J'ai été plutôt rapide, non ? D'accord c'est un petit chapitre mais je suis plutôt contente. Bonne lecture et à très vite.

Chapitre VIII : L'Un Après L'Autre

Depuis la mort de Pacci et la résolution de l'enquête, il faisait plutôt calme au NCIS. McGee était retourné à Norfolk. Abby avait repris ses analyses. Ducky profitait de cette accalmie pour rendre visite à Gérald. Kate, quant à elle, évitait de penser à Ari même si sa photo trônait sur l'écran de l'ordinateur de Gibbs. De son côté, le Boss ne profitait nullement de cette pause. Son instinct lui soufflait que la tempête ne tarderait pas. Pour Tony, toutes les occasions étaient bonnes pour s'absenter : aller au labo pour le moindre résultat, s'occuper du matériel et partir dès la journée terminée... Patron et agent senior ne s'étaient guère parlés depuis Reed. Apparemment, Tony essayait autant pour lui que pour Gibbs de se rattraper. L'ex-Marine le comprenait ainsi. Tony avait embrassé cet homme mais en pensant que c'était une femme !! Gibbs avait vu le dégout se peindre sur le visage de son agent lorsque Kate le taquinait avec ça. Dégout d'avoir embrassé un homme !! Et c'était cela en fait qui décourageait Gibbs. Il voyait son possible espoir de Tony et lui bien malmené...

A cette heure, Gibbs était à son bureau. Gibbs était le seul encore au bureau. Il vient de raccrocher. Chaque mot résonne encore. Il doit lui parler, il sait où il est. Avec cette pluie persistante, il se mouille d'une autre façon. Il va au bassin de natation.

Une longueur ... « J'aurais dû faire plus pour Lou Ryan. Pour lui et pour Gibbs. J'aurais tant voulu qu'il me demande de l'aide.»

Une autre ... « J'aurais tout fait et plus encore. »

Un pas ... « Pourquoi ne pas lui avoir parlé pendant que nous cherchions Lou ? Il aurait été là, je le sais pourtant ! »

Un autre ... « Je ne veux pas le mettre en danger. »

Une longueur ... «Il l'a dit à nouveau... Pas directement, bien sûr mais c'était là... Il a confiance en moi.»

Dans l'autre sens ... «Il a été blessé et je n'étais pas là. »

Un pas ... « Il parle toujours trop quand il est nerveux... S'inquiétait-il un peu pour moi ? »

La porte toute proche ... « J'ai ouvert les yeux et il était là... Toucher sa joue, l'embrasser, lui faire l'amour... Etre avec lui tout simplement... »

Une longueur ... «Jusqu'où nous mènera son obsession pour ce terroriste ?

Au retour ... «Peu importe, je serai là.»

Encore un pas ... « Si je veux retrouver ce terroriste c'est pour le devancer. Il le faut. Que fera-t-il la prochaine fois ? »

La main sur la poignée ... «Heureusement, Tony est là. Il m'oblige à rester humain. »

La dernière longueur ... « Ce proprio a pensé que nous étions 'ensemble'... à cause de mon geste ou parce que Gibbs ne m'a pas repoussé ? Pourquoi ce geste .. le mien et le sien ? Et pourquoi ai-je joué ainsi pendant la surveillance ??? Une femme... un homme, qui ai-je embrassé ? C'est moi qui me dégoutte. J'ai fait n'importe quoi. C'est Gibbs que je veux... Et tous mes espoirs s'éloignent de plus en plus...»

Gibbs releva les yeux et par la petite lucarne de la porte, il vit Tony, il était en train de sortir de l'eau. Cette eau ruissela sur son corps. Sur sa peau toujours légèrement nappée de soleil. Ce corps musclé parfaitement, laissant entrevoir à Gibbs le plaisir qu'il aurait à toucher Tony et d'entendre sa voix lui répondre, sentir après ça son corps se courber... Cela serait son plaisir.

Gibbs remonta ensuite son regard, le long de ce buste, du cou et vit le visage de son agent, de l'homme qu'il ... croyait connaître, qu'il voulait connaître ... et un jour l'espérait-il, ils se laisseraient comprendre l'un par l'autre.

Une heure plus tôt...

Gibbs a enfilé sa veste, il va s'en aller. C'est au moment où il tend la main pour éteindre la lampe que son téléphone de bureau se met à sonner. A-t-il vraiment le choix ?

Et Gibbs décroche :

- Gibbs, j'écoute.

- Salut, Jethro, c'est Philippe.

- Philippe !

- J'ai ton renseignement, entendit Gibbs, tout en reprenant place à son bureau.

- Ah bon !?

- Ca t'étonne ? Je trouve toujours pour toi, je te le dois bien.

- Comme je n'avais aucune nouvelle, je pensais que tu n'avais rien trouvé.

- Effectivement, ça n'a pas été des plus facile. Le dossier a été scellé et ce avec un paquet d'argent. J'ai rarement vu ça. Pots de vin et donations en tout genre. Mais ce DiNozzo a bien été adopté. Si tu veux que je fouille dans l'historique, il me faudra encore du temps, là c'est juste une première approche... Gibbs ?

« Je suis uniquement parvenu à articuler un merci et à demander à Philippe d'attendre avant de continuer ses recherches. Il ne fera rien sans que je le lui demande.»

Gibbs commençait à comprendre toute l'ampleur du regard de Tony quand il lui avait demandé s'il devait prévenir quelqu'un alors qu'il les envoyait chez Pacci.

Une simple question ? Sûrement pas pour Tony.

Et une réponse forcément à double sens !!

Etait-ce possible que Tony n'ait que lui ! Comme Gibbs le voudrait ...

« Il n'y a que toi, je suis avec Toi. » pensa le Boss en regardant encore un peu son bel Italien.

Puis Gibbs ouvrit la porte et se dirigea vers son homme. Tony l'aperçut et sourit. Un sourire aucunement calculé, totalement spontané... Tous les deux auraient voulu que ça dure une éternité.

- Boss ?

- ...

- Tu as besoin de moi ?

« Si tu savais !... Je ne peux pas faire ça... Son adoption... si Tony veut me parler, je serai là mais je ne vais pas l'y obliger. »

- Le dossier de la maison « Voss » ...

- Dès que l'agent immobilier me l'a faxé, je l'ai ajouté au rapport..., le devança Tony, tout de même intrigué par la présence de Gibbs juste pour lui parler de ça.

- D'accord, je vérifierais.

- Peut-être que je ...

- Ne doute pas de toi ainsi, DiNozzo.

« Il est parfois si froid avec moi, puis une seule phrase et je me sens chez moi... Chez moi ! Je voudrais tant lui parler de moi, de ce que je suis ou plutôt du fait que j'ignore qui je suis... Je ne sais plus où j'en suis et c'est de pire en pire. J'aimerais tant savoir où est ma place...»

Et Tony lança :

- Pourquoi ...

- Pourquoi quoi ?

-... Ne me vires-tu pas ? J'ai été en dessous de tout. Pas parce que j'ai embrassé Reed mais parce que j'ai abandonné la planque, laissé McGee et pour quoi ... Tu devrais être en colère.

- Je le suis mais parce que tu t'es mis en danger.

« Je ne peux pas te protéger de tout et ça, ça me fait peur.»

- Ca n'arrivera plus.

- Reste toi, DiNozzo. Même si ça m'énerve parfois, ne change pas, Tony... Va t'habiller, tu vas avoir froid, dit Gibbs en s'éloignant.

- C'est maintenant que tu t'éloignes que j'ai froid, murmura Tony, retrouvant la parole.

« Si tu savais tout ce que tu représentes pour moi, Boss... Tu es mon chez moi... Je suis avec toi, il n'y a que Toi. »

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D'une part, ceci est un chapitre intermédiaire où je cite juste ces petits moments des épisodes 1.15, 1.16 et 1.19 entre Tony et Gibbs et d'autre part, il revient sur ce que Gibbs entreprend dans le chapitre précédent mais dont l'influence ne s'arrêtera pas à ce chapitre.

J'espère avoir votre avis. Merci d'avance...