tu les aurais vu me rabâcher « Hitsugi, c'est très mal de partir de la maison sans prévenir qui que ce soit ». J'hésitais entre éclater de rire ou pleurer de désespoir.

- Je vois… Et ils t'ont sanctionné ?

- Ouais… C'est du genre plus le droit de rentrer après neuf heures du soir… J'ai quand même une petite marge.

Sakito soupira profondément devant l'incompétence de ses parents. Comment pouvait-on rester si impassible alors que son fils n'avait pas donné signe de vie pendant plusieurs jours ?

- Bon, voilà l'histoire… finit par lâcher Hitsugi d'une voix démotivée. T'as vu Gara aujourd'hui ?

- Oui…

- Et ?

- Il est un peu malade mais il m'a dit que ça passerait…

- Vous n'avez pas commencé de portrait alors ?

- Non, pas encore.

- Je vois… L'intimité viendra plus tard alors…

- Ne fais pas ce genre de sous-entendus ! grommela Sakito avec un sourire en coin. Si, on a eu quelques moments… Intimes…

- AAH ! Raconte !

- Tu trouves pas que ça fait un peu téléfilm à l'eau de rose ?... Deux copains qui s'appellent pour se raconter leur vie amoureuse…

- N'essaies pas de détourner la conversation !

- Umpf… Ses… Ses bras sont chauds… Et ses lèvres aussi…

Le silence succéda à ses mots, si bien qu'il eut l'espace d'un instant peur qu'Hitsugi ait fait une crise cardiaque.

- Euh… ?

- Hum oui je… je prends le temps d'analyser le sous-entendu en fait…

- Je te l'aurai dit si on avait fait quoi que ce soit de… Enfin… Tu vois…

- Oui mais tu dis ça avec un tel calme… C'est déconcertant !

- C'est parce que parler de lui me fait du bien et m'apaise… Enfin tu vois, c'est… Il y a du désir, mais tellement de… Je sais pas si c'est le mot…

- Tendresse ?

- Peut-être bien…

- Woah, ça me fait tout bizarre de t'entendre dire ce genre de choses ! Mais ça me fait vraiment plaisir.

- Merci Suge-chaaaaaan !

Hitsugi émit un petit rire avant de reprendre un peu plus sérieusement.

- Demain je ou tu parles à Ni-Ya ?

- On est obligés ?...

- Saki ! Oui bon… Ouais… On verra…

- D'accord… En attendant, je…

- Eh attends, c'est quoi ce bruit bizarre ?

- Quel bruit bizarre ?

- Celui-là là ! Le BIP BIP ! (1)

- J'entends rien moi… Bon, je dois te laisser, j'entends les vieux monter… Je préfère être couché avant qu'ils viennent me voir.

- Okey, à demain.

Sakito raccrocha, et s'apprêta à abandonner son portable lorsqu'il aperçut un message du répondeur.

-Vous avez un nouveau message. Aujourd'hui à 22h25. Rappelez le 1.2.3. pour le consulter.

Sakito fronça les sourcils en essayant de se souvenir où il avait déjà lu ce numéro. Il porta l'appareil à son oreille et sursauta lorsque la voix de Ni-Ya se fit entendre.

- Saki… Je me doute bien que tu ne veuilles plus me parler… Je sais que j'enchaîne gaffe sur gaffe, que j'ai l'air d'un harceleur, que je te fais du mal… Mais ne m'ignore pas… C'est pire que… que tout ! C'est… Je sais que je n'ai pas arrêté de te faire des promesses jusque là, des promesses que je n'ai pas su tenir… Je sais qu'au fond tu me comprends et que ça te dépasse… Je voudrais bien que tu effaces tout ça de ta mémoire… Que tu effaces ce que je t'ai fait… Depuis quelques temps, on ne pense plus qu'à revenir en arrière, à changer ce qui s'est passé… C'est comme un cercle vicieux, on fait toujours les mêmes choses, on pense toujours de la même façon, malgré qu'on se soit interdit de le faire. Je suis désolé de ce qui s'est passé dans ta salle de bain, désolé de ce qui s'est passé dans la chambre d'hôtel… Je m'en veux atrocement, vis-à-vis de toi-même et puis parce que ça nous empêche de rester unis tous les trois cette histoire… Est-ce que tu veux bien ne pas faire comme si je n'existais pas demain ?... Bonne nuit.

Posément, il posa son mobile sur le matelas à côté de lui et ferma les yeux en respirant l'odeur de son oreiller. Etait-ce simplement une impression ou rien ne pouvait le toucher aujourd'hui ?

OoO

Un énième soupir d'ennui. Mercredi, et ils n'avaient pas cours. Ça l'arrangeait dans un sens, il n'avait pas encore envie de lui parler. Cependant, suite à son appel manqué, il avait pris sur lui pour lui envoyer un ultime message de prévention. Je n'ai pas cours aujourd'hui. Un peu froid peut-être ? Il avait tout de même pris la peine de le lui dire. Il ne ferait pas plus, pas pour le moment.

Il tourna la tête vers la gauche, et son regard tomba sur la main aventureuse d'Hitsugi sur la cuisse de sa petite amie. Comme ça, devant tout le monde… Enfin… Ils n'étaient que quatre dans le parc à cette heure-ci, dont les deux tourtereaux et Megumi. Celle-ci ne cessait de lui jeter des coups d'œil furtifs mais Sakito s'en moquait. Il n'avait d'yeux que pour Gara, il n'allait certainement pas se laisser aller à flirter avec le sexe faible ! (2) En y repensant, les filles lui avaient toujours paru trop fades, trop superficielles… Bien qu'il ait toujours considéré sa mère comme un exemple brillant de la beauté secrète que peu de femmes pouvaient se vanter de posséder.

Du bout du pied, il gratta dans le sol un dessin indistinct sans réelle signification, se perdant dans la contemplation muette aux allures de rêves métaphoriques de la poussière dansante s'élevant doucement du fait du mouvement. Il avait passé l'après-midi entière avec eux, à marcher derrière le couple avec l'autre fille muette, ne désirant pas vraiment engager la conversation. Il se perdait un peu trop dans ses pensées ces derniers temps, il ne prenait presque plus pied dans la réalité. Sa réalité à lui se trouvait enfermée dans une chambre, entourée d'une odeur de peinture et d'une lumière tamisée. Il se prit à sourire, rejetant une mèche de cheveux derrière son oreille, puis glissa ses doigts sur sa joue. Cette joue qu'il avait embrassée…

- Saki ? Tu devrais parler avec Megu tu sais…

Nori avait quitté les genoux d'Hitsugi pour s'asseoir à côté de lui, un peu plus loin sur la bordure du muret. Sakito haussa mollement un sourcil et détailla l'autre jeune fille d'un air désintéressé.

- Pourquoi ça ?

- Et bien… Tu lui plais, tu ne l'as pas encore compris ?

Son parfum était bien trop entêtant pour que Sakito ne se sente pas un moment étourdi par ses vapeurs.

- Hm… Elle ne m'intéresse pas.

- Quoi ? Allez, tu ne vas pas me faire croire ça ! Elle est pas si moche que ça, et puis ça flatterait ta popularité.

- Je n'ai plus envie de sortir avec quelqu'un que je n'aime pas. Je m'en suis fait le serment.

- Quel vieux jeu tu fais ! s'exclama Nori en soupirant, rejetant la tête pour sentir le soleil sur son visage. Tu pourrais profiter du fait que les filles te tournent autour pour t'adonner à certains plaisirs ! Tu ne sais pas ce que tu rates !

- Je ne suis pas comme ça, répliqua Sakito, un peu irrité par ses conseils. J'ai beaucoup trop de considération pour les sentiments des autres pour m'amuser avec !

- Tu es bête, Saki, souffla posément Nori en le regardant dans les yeux. Si tu lui demandais, elle écarterait les cuisses pour toi.

Choqué, l'adolescent cru qu'il allait basculer en avant dans les graviers du parc.

- Je ne te pensais vraiment pas comme ça, tu sais…

- Ah ? C'est vrai que les japonais ont du mal à entendre la vérité, surtout quand elle est dite si crument. Parfois, j'aimerai aller vivre aux Etats-Unis pour pouvoir enfin m'émanciper de cette société pleins de tabous et d'interdits. C'est ce que je ferais, plus tard. Je n'ai pas envie de rester à jamais la petite Nori que tout le monde admire et prend pour une sainte.

Un démon aux allures d'un ange… Elle n'avait pourtant pas tort au fond… Elle disait tout haut ce que d'autres pensaient tout bas, mais c'était si soudain que cela surprenait par rapport à son comportement habituel. Peut-être était-elle vraiment étouffée au point de jouer un double jeu… Il acquiesça malgré sa surprise.

- C'est vrai… Mais je ne tiens vraiment pas à faire quoi que ce soit avec Megumi… De plus, je suis déjà…

- Amoureux ?

Elle eut un sourire un peu moqueur puis se leva en faisant voler sa jupe.

- Je te demanderai bien qui s'est, mais tu ne me le diras pas je suppose…

- Bien vu.

- Alors fais au moins semblant de l'apprécier, ça fait toujours mal de se faire rejeter par celui qui nous plaît.

Il hocha la tête, ne se souvenant que trop bien de ce qu'il avait ressenti lorsqu'il avait cru que Gara ne voulait plus de lui.

- Mais je n'irais pas plus loin…

- Je m'en doute, Saki, je m'en doute.

Elle tourna les talons, revenant nonchalamment vers son petit ami tandis que Sakito consentait bon gré malgré à se lever pour la suivre, s'approchant de Megumi qui eut un mouvement de recul en apercevant qu'il venait vers elle.

- Viens, on y va.

- Q… Quoi ? Nous deux ?... balbutia la jeune fille en se levant mécaniquement, ses grands yeux aux longs cils grands ouverts d'ébahissement.

- Ben oui, acquiesça Sakito en commençant à avancer, la laissant le rattraper d'elle-même.

- Eh ! Attends-moi !

Son sac sur l'épaule, elle accéléra en passant devant Nori et Hitsugi toujours enlacés, les salua rapidement avant de s'accrocher au bras du châtain.

OoO

Il redressa la tête pour apercevoir son visage et sourit en constatant qu'il ne dormait pas, que ses yeux avaient bougés pour se poser dans les siens et le dévisager.

- Alors ?

- Alors quoi ?

- On reprend à zéro ?

- Hm…

Tero soupira puis se dégagea de l'étreinte de son compagnon, passant une main sur son visage humide et fatigué.

- Ce n'est pas ce qu'on avait dit avant de franchir le seuil de cette pièce ?

- Si… Mais je veux juste te l'entendre dire…

- T'es pas croyable.

La roux se rallongea contre lui et vint délicatement embrasser ses lèvres chaudes.

- On recommence. On oublie tout.

- Vraiment tout ?

- On garde le meilleur.

- Je préfère ça.

Uruha lui sourit à nouveau et se colla davantage contre lui, les formes de ses hanches épousant les siennes dans un frôlement de peaux nues.

- J'aime quand on fait l'amour dans ce lit…

- Pourquoi celui-ci particulièrement ?

- Je n'en sais rien… Peut-être parce qu'il a été le berceau de bien des aveux…

Tero sourit à son tour et embrassa la joue de son amant avant de glisser une jambe autour des siennes, égrenant des baisers pressés dans son cou.

- Eh… Je dois en déduire que tu en veux encore ?

- Ne parle pas comme ça de moi, on dirait un insatiable, grogna le roux en glissant la langue sur un suçon formé auparavant.

- Et ? Je sais que tu ne peux pas t'empêcher de me désirer…

Il y avait de la provocation dans ses mots, un besoin de lui demander implicitement s'il était vraiment ce qu'il disait être avec lui. Et Tero s'y laissa prendre, parce que son sentiment de dépendance s'était déjà manifesté et qu'il avait vraiment envie de rester avec lui. Bien qu'il n'ait jamais aimé accorder sa confiance, il désirait sincèrement lui dévouer son amour.

- Oui… Tu as tellement raison…

Il enfouit tendrement son visage dans l'écrin chaud de son cou et respira l'odeur du velouté satiné qui caressait ses sens, emmêlant sans brusquerie ses doigts dans les cheveux blonds. Les pommettes d'Uruha se colorèrent peu à peu de rouge, tant parce qu'il était ému d'autant de tendresse que parce que sentir Tero si abandonné à lui lui donnait l'impérieuse envie de le sentir en lui. Peut-être était-ce la main qu'il posa dans le creux de ses reins qui était trop brûlante pour que cela passe inaperçu ; toujours est-il que le roux changea presque immédiatement de position pour venir le surplomber, s'amusant de l'expression grisée d'envie peinte sur la figure du journaliste.

- Hm ?

- Tu es beau quand tu me désires.

Uruha gloussa et enfonça légèrement les ongles dans son omoplate.

- Et toi quand tu concrétises…

OoO

Finalement, la compagnie des filles n'était pas si désagréable que ça. Megumi n'était pas très futée, et plutôt naïve, mais elle faisait comme une présence acceptable qui le faisait se sentir un peu moins seul. Il avait hésité à lui dire clairement qu'elle ne l'intéressait pas, particulièrement lorsqu'elle avait posé sa tête contre son épaule, mais il repoussait toujours ce moment comme par une certaine réticence à lui faire du mal. Il y avait cette réalité, et puis dans sa tête il y avait d'autres choses. Il se parlait à lui-même, s'interrogeait sur tout un tas de choses, ce qui devait lui donner l'air d'être totalement ailleurs. Il se demandait bien de quoi demain serait fait, et si les choses auraient évoluées dans plusieurs semaines, voir plusieurs mois plus tard. Nul doute qu'il n'oublierait jamais ses années d'adolescence. Il s'en était passé des choses ! Et il risquait de s'en passer encore pas mal d'ici à ce qu'il se sente vraiment adulte dans sa tête et dans son corps. Quand passait-on au stade supérieur de son existence ? Est-ce que le tout premier acte d'amour ferait de lui un homme ? L'abandon de ses rêves et la disparition d'illusions d'enfant seraient-ils un facteur dépendant de cette progression ? Que lui réservaient les expériences qu'il avait encore à faire auprès des autres et de la vie elle-même ?...

Son pied buta contre une pierre et il s'arrêta, souriant sans rien dire à cette petite chose sans conscience propre. Il avait encore peur de l'avenir, tout comme il avait peur du passé. Mais il devait s'accrocher, malgré tout, pour se construire et se démolir comme n'importe quel autre être humain.

- Sakito ?

- Hm ?

- Il y a quelqu'un dans ta vie ?

Il se stoppa net, surpris d'autant de franchise.

- Et… Et bien…

- Je le vois bien tu sais, que je ne te plais pas…

Il lui jeta un regard curieux ; la frange de la jeune fille lui cachait la vue de ses yeux mais il se doutait au ton de sa voix qu'elle ne devait pas vraiment se sentir bien. Sa voix tremblait. Un peu plus à chaque mot. Et la poigne sur son bras se resserrait et se desserrait maladroitement.

- Alors j'voudrais savoir… J'voudrais apprendre à te connaître… Même si… Même si certaines choses sont déjà perdues…

- C'est très touchant ce que tu dis… Hum… Je ne sais pas si…

- Elle est au lycée ?

- Hein ?

- La fille que tu aimes…

Il échappa à sa faible étreinte pour se placer au devant d'elle. Elle ne leva pas les yeux, les garda à terre, sur les lacets de ses chaussures.

- Je ne peux pas te parler de ça… Pas maintenant du moins. Et puis… Excuse-moi d'être trop abrupte mais on ne se connaît pas assez pour ça.

Elle laissa enfin entrapercevoir ses larmes, accrochées comme de minuscules perles transparentes au mascara bien déposé.

- Ça veut dire que je peux espérer être amie avec toi ?...

- Et bien… Je ne sais pas si tu le seras mais… Tu peux toujours espérer… Enfin je ne dis pas ça méchamment.

Elle esquissa un sourire mélancolique et essuya sommairement ses joues.

- J'ai compris… Le chemin est encore long… Comme cette rue, regarde.

Sakito se retourna pour regarder l'endroit qu'elle lui indiquait et hocha la tête.

- Oui, un peu comme ça.

- Alors dans ce cas, si on va jusque au bout de cette rue, ensemble, ça voudra dire que mon espoir ne sera pas tout à fait vain…

Il ne l'aurait jamais cru aussi pleine d'esprit, il en fut le premier surpris. Il comprit alors que la timidité due à l'attirance l'avait empêchée de vraiment s'affirmer.

- On compte nos pas… Un, deux…

Et en l'entendant compter, concentrée sur chacune de leur avancée, il se prit à lui trouver un charme insoupçonné, celui d'une naïveté infantile nouée d'une profondeur adulte qu'il n'avait pas encore pu trouver en lui-même.

Alors peut-être que finalement, le bout de cette rue n'était pas simplement que le bout d'une rue, mais le début d'autre chose.

Autre chose…

OoOoO

(1)Si Princess lisait cette fic', ça lui rappellerait bien des choses XD « EEEEEH ! C'est quoi c'bruit bizarre ? » « Baaaah… Je sais pas ! C'est mon téléphone quatrième génération encore ! »

(2) Qui me frappe ? 8D

Note de fin : L'heure est venue de m'expliquer –giggle- Etant donné que cette fanfic commençait à s'étendre et que je n'aime pas les longues histoires pleines de chapitres… J'ai fait quelque chose de passablement inutile, certes, mais qui a l'avantage d'alléger considérablement ma conscience : j'ai coupé ma fic en deux 8D Vous aurez donc l'immense -dé-plaisir- de retrouver les aventures de nos trois lardons et du peintre estropié dans la suite nommée Dear Close Friends que je commencerai à poster peut-être après avoir publié un OS. En fait je vous fais mariner…

END.
but...
Tout est relatif.