Avant l'Aurore
Traduction par Del Naja
Disclamer : Personnages et lieux à JK Rowling, l'histoire est celle de Snarkyroxy, je ne fais que la traduction.
Le petit mot de moi : Alleluia ! Enfin ! J'ai récupéré ma connexion Internet, donc plus d'excuse je n'ai, je livre désormais dans mes temps habituels !
Un bisous à mes revieweurs non logués : LaLaLa et mOa Hermy.
Je n'ai pas pu répondre avant aux reviews de Pinkly et Zazaone, bon ben je vais le faire maitenant, et pis tiens, même pour les non loggués, pour une fois au diable le règlement non ? Et puis les règles ne sont-elles pas faites pour qu'on les brise ?
Pinkly : Pas de panique lol, bien sur que je continue !
Zazaone : Mdr ta review, remarque ça aurait pu mais il est encore trop pour ce genre de « familiarités » entre eux ! non, ils vont rester sages. Severus n'est pas un rustre tout de même, il la considère comme son amie donc en théorie… cadeau, pas cadeau… à mon avis, je dirais : Recettes des meilleurs philtres d'amours et autres puissantes potions aphrodisiaques lol… Bon allez tu verras bien dans ce chapitre !
MOa Hermy : Oui ca y est l'amitié est ouverte entre eux, merci à toi de trouver la fic géniale, voici la suite, par contre je sens que tu vas me supplier de mettre très vite le chapitre 16 en lisant la fin de celui-ci !!!
Mention spéciale à Lufynette qui m'a reviewé tous les chapitres un par un, juste un mot à chaque fois mais tellement révélateur de ses émotions ressenties à la lecture ! J'espère quand même que les prochains chapitres susciteront en toi un débit verbal plus élevé lol ! ;-)
Merci et un gros bisous à tous mes revieweurs en général !
Bonne lecture !
Chapitre quinze : Noël
Le voyage en train entre Pré-au-Lard et la gare de King's Cross se passa sans encombres. Hermione alternait entre patrouiller dans les voitures, s'asseoir pensivement près de la fenêtre, regarder Harry et Ron jouer à la Bataille Explosive, et se demander quelle sorte d'accueil recevrait-elle de la part de ses parents.
Depuis qu'Hermione avait été blessée au Département des Mystères durant sa cinquième année, ses parents étaient devenus réticents à l'idée de la laisser vivre dans le monde magique. L'été après sa cinquième année, ils avaient eu une terrible dispute lors de laquelle des choses qui n'auraient pas du être dites l'avaient été et les sentiments avaient été blessés.
Bien avant cela, elle s'était fait un point d'honneur qu'à chaque fois qu'elle rentrerait chez ses parents pour les vacances, à leur dire le plus possible ce qui se passait dans le monde sorcier, depuis les plus stupides mondanités aux horreurs atroces. Elle voulait leur faire se sentir autant que possible comme étant à part entière dans son monde, dans sa vie. Après avoir su que la folle errance de Harry l'avait conduite elle et d'autres membres de l'AD dans le Département des Mystères, son père cependant, avait essayé de la convaincre de couper tout lien avec son ami aux yeux verts, de peur qu'il ne la remette en danger.
Hermione avait explosé, disant qu'il était son meilleur ami et qu'elle était prête à risquer sa vie pour lui s'il le fallait. Sous la colère, elle aussi avait fait l'erreur de dire que cela pourrait bien arriver si la confrontation finale avec Voldemort devait s'accomplir comme le disait la prophétie.
Ses parents avaient été stupéfiés par ce qu'ils avaient vu comme étant une folle et présomptueuse attitude de jeunesse envers une situation des plus sérieuses et ils avaient essayé de lui interdire de retourner à Poudlard. Elle ne les avait pas revu depuis, choisissant de passer ses vacances soit au Terrier, soit au 12 square Grimmaurd.
Après cela, il eut un silence glacial entre les deux parties pendant au moins six mois, jusqu'à ce qu'Hermione découvre qu'après l'attaque sur Pré-au-Lard de l'année dernière, ses parents recevaient toujours la Gazette du Sorcier. Une des nombreuses photos de l'attaque, étalée sur deux pages du journal, montrait Hermione au second plan, une entaille sanguinolente causée par un maléfice perdu lui barrait le front, en train d'aider un autre élève. Le lendemain, elle reçut trois hiboux hystériques de la part de ses parents dont le dernier oiseau avait pour ordre de lui donner des coups de bec incessamment, jusqu'à ce qu'elle prenne un stylo pour répondre.
Leur correspondance avait repris avec hésitation après cela, pourtant, bien qu'ils semblaient être à nouveau en bons termes via le courrier, Hermione faisait attention à ne jamais mentionner quelque chose en lien avec Voldemort ou l'Ordre. Plus tard, la Gazette s'était calmée, après avoir rapporté uniquement la première attaque d'une longue série, et Hermione comptait sur le fait que ses parents n'avaient que cette source d'information pour les nouvelles du monde magique.
Arrivés à la gare de King's Cross, elle enlaça ses meilleurs amis pour leur dire au revoir, et répondit aux vœux de bonnes fêtes de ses autres camarades par un signe de la main, puis elle hissa Pattenrond sous son bras, attrapant la poignée de son panier et fit un pas à travers la barrière pour rejoindre ses parents.
« Bonjour chérie », salua Helen Granger, en étreignant sa fille. « C'est si bon de te revoir ».
« Toi aussi, maman », dit Hermione avant de se tourner vers son père. « Salut papa ».
Adam Granger baissa les yeux sur sa fille avec gravité pendant un instant et Hermione eut la distincte impression qu'elle était sur le point de se faire disputer, avant qu'une lueur joyeuse passe dans ses yeux et qu'il prenne à son tour son unique fille dans ses bras avec tellement de force qu'elle décolla du sol.
« C'est merveilleux de te voir, Hermione », dit-il en la reposant par terre. « Regarde toi ! Tu as tellement grandi, tu n'est définitivement plus ma petite fille, n'est-ce pas ? »
« Papa », dit-elle exaspérée en donnant un coup de poing enjoué dans son bras.
« Viens », dit-il. « La voiture est au coin de la rue. Rentrons à la maison. Tu as fait tes achats de Noël ? »
Elle dit non de la tête. « Je pensais que maman et moi pourrions revenir en ville demain », proposa t-elle en regardant sa père qui souriait.
« Ca me va tout à fait, chérie ».
Après avoir été coupée du monde moldu pendant presque un an et demi, le trajet en voiture jusqu'à la maison parut bizarre à Hermione mais une fois qu'ils étaient sortis de la ville et de son trafic encombré, son père fut capable de parler et de conduire en même temps, ils ne s'arrêtèrent pas de discuter durant tout le trajet.
Hermione les remplit à propos de toutes ces nombreuses choses qu'elle faisait, cependant, elle faisait attention à ne pas mentionner quoi que ce soit qui puisse les inquiéter ou causer une nouvelle dispute. Tous deux furent ravis d'écouter le récit du travail qu'elle faisait avec Rogue, les potions étaient proches de la chimie à leurs yeux, c'était un sujet qu'ils pouvaient en quelque sorte comprendre.
Cette nuit en allant au lit, elle resta pendant un temps allongée éveillée, écoutant les bruits étrangers du monde moldu autour d'elle, elle sut qu'elle ne pourrait pas revenir vivre ici pour rien au monde. En dépit du fait qu'elle était d'origine moldue et que parfois elle devait encore lutter pour s'imposer et trouver sa place dans le monde magique, elle appartenait plus aux sorciers qu'au monde où vivaient ses parents. Pour la première fois depuis des années, elle sentit que ses parents avaient finalement accepté qui et ce que leur fille était vraiment.
oOoOoOoOoOo
Le lendemain, Hermione passa une journée fatigante avec sa mère, luttant contre la foule en ville pour acheter les présents de Noël pour sa famille et ses amis. Après le déjeuner, et déjà chargée de bien trop de paquets, Hermione fit un petit tour aux toilettes, elle revint au grand désarroi de sa mère en ne portant rien.
« Tu as oublié les paquets ! » s'écria sa mère affolée, envisageant manifestement que quelqu'un aurait un très joyeux Noël grâce à la centaine de Livres de cadeaux obtenus gratuitement.
« T out va bien, maman », lui retourna Hermione dans un rire, cherchant dans sa poche et extirpant les minuscules miniatures de leurs achats. « C'est bien plus facile de des porter comme ça ».
Sa mère se mit à rire et secoua la tête. « Tu as une formule magique pour tout, n'est-ce pas ma chérie ? »
Peu après, elle se séparèrent pour faire leurs achats chacune de leur côté durant quelques heures. Hermione, se dérobant dans une alcôve inaperçue, se concentra fortement et transplana au chemin de Traverse pour acheter les cadeaux de ses amis.
Pour la plupart de ses amis, ce serait facile de leur trouver quelque chose, de nouveau gants de Quidditch pour Ron, un livre sur l'ancienne Magie du Sang pour Harry, qui avait développé une véritable fascination pour ce sujet après avoir appris que la protection donnée par le sang de sa propre mère l'avait sauvé de Voldemort, et une paire de boucles d'oreilles pour Ginny.
La surprise spéciale pour ses parents avait été aussi organisée, elle fronça les sourcils en regardant sa liste. La dernière personne à qui elle devait offrir un cadeau était Rogue. De tout ce qui existe sur Terre, que pourrait-elle lui donner ? Ca ne devait pas être trop cher car elle ne devait pas l'embarrasser ou lui laisser croire qu'elle l'obligeait à lui faire en retour un cadeau de la même valeur, et ça ne devait pas non plus être trop personnel, autrement il se ferait de fausses idées.
Ca devait être judicieux et utile, décida t-elle enfin. Un livre était manifestement un bon choix mais après avoir vu sa collection, elle douta de pouvoir trouver un titre qui puisse l'intéresser qu'il ne possède déjà. Elle avait seulement survolé les étagères des romans, elle n'avait donc aucune idée du genre de romans qu'il aimait lire pour se détendre.
Elle flâna pendant quelques instants chez Fleury et Bott, espérant que l'inspiration la frapperait, quand elle arriva vers la section écriture et papeterie du magasin. C'est une idée, pensa t-elle avec un sourire en coin. Peut-être que ses réserves d'encre rouge ont besoin d'être renflouées après tous les commentaires acerbes qu'il s'est fait une joie de nous dispenser cette année.
Elle envisagea de lui acheter une plume, cependant, quelque chose dans la section des parchemins attira son attention. C'était un carnet en parchemin qui pouvait passer pour un livre. La couverture était épaisse et noire, gravée à l'eau forte, les motifs vert et argent formaient des entrelacs celtiques. Très Serpentard, pensa t-elle.
En retournant l'objet, elle lu l'étiquette du fabricant collée au dos de couverture noir et découvrit que ce n'était pas seulement du parchemin ordinaire mais un parchemin qui faisait automatiquement un index. Les charmes appliqués durant sa fabrication ordonneraient automatiquement les mots en index et mots-clés, et l'index classerait le contenu du livre par ordre alphabétique, incluant les renvois aux numéros de pages (NDT : Le truc dont je rêverais moi aussi pour mon mémoire lol, faire les renvois de pages, les index et les notes de bas de page automatiquement, le rêve…).
Quand ils avaient commencé à travailler ensemble, Hermione avait vu les recherches et les notes de Rogue à propos de la potion Endoloris et de son antidote, c'était un fatras désorganisé d'ingrédients, d'incantations, de charmes et de formules, indéchiffrable pour quiconque excepté son auteur. Et encore, même Rogue en de multiples occasions avait perdu du temps à remuer de nombreuses piles de parchemins à la recherche d'une phrase en particulier ou d'une recette.
C'est parfait pour lui, songea t-elle avec un sourire, en faisant un pas dehors et en rayant le nom de Rogue de sa liste de cadeaux. Ses achats terminés, elle se dirigea vers Eeylops, la maison du Hibou afin d'organiser la livraison à ses amis.
oOoOoOoOoOo
Le reste de la semaine passa rapidement et avant qu'elle ne puisse s'en rendre compte, elle était en train de dévaler les marches d' escalier, les yeux ensommeillés, le matin de Noël.
Son père était dans la cuisine, préparant les gaufres qu'ils avaient l'habitude de prendre au petit déjeuner, il fredonnait d'une voix chaleureuse sur la musique de Noël qui passait dans le salon.
« Joyeux Noël, Papa », dit Hermione en s'étirant pour lui donner un baiser sur la joie.
« Joyeux Noël, ma chérie », répondit-il en lui rendant aussi le bisou. « Je crois qu'il y a un hibou qui attend pour toi dans le salon ».
Hermione sourit. « Je crois qu'en fait, c'est toi qu'il attend », répliqua t-elle, « et Maman aussi, où qu'elle soit ».
« Juste là, Hermione » appela Helen Granger qui descendait les escaliers. « Qu'est-ce qui m'attend ? »
« Les cadeaux », dit Hermione en embrassant sa mère, puis se resservant des gaufres cuisinées par son père, elle montra le salon. « Allez-y, il y a un cadeaux pour vous deux que vous devriez, euh… ouvrir maintenant ».
Ils fixèrent leur fille d'un regard intrigué, mais ils passèrent sans le séjour. Hermione gloussa de rire en entendant l'exclamation de sa mère, « Oh ! »
Un des cadeaux qu'elle avait acheté au chemin de Traverse, plus tôt dans la semaine, était pour ses parents. Ils avaient utilisé les hiboux de l'école pour communiquer durant l'année écoulée, mais une fois qu'Hermione quitterait l'école, ou bien si ses parents avaient besoin de la contacter d'urgence, ils n'auraient eut aucun moyen pour acheminer leurs lettres.
Pou cette raison, elle avait été à Eeylops, la Maison du Hibou, choisir une superbe chouette hulotte mâla et s'arranger pour qu'il arrive à leur maison le matin de Noël. Il n'y avait aucune loi interdisant aux Moldus d'avoir un hibou pour animal de compagnie et Hermione pensait que le fait de pouvoir contacter leur fille en cas de besoin, apaiserait l'esprit de ses parents.
« Il est formidable, Hermione », s'exclama son père en revenant dans la cuisine, l'oiseau fermement perché sur son bras. « Comment allons-nous l'appeler ? »
« C'est comme vous voulez », dit-elle puis elle poussa un petit rire. « Cependant, vous devriez être prudents. Une fois que vous lui avez donné un nom, il ne répondra à aucun autre ».
Ils discutèrent des noms durant tout le petit-déjeuner, pendant ce temps, la chouette toujours sans nom les regardait avec curiosité, perché sur le dossier de la chaise vide. A la fin du repas, les parents d'Hermione s'étaient décidés pour Mercure, le nom du dieu ailé des messagers et des voyageurs chez les Romains. L'oiseau battit joyeusement des ailes et prit son envol par la fenêtre ouverte de la cuisine.
Un moment plus tard, il y eut un autre battement d'ailes, mais à la place du retour de Mercure, Hermione se retourna pour voir Hedwige, Coq, une grosse chouette effraie et un majestueux hibou grand duc noir, tous chargés de paquets de formes et de tailles diverses.
« Regarde, on dirait que tes cadeaux sont arrivés », s'écria sa mère toute joyeuse. « Apporte-les dans le salon puis nous commencerons ».
Hermione extrait un paquet en forme de boîte depuis Hedwige et deux paquets plus petits portés par Coq et la grosse effraie. N'attendant pas le quatrième hibou, les autres prirent le chemin de la sortie par la fenêtre et disparurent dans le ciel.
Le grand duc noir comme l'aigle regardait Hermione avec expectative.
« Et toi, de qui viens tu ? » murmura t-elle doucement, caressant ses plumes douces comme de la soie. Le hibou sautilla d'impatience et tendit une de ses pattes à laquelle était attachée une petite enveloppe. Dès que l'oiseau fut libéré de sa tâche, il prit à son tour le chemin des airs, se fondant dans la lumière du soleil.
Tremblante, Hermione retourna l'enveloppe et sa respiration se coupa.
C'était simplement écrit Hermione mais elle pourrait reconnaître de n'importe quelle manière les élégantes courbes de l'écriture masculine.
Elle jeta un coup d'œil à l'horloge électronique du four. Il était huit heures juste passées de quelques minutes. Elle avait donné pour instruction au hibou postal de ne pas délivrer son cadeau à Rogue jusqu'à l'heure du petit-déjeuner à Poudlard, donc il était impossible qu'il s'agisse déjà d'un mot de remerciement. Avait-il vraiment pensé lui aussi à elle sans savoir qu'elle lui avait acheté un cadeau ? C'était seulement une enveloppe mais après une inspection plus détaillée, l'épaisseur des coins du paquet indiquait la présence de quelque chose de plus volumineux qu'un parchemin à l'intérieur.
« Hermione ! Est-ce que tu viens ? » apostropha sa mère, un tantinet impatiente.
Secouant la tête, elle coinça l'enveloppe sous son bras et porta les autres paquets dans la salle de séjour. Elle les posa à côté de la petite pile de cadeaux pour ses parents, dissimulant subrepticement l'enveloppe derrière les autres présents. Comme toutes les autres années, elle regarda ses parents ouvrir leurs cadeaux en premier.
En plus de Mercure, elle leur avait aussi acheté plusieurs autres petits cadeaux, la plupart provenant du monde magique. Son père (et sa mère par conséquent) était ravi des chemises sans repassage de Madame Guipure, ce produit avait été détourné par les sorciers travaillant au bureau de liaison avec les Moldus au Ministère, Hermione avait pensé que ce serait parfait pour son père.
Pour sa mère, elle avait choisi une jolie bague en argent sertie d'une pierre de feu. A l'intérieur de la pierre se trouvait une minuscule flamme, visible uniquement par celui qui la porte et qui changeait de couleur selon son humeur, reflétant la couleur sur la pierre transparente pour que les autres personnes puissent voir de quelle humeur il s'agit. Lorsque sa mère la passa, Hermione fut ravie de voir qu'elle se changea en un bleu profond, signe de la joie.
« Merci, ma chérie », murmura Helen Granger. « C'est merveilleux ».
Hermione eut un large sourire et attrapa sa propre pile de cadeaux. Ron et Ginny lui avaient offert un assortiment de confiseries et de farces et attrapes du magasin de leurs frères, Mrs. Weasley lui avait envoyé son traditionnel gilet tricoté et une boîte de tartes fines, que le père d'Hermione regardait avec envie. Le présent de Harry était une superbe plume noire, dont la pointe qui servait à écrire était en métal doré, et qui plus en détail apparaissait venir de la même espèce que le hibou de Rogue. Elle eut un petit rire, espérant qu'elle ne venait pas de l'oiseau de Rogue.
Enfin, ignorant délibérément l'enveloppe, elle s'empara de la petite boîte qui était le cadeau de ses parents.
« Je sais que ça peut sembler petit », dit son père, « mais cela a une grande signification ».
Elle regarda son père étrangement, en temps normal, il ne faisait pas de tels sentiments, puis elle ouvrit la boîte avec précaution. A l'intérieur se trouvait un magnifique pendentif d'argent en forme du symbole de Pir.
« Oh, Maman, Papa », murmura Hermione surprise et interrogative, ses yeux passèrent du bijou à ses parents. « C'est très beau, mais comment saviez-vous que… ? »
« Tu as laissé quelques uns de tes livres d'école à la maison cette année », expliqua sa mère. « J'y ai cherché dedans dans l'espoir de trouver une idée pour te donner quelque chose qui aurait une signification dans ton monde et je suis tombée sur cet alphabet de runes ».
Hermione prit du bout des doigts le pendentif, le sortit de sa boîte et le tendit en l'air, les fins cristaux sertis le long de l'entrelacs de la rune brillaient à la lumière. Sa mère avait toujours eut le don pour trouver le parfait cadeau pour chaque occasion, mais même Helen Granger ne se rendait probablement pas compte à quel point la justesse de ce cadeau correspondait. L'ancienne rune de Pir était le symbole de la protection, et bien que la forme en elle-même de la rune n'avait pas de véritable pouvoir, cela avait le sens du bien-être, et pourrait apporter à celui qui le porte un peu de sécurité et de protection dans son labeur quotidien.
Ce n'était pas seulement la signification de la rune en elle-même qui amena Hermione au bord des larmes mais les mots que sa mère avait employé. Quelque chose qui a une signification dans ton monde. Les Granger avaient finalement accepté l'idée que leur fille faisait partie d'un monde différent, un monde qu'ils ne comprendraient jamais totalement, ni ne pouvaient en faire partie. Au lieu de ressentir du ressentiment, comme ils l'avaient si souvent fait auparavant, ils s'étaient finalement rendus compte que cela ne pourrait que creuser encore plus le fossé entre eux, déjà assez grand de part leurs vies dans deux mondes si différents.
Hermione prit le cadeau comme le signe que sa mère et son père avaient enfin accepté le fait qu'elle ne tournerait jamais le dos au monde de la magie, le monde auquel elle appartenait. Elle se sentit enthousiaste à l'idée de se sentir capable d'affronter le monde extérieur en dehors de Poudlard en sachant qu'elle aurait toujours le soutien et l'amour de ses parents.
« Joyeux Noël, ma chérie », dit sa mère en l'aidant à attacher la chaîne autour de son cou, puis elle l'enlaça en une forte étreinte. Lorsqu'elles s'écartèrent, Hermione vit les larmes scintiller dans les yeux de sa mère.
« Maman, qu' y a-t-il ? »
« Oh, ce n'est rien chérie », dit la plus âgée des deux femmes, elle sourit tristement à sa fille. « C'est juste tout simplement merveilleux de te revoir après tout ce temps ».
Hermione se mordit la lèvre et baissa les yeux. « Je suis désolée », dit-elle doucement. « Ce n'est pas comme si je ne voulais pas revenir à la maison… Je le voulais…seulement, après la dernière fois… Je ne savais pas si vous alliez essayez encore une fois de m'empêcher de rentrer dans le monde magique et je ne pouvais prendre ce risque. C'est mon monde voyez-vous ? J'y appartiens ».
« Bien sûr que nous le savons, mon cœur », dit son père en posant ses mains sur ses épaules. « Nous étions inquiets et effrayés, et il y avait – il y a – beaucoup de choses que nous ne comprenons pas à propos de la magie ce qui ne fait que rendre plus difficile pour nous le fait de te laisser partir ».
« Mais pour le moment, ce n'est pas important chérie », continua sa mère. « Aussi longtemps que tu seras heureuse, nous le serons aussi. Et nous sommes si fiers de toi, peu importe le chemin que tu as choisi pour ta vie ».
« Merci Maman », dit Hermione, une unique larme s'échappa de ses yeux pendant qu'elle étreignait dans ses bras sa mère, puis son père.
« Hermione regarde, tu as oublié un cadeau », dit son père en ramassant l'enveloppe de Rogue, il la lui tendit.
« Oh ». Elle la prit avec hésitation.
« Bien, allez, ouvre la », la pressa sa mère. « De qui est-ce ? Voyons voir de quoi il s'agit ! »
L'estomac contracté, elle ouvrit l'enveloppe et en sortit le parchemin. La grosseur qu'elle avait sentit tout à l'heure lui tomba dans les mains et elle se retrouva à tenir un minuscule livre, manifestement réduit pour le transport. Elle se demanda rapidement pourquoi elle-même n'avait jamais pensé à utiliser ce charme, le transport de tous ses cadeaux pour Harry et les Weasley lui avait coûté une fortune.
« Oh ma baguette est en haut », dit-elle soudainement, se reprochant intérieurement de l'avoir laissé hors de portée. Quelques jours dans le monde moldu et elle oubliait déjà le plus simple du sens commun des sorciers. « Je monte juste à l'étage».
Dans sa chambre, elle s'assit sur le bord du lit et prononça le sortilège pour grossir le livre, elle poussa un cri de surprise en reconnaissant le titre.
Les Moonfillies.
C'était le livre qu'elle avait lu dans le salon de Rogue, celui qu'il lui avait arraché des mains, craignant qu'elle n'en lise trop à propos de la raison pour laquelle il s'entendait si bien avec la créature. Ce n'était pas son exemplaire cependant, c'en était un neuf, la couverture était bleue nuit et non pas noire.
Ses yeux passèrent du livre au parchemin qu'elle tenait dans l'autre main. Le message du livre en lui-même lui était bien plus encourageant qu'un quelconque vœu de Noël cependant, elle posa le livre à côté d'elle et défit le sceau de cire du mot.
Hermione,
Je me suis rendu compte, en essayant de trouver quelque chose d'approprié pour votre cadeau de Noël, que je n'avais pas la moindre idée de ce que vous aimiez ou n'aimiez pas.
C'est inexcusable de ma part d'en savoir si peu à propos d'une amie et j'espère sincèrement que vous m'aiderez à rectifier la situation lors de nos prochaines rencontres.
Joyeux Noël,
SS
Hermione surprise resta à fixer le parchemin des yeux pendant quelques minutes, relisant ces mots encore et encore. En tant que tel, ce n'était qu'une simple note mais la signification derrière les mots l'emplit d'un bonheur qu'elle ne pouvait expliquer. Un bonheur, pensa t-elle avec une pointe de remords, bien plus fort que celui ressenti lorsque ses parents l'acceptèrent en tant que sorcière et lui avaient donné leur cadeau.
Chez ses parents, loin de Poudlard, le temps qu'elle avait passé avec le professeur Rogue lui semblait presque aussi lointain qu'un rêve à moitié oublié, elle se liant d'amitié avec lui comme quelque chose qu'elle avait seulement imaginé. Pourtant, là en était la preuve, la preuve absolument définitive qu'il n'avait pas seulement accepté pour de vrai son amitié mais qu'il lui avait aussi offert la sienne en retour.
Hermione n'avait pas remarqué que sa mère se tenait dans l'encadrement de la porte de la chambre, en train de l'observer, jusqu'à ce qu'elle lui demande.
« Qui est-ce ? »
Hermione laissa tomber le parchemin, surprise, puis elle se baissa pour le ramasser, tenant à la fois fermement le livre et la lettre quand elle regarda sa mère. « Quoi ? »
Helen Granger sourit, traversa la pièce, et s'assit sur le lit à côté de sa fille.
« Oh, allez, Hermione, je ne suis pas si vieille », ironisa sa mère. « Je connais ce regard quand je l'ai vu. Vas-tu m'en dire plus sur ce jeune homme ? »
Hermione rougit d'embarras. « Non Maman, en réalité », dit-elle. « Ce n'est pas ça, c'est… »
Sa mère lui renvoya un regard d'exaspération qui en disait long et elle se mit à rire. « Bien, il doit être un séduisant jeune homme, alors. Il sait que pour atteindre le cœur de ma fille il faut un livre ».
Hermione rougit encore plus, ce qui ne fit que renforcer les mauvaises idées que se faisait sa mère. Frustrée, elle dit enfin, « Ca vient seulement d'un de mes professeurs ».
« Oh » dit sa mère, « bien alors, voyons voir ça ».
En soupirant, elle tendit le livre à sa mère mais pas le parchemin.
« C'est un joli livre », commenta la plus âgée des deux femmes après l'avoir rapidement feuilleté. « Je n'étais pourtant pas au courant que les professeurs donnaient des cadeaux de Noël à leurs élèves ».
« C'est de la part du professeur Rogue », expliqua Hermione. « Tu te souviens de ce sur quoi je t'avais dit que je travaillais avec lui ? »
« Oui », répondit sa mère lentement.
« Et bien, le livre concerne un des sujets sur lesquels nous sommes actuellement en train de travailler ».
« Oh je vois », dit sa mère en rendant le livre à Hermione. « Hé bien, tu ferais bien d'écrire pour le remercier alors. C'était une gentille attention ».
Hermione avait la distincte impression qu'il y avait quelque chose que sa mère ne lui disait pas et elle eut raison en définitive.
La nuit, elles étaient dans la cuisine en train de faire la vaisselle après un merveilleux dîner de Noël quand Helen Granger remit le sujet sur le tapis.
« J'avais craqué sur un de mes professeur à l'université ».
Hermione regarda sa mère avec des yeux ronds qui lui rendit encore une fois ce même regard entendu.
« Oh voyons, allez chérie », la titilla sa mère, « il n'y a pas de honte à admettre que tu as le béguin pour un professeur. Nous sommes toutes passées par là ».
« Maman ! » s'exclama Hermione dont le teint vira tellement au pourpre qu'il s'assortissait avec l'idiot chapeau de Noël qu'elle portait.
« Le nier te mènera nulle part », dit-elle d'une enfantine voix chantonnante.
Hermione écarquilla à nouveau les yeux envers sa mère, pas parce qu'elle avait été chercher loin cette idée, mais parce que cette femme qu'elle n'avait pas vu depuis presque deux ans, avait justement mis le doigt sur cette épineuse question et avait définit des sentiments qu'elle-même avait du mal à admettre, sans parler d'avoir à les admettre envers quelqu'un d'autre.
« Maman, tu es en train de parler du professeur Rogue », plaida Hermione. « Ne t'ai-je pas dit pendant toutes ces années, combien il est méchant avec les gens ? Tu te souviens à quel point il a été ignoble envers moi à propos de mes dents ? »
« Mais maintenant, c'était il y a quelques années », lui rappela sa mère. « Je dirais que depuis lors, chacun dans ton monde a un peu évolué. De plus, l'autre jour durant tout le trajet vers la maison, tu n'as pas arrêté de nous parler de lui, combien il est brillant, combien tu aimerais que Harry et Ron soient plus respectueux de lui ».
« Suis-je aussi transparente ? » laissa t-elle échapper, tout à coup mortifiée à l'idée que quelqu'un d'autre pouvait être capable de lire ses sentiments… spécialement une personne toute particulière ayant une habileté manifeste pour lire dans les esprits.
Mrs Granger eut un petit sourire en coin et secoua la tête. « J'appellerais ça l'intuition maternelle », dit-elle. « J'avais raison n'est-ce pas ? »
Hermione se mordit la lèvre et acquiesça de la tête. « C'est idiot en fait », murmura t-elle, essayant de convaincre autant elle-même que sa mère. « Je juste…il est si différent quand il n'est pas en cours et il est réellement brillant ».
Sa mère rit. « Donc tu le reconnaît ».
Hermione rougit encore plus.
« Juste, soit prudente », la prévint sa mère redevenue sérieuse.
« Oh, m'man », répliqua t-elle, « ce n'est qu'un béguin imbécile d'étudiante, je vais grandir et dépasser cela. De plus, il n'abuserait jamais de son autorité en tant que professeur, même s'il ressentait quelque chose en retour ».
La mère d'Hermione hocha la tête en signe d'approbation et Hermione s'était presque convaincue elle-même que ce qu'elle avait dit était la vérité…presque.
Le lendemain soir, après une plaisante visite de sa famille, Hermione était assise dans le salon avec ses parents. Ils regardaient la télévision, cependant Hermione était absorbée par le livre que Rogue lui avait offert. Il était fascinant et elle avait du mal à le laisser de côté, elle le gardait même tout le temps avec elle, réduit dans sa poche au cas où elle aurait cinq minutes à remplir.
Il se faisait tard et ses yeux commençaient à lui piquer d'avoir lu trop longtemps. Elle réduisit encore une fois le livre, s'étira avec raideur, souhaita une bonne nuit à ses parents et traversa la pièce pour se diriger vers les escaliers.
Elle avait à moitié traversé le séjour quand elle entendit, Crack !
Elle se retourna vivement au bruit caractéristique de quelqu'un transplanant dans le salon, et elle se retrouva face à face avec une grande silhouette masquée, vêtue d'une épaisse robe noire.
Elle recula de terreur, ses parents derrière l'individu, s'étaient levés de leurs sièges, mais Hermione savait qu'ils ne pouvaient rien faire. Elle réalisa que stupidement cette fois encore elle avait laissé sa baguette dans sa chambre à l'étage.
La seconde suivante, la silhouette repoussa sa capuche et retira son masque et elle faillit presque s'évanouir de soulagement en reconnaissant le maître des Potions.
« Professeur ! Que- »
« Pas le temps », s'écria t-il. « Ils viennent pour vous. Nous devons partir, maintenant ! »
Le père d'Hermione s'arrachant de son silence étonné, fit quelques pas en avant. « Qu'est-ce que tout ceci veut dire ? » demanda t-il.
Rogue se tourna vers les autres occupants de la pièce. « Mr Granger, Mrs Granger », dit-il précipitamment. « Je m'excuse mais il n'y a pas de temps pour les explications. Les Mangemorts vont être là d'un moment à l'autre. Nous devons quitter cet endroit ».
« Je ne laisserais pas ma maison à ces bâtards », cracha le père d'Hermione avec colère.
«Maman, Papa, vous devez l'écouter », implora Hermione en venant se placer à côté de Rogue.
« S'ils vous trouvent ici, ils vous tueront », ajouta le maître des Potions.
Réalisant tout à coup la gravité de la situation, les Granger emplis de peur, acceptèrent d'un signe de tête, et Rogue sortit depuis la poche de sa robe, une montre à gousset. « C'est un Portoloin », expliqua t-il. « Ceci vous emmènera dans un lieu sûr. Il ne peut supporter le transport que de deux personnes. Je vous suis dans un instant avec votre fille ».
« Je ne m'en irais pas sans Her- », commença à dire Mrs Granger mais Rogue la coupa.
« Il n'y a plus de temps », dit-il, sa voix se faisait plus forte à chaque mot. « Ils vont arriver d'ici quelques secondes. Vous devez y aller, maintenant ».
« Partez », les pressa Hermione en prenant la montre des mains de Rogue pour aller la placer dans la paume ouverte de sa mère puis elle plaça la main de son père au dessus pour qu'il puisse toucher l'objet. Elle fit un pas en arrière pour ne pas être prise par le tourbillon de l'enchantement, elle forma silencieusement sur ses lèvres, les mots « je vous aime » pour ses parents, avant que le Portoloin ne s'active et qu'ils disparurent.
« Venez », dit Rogue, tendant la main pour attraper le bras d'Hermione.
« Attendez », cria t-elle. « Ma baguette ! Elle est en haut ! »
Elle s'apprêtait à aller la chercher mais Rogue l'en empêcha.
« Pas le temps pour ça », siffla t-il. Elle essaya de protester mais il leva sa propre baguette et appela « Accio baguette d'Hermione ! »
L'instant d'après, la baguette atterrit dans un claquement dans la main d'Hermione mais au même moment, il y eut un autre Crack ! et ils se retrouvèrent confrontés à l'imposante figure de Lucius Malfoy.
« Merde », murmura Rogue dans un souffle.
« Tiens, tiens, Severus » ironisa t-il de sa voix traînante. « Tu n'as certainement pas perdu de temps en venant ici. Tu essayes de te choisir la meilleure part du butin ? »
Rogue bougea subtilement vers un côté, se mettant entre Hermione et Malfoy lorsque le blond avança vers eux à travers la pièce. Pour sa part, Hermione tenait fermement sa baguette, la gardant caché derrière son dos, elle recula à travers la pièce, dans la direction opposée de Malfoy, en gardant toujours Severus entre elle et le Mangemort.
« Quel dommage de devoir la tuer si rapidement », poursuivit Malfoy, caressant négligemment du bout des doigts le pommeau de sa canne, dont Hermione savait qu'elle dissimulait sa baguette. « Que dirais-tu si nous…jouions à un petit jeu en attendant de voir si un miracle se produise que ses amis viennent l'aider sous ses appels désespérés ».
Hermione releva la tête en signe de défi. « Vous auriez longtemps à attendre alors. Ils ne savent même pas que vous êtes là et ils ne seraient pas si stupides pour tomber dans un piège aussi grossier ».
Lucius aboya de rire et quand trois autres Mangemorts apparurent dans la pièce, Hermione se fit encore plus petite dans le coin le plus éloigné de la pièce.
« Allez, pousse toi maintenant Severus », ordonna Lucius de sa voix traînante. « On ne peut pas te laisser tout le plaisir. Soit fair-play, maintiens la devant nous que nous puissions tous tirer notre coup ».
Quand Hermione laissa échapper un hoquêtement d'horreur, cela permit à Rogue de jeter un coup d'œil par-dessus son épaule pour voir où elle était. Elle réalisa combien sa position à lui était précaire, position dans laquelle elle l'avait placé en retardant leur départ en voulant récupérer sa baguette. Elle ne voyait pas comment il pouvait refuser la requête de Malfoy sans faire exploser sa couverture.
« Pas cette fois, Lucius », dit-il d'une voix si basse qu'Hermione dut tendre l'oreille pour l'entendre. « Celle-ci n'est pas pour toi ».
Les yeux de Malfoy s'assombrirent et sa prise se fit plus ferme sur sa canne.
« Je te demande pardon ? » sussura t-il d'un ton malveillant.
Pour sa part, Rogue resta sur ses positions.
« Tu sais combien ma situation auprès de Dumbledore est précaire. Je ne peux pas clamer d'avoir été ignorant d'un plan d'attaque sur la Préfète en chef, qui plus est se trouve être la meilleure amie de Potter. Si elle meurt, Dumbeldore ne tolérera pas ma présence plus longtemps et le Seigneur des Ténèbres n'appréciera pas de perdre son seul espion et préparateur de potions. Es-tu prêt à assumer les représailles pour cela, Lucius ? »
Les yeux du blond se contractèrent encore plus. « Ne présume pas me menacer, mon ami », avertit-il en mettant une intonation malsaine sur le dernier mot. « Tu n'es pas aussi irremplaçable que te le laisse croire notre Maître ».
«Ne présume pas tout connaître des plans du Seigneur des ténèbres, Lucius », cracha Rogue en retour. « La fille est bien plus utile que ce tu es habituellement disposé à accorder comme crédit aux Sangs de bourbe, et tu ferais bien de me la laisser ».
Le regard de Rogue alla sur les Mangemorts derrière Malfoy qui avaient levé leurs baguettes, puis il reporta son attention sur la canne que tenait Lucius.
Pendant un moment Malfoy ne dit rien et Rogue fit deux pas en arrière vers Hermione, ses yeux ne quittaient pas les silhouettes en robes noires devant lui.
« Arrête ». Hermione retint son souffle lorsque Malfoy avait sorti sa baguette de sa canne.
Rogue s'arrêta de bouger mais il dit d'une voix basse, « Hermione, venez vers moi, mais restez derrière moi ».
Hésitant un court instant, Hermione fit un brusque mouvement qui surprit Malfoy et l'obligea à diriger sa baguette sur elle. Au même moment, Rogue sortit rapidement sa propre baguette des plis de ses robes et ouvrit le feu d'une volée de sortilèges sur les trois Mangemorts derrière Malfoy.
Deux perdirent leurs baguettes pendant qu'un autre s'écroula à terre sous un jet de lumière rouge. Rogue tourna sa baguette en direction de Malfoy mais le blond avait déjà jeté son sortilège sur son vieil ami.
La baguette de Rogue vola loin de ses doigts et comme il fut projeté contre le mur par la force du sortilège, Malfoy se tourna vers Hermione, une lueur féroce brillait dans ses yeux quand il jeta dans sa direction un maléfice pour l'enchaîner.
Elle plongea sur le côté à la dernière minute, le sort passa juste derrière son bras alors qu'elle s'écartait. L'adrénaline courant à travers ses veines, elle retrouva son assurance et cria, « Expelliarmus ! »
La terreur avait amplifié la force de sa magie et Malfoy fit un vol plané à travers la pièce, alla s'écraser contre l'étagère de livres et atterrit entassé sur les deux autres Mangemorts qui avaient été projetés vers la porte de la cuisine et qui avaient essayé de se relever.
Elle se tourna vers Rogue qui s'était remis sur pieds.
« Attrapez-les ! » hurla Malfoy livide de rage. « Tuez-les, tous les deux ! »
Le temps semblait s'écouler anormalement lentement alors que Rogue se précipitait vers elle. Les Mangemorts avait retrouvé leurs baguettes et n'hésitèrent pas à suivre les ordres de Lucius. Rogue vacilla encore quand un autre Expelliarmus le toucha mais comme il avait déjà perdu sa baguette, cela ne fit aucune différence.
Atteignant Hermione, il l'agrippa et la plaqua contre son corps, l'enveloppa dans son épaisse robe et se plaça entre elle et les furieux serviteurs de Voldemort. Elle sentit des tremblements parcourir tout le corps de son professeur alors qu'un maléfice le heurta dans le dos.
« Il ne peut pas nous faire Transplaner sans sa baguette », pensa t-elle frénétiquement. Il nous désartibulera tous les deux. Un sortilège s'explosa à côté d'eux sur le mur alors que la main de Rogue trouva sa baguette à elle, ses doigts se refermèrent et enlacèrent les siens sur la poignée, elle sentit sa magie s'élever pour rencontrer la sienne à lui, se combinant au cœur de sa baguette afin de magnifier leurs pouvoirs.
Juste avant que la brusque embardée du Transplanage n'emporte son corps en dehors de la pièce, elle entendit les Mangemorts balancer une volée de sorts en tous sens.
« Expelliarmus ! »
« Stupefix ! »
« Avada Kedavra ! »
Puis tout devint noir.
A suivre…
NDT : Et oui ! L'auteur a décidé de jouer avec vos nerfs par ce satané de cliffhanger. Bon moi j'y suis pour rien, alors pas taper hein !!! Allez promis je vous laisse pas comme ça, je m'atèle de suite à la tâche…
NDA : Pir est la rune de la protection contre la folie, le vent et le feu selon le livre d'Ursula Le Guin. Pure coïncidence, en faisant quelques recherches, j'ai découvert que dans l'alphabet nordique, la rune symbolisant Pir est Eihwaz. Cette rune est mentionnée par Hermione dans le Prisonnier d'Azkaban. Durant son examen de Runes Anciennes de troisième année, elle fait une erreur de transcription avec Ehwaz (qui signifie association), confondant avec Eihwaz, qui selon JK Rowling signifie défense.
