Chapitre 6 : Se replonger dans le passé

Chalut ! Bon, encore beaucoup de retard sur ce chapitre. Mais bon, je pense que vous commencez à avoir l'habitude… lol ! Pour me faire pardonner, j'en ai fait un plus long (13 pages au lieu de 8, c'est pas rien !). Bref, tous ceux qui se demandait où Ryry était passé vont le savoir avec BEAUCOUP de détails et il y aura une révélation de plus… Je vous laisse la surprise ! Kixx à tous et bonne lecture !

Je n'ai pas vraiment le temps pour les RépAR (ça ne veut pas dire que je ne vous aime pas hein… Parce que je vous ADOREUUUUUUUU !) Merci donc à onarluca, serpentis-draco (tu vas avoir ta réponse dans ce chap !), Wendy Malfoy, Eileen Ana (oh une nouvelle !), lolaboop, Diabolik Angel (moi aussi j'en voudrais mais bon, j'y crois pas trop… lol), angelina delacour (celui-là aussi tu l'auras attendu je suppose…), karoline (vi vi tu vas savoir !), ma Vanillette ! (j'aime ton système de reviews ne change pas !), Sahada (moi non plus je l'ai pas aimée mais c'était nécessaire ! lol), crystal d'avalon, ma Nithie (mais où es-tu partie ? Tu me manques… Tu m'en veux ?), vert émeraude, surimi (meuh non t'es pas chianteuh… lol), Vif d'Or (vi je me suis un peu méprise dans la saison, mais bon, un miracle de Noël à Noël, c'est pas original ! lol !), ma femme ( toi tu me manque trop je veux que tu reviennes d'Amériqueuh !), duoXheero (ben toi je vois que tu es fan d'un couple que j'adore. Mais comment ai-je pu deviner ? lol) Kixxxx à tout le monde !

Les pensées de Harry sont en italiques. Il n'y a que les siennes présentes dans ce chap, contrairement aux premiers qui étaient fixés sur Dray…

LOLOLOLOLOLOLOLOLOLOLOLOLOLOL

Quand Harry se réveilla le lendemain matin, il mit plusieurs minutes avant de se rappeler où il se trouvait et surtout dans quelles conditions il y était arrivé. Il était complètement réchauffé, mais il avait encore un mal de tête carabiné. Il se redressa en se contorsionnant, tentant de ne pas déranger son mari blotti contre son torse. Pris d'une soudaine nausée en repensant à ce qu'il avait sans doute fait endurer à Draco, il détourna la tête et ses yeux se remplirent de larmes, qu'il essuya rageusement. Prenant une grande inspiration, il se repositionna correctement sur l'oreiller et tenta de retrouver les souvenirs des jours précédents dans la guimauve qu'était actuellement son cerveau.

Flash back

Courir, ne pas s'arrêter. Courir ne pas s'arrêter. Ne pas s'arrêter. Ne pas s'arrêter.

Malgré toute la bonne volonté qu'il y mit, Harry finit tout de même par s'effondrer dans la neige molle du parc. Ses jambes n'avaient pas pu suivre. C'était à prévoir, vu la vitesse à laquelle il s'était enfui. Le contact avec la substance froide l'électrisa. Jusque là, l'effort constant fait pour mettre le plus de distance possible entre Draco et lui l'avait empêché de réfléchir, mais à présent, il ne pouvait plus y échapper. Il se traîna péniblement jusqu'au banc le plus proche et se frotta vigoureusement les yeux pour s'empêcher de dormir. Et pourtant, Merlin savait qu'il était fatigué. Cela faisait trop d'émotions pour une seule journée.

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? et Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? Comment ? étaient les seules pensées cohérentes qu'il avait pu avoir quand son mari lui avait annoncé la «grande»nouvelle. Si on peut appeler ça des pensées cohérentes… Désormais, il parvenait à former des phrases plus longues et plus distinguées telles que : Mais de quelle manière et dans quel but ?

Harry était totalement perdu, mais ce dont il était (pratiquement) sûr, c'était qu'en admettant qu'il rentre un jour à la maison, Draco allait lui en vouloir à mort pour ce qu'il venait de faire. C'est pourquoi notre «courageux» Gryffondor se mit en quête d'un bar où noyer son ennui, en attendant que sa tornade blonde se calme.

Nda : Fin de la pause humoristique, début de la phase descente aux enfers… Vous ne croyiez pas sérieusement qu'il aurait pu revenir en hypothermie à l'hôpital sans une très bonne raison ? Et puis, pour ce qu'il a fait à Dray, il mérite bien une petite punition non ? # sourire sadique dont l'auteuse a le secret # Hein ma femme qu'il fait peur ce sourire ? lol !

Il erra donc plusieurs minutes dans les rues. Ses pas finirent par le mener devant un établissement qu'il avait l'habitude de fréquenter durant la moitié de sa dernière année à Poudlard, quand il avait envie d'être seul ou de tirer un coup d'un soir. Bien sûr, tout cela, c'était avant ce fameux cours de soins aux créatures magiques, celui ou il avait embrassé Draco pour la première fois. Mais ce soir, il avait besoin de retrouver ses racines, de redevenir le mauvais garçon qu'il avait été par le passé, d'oublier tout de A à Z, d'être tout simplement libre avant d'envisager de se ranger définitivement, pour élever cet enfant. Peut-être… Il lui fallait avant tout prendre une décision, une décision qui allait changer sa vie pour de bon. Il entra donc dans le bar et huma le parfum familier, un mélange subtil de renfermé, de sueur et d'alcool, rassurant, vivant. Il s'avança, s'écartant parfois, en parfait gentleman, pour laisser passer une serveuse, qui le remerciait d'un clin d'œil ou d'un baiser envoyé. Il contourna la scène et pénétra dans ce que les habitués appelaient couramment « le palais de la baise ». C'était en réalité une succession de petits salons, réservés aux bons clients qui avaient une envie pressante. Il y avait même quelques chambres au premier, mais seuls quelques rares élus pouvaient en profiter. Harry en avait fait partie, autrefois. Pour obtenir ce privilège, il lui avait suffit de coucher deux ou trois fois avec le gérant du club, un certain Nick. A cette époque, Harry ne considérait pas cela comme un grand sacrifice, si il pouvait en contrepartie avoir toujours une chambre de libre le soir pour caser ses nombreuses conquêtes ; d'autant plus que cette condition de VIP lui donnait une côte monstre auprès des clients, aussi bien masculins que féminins, ce qui arrangeait bien ses affaires.

Harry n'avait jamais parlé de cette partie de sa vie à Draco, et il avait toujours pensé que c'était mieux ainsi. Ca ne lui avait jamais semblé nécessaire, et c'était surtout une période qu'il préférait oublier. Pourtant, il était revenu… Cela voulait-il dire que c'était ça, la vie à laquelle il était destinée ? Une vie de loser, oublié de tous ? Peut-être bien. Peut-être que Draco serait mieux sans lui finalement. Peut-être qu'il aurait dû partir depuis longtemps. Avant… Avant que cet enfant soit conçu. Peut-être que ça aurait empêché Draco de souffrir. Peut-être que ça l'aurait empêché lui de souffrir, de se sentir coupable de les avoir abandonné, quelques jours avant noël, dans un appartement dévasté, alors que lui se retrouvait seul, assis sur un canapé rouge, dans l'arrière salle d'un bar glauque, à regarder un couple s'envoyer en l'air sur le canapé d'en face, se demandant s'il devait ou pas ignorer les œillades langoureuses de la femme, qui l'incitaient à venir les rejoindre dans leurs ébats.

Peut-être bien. Mais peut-être pas.

Il en était là dans ses réflexions quand il entendit une voix connue l'interpeller.

- Draco ! Qu'est-ce que tu fais là ?

Harry se retourna vivement. Cécilia. Cette fille était la seule qu'il avait fini par considérer comme une amie. Il s'étaient tout deux rencontrés ici, un soir. Elle avait l'air perdu, il lui avait offert un verre et ça s'était, bien entendu, terminé en partie de baise. Puis, les jours suivants, il l'avait évitée, pour retomber dans ses bras, encore et encore, jusqu'au jour où elle lui avait appris qu'elle allait bientôt se marier à un professeur de lettres, un certain McKelley. Ce jour avait mis fin à leurs relations intimes et il ne l'avait plus revue depuis. Il n'avait pas cherché à la retrouver, se disant qu'elle n'avait plus besoin de lui, maintenant qu'elle était heureuse.

Il ne s'étonna pas du prénom qu'elle lui avait donné. Pour tout le monde ici, il se nommait Draco, personne n'avait jamais songé à lui demander plus de renseignements. Et comme il se trouvait en territoire Moldu, on ne pouvait pas le reconnaître à sa cicatrice : au mieux elle excitait, au pire elle amusait. Il avait choisi le prénom de son pire ennemi sur un coup de tête, sans savoir pourquoi. Aujourd'hui, il avait compris que c'était parce que Draco l'obsédait déjà à l'époque, même s'il refusait obstinément de se l'avouer. Il pensait également que finalement, à la base, c'était pour oublier le blond serpent qu'il était venu se réfugier dans cet endroit.

- Cécilia !

Il la prit dans ses bras, puis la considéra un instant. Elle avait beaucoup changé depuis la dernière fois, mais pas vraiment en bien. De grands cernes noirs soulignaient ses grands yeux bleu-marine, elle semblait avoir les paupières lourdes et avait considérablement maigri.

- Ce que tu vois te dégoûte ? Je ne suis plus assez bien pour mériter tes faveurs ? demanda-elle d'une voix lasse.

- Cécilia, nous deux, c'est terminé depuis longtemps. D'ailleurs, on ne peut pas vraiment dire qu'il y ait jamais eu un «nous»… Et puis tu es mariée maintenant alors…

- J'ai quitté mon mari il y a deux ans… Il me battait.

- Oh… Je suis désolé.

- Je ne vois pas pourquoi…

Elle marqua une pause.

- Tu sais, j'aurais voulu que tu sois mon témoin à mon mariage. Je suis même revenue ici ensuite pour te le demander. Mais Nick m'a dit qu'il ne t'avait plus vu depuis un moment. Je pourrai savoir ce qui t'as poussé à disparaître si soudainement, si ce n'est pas trop indiscret ?

- Je suis tombé amoureux, ou plutôt non. J'étais amoureux de cette personne depuis longtemps, mais je n'avais jamais osé… Enfin, tu vois quoi…

- Je vois oui… Et on peut savoir comment elle s'appelle, l'heureuse élue ?

- Il

- Quoi ?

- C'est un homme.

- Oh… Je comprends mieux maintenant pourquoi je ne t'intéresse plus… Alors, comment s'appelle-t-il ?

- Harry. Harry Potter.

Harry se rendait parfaitement compte du ridicule de la situation, mais au point où il en était, un mensonge de plus ou de moins ne faisait plus grande différence.

- Et à quoi il ressemble ce Harry Potter ?

- Grand, blond, de magnifiques yeux gris-bleu, un corps de rêve…

- Tout pour plaire… dit-elle en riant.

- Oui, mais il a un sale caractère.

Elle rit de plus belle. Harry dut s'avouer qu'il la préférait comme cela, la Cécilia joyeuse et pleine de vie qu'il y avait dans ses souvenirs.

Elle mit encore quelques secondes à se calmer, puis reprit la parole.

- Et qu'est-ce que tu deviens ? Tu as continué ton book ?

- Mon book ? demanda Harry, déconcerté.

- Ben oui, ton book. Tu prenais bien des photos avant non ?

Harry se souvenait en effet vaguement lui avoir montré quelques clichés, mais ceux-ci avaient été empruntés à Colin. Sûrement un mensonge qu'il avait trouvé pour s'inventer une vie, un jour où elle lui avait demandé, après l'amour, s'il n'avait pas une passion quelconque… Et mentir encore…

- Non, ça fait un moment que j'ai arrêté. Maintenant, je bosse dans une banque, et toi ?

- Je fais les trottoirs.

Harry faillit s'étrangler avec la bière qu'il venait de se servir. Il devait avoir mal entendu…

- Excuse-moi ?

- Je suis une pute, dit-elle calmement.

Harry respira profondément. Il avait bien entendu, mais il ne parvenait pas à comprendre…

- Mais comment ? Pourquoi ? (nda : non je ne repars pas dans ma crise des « pourquoi ? comment ? » de tout à l'heure, amis comment vous auriez réagi vous à sa place ? lol)

- Je suis toute seule Draco. Et pas d'enfants pour justifier une pension alimentaire correcte. Ce salaud avait tout prévu … Bref, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour survivre. Tout le monde n'a pas de deuxième chance… Tout le monde n'est pas comme toi… Tu n'aurais pas dû survivre.

Harry se sentit soudain très mal à l'aise. Son instinct lui hurlait qu'il devait partir au plus vite. Il chercha sa baguette dans sa poche arrière, mais se rendit compte que dans la précipitation, il l'avait oublié sur la commode de sa chambre, à l'intérieur de l'appartement. Il était sans défense, alors il choisit la fuite. Il fit mine de regarder sa montre.

- Tu m'excuseras Cécilia, mais je dois y aller, je ne veux pas que Harry s'inquiète, dit-il en se levant.

- En effet, Harry aura bientôt une raison de s'inquiéter, répondit-elle, un sourire mauvais sur le visage.

Avant qu'il ait pu totalement assimiler ce qu'il venait d'entendre, Harry sentit une vive douleur à l'arrière de son crâne. Il retomba sur le canapé moelleux, alors qu'un lointain rire triomphant parvenait à ses oreilles. Puis ce fut le trou noir. (nda : j'adore cette expression, je la mets partout ! lol)

Lorsqu'il se réveilla, il était attaché à un mur par des chaînes dans une sorte de cave sombre. Il parvint néanmoins à distinguer la silhouette encore floue de Cécilia en face de lui.

- Bonjour… Harry, dit-elle.

S'il avait été en possession de toutes ses capacités, il aurait sursauté.

Elle savait… Elle a toujours su… Mes mensonges. Comment j'ai pu être aussi con !

- Et oui, continua-t-elle, comme en réponse à sa pensée, j'ai toujours qui tu étais, Harry Potter. Tu as été si facile à piéger. IL aurait dû me laisser le faire. Pourquoi IL ne m'a pas permis de te tuer ?

A cet instant, Harry compris. Cécilia –si c'était bien son vrai prénom était un Mangemort. Et encore une fois, s'il avait eu la possibilité de bouger, il se serait volontairement cogné la tête contre le mur pour avoir été aussi con. (nda : Qui a envie que je le libère de ses chaînes ? Allez, avouez-le que vous avez vraiment envie de le voir se scratcher délibérément sur le mur ! lol !) Il soupira, il savait qu'il était parti pour entendre un très long monologue. Il chantonna donc intérieurement le temps qu'elle finissent de débiter ses mièvreries. Mais cependant, alors qu'il sentait venir la fin du discours, une phrase attira son attention…

- … C'est pourquoi, après m'être débarrassé de toi, j'irai m'occuper du traître et du bébé.

Le traître ? Le bébé ? Comment a-t-elle…

- Ca t'en bouche un coin hein ? Imbécile… Ca n'a pas été difficile de deviner. Il m'a suffit de suivre ton cher et tendre… dans une librairie… Tu devrais lui dire d'être plus discret la prochaine fois… (nda : Le mystère de la personne en noir est enfin éclairci ! Mouais, c'était quand même gros comme une maison… lol !)

Elle marqua une pause.

- Oh mais suis-je bête ! Tu ne le reverras jamais de toute façon… Enfin si, tu le verras mourir. Tu me verras le prendre comme je t'ai vu prendre mon mari il y a deux ans… Grégory Goyle, ça ne te dis rien ?

Oh Merlin! J'ai couché avec la femme de Goyle…

- CA NE TE DIS VRAIMENT RIEN CONNARD ? DOLORIS !

Harry eut la sensation familière que des milliers d'aiguilles chauffées à blanc lui transperçaient le corps de toutes parts.

J'avais perdu l'habitude…Dans mes souvenirs, ça ne faisait pas aussi mal !

- Ca te revient maintenant salaud ?

- Ca commence à me revenir en effet… répondit Harry en souriant. Attends… Goyle… 1m90, obèse, une tête de porc, con comme un manche à balai et tout juste bon à cirer les bottes de MON mari ?

La jeune femme fulminait.

- Et elle ne dément même pas en plus. Si j'étais toi, je nierai n'avoir ne serait-ce que touché cette chose. Franchement je vois pas comment tu…

- Ferme-la ! Tu ne sais pas de quoi tu parles ! DOLORIS !

Cette fois, Harry en était sûr, les doloris de Cécilia étaient les plus douloureux (nda : léger euphémisme… ¤) qu'il avait jamais eu à supporter.

Et en plus elle l'aimait vraiment… Quel gâchis…

Et il s'évanouit, terrassé par la douleur. (nda : vous me direz qu'il a déjà résisté aux doloris de Voldemort, mais n'oublions pas qu'il se trouve face à une femme amoureuse… et Voldy chéri n'est pas à proprement parler ce qu'on pourrait appeler une femme amoureuse… Enfin pas à ma connaissance… lol)

Le même scénario se répéta cinq jours durant. Cécilia paraissait à chaque fois un peu plus irritée. Elle avait d'ailleurs laissé tombé sa baguette et frappait maintenant avec ses mains. Pas très fort certes, les sanglots convulsifs qui l'agitaient l'empêchant de se concentrer sur ce qu'elle faisait. Harry décida de tourner la détresse de la jeune femme à son avantage. Il se concentra. Cela faisait également deux ans qu'il n'avait pas pratiqué la légilimancie et il craignait d'être un peu rouillé.

Je t'avais dit de ne pas faire de mal à ce garçon.

Sa main, levée pour lui asséner un énième coup, s'immobilisa dans les airs. Elle regarda autour d'elle, soudain apeurée.

- Maî… Maître ?

Tu as désobéi à mes ordres, délibérément. Tu seras punie pour cela Cécilia. Sévèrement punie.

Elle sembla hésiter, puis se tourna vers Harry.

- C'est… C'est toi n'est-ce pas ? Je ne me ferai pas avoir. Arrête ça tout de suite !

Harry peignit sur son visage une expression de totale incrédulité. Il y avait tout de même pas mal d'avantage à être marié à un maître dans l'art de l'hypocrisie…

- Pardon ?

Tu crois que je suis mort ma petite Cécilia… Je suis déçu. Je te croyais fidèle.

- Mais j'ai toujours été fidèle maître ! Je n'ai jamais cessé de l'être ! C'est pour ça que je veux vous venger en tuant ce garçon !

Si tu m'étais restée fidèle, tu aurais su que je ne craignais pas la mort. Je vais revenir, ma petite Cécilia. Et ce jour-là, et seulement ce jour-là, je le tuerai lui, et je tuerai aussi mon petit dragon en qui j'avais placé tellement d'espoir. Je leur prendrai leur enfant, et j'en ferai mon héritier… En attendant, cesse de perdre ton temps avec lui… Libère-le.

- Oui maître.

Docile, la jeune femme s'exécuta. Harry massa ses poignets douloureux, n'en croyant pas sa chance. Il s'éloigna rapidement, mais se retourna une dernière fois pour se retrouver face à une Cécilia à genoux, des étoiles dans les yeux.

- Oui maître, ce sera merveilleux. A votre retour, ils mourront tous, tous les traîtres à leur sang. Nous les tuerons ensemble. Vous qui êtes tout puissant, vous me ramènerez mon cher et tendre mari. Nous les tuerons tous. Nous les tuerons tous.

Elle répéta cette dernière phrase encore et encore, comme une litanie. Harry sentit un élan de pitié monter en lui.

Encore une vie détruite… Décidément tu n'en auras jamais assez Tom. C'est plus fort que toi, même mort, tu ne peux pas t'en empêcher…

Et il partit, laissant derrière lui la pauvre fille s'extasier seule. Harry avait jugé qu'il pouvait la laisser là, car, dans un sens elle était déjà prisonnière, prisonnière d'un souvenir qui l'avait détruite. Il savait instinctivement qu'elle ne pourrait plus faire de mal à personne, car à défaut de pouvoir revoir son maître et son mari dans ce monde, elle irait les rejoindre dans l'autre. Elle resterait là, à cette place, jusqu'à ce qu'elle meure de faim ou de soif, ce grand sourire stupide suspendu sur ces lèvres. Harry le déplorait, mais il préférait laisser les choses se faire.

Au moins elle mourra heureuse, c'est déjà ça.

Il se hâta de sortir. A l'extérieur, le soleil se couchait ; l'air du soir était glacial. Pris d'un soudain vertige, Harry tomba à genoux dans la neige. Ce petit exercice lui avait pris plus d'énergie qu'il ne l'avait pensé au départ. Il se releva cependant, il devait absolument voir Draco. Il marcha donc pendant ce qui lui sembla être des heures sans trop savoir où il allait. Malheureusement, il arriva un moment où il fut réellement à bout de force. Il leva alors la tête pour essayer de se situer. Il eut un hoquet. Il était dans une des rues principales de Londres… La rue où se trouvait… Ste Mangouste…

Putain j'ai vraiment une veine pas possible aujourd'hui.

Il se dirigea donc à pas lents vers l'hôpital et pénétra dans le hall. Il vit alors les décorations qui emplissaient la salle.

Tiens, demain c'est Noël.

Il eut juste le temps d'apercevoir une femme se précipiter vers lui avant de s'écrouler.

Fin du Flash-Back

Harry fut sortit de ses pensées par Draco qui commençait à remuer contre lui. Il soupira. Le temps des vraies explications était venu. Il vit son mari ouvrir un œil, puis deux avant de lui lancer un regard interrogateur. Au bout d'un moment, il sourit, ayant vraisemblablement retrouvé la mémoire.

- Joyeux Noël mon amour, dit Draco d'une voix ensommeillée.

- Dray, je… commença Harry.

Ledit Dray lui posa un doigt sur les lèvres.

- Tais-toi, ordonna-t-il. Je pense que tu t'es déjà assez excusé hier soir.

- Mais…

- Harry, je ne veux pas savoir.

Draco réfléchit quelques secondes.

- Ecoute mon cœur, je vais te proposer quelque chose. On va dire que ces cinq jours n'ont jamais existé et on va tout reprendre à zéro. Ca marche ?

Harry acquiesça lentement, ne sachant pas trop quoi dire.

- Bien.

Il prit une grande inspiration et ajouta.

- Amour, j'ai une grande nouvelle à t'annoncer.

- Je t'écoute mon cœur… dit Harry en riant doucement.

- Harry, nous allons avoir un bébé.

Ils se regardèrent un moment, puis éclatèrent de rire. Harry prit son mari dans ses bras et lui murmura à l'oreille :

- Je serai toujours là pour vous, je te le promets…

- Ne fais pas de promesses que tu n'es pas sûr de pouvoir tenir, dit Draco tristement.

Un malaise s'installa durant quelques minutes. Ce fut Harry qui rompit le silence.

- Dis Amour ?

- Moui ?

- Tu crois que c'est contre-indiqué si on fait l'amour pendant ta grossesse ?

Draco le considéra un instant, abasourdi, puis, constatant que son mari était sérieux, commença à pouffer de rire.

- Non, répondit-il, je ne pense pas… Aurais-tu par l'hasard l'audace de me faire des avances, ici, dans cette chambre d'hôpital alors que n'importe qui pourrait nous surprendre à n'importe quel moment?

- Ca te dérange ? demanda Harry, entrant dans le jeu du Serpentard.

- Tu plaisantes ? répondit Draco, ponctuant sa phrase d'un regard des plus pervers. J'adore ça…

Il embrassa son compagnon. Très vite, leurs langues se rencontrèrent, fêtant ensembles leurs retrouvailles. Ils n'étaient tout deux que très peu vêtus, ce qui leur facilitait grandement la tâche. Ils se retrouvèrent bientôt nus sous les draps blancs. Draco finit par détacher sa bouche de celle de son mari, pour la glisser lentement dans son cou, afin de le marquer une énième fois comme sien. Harry gémit. Le blond lui avait manqué.

Draco ayant fini sa première tâche, il décida d'aller voir un peu plus bas. Il mordilla amoureusement les tétons déjà durs, se délectant des petites plaintes de Harry qui, il le savait, voulait bien plus, mais attendrait d'être complètement à bout avant de le lui faire savoir.

Harry se sentait revivre. Il était au Paradis alors qu'ils venaient juste de commencer les préliminaires. Et Draco qui continuait à descendre… Lentement… Trop lentement.

Résiste… C'est encore trop tôt. Résiste. Rés… Ah !

Draco venait d'enfoncer sa langue dans son nombril, arrachant un petit cri au brun. C'est ce moment précis que choisit la médicomage pour passer voir comment se portait les deux tourtereaux. Elle ouvrit brusquement la porte de la chambre. Harry fit un tel bond que Draco fut propulsé à terre, entraînant le drap avec lui. Le brun se retrouva donc nu sur le lit devant la vieille femme horifiée. Elle secoua la tête et reprit peu à peu ses esprits.

- Mr Malfoy ! hurla-t-elle. Vous êtes complètement inconscient ma parole ! Votre compagnon a besoin de repos et vous vous…

- Lui offrez une bonne partie de baise pour le réconforter ? proposa Draco insolemment.

Malgré son apparente fureur, Harry put distinguer un léger sourire apparaître sur le visage de la femme, qui disparut aussi vite qu'il était venu.

- Fichez le camp immédiatement !

Draco, conscient qu'il valait mieux éviter de discuter s'exécuta de mauvaise grâce, sous l'œil amusé de son mari. Il s'habilla rapidement et sortit de la chambre, non sans avoir une dernière fois tiré la langue dans le dos de la médicomage.

- Je vous ai vu, jeune idiot ! Déguerpissez !

Une fois que Draco eut refermé la porte, Harry, qui avait préalablement ramassé le drap, éclata de rire.

- Il est toujours comme ça ? demanda la vieille femme, exaspérée.

- Il est parfois bien pire, il a vraiment un sale caractère !

Mais c'est comme ça que je l'aime…

- Je sais pour votre enfant, dit-elle après un moment de réflexion.

- Il vous l'a dit ?

- Oui, hier soir.

Elle marqua un pause.

- En tous cas, reprit-elle, j'espère pour vous que le futur bébé ne ressemblera pas trop à sa «maman».

Harry manqua de s'étouffer avec sa salive. Un Malfoy. Plus un Mini-Malfoy. Ca faisait, par addition, deux Malfoy.

Merlin… Au secours… LOLOLOLOLOLOLOLOLOLOLOLOL

Bon ben voilà un nouveau chapitre qui s'achève ! Je vous vois venir bande de perverses… Je vous ai encore laissées sur votre faim niveau lemon cette fois-ci ! Mais pas d'inquiétude, je me rattraperai sur le prochain…

PS : Je remercie tous ceux qui m'attendent pendant tout le temps où je ne publie pas et qui ont la gentillesse de ne pas m'incendier après. C'est vraiment sympa de votre part, d'autant que je le mériterais… Mais bon, il faut savoir que je suis flemmarde par nature et que j'écris au fil de mon inspiration (ce qui veut dire que si j'ai une soudaine idée de one-shot, je l'écris avant mes fics régulières pour les mettre sur mon autre compte… Enfin voilà quoi… Merci vraiment à tous de me lire !