Avant l'Aurore

Traduction par Del Naja

Disclamer : Rien à moi, personnages et lieux à la multi-millionnaire JKR, l'histoire est celle de Sanrkyroxy, sous le titre Before the Dawn en VO.

Rating M : justifié pour cause d'agression physique, donc âmes sensibles passez votre chemin...

Le petit mot de moi : Merci aux juste cinq personnes qui ont laissé un review et oui, juste cinq personnes... No comment, j'ai été très surprise, alors soit c'est que vous vous êtes dit que comme j'avais un chapitre traduit d'avance, "oh ben c'est bon, c'est déjà traduit pas la peine de laisser de review..." soit c'est que vous n'avez pas aimé le chapitre, mais auquel cas, les reviews sont faites aussi pour ca, dites votre avis ! Je ne pense pas que vous aimeriez que l'on pense à votre place... Bref, vous avez de la chance que je publie ce chapitre et plus rapidement qu'habituellement en plus, car j'ai failli ne pas le taper... Dernière petite précision, j'accepte toutes les reviews, membres, non-membres, anonymes, signées, non-signées, gentilles, pas gentilles... C'est l'indifférence qui me dérange...

Allez sans rancune et bonne lecture !

Chapitre huit : Altercations

Après les bruyantes célébrations de la nuit dernière, tous les Gryffondors firent la grasse matinée le dimanche matin. Hermione ne faisait exception et elle descendit avec Ron et Harry dans la Grande Salle à onze heures et demies. Ron et elle firent une partie d'échecs peu cordiale pendant que Harry les regardait. Hermione n'avait jamais été une stratège et en moins de vingt minutes, elle était tellement submergée que les pièces avaient arrêté de suivre ses directives.

Quelques instants plus tard, les autres élèves commencèrent à arriver dans la Grande Salle, puis ce furent au tour de la plupart des professeurs. Rogue jeta un bref regard à Hermione lorsqu'il passa devant la table de Gryffondor, en signe qu'il n'avait pas oublié leur entrevue après le déjeuner. Elle reporta son attention sur le jeu d'échecs juste quand son roi conceda finalement la défaite en laissant tomber son épée dans un fort clang.

« La prochaine fois, laissez-nous faire nos propres déplacements depuis le début, Mam'zelle ! » grommela un des fous noir qui était couché sur le coté près du plateau.

« Oh, toi la ferme ! » claqua t-elle, en ignorant ses cris d'indignation quand elle le rangea dans la boîte avec les autres pièces.

« Alors qu'est-ce qu'on va faire cet après-midi ? » demanda Ron peu après. « La journée est belle et il reste encore du temps, plein de temps pour des méfaits ».

« Hé bien, je ne sais pas pour toi » dit Hermione en mettant un généreuse mesure de crème anglaise sur son pudding, « mais je dois voir le professeur Rogue après le déjeuner, donc aujourd'hui, tu feras tes méfaits sans moi ».

« Mais 'Mione, c'est dimanche ! » s'exclama Ron.

« Et ? » dit-elle interrogativement.

« Et bien honnêtement », râla t-il, « dernièrement, tu passes plus de temps avec cette chauve-souris graisseuse qu'avec nous, tes amis, tu te souviens ? » Il la pointa du doigt accusativement comme pour donner plus d'impact à ses mots.

Harry, assis de l'autre bord de la table à côté de Ron, était en train de regarder son assiette, renonçant visiblement à ridiculiser le maître des Potions et Hermione lui en fût reconnaissante. Harry haïssait toujours Rogue avec ferveur, elle le savait, mais cette année il avait finalement cessé son déluge d'insultes contre lui, choisissant plutôt de se concentrer sur ses études et sur la confrontation proche avec sa vraie Némésis, Voldemort.

Hermione jeta un regard de tueuse à son ami rouquin en face de la table, et siffla : « si tu l'appelles encore comme cela, prends garde à ce que je dis Ronald Weasley, tu sera en retenue jusqu'à la fin de l'année ».

« Tu n'os-»

« Oui je le ferais » le coupa t-elle, « jusqu'à ce que tu ailles de la décence et du respect pour ceux qui font de leur mieux afin nous assurer un monde en sûreté où nous pourrons tous vivre, ou bien n'as-tu pas remarqué qu'il y avait un monde au-delà du terrain de Quidditch ? »

Les oreilles de Ron étaient en train de rougir fortement quand les autres la Grande Salle se tournèrent pour écouter avec intérêt la conversation animée.

« Bien sûr que j'en suis conscient » marmonna t-il. « Je pense juste que comme nous allons tous mourir bientôt, quelle personne saine d'esprit voudrait passer ses quelques derniers jours enfermée dans un cachot avec Rogue ? » ( NDT, euh… comment dire Ron moi…ainsi que beaucoup de mes lectrices ici présentes MDR ! promis c'est la seule note que je m'autorise,je vais quand même pas vous pourrir l'histoire)

SHLAK !

Harry qui s'était levé brusquement sur les paroles de Ron ne fut plus longtemps à côté du roux qui lui était affalé sur le sol, surpris par la force avec laquelle Hermione l'avait poussé.

Se relevant du sol et se recomposant avec difficulté, Ron se retrouva face à Harry, une colère froide brûlait dans ses yeux.

« Je vois que tu ne mets pas beaucoup de foi dans tes amis », dit Harry doucereusement, puis il se tourna vers Hermione qui était restée de l'autre côté de la table, toujours debout, la main levée, les larmes au bord des yeux. « Tu sais ce que je pense de Rogue et quelle est ma position envers lui », lui dit-il, « mais je ne peux nier qu'il est de notre côté et que nous avons besoin de lui, donc tout ce que tu peux faire dans les cachots, ça ne me pose pas de problème ».

Elle lui fit un sourire plein de reconnaissance et il lui en rendit un léger avant de se tourner et de quitter la Grande Salle. Hermione le regarda tristement s'en aller. En vérité, bien que les mots de Ron lui avaient été directement adressés, ils avaient tout autant blessé Harry, si ce n'est plus. La pression sur son ami aux yeux verts était immense, une fois il avait déjà été le sauveur du monde sorcier, et maintenant ce monde le lui demandait, non imposait encore une fois.

Hermione avait passé l'été et le début de l'année scolaire à essayer de lui changer les idées, mais il s'était une fois de plus renfermé sur lui-même. Les quelques derniers mois, les parties de Quidditch étaient les seules fois où elle le voyait vraiment heureux, pourtant malgré sa spectaculaire victoire qui datait seulement d'hier, la lueur dans ses yeux avait déjà diminué, son esprit s'étant de nouveau focalisé sur la sinistre réalité.

Et maintenant, le fait d'avoir vu son meilleur ami montrer si peu de foi en lui, même si ce n'était pas ce qu'avait voulu Ron, cela avait du le blesser énormément.

Ron, pour sa part, était resté étonné de l'autre côté de la table, une main sur sa joue cuisante, il regarda Hermione au cas où elle ferait encore un mouvement vers lui. Elle ne le fit pas mais le venin de ses paroles le fit tout autant.

« Comment as-tu pu ? » murmura-t-elle en refoulant furieusement ses larmes qui n'étaient pas pour elle mais pour Harry. Elle tourna les talons et marcha le plus vite qu'elle pouvait pour sortir de la grande salle sans pour autant courir. Elle était en retard pour son entrevue avec Rogue, déchirée entre l'envie de retrouver Harry et de le réconforter et la confrontation avec un maître des Potions irrité de la voir venir si en retard.

Ron avait dû se rendre compte que s'il ne faisait rien, tout de suite, il ne se réconcilierait avec aucun de ses deux meilleurs amis, un moment plus tard, il attrapa le bras d'Hermione avant qu'elle ne franchisse la porte.

« Je suis désolé Hermione » dit-il. « Je ne voulais pas dire -»

« Ce n'est pas à moi que tu devrais t'excuser » coupa-t-elle brusquement. Elle n'allait pas passer l'éponge si facilement. Ron avait toujours eu la mauvaise habitude de prétendre que tout allait bien alors que c'était le contraire et cette fois-ci ne faisait pas exception.

« Si Harry consent à te reparler peut-être que je reconsidérerais la question, aussi ».

Sur ce, elle dégagea son bras de la prise de Ron et poussa la porte donnant sur le hall d'entrée. Il n'était pas si stupide pour risquer de la suivre. Hermione se rendit compte qu'elle tremblait alors qu'elle descendait l'escalier des cachots jusqu'à la salle de Potions. Elle ne pouvait pas déterminer si cela venait de la colère ou bien du fait d'avoir été blessée ou des deux. Elle savait que Ron pouvait être une andouille royale quelquefois mais il n'avait jamais dit une chose aussi dure et imbécile.

Elle essuya les larmes sur son visage lorsqu'elle s'engagea dans le couloir. Rogue n'avait pas besoin de savoir qu'elle avait pleuré. Pas qu'il s'en préoccupe pensa-t-elle. Il serait plutôt enclin à se moquer des dissensions dans les rangs du trio.

Elle était si perdue dans ses pensées qu'elle n'avait pas vu la silhouette sombre et massive de Gregory Goyle jusqu'à ce qu'elle lui rentre dedans.

« Désolée » commença-t-elle en ne remarquant pas avec qui elle était entrée en collision.

« Fais attention, Sang-de-bourbe » cracha-t-il et il brossa ses robes comme si Hermione les avait souillées.

« Surveille ton langage Goyle » rétorqua-t-elle en se redressant. Six ans d'insultes l'avaient endurcie. « Tu pourrais te retrouver à éviscérer des crapauds gluants pendant des semaines ».

En tant que Préfète en chef, elle n'avait pas le pouvoir d'enlever des points ou de donner des retenues elle-même mais il lui suffisait d'en glisser un mot à un professeur. Habituellement, la menace était suffisante pour faire déguerpir les lâches Serpentards mais pas cette fois. Hermione réalisa trop tard qu'elle avait fait l'erreur de le menacer dans un couloir désert sur son territoire.

Elle eut juste le temps de pousser un cri étouffé de surprise quand il l'attrapa et la poussa durement, le visage en premier contre le mur. Ses joues s'écorchèrent contre les pierres rugueuses du mur des cachots alors qu'une main de Goyle lui fermait la bouche et que l'autre main lui agrippa les poignets et les tordit douloureusement dans son dos.

« Maintenant » dit-il doucereusement, « si j'enlève ma main, tu me promets de ne pas crier ? » Puis il ironisa « personne ne t'entendrait crier en plus ».

Elle accepta paniquée et il la força à laisser ses bras le long de son corps ce qui lui fit ressentir une vive douleur à travers ses épaules. Les larmes coulaient sans retenue sur son visage, elle cherchait désespérément un signe de la présence d'autres étudiants dans le couloir mais en vain, il n'y avait personne.

« Maintenant, voyons voir » murmura-t-il le souffle chaud contre son oreille « Qu'est-ce qu'une sale petite Gryffondor peut bien faire ici seule dans les cachots par une si belle journée ? »

Elle essaya de lui donner un coup de pied mais sans savoir comment, il avait réussi à bloquer les jambes d'Hermione avec une des siennes. Elle était prise au piège.

« Tu sais ce que je pense ? » siffla-t-il en tournant sa tête face à la sienne. « Je pense que tu es descendue ici pour allumer Rogue.

Elle le fixa, confuse mais il se moqua encore une fois.

« Je t'ai vue venir ici » continua-t-il en enfonçant son pouce dans sa joue alors que sa paume continuait de fermer durement sa bouche. « Tu ferais n'importe quoi pour rester la première de la classe n'est-ce pas ? Et bien j'ai une nouvelle pour toi, Préfète en chef » murmura-t-il. « Rogue est un Sang pur d'une haute lignée. Il ne voudrait même pas poser un doigt sur une sale Sang-de-bourbe telle que toi ».

Goyle la retourna pour qu'elle soit face à lui puis il se pressa contre elle, la coinçant entre son corps et le mur.

« Moi par contre » souffla-t-il je ne suis pas aussi pointilleux que ce vieux Rogue. Je me fiche de qui me donne ce que je veux, du moment que je peux l'avoir ».

Ses yeux s'agrandirent d'honneur en réalisant ce que ces mots impliquaient, au même moment, elle sentit quelque chose de dur qui pressait son ventre.

Ses yeux roulèrent sous ses paupières fermées et elle essaya de se concentrer sur sa magie.

Quand elle était enfant, avant d'avoir découvert ce qu'étaient vraiment ses « étranges pouvoirs » elle avait été capable de mettre devant elle un bouclier de magie à chaque fois qu'elle avait été terriblement en colère ou effrayée. Cette fois-ci cependant, après avoir appris à contrôler sa magie et la canaliser avec sa baguette, sa magie ne pouvait pas venir. Elle n'avait aucun espoir d'atteindre sa baguette elle était donc seule sans aide à parer ses atteintes.

Oh mon Dieu, pensa-t-elle. S'il vous plait quelqu'un, n'importe qui, trouvez-nous.

Elle réfléchissait désespérément pour n'importe quoi qui aurait pu l'arrêter. Sa main était toujours fermement plaquée sur sa bouche et avec une soudaine inspiration elle bougea la tête, se tordit le cou pour le prendre par surprise et le mordit.

« Oooowwwww ! » cria-t-il en retirant sa main, comme elle le poussa mais il était toujours contre elle, tous deux s'éloignèrent du mur et tombèrent dans le couloir. « Espèce de salope ! »

Terrifiée par ce qu'il pourrait faire maintenant qu'il était en colère, elle se retourna pour courir mais percuta aveuglément une autre forme noire.

« Laissez-moi tranquille ! » hurla-t-elle puis elle trébucha en voulant s'enfuir. Une main se referma sur son bras, l'empêchant de tomber complètement à la renverse puis elle leva les yeux sur la silhouette.

« Professeur Rogue ! » Le maître des Potions relâcha Hermione, une fois qu'elle eut retrouvé l'équilibre il contemplait la scène avec un regard calculateur. Goyle avait cessé d'avancer sur Hermione et il tenait sa main là où Hermione l'avait mordu, manifestement douloureusement.

« M. Goyle » dit Rogue froidement. « Expliquez-vous ».

« La satané Sang-de-bourbe m'a mordu, monsieur ! » s'exclama-t-il.

Hermione était sur le point de protester mais Rogue la fit taire d'un regard mauvais. « Et pourquoi notre Préfète en chef aurait montré un tel comportement rustre ? demanda-t-il dangereusement.

« Elle m'est rentrée dedans » continua Goyle en regardant Hermione avec mépris comme s'il la défiait de dire le contraire. « Elle est tombée et quand je suis allé l'aider à se relever, elle a simplement agrippé ma main avec ses dents ».

« Vraiment » dit Rogue en vrillant les yeux du Serpentard. « Bien, voyons voir, alors … Miss Granger, vingt points de moins à Gryffondor pour s'être battue comme une vulgaire « Moldue ».

Hermione regardait désespérément Rogue, elle n'osait pas le croire mais il semblait rester insensible à son incrédulité. Ne pouvait-il pas voir les traces des doigts sur son visage ? Goyle souriait sournoisement devant elle.

« M. Goyle, vingt points en moins à Serpentard », continua Rogue et le sourire mauvais s'évapora du visage de l'élève. « Je vous avait prévenu de ne pas employer ce mot en dehors de votre salle commune, où vous allez retourner sur le champ ».

« Oui, monsieur », murmura Goyle puis il passa devant Rogue qui se retourna pour regarder le Serpentard disparaître par une porte cachée plus loin dans le couloir.

Rogue reporta son attention sur Hermione. « Suivez-moi » dit-il dans un sifflement empli de froideur.

Misérable, elle le suivit dans la direction opposée du couloir, ils descendirent, elle reniflait et tenait son bras droit douloureusement tordu. Il passa rapidement devant elle, n'étant pas au courant des griefs qui préoccupaient Hermione et ne se souciant pas de ce que Goyle avait été sur le point de lui faire.

Qu'attendais tu de lui qu'il fasse, Granger ? pensa t-elle amèrement. Surgir et te défendre d'un sale fils de Mangemort.

Non, elle savait que cela ne serait jamais arrivé. Elle savait que c'était impossible et qu'il valait mieux que cela n'arrive pas, en effet, aurait été tué à la prochaine convocation de Voldemort. Néanmoins, il aurait pu concéder la gravité de la scène à laquelle il avait assisté. Il devait avoir vu ce que Goyle avait essayé de lui faire.

« Monsieur » commença t-elle à dire mais il se retourna vers elle, très en colère.

« Silence miss Granger », la coupa t-il sèchement. « Quoique vous ayez à dire est sans rapport avec le dilemme dans lequel vous vous trouvez, je vous suggère donc d'éviter de vous impliquer encore plus dans une situation délicate et de garder votre bouche fermée.

Il l'agrippa durement par le coude et la conduisit le long du couloir, sans ménagement devant lui.

Il n'était sûrement pas à ce point aveugle pour ne pas s'être rendu compte de ce qui avait été sur le point de reproduire ? Bien sûr, il fermait les yeux quand les Serpentard étaient en cause. Il l'avait toujours fait et maintenant bien qu'elle connaisse les raisons derrière ce favoritisme, elle n'avait jamais imaginé que cela aille jusqu'il puisse ignorer sciemment une agression sur un autre élève.

Ils atteignirent le bureau de Rogue et il la poussa sans ménagement devant lui et fit claquer la porte une fois qu'ils furent entrés. Dehors, dans le couloir, deux autres formes se matérialisèrent en sortant des sombres alcôves où elles étaient cachées entre les pierres du mur.

A suivre...