Chapitre 7 : Hezghichnachzein

Lecteurs : Oh… Une revenante…

Intouchable : Oui je sais, presque un an que je n'avais pas publié ! Que le temps passe vite !

Lecteurs : Qu'est-ce qu'elle va encore nous trouver comme excuse ?

Int : Ben j'en ai pas pour une fois… C'est juste comme ça. Et c'est aussi parce que je suis heureuse, et que j'ai du mal à écrire quand je ne suis pas déprimée lol

Bref, je m'excuse de ce retard qui dépasse les limites de l'immonde… J'espère que ce chapitre vaudra l'attente, et j'essaierai dorénavant de publier plus souvent dans la mesure du possible. Je vous remercie en tous cas pour toutes vous reviews ! C'est en les relisant que j'ai trouvé la foi ! lol Allez, comme d'hab, bonne lecture !

PS : il n'y a pas de faute de frappe dans le titre mdr

SOSOSOSOSOSOSOSOSOSOSOS

- 'Tain mon dos est mort…

Harry se tourna vers son mari, un air inquiet sur le visage.

- Tu veux plus de coussins mon cœur ?

Mon cœur ? Je vais t'en donner du « mon cœur » moi !

- Nan mon poussinet en sucre, je ne veux pas plus de coussins… Je veux MON lit ! Et je l'aurais aujourd'hui si tu n'avais pas eu la fâcheuse idée de transformer MON lit en berceau au cas où on serait confronté un jour à une éventuelle situation de manque de matériel !

- Mais…

- Je te rappelle que je n'accouche que dans six mois. SIX MOIS ! Tu as encore le temps de faire toutes les expérimentations que tu veux, mais PAS dans notre appartement ! Ou plutôt non, ne touche plus à RIEN !

- Dray…

- C'est ça le problème avec tes putains de pouvoirs ! Quand tu essaies un truc, même toi tu n'es pas capable d'inverser le sort parce que celui jeté était déjà trop puissant à la base !

- Draco…

- Bon alors tu sais quoi ? Dès demain je te file l'accès à mon compte à Gringotts et tu pourras lui acheter ce dont tu as envie. TOUT ce dont tu as envie. Même les machins débiles et inutiles, je m'en tape violemment ! Mais surtout, surtout tu n'essaies plus rien, JAMAIS !

- DRACO !

- Quoi ?

De quel droit il ose m'interrompre ?

Harry soupira, l'air désespéré.

- Non, c'était juste pour te rappeler que tu as ton rendez-vous chez le gynécomage dans trois heures. Alors je serais toi, j'éviterais de trop m'exciter.

Gynécomage ?

- Oui tu sais, le gars à la voix haut-perchée qui a failli jouir dans son froc le jour où on l'a eu au téléphone…

Ah nan… Pas moyen…

\/Une semaine plus tôt\/

- Le Dr quoi ?

- Hezghichnachzein.

- Allemand hein ?

- Faut croire.

- Et il fait quoi ce brave homme?

- Gynécomage.

- Tu rêves là…

- Ecoute amour, il va bien falloir que tu y ailles.

- Non.

- Si je t'assure.

- Non.

- Tu veux que notre enfant soit mal formé, handicapé… ?

-…

-…

- Tu l'appelles ?

- J'te hais. Et non, tu le fais.

\/5 minutes plus tard\/

- Cabinet du Dr Hezghichnachzein. Bonjour, que puis-je faire pour vous?

- Oui bonjour mademoiselle. Voilà, je voulais savoir s'il était possible de parler directement euh… au docteur. J'aurais quelques questions à lui poser.

- Je suis le docteur Hezghichnachzein. Ma secrétaire est partie en vacances, voyez-vous, alors je me vois contraint de prendre les appels à sa place. Mais ne vous excusez pas, c'est une méprise commune quand on ne me connaît pas.

- Ah oui... Eh bien bonjour euh... docteur Hezghetchicha...

- Vous pouvez m'appeler Gerhard.

- Bien... Gerhard. Dans ce cas, voici les faits tels que je pourrais les exposer…

- Oui je vois... Votre femme est enceinte et vous allez me demander un moyen efficace de la faire avorter.

- Non mais ça va pas non ?

- Draco ferme-la. Veuillez excuser pour mon mari, il a parfois des réactions quelque peu... brutales.

- Ah... Vous êtes donc homosexuel.

- Quelle perspicacité.

- Draco... Oui en effet.

- Dans ces circonstances vous allez certainement me demander s'il y serait possible que vous conceviez un enfant ensemble. Et là, je vous répondrai que c'est impossible, comme aux centaines de couples qui ont téléphoné avant vous.

- Non, ce n'est pas exactement cela en réalité. Pour tout dire l'enfant est déjà conçu.

- Was ?

- Oui bordel de merde ! Il est déjà dans mon ventre ! Dans MON ventre !

- Draco calme-toi.

- C'est une plaisanterie ?

- Pardon ?

- Je vous demande si c'est une plaisanterie. De mauvais goût qui plus est.

- Une plaisanterie ! Je vous ferai remarquer vieux croûton que je ne rentre plus dans aucun de mes pantalons ! Et que j'ai fait fondre la tuyauterie des chiottes à force de vomir ! Et que…

- Dray rend-moi le téléphone. Oui monsieur, excusez-le encore, les humeurs matinales, vous comprenez…

- Yiiiiiiiiiiiiiiiipppppppppppppppiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

- Monsieur ? Vous vous sentez bien ?

- Oui oui bien entendu. Alors nous disons dans une semaine même heure à mon cabinet ? Oui ? Parfait, parfait ! Bien, à bientôt ! Hinhinhin ils vont voir… biiiip…

- Il a raccroché ?

- Oui. Encore en train de manger ?

- Obligé, tu me stresses. Il a dit quoi ?

- Rendez-vous dans une semaine.

- Et c'est tout ?

- J'ai cru qu'il allait venir sur le combiné…

- …

- Et il a ajouté : « Hinhinhin ils vont voir… »

- Mais dans quelle galère tu nous a encore fourrés ?

\/Présentement\/

Harry aurait bien voulu que Draco comprenne son inquiétude, mais depuis quelque temps tout semblait lui passer au-dessus de la tête. Depuis deux semaines, en réalité depuis cette «mésaventure» qui avait failli sonner le glas de leur couple, il avait mis un point d'honneur à s'occuper le mieux possible de Draco tout en préparant la venue au monde du bébé. Mais toutes ses tentatives n'avaient pour l'instant servi qu'à mettre son mari hors de lui ; le blond était à chaque seconde stressé et agressif. Cette idée de rendre visite au gynécomage, bien qu'elle lui avait paru excellente sur le moment, commençait à le rendre un peu nerveux. La réaction de celui-ci, déjà, lui avait paru légèrement excessive. D'autant qu'il n'avait même pas eu le temps de laisser son nom. Comment le mage allait-il réagir en apprenant que les deux heureux parents n'étaient autres que les célèbres Harry Potter et Draco Malfoy ? Et puis pouvaient-il lui faire confiance pour la discrétion, et tout le reste?

En d'autres termes, Harry était inquiet, et il avait, en vérité, raison de l'être.

\/Quelque part, ailleurs…\/

- Ils viennent te voir aujourd'hui ?

- Oui.

- Tu as une idée de qui ça peut être ?

- Non.

- Tu es sûr que ce n'est pas un canular ?

- Je ne sais pas. L'homme avait l'air sincère.

- Un « avait l'air » n'est pas suffisant. Nous avons besoin de preuves concrètes pour mettre le plan en marche.

- Vous croyez que je ne suis pas au courant ? Vos preuves, si preuves il y a, vous les aurez ce soir au plus tard ! Alors de quoi vous plaignez-vous ?

- Soit. Mais sois prudent, si ces deux là disent bien la vérité, tous les efforts que nous avons déployés depuis des années auront enfin abouti à quelque chose. Il ne faut pas qu'ils puissent se douter de quoi que ce soit. Pas un seul instant, tu as bien compris !

- Je comprends très bien. N'oubliez pas que je suis aussi l'un des vôtres et que cette opération a autant d'importance pour moi qu'elle en a pour chacun d'entre vous. Surtout maintenant que… Attendez… Je dois partir, je crois qu'ils sont arrivés.

- Bonne chance.

\/Cabinet du docteur Hezghichnachzein, porte\/

- Bon tu sonnes ?

- On est vraiment obligés ?

Harry prit la main de son mari dans la sienne.

- Ecoute Dray, ça ne me fait pas plus plaisir qu'à toi de mettre quelqu'un d'autre dans la confidence, mais tu sais très bien qu'on a pas vraiment le choix. Je ne veux pas être désemparé quand le bébé arrivera, et je ne veux pas non plus que l'un de vous deux courre un danger quelconque.

- Et qu'est-ce qui te dit qu'il ne sera pas aussi désemparé que nous ? Je te signale que c'est le premier cas de ce genre qu'il a à traiter.

- C'est son métier Draco, il saura certainement mieux que nous ce qu'il faut faire.

- Pourquoi on ne retourne pas voir la femme de l'hôpital ? Ou Pomfresh ? Là, j'aurais déjà plus confiance.

- Je sais. Mais je sais aussi que c'est au-dessus de leurs compétences ! On n'a pas le droit de leur demander de prendre un tel risque ! Imagine qu'il se passe quelque chose pendant la grossesse, ou pendant l'accouchement ! Elles seraient les premières responsables. Alors je suis désolé, mais non.

- D'accord, je comprends. Mais, toi qui sais tout, tu peux m'expliquer pourquoi j'ai l'impression que si je frappe à cette porte, je ferai la plus grosse connerie de ma vie ?

- Ecoute…

A cet instant, ladite porte s'ouvrit avec fracas et un homme déboula dans le couloir, tout sourire, tendant une main à chacun.

- Messieurs ! Je dois avouer que je ne vous attendez pas si tôt. Mais entrez, entrez donc ! dit-il en s'effaçant pour les laisser pénétrer dans le cabinet.

Non ça peut pas être lui… C'est…

Impossible. Pourtant c'est bien la même voix.

Draco et Harry regardaient d'un air hébété le séduisant jeune homme qui se tenait devant eux. Il semblait avoir une trentaine d'années et avait les yeux et les cheveux d'un noir profond, envoûtant. Il dégageait un charisme presque oppressant. Sortant brusquement de sa torpeur, Harry fronça les sourcils. Ce type lui rappelait irrésistiblement quelqu'un, mais il aurait été incapable de dire qui.

L'homme les fixa quelques instants, décontenancé, puis son sourire revint, plus large que jamais.

- Oh excusez-moi, je ne me suis pas présenté. Je suis le Dr Hezghichnachzein. Mais, comme je vous l'ai dit au téléphone, vous pouvez m'appeler Gerhard.

- Bonjour, ravi de vous rencontrer, mon nom est Harry Potter. Et voici mon mari, Draco Malfoy.

Le mage se dégonfla comme un ballon, semblant hésiter sur la stratégie à adopter. Il décida finalement de jouer la carte de la franchise.

- Eh bien, vous êtes bien les dernières personnes que je m'attendais à voir pour être honnête. Quoi que maintenant que j'y réfléchis, c'est plus que logique. Après tout, vous êtes les deux des plus puissants sorciers du monde actuel, avec Dumbledore bien entendu ; mais lui je ne l'imagine pas, à son âge... Enfin, vous voyez ce que je veux dire.

Deux moues dégoûtées lui répondirent en guise d'approbation.

- Mais ce n'est pas vraiment le sujet qui nous intéresse n'est-ce pas ? ajouta-t-il avec un rire gêné.

Les deux intéressés firent non de la tête, sans toutefois pouvoir décrocher leurs regards de cet homme étrange. Cela acheva de déstabiliser le jeune sorcier.

- Bon, eh bien, dans ce cas, si vous voulez bien me suivre… acheva-t-il en se frottant l'arrière du crâne.

Ils lui emboîtèrent le pas, tel des zombis. Il les guida à travers un dédale de couloir pour arriver enfin dans une salle spacieuse et brillamment éclairée. Harry, qui semblait soudain émerveillé par un prisme posé sur le large bureau, songea vaguement que, mis à part l'absence d'appareillage compliqué, les cabinets de médecine sorcière n'étaient pas si différents en fin de compte de leurs équivalents moldus. Draco, lui, profondément plongé dans ses pensées, n'eut même pas l'air de remarquer ce brusque changement de décor.

Un cas celui-ci. J'eus cru que son plumage se rapporta à son ramage. Mais, je me trompais, question cucul (et le reste), il est certainement le Fumseck des hôtes de Poudlard !

- Mr… Malfoy, si vous pouviez vous allonger là, reprit le mage en soupirant, nous pourrions finir au plus vite. N'ayez crainte, ajouta-t-il en voyant la mine sceptique du blond, cela ne prendra que quelques instants, le temps de m'assurer que vous ne me faites pas perdre mon temps.

- Vous osez… ? commença Draco, outré.

- Je ne mets pas en doute votre parole Mr Mafoy, il ne s'agit que d'une simple vérification. Il me faut être sûr que vous étiez en de bonnes mains la première fois que vous avez fait ce test. D'ailleurs qui… ?

- Nous préférons ne pas vous donner cette information, le coupa Harry. Mais sachez que nous comprenons très bien votre méfiance. Ainsi, nous allons coopérer et vois aider du mieux que nous le pourrons, n'est-ce pas mon chéri ?

-…

Draco s'étendit donc de mauvaise grâce sur la table d'examen. Le mage s'approcha d'un pas hésitant et murmura :

-Ostendite.

Comme la première fois une boule blanche apparut. Cette fois cependant, on pouvait distinguer en son centre une petite chose noire d'une forme indéfinissable.

- Merlin ! s'écria le mage sous le coup de la surprise. C'était donc vrai…

- Ca fait des heures qu'on vous le répète ! s'énerva Draco. Et ce truc là, c'est quoi ? ajouta-t-il en désignant la forme noire.

Le mage sourit.

- Ce truc, comme vous dites Mr Malfoy, c'est votre bébé.

- Mon bébé ? répéta Draco, incrédule.

- Il est si minuscule… dit Harry en s'avançant.

Arrivés à leur hauteur, il tendit la main vers la boule tremblotante et la toucha du bout du doigt. Draco poussa un cri de douleur.

- Ne faites surtout pas ça ! s'exclama le mage. Ceci est une sorte de projection astrale de son « utérus », qui est reliée à son corps par un système très complexe, et je n'ose même pas imaginer ce qui se passerait si vous en veniez à la percer.

Harry retira rapidement son doigt et tenta d'ignorer le regard empli de reproches que lui lançait son mari. Il retourna s'asseoir dans un des confortables fauteuils et fut bientôt rejoint par les deux autres. Le mage prit la parole :

- Bon, je ne crois pas qu'il y ait vraiment quoi que ce soit d'autre à faire pour l'instant, hormis attendre. De plus, j'ai quelques recherches à effectuer, car je sais que de tels cas de figures ont déjà été observés dans le passé, et vous imaginez bien que j'ai besoin d'un maximum d'information pour suivre au mieux cette grossesse.

Il s'interrompit, attendant certainement une quelconque réaction. Pourtant, après un long moment de silence, il se résigna à poursuivre.

- Draco, je vais vous demander de noter chaque jour vos sensations et vos impressions, cela pourrait s'avérer utile q'il y avait un jour un problème.

Le blond acquiesça lentement, avide d'entendre la suite.

- Quant à vous Harry, il est bien entendu évident que vous devrez vous occuper de votre mari du mieux possible. Evitez-lui tout stress, et ne sortez que lorsque vous le jugez réellement nécessaire. Et, bien sûr, vous pourrez m'appeler à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit s'il se passe quoi que ce soit ou si vous avez une question. N'hésitez surtout pas, je suis à votre entière disposition.

Harry acquiesça à son tour, incapable de faire autre chose.

- Bon, je crois vous avoir tout dit ! s'écria-t-il en se levant brusquement. Venez, je vous raccompagne à la porte.

Ils le suivirent donc dans le sens inverse, puis le saluèrent d'une brève poignée de main. Une fois dehors, ils virent la porte se refermer pour se rouvrir aussitôt.

- Une dernière chose, leur dit le mage, je vous contacterai moi-même pour vous communiquer la date de notre prochain rendez-vous, alors cette fois je vous prie, essayez de ne pas me prendre encore pour ma secrétaire ! Merci.

¨Puis la porte se referma définitivement sur eux.

Ils restèrent immobiles pendant une bonne minute, puis Draco déclara :

- C'est un bon médicomage ! Efficace.

Harry lui jeta un coup d'œil suspicieux puis éclata de rire.

- Toi alors ! dit-il en se tenant les côtes. Si tu n'existais pas, j'aurais demander à Nicolas Flamel de t'inventer.

Puis il fondit sur un Draco plus que perplexe et l'embrassa à pleine bouche.

\/Quelque part, ailleurs, mais toujours au même endroit\/

- Alors ?

- Ils étaient sincères…

Un murmure joyeux se fit entendre.

-… cependant j'ai une mauvaise nouvelle.

La rumeur se tut aussitôt.

- Laquelle ?

L'interrogé inspira profondément.

- Les deux heureux parents ne sont autres que… Harry Potter et Draco Malfoy.

SOSOSOSOSOSOSOSOSOSOSOSOSOSOSOSOSOS

TO BE CONTINUED…

Alors, vous avez aimé? Détesté ? Vous aviez déjà envie de me tuer mais maintenant la torture est incluse ? J'attends vos opinions… lol