Je sais que cela fait longtemps que je n'ai pas posté de chapitre mais je parviendrais à la finir c'est une certitude alors Merci de vous accrocher et de me faire des messages pour m'encourager à la tache. J'espère que ce chapitre vous plaira. J'essaie de ne rien négliger des épisodes pour que tout se tienne... Merci encore et bonne lecture.

Cadeaux

NCIS -- Open Space -- Bureau de DiNozzo.

Tony avait la tête tournée vers les vitres et contemplait les lumières de la ville...

« Je suis heureux … comme je ne l'ai jamais été. Gibbs me rend heureux !! Quelle phrase incroyable ! C'est une autre vie avec lui. Bien sûr, nous sommes à l'identique au bureau : tapes derrière la tête pour lui et récits de drague pour moi, … c'est peut-être ce secret qui rend ce «Nous» possible. Pourtant, parfois, j'ai envie de parler de nous surtout à Abby... et Kate aussi, oh et puis à Ducky et pourquoi pas au Bleu ! Ils comprendraient et seraient tous à nos côtés car c'est ce que je ferai pour eux, je le sais... Et puis cette relation n'est pas uniquement homosexuelle, elle est tellement plus que ça : c'est Jay et moi. Un jour peut-être me dira-t-il qu'il m'aime. Qu'est-ce qui me prend de penser ça !!! Je deviens fou.. Je sais de qui je suis fou, ça c'est certain.. et je sais ce que je voudrais lui dire... ça ne me ressemble pas du tout et ça me fait peur parfois... Tout est chamboulé, pour l'instant, je ne dois pas y penser, nous sommes bien, je ne me suis jamais senti aussi bien… ce lancé de carottes et de cacahuètes entre Kate et moi me le confirme et surtout mon attention envers Tim. L'Anthony DiNozzo de Philadelphie et de Baltimore n'y serait jamais parvenu. Tous le monde croit que j'ai toujours été le DiNozzo du NCIS. Bien sûr une part de moi joue et se cache encore mais ici, je sais que je suis vraiment moi ou plutôt celui qui j'ai toujours voulu être. Je sais comme tout est sombre et nous avons besoin d'une porte de sortie et je suis celui qui l'ouvre. Seulement quand ça touche quelqu'un de l'équipe comme Ducky et cette famille de fous, je ne tenais pas en place, heureusement que les autres étaient là.. que Gibbs était là. Nos étreintes sont des découvertes de sensations inconnues jusqu'alors mais elles sont inégalables et encore une fois je suis sûr que c'est parce que c'est nous. Gibbs est fort et tendre à la fois. Il me touche comme personne ne m'a jamais touché… et j'en ai connu des aventures.. il me comprend. Il ressent mes bons moments comme mes mauvais et il est là. Jay sait pour mon adoption et ça n'a rien changé pour lui, alors que pour moi ça change tout, il est le seul à savoir et il m'accepte tel que je suis… »

- Tony ?

- Oui, le Bleu, répondit Tony en sortant de ses pensées.

- J'y vais, j'ai terminé, dit McGee, en désignant son bureau et la lettre pour les parents de Erin Kendall qui s'y trouve en attendant le ramassage du courrier.

- Bien, très bien.

- Tu ne rentres pas ?

« Bon sang, une excuse !! Et vite… Le rapport ? Non ! McGee sait que Kate et moi l'avons fini. Kate est rentrée avec Abby ou plutôt elle est sortie avec Abby.. une belle soirée entre filles… Bon autre chose, DiNozzo !!! »

- Il m'attend pour me raccompagner. Ma voiture a un problème.

- Oh oui, bien sûr, Patron, bafouilla Tim.

- Autre chose, agent McGee ?

- Non, non.

Et Tim prit immédiatement le chemin de la sortie. Désormais seuls dans l'open-space, Gibbs en profita et se pencha au dessus du bureau de son amant pour retenir le geste de Tony qui s'apprêtait à éteindre sa lampe. Tony regarda alors son amant et vit son autre main s'avancer dans la lumière et quelque chose glisser entre les doigts de Gibbs : une clé.

Et l'ex-Marine l'avança vers Tony.

- Vas-y prends la. Tu sais ce que c'est.

- La clé de chez toi.

- Ta clé, dit Gibbs en faisant tomber la dite clé dans la paume ouverte de DiNozzo.

- Je ne sais pas quoi dire .. c'est ..

- Ce n'est pas pour me faciliter les choses, ne crois pas ça.

- Je sais.

- Mais si tu penses que …

- Non, non, c'est pas ça, c'est juste que jamais personne n'a …enfin tu vois.

- Je veux que tu te sentes chez toi. J'aime déjà l'idée de t'imaginer dans chacune des pièces, sourit Gibbs.

- Et je porte quelque chose ?

- Ca dépend.

Et les deux hommes se sourient puis Tony referma sa main sur la clé. Il se leva et se retrouva à la même hauteur que son patron qui se rapprocha encore un peu plus, leur regard complice. Et Tony éteignit la lumière et subreptissement leurs lèvres s'éffleurèrent.

- Merci, murmura DiNozzo.

- Allez, on y va.

- Oh que oui, dit-il beaucoup plus fort.

Les deux hommes se figèrent puis soufflèrent ensemble puisqu'ils étaient seuls et ce fut la cabine de l'ascenseur qui retint leurs rires.

Avant de démarrer, Tony demanda à Gibbs :

- J'aimerais passer chez moi.

- Je pensais que tu voudrais essayer ta clé.

- Oh, j'en ai bien l'intention, assura Tony en posant sa main sur la cuisse de son amant. Je veux juste prendre quelque chose, je ferai vite.

Et effectivement, Tony ne fit qu'enter et sortir ramenant avec lui son sac à dos.

- Pyjama ?

- Non, répondit Tony.

- C'est vrai que tu n'en as pas besoin.

Tony sourit, tout en rougissant légèrement, ce qui enchanta Gibbs.

Maintenant arrivés, Tony prit son précieux sac et passa devant Gibbs, lui prit la main et l'entraina derrière lui. Devant la porte, Gibbs se colla à son amant et l'embrassa dans la nuque en murmurant à son oreille.

- Dépèche-toi, j'ai envie de toi.

Tony inséra la clé, tourna, ouvrit la porte et ils entrèrent. Gibbs, avide de Tony, le plaqua contre le mur du couloir et ils s'embrassèrent passionnément. Ils s'étaient habitués l'un à l'autre à une vitesse grand V, comme s'ils avaient toujours été ensemble. Et pourtant ils découvraient à chaque fois de nouvelles sensations sur l'autre mais aussi sur eux-même.

- La première entrée d'une longue série, haleta Tony.

- Très longue, reprit Gibbs, en passant sa main sous la blouse de son amant.

Ils avancèrent encore et arrivèrent dans le living. Avant qu'ils ne perdent totalement le contrôle, Tony s'écarta, se pencha pour ouvrir son sac et en sortit un coffret en bois laqué noir avec de fines gravures en argent. Il se releva et le tendit à son amant :

- Cadeau de Porto Rico pour toi. Je n'ai pas osé ce soir-là. Il est temps d'y remédier.

- Anthony !

- Elle est à toi.

Gibbs prit la boite et l'ouvrit : une boussole magnifique, de facture ancienne avec une restauration admirable. Une émotion parfaite prit Gibbs ; de l'amour tout simplement.

- Quand je l'ai vue dans la vitrine, j'ai pensé à toi.. tu es ce qu'elle représente pour moi. Jay dit quelque chose.

Gibbs s'approcha de Tony et l'embrassa avec fougue, ses mains encerclant le corps de Tony, sa langue demandant l'accès à la bouche de son amant qui capitula sans attendre et leur baiser s'accentua. Reprenant finalement leur souffle :

- On dirait qu'elle te plaît.

- Tu ne peux pas savoir mais je vais te montrer...

" Et effectivement, Jay me l'a montré directement sur la table du living, pour finir dans le canapé, essouflés, nos corps couverts de sueur et notre sperme mélangé. Gibbs m'a fait l'amour parcourant mon corps de ses doigts, de ses lèvres, de sa langue. Nos sexes bientôt l'un contre l'autre. Les mains de Jay sur moi et finallement ses lèvres sur ma virilité me faisant gémir son surnom de plus en plus vite, de plus en plus fort. Il me devinait, savait où poser sa main, quand commencer et où s'arrêter. Et nous avons jouit ensemble. Il a jouit uniquement par moi. Je n'ai pas eu à faire quoi que ce soit, ne pensant qu'à mon plaisir, il a trouvé le sien..."

Les premiers rayons de soleil, Tony pouvait les sentir sur son visage. Il ouvrit doucement les yeux et vit Gibbs, déjà habillé. Il tenait la boite de la bousolle dans sa main et le regardait.

- Bonjour.

- Salut, toi, répondit Tony, en tendant sa main vers son compagnon.

Jay la prit et regarda, heureux, leurs doigts s'enlacer naturellement.

- Habille-toi, tu veux, finit par dire Gibbs.

- Une enquête ?

- Non, je t'emmène quelque part.

- Quelque part ?

- Oui.

- Dis-moi ?

- Non.

- Allez !

- Non.

Anthony se redressa et embrassa légèrement Jay.

- Non, c'est une surprise, résista Gibbs.

Voilà encore une chose que Gibbs faisait et que personne ne lui avait jamais offert. Tony revint à Jay et l'embrassa longuement.

- Tu ne sauras rien.

- Ce n'est pas pour ça. Si j'oublias de te le dire tout à l'heure : Merci.

Et ils s'embrassèrent à nouveau.

Tony s'habilla donc puis ils prirent la voiture. Gibbs lui demanda de fermer les yeux une fois qu'ils eurent démarrer. A destination Gibbs l'aida à descendre et l'aida à avancer. Quand ils s'arrêtèrent, Gibbs lui annonça qu'il pouvait ouvrir les yeux. Et Anthony découvrit qu'ils étaient à la Marina.

- Il faut bien qu'on étrenne ta boussole.

- Ta boussole.

- Et puis, il est temps de savoir si tu es un bon matelo.

- Oui, mon Capitaine.

Et les deux compagnons montèrent à bord en se souriant.

" Et tout fut merveilleux. Suivre les instructions de Jay, le regarder se servir de la boussole, jeter l'ancre à son signal et rire en ramenant les plus minuscules poissons de l'océan. Regarder enlacés le coucher du soleil. Admirer les premières étoiles du soir et s'embrasser dès que l'occasion se présente. Et finalement s'endormir dans les bras l'un de l'autre avec la bousolle comme gardien de nos rêves."

A suivre ...

Et voilà un chapitre, je voudrais aller plus vite mais quoi qu'il arrive je la finirais.. Je la finirais.