Avant l'Aurore
Traduction par Del Naja
Disclamer : Personnages et lieux à JK Rowling, l'histoire est celle de Snarkyroxy, je ne fais que la traduction.
Le petit mot de moi : Coucou tout le monde, merci à tous pour les review, même si cette fois-ci, enfin pour le chapitre d'avant, j'ai constaté une légère baisse... J'espère que ce n'est pas parce que le chapitre ne vous plaisait pas ou si l'évolution de la fic vous lasse, parce que dans ce cas, au lieu de ne rien dire, je préfère avoir vos avis, ça aide même si c'est pour dire que le chapitre ne vous a pas plût, tant pis pas grave...
Un gros merci et plein de bisous à : Vendetta ( tu verras bien ce qui arrive à Lucius, mais je dirais que ce n'est pas de lui que Severus devrait se méfier le plus... Enfin tu verras bien lol ) ; à Sevina et Mandragora qui toutes deux n'arrivent pas à se loguer pour me laisser leur review, bouhouhou... Ton retard est tout pardonné Sevina, pour répondre à ta question sur la traduction je pense que traduire du français à l'anglais est plus rapide (mais pas plus simple tout de même, la traduction est un vrai boulot et ce n'est pas facile que ce soit dans un sens ou l'autre) car l'anglais n'a pas toutes les nuances ou subtilités du français, l'anglais fait moins de fioritures, on va au plus simple, les tournures de phrases ne sont pas travaillées comme les notres.
Bisous à tous et encore une fois, j'espère que vous apprécierez ce chapitre aussi, patience, plus que quelques chapitres avant THE bisou !
Chapitre 19 : Retour à Poudlard
On était en plein milieu de la matinée lorsque Dumbledore et Hermione arrivèrent à Poudlard, ils avaient pris la voie de la Cheminette depuis la maison de Rogue et atterrirent directement dans le bureau du Directeur.
Le fait de faire accepter à ses parents le plan de Dumbledore lui avait demandé beaucoup de force de persuasion, d'élever la voix et lui avait coûté aussi beaucoup de larmes. Les Granger avaient été horrifiés puis en colère d'apprendre que leur maison avait non seulement été attaquée mais aussi détruite.
Mrs Granger avait essayé de garder le visage brave, après ses paroles concernant une maison et un foyer plus tôt dans la soirée, cependant Hermione pouvait dire que sa mère n'en était pas néanmoins dévastée.
Parce qu'Hermione ne leur avait pas tout dit de ce qui s'était passé durant les deux années écoulées, le Directeur avait été obligé de donner beaucoup d'explications. Quand Dumbeldore quitta la pièce, afin de leur laisser le temps d'assimiler ses explications, l'initial silence rempli de tension entre Hermione et ses parents en disait plus long qu'aucun cri de dispute ne l'aurait fait.
Elle s'était sentie mal, de ne pas avoir dit à ses parents tout ce qui se passait dans le monde sorcier. Elle ne leur avait pas menti en tant que tel, mais leur dissimuler la vérité n'était pas non plus loin du mensonge. Elle pouvait dire que sa mère se sentait mal, à la fois à cause du danger dans lequel s'était trouvée Hermione, et aussi parce qu'elle ne le leur en avait rien dit. Le père d'Hermione était plus en colère que bouleversé, et bien qu'il le niait auparavant, désormais elle sentait qu'il lui en voulait de la situation dans laquelle ils se trouvaient.
Elle aussi s'en voulait.
Bien sûr, elle était soulagée qu'ils étaient vivants, mais cela n'allégeait pas son fardeau de culpabilité, sachant qu'ils étaient forcés de quitter leur maison et leur pays uniquement à cause d'elle.
Ses parents étaient finalement redescendus avec un compromis. Ils quitteraient le pays pour la France et y resteraient jusqu'à la fin de la guerre, aussi longtemps qu'Hermione pendant ce temps-là resterait à Poudlard.
Elle approuva, par inquiétude pour leur sûreté. De toute façon, les visites à Pré-au-Lard avaient été annulées et elle était habituée à passer les vacances de Pâques à l'école. Tout le monde croyait que la guerre serait finie, d'une manière ou d'une autre, lorsque Harry serait diplômé à la fin du mois de Juin, elle n'avait donc pas envisagé ce qui ce passerait avec sa promesse si ce n'était pas le cas.
Peu de temps après, Emmeline Vance, une sorcière puissante et reconnue, membre de l'Ordre (NDT : L'écriture de cette fic a été commencée bien avant la sortie du tome six, je précise qu' on apprend la mort d'Emmeline Vance au début du Prince de Sang-Mêlé, en fait Snarkyroxy, l'auteur a ensuite intégré les nouveaux éléments du monde magique que l'on apprend dans le tome six, comme les objets, lieux ou autres dans son histoire.) arriva afin d'escorter les Granger dans une maison de planque, de là, ensuite ils pourraient partir pour la France. La grande sorcière fit un pas en dehors de la cheminée avec Mercure, le nouvel hibou des parents d'Hermione perché sur son bras, la jeune fille se demanda comment elle avait pu récupérer l'animal.
Après avoir salué Dumbledore et s'être présentée aux parents d'Hermione, la sorcière se tourna vers elle et lui dit : "Bonjour, Hermione. Ca me fait plaisir de te revoir, ma chérie".
Elle l'avait rencontrée l'été précédent au square Grimmauld,lui répondit avec gentillesse et ajouta : "Comment avez-vous retrouvé Mercure ?"
"Ah, c'est donc son nom ? " dit Vance qui caressait avec affection les plumes soyeuses de l'oiseau. "Il planait au-dessus de la rue quand je suis arrivée à votre maison, plus tôt dans la soirée. Il semblait inquiet de comment il allait rejoindre ses propriétaires, j'ai donc pris la liberté de l'amener avec moi, autrement il n'aurait pas été capable de pister et de retrouver vos parents depuis notre nouvelle destination".
Hermione n'avait écouté seulement que la première moitié de ce que la femme avait dit. "Vous étiez à la maison ?" s'écria t-elle soudainement. "Que s'y est-il passé après que nous fûmes partis?"
Les parents d'Hermione qui parlaient tranquillement avec Dumbledore à quelques pas de là, se tournèrent pour écouter avec intérêt.
Vance jeta un bref coup d'oeil à Dumbledore, avant de répondre, "Ne vous inquiétez pas pour ça Hermione. Tout le monde est en sécurité et vivant, n'est-ce pas le principal ?"
Hermione vit le regard de compassion de la sorcière et soupira. A chaque fois qu'elle entendait cela, c'était difficile de se faire à l'idée que la maison avait vraiment disparu sans l'avoir vu par soi-même. A chaque seconde, elle espérait que quelqu'un débarque et crie : "Surprise ! Poisson d'avril !" alors qu'on n'était qu'en décembre.
Elle se demandait si ce serait dans la Gazette du Sorcier ? Probablement pas, pensa t-elle. Peut-être cela valait-il mieux, d'ailleurs. Elle supposa que cela passerait au travers de l'attention du public étant donné qu'elle et ses parents avaient miraculeusement survécu.
Des au-revoirs larmoyants suivirent peu de temps après et Hermione continuait de fixer les yeux de ses parents jusqu'à la dernière seconde quand le Portauloin les emporta loin de la maison de Rogue, vers leur destination inconnue.
De retour dans le bureau du Directeur, Hermione s'effondra dans un de ses fauteuils moelleux, elle se frottait les yeux lourds de fatigue.
"Du thé Miss Granger ?" proposa t-il. "Ou peut-être que vous avez besoin d'un peu de repos dorénavant ".
Elle accepta. "Je suis fatiguée", admit-elle, "mais je fais partie de ces gens qui n'arrivent jamais à dormir pendant la journée. De même, je crois que je ne pourrai pas dormir cette nuit".
Le Directeur sourit. "Bien, si vous changez d'avis, je suis sûre que Madame Pomfresh sera ravie de vous donner une potion de sommeil".
Hermione bailla, et le Directeur étouffa un petit rire. "Je crois que c'est un signe", murmura t-il.
Elle se leva mais ne bougea pas pour quitter la pièce. "Monsieur, je voulais juste vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour ma famille ce soir", dit-elle honnêtement.
Le Directeur la regarda par-dessus ses lunettes en forme de demi-lune et dit : "De rien, miss Granger, cependant mes arrangements n'auraient pas été requis s'il n'avait pas eut l'aide d'une autre personne".
"Je sais", répondit Hermione, comprenant où voulait en venir Dumbledore. "Je l'ai remercié, lui aussi mais mes mots, après tout ce qu'il a fait, semblaient inappropriés".
"C'est bien plus que ce qu'il reçoit de la plupart des autres gens", commenta le Directeur. "Pas qu'il cherche les remerciement, mais parfois ça fait du bien d'être reconnu pour les efforts que l'on fait".
Cogitant sur cela, Hermione se tourna vers la porte, elle s'arrêta pendant un instant avant de quitter la pièce. "Il n'est pas encore revenu, n'est-ce pas ?"
Le Directeur se leva de derrière son bureau et affirma, "Si".
Hermione attendit un moment, mais comme aucune explication ne suivit, elle ferma donc la porte doucement derrière elle et monta à la tour de Gryffondor.
Près du couloir que gardait la Grosse Dame, elle s'arrêta, indécise. Elle allait monter là plus par habitude qu'autre chose, cependant elle ne voyait pas pourquoi elle irait dans la salle commune de Gryffondor, ou dans sa propre chambre d'ailleurs. Il n'y avait pas d'autre étudiant dans l'école et la plupart de ses livres de cours se trouvaient parmi les affaires qu'elle avait laissé chez elle et qui avaient donc brûlées, étudier donc n'était pas possible. Elle devrait passer encore plus de temps à la bibliothèque ce trimestre, remarqua t-elle.
Elle avait été sérieuse à propos de ne pas dormir pendant la journée, elle décida donc d'aller marcher un peu afin de s'aérer l'esprit. Quelque chose lui titillait l'arrière de la tête, elle ne se rendit pas compte de quoi il s'agissait jusqu'à ce qu'elle se surprenne à errer vers le Hall d'entrée et les escaliers menant aux cachots des Serpentard.
Elle savait que Rogue était revenu de sa rencontre avec Voldemort et que Dumbledore n'en semblait pas du tout préoccupé... cependant, cela lui ferait-il du mal à elle d'aller voir s'il allait bien ? Après tout, c'était de sa faute s'il avait été convoqué une seconde fois cette nuit.
Elle se mordit la lèvre et mit ses craintes de côté, se détourna des escaliers des cachots et monta une volée de marches en direction du couloir du premier étage et de l'entrée secrète aux appartements de Rogue.
La pièce était dans le noir, les lourds rideaux coupaient la vue de la fenêtre panoramique, alors qu'Hermione fermait doucement la porte derrière elle. Elle alluma sa baguette en murmurant le sortilège et fut surprise de voir le maître des Potions contorsionné en un angle des plus inconfortables en travers du canapé, sur le dos, replié, un bras par-dessus le bord, sa main touchait le sol.
"Professeur ?" appela t-elle calmement, ayant peur de le faire sursauter.
Il n'eut aucune réponse, et comme elle s'approchait un peu plus, elle remarqua la bouteille vide et renversée de whiskey Pur-Feu qui reposait tout près de sa main pendante sur le sol.
Génial, pensa t-elle. Ce n'est même pas l'heure du déjeuner et il s'est déjà saoulé jusqu'à l'inconscience.
Cette pensée très étrange l'ébranla beaucoup, elle avait toujours perçu Rogue comme étant toujours sous contrôle et appréciait ce pouvoir de contrôle aussi. Elle n'avait jamais vraiment vu le maître des Potions boire des liqueurs, pas du tout même, et sans parler d'une bouteille entière.
Elle se rapprocha encore un peu plus, sur la pointe des pieds, sa baguette levée devant elle afin d'éclairer le visage de Rogue, elle étouffa un cri de surprise en voyant la contusion blême qui apparaissait en travers de sa tempe et de sa pommette. Durant un instant de peur horrifiante, elle pensa qu'elle s'était trompée concernant son sommeil et qu'il était en fait... mais non, il était définitivement endormi. Elle pouvait l'entendre respirer maintenant, cependant le son était rude, comme si sa gorge était en partie oppressée.
Manifestement, Voldemort n'avait pas été appliqué, bien qu'il semblait être revenu relativement peu blessé, après la dernière fois.
"Severus ?" dit-elle doucement.
Toujours pas de réponse, et elle se rendit compte alors, que sa longue stature était trop grande pour rentrer confortablement dans le canapé, ses pieds nus pendaient à une extrémité, sa tête arquée penchait à l'autre bout. Fronçant les sourcils de concentration, elle murmura un des sortilège de métamorphose qu'elle avait appris plus tôt au cours de l'année, ajoutant plusieurs centimètres de longueur au canapé.
La tête de Rogue roula dans l'espace que le sort avait créé derrière lui et Hermione put voir pourquoi sa respiration était si difficile. Elle se pencha encore afin de se rapprocher pour pointer la lumière de sa baguette sur la partie de son cou exposée, au-dessus de col de sa chemise ouverte, Hermione pouvait discerner ce qui apparaissait comme étant une empreinte de botte sur la peau pâle.
Elle s'éloigna un peu, se sentant affligée et coupable. Elle se doutait un peu que Voldemort avait puni Rogue à cause d'elle mais pourquoi recourait-il à une telle forme de torture physique ? D'après ce qu'elle en savait déjà, Voldemort préférait plus les maléfices, les malédictions et les potions que n'importe quelle primitive méthode moldue pour infliger des blessures.
Frissonnant encore une fois, elle se demanda quelle autres blessures pouvaient cacher les vêtements de Rogue ? Devrait-elle soigner seulement celles qu'elle voyait pendant qu'il dormait encore ? Après ses protestations de la dernière fois où elle avait tenté de l'aider, cela semblait une bonne idée. Leur relation avait fait du chemin depuis, même si cela n'était qu'il n'y a qu'une semaine en réalité. Néanmoins, elle savait bien, plutôt qu'elle pensait, qu'il l'avait laissé jouer à l"infirmière pour lui, même maintenant.
Elle s'éloigna de son côté pendant un moment et enleva les sortilèges de protection du labo, Hermione alla chercher un pot de baume cicatrisant. Elle entendit un bruit de craquement derrière elle, elle se tourna, et pensa que le maître des Potions s'était réveillé et l'avait suivit dans la pièce. Le labo était désert et elle secoua la tête quand elle retourna dans le salon.
L'onguent n'était pas la meilleure solution pour le soigner mais c'était la seule possible qu'elle pouvait faire pendant qu'il était encore endormi; plus tard, elle pourrait essayer de le convaincre d'avaler une potion régénérante pour sa gorge afin de réparer les dommages qu'elle ne pouvait voir à la surface.
Elle lança un sortilège pour légèrement illuminer la pièce afin qu'elle puisse voir ce qu'elle était en train de faire, elle s'agenouilla à côté du canapé, près de sa tête, et déboucha le pot de baume.
Avec hésitation, car il pouvait se réveiller, elle leva avec douceur son menton d'une main afin d'avoir un meilleur accès à son cou. Il continuait de dormir et elle appliqua une généreuse dose de pommade sur son cou, la faisant pénétrer dans la peau avec son autre main restée libre. Il fut plusieurs applications pour que les écorchures commencent à disparaître, elle essayait de ne pas penser à la force qu'il avait fallu pour que la marque de la semelle s'imprime autant dans sa chair. Pas la peine de se demander pourquoi il respirait si difficilement.
Elle laissa son menton retomber et tourna son attention envers son visage. Elle pouvait voir le point où un objet dur l'avait atteint, la coupure s'étendait depuis son os, jusqu'au bleu causé par le point où l'objet l'avait touché. Commençant par là, elle massa à nouveau sa peau avec le baume avant de lancer un charme afin de détecter si l'os en-dessous n'était pas cassé.
Elle replaça le couvercle sur le pot et regarda l'expression du visage de Rogue dans son sommeil pendant quelques instants. Même quand il était endormi, il y avait un crispation de ses traits, un pli entre ses sourcils ne donnait aucune illusion d'un sommeil sans cauchemar. Elle se demanda brièvement s'il était crispé à cause de la douleur, elle jeta le sort de détection des blessures que Madame Pomfresh avait enseigné durant le cours de Médecine Magique de l'année dernière. Ses craintes furent confirmées quand sa baguette s'illumina lorsqu'elle la passa au-dessus de ses côtes et elle se mordit la lèvre, se demandant que faire.
Une telle blessure n'était pas surprenante, étant donné les autres qu'il avait reçu, cependant, elle n'osa pas inspecter plus loin sans son consentement. C'était justement ce dont elle avait besoin de lui, qu'il se réveille pour qu'il puisse enlever ses vêtements.
Elle gloussa presque de rire mais en voyant à nouveau son expression de douleur sur son visage, elle se leva et lança un autre sort, "Sobrietus".
Plus tôt l'alcool serait éliminé de son corps, plus vite il se réveillerait et elle pourrait voir les blessures restantes qui le rongeait.
Ramassant la bouteille vide de whiskey Pur-Feu, elle la posa sur la table basse puis ensorcela les rideaux pour qu'ils s'ouvrent légèrement afin de laisser passer dans la pièce un peu de la lumière de la fin de matinée.
Jetant un dernier coup d'oeil au maître des Potions, elle retourna dans le labo afin de chercher une potion anti-gueule de bois Sobrietus enlève l'alcool du corps mais n'efface pas les conséquences physiques après une cuite. Elle sentait que Rogue avait besoin de cette potion, si comme Dumbledore lui avait dit, il devait rendre compte de nouvelles informations lors de la réunion de l'Ordre cet après-midi.
Ne trouvant pas de cette potion dans les réserve du maître des Potions, elle décida d'en préparer tout un nouveau chaudron. Ce serait tout aussi utile, pensa t-elle, étant donné que les élèves allaient revenir des fêtes de fin d'année. Il y avait toujours quelqu'un qui réussissait à planquer une bouteille de Vieil Ogden dans ses affaires après le Noël en famille, et la faire passer en fraude à l'école.
Perdue dans ses pensées, elle fut surprise d'entendre le même bruit de craquement qu'elle avait entendu un peu avant, cela venait de l'autre côté de la pièce. Elle se leva de nouveau, resta debout en silence à écouter pendant quelques instants alors que le bruit continuait. Il semblait que cela provenait de derrière le plan de travail du maître des Potions, près de l'amoncellement des notes et des parchemins.
Levant sa baguette, elle marcha lentement et silencieusement en direction du bruit, épiant le moindre signe de mouvement. Tout d'un coup, le bruit cessa quand elle arriva au niveau de l'extrémité de la paillasse. Elle frissonna.
Le bruit ne se fit pas ré-entendre mais même après, Hermione resta debout, à l'affût pendant quelques minutes. Elle secoua la tête à nouveau, se demandant si elle était fatiguée au point d'avoir des hallucinations auditives.
Elle était sur le point de se retourner pour préparer ses ingrédients quand un livre sur le plan de travail de Rogue attira son attention, ce n'était pas n'importe quel livre, mais le carnet de notes qu'elle lui avait offert pour Noël, tout juste deux jours avant.
Elle tourna la page de couverture et fut surprise de voir que quelques potions étaient déjà listées sur la page d'indexation automatique. Elle se sourit à elle-même, ravie de constater qu'il avait été sincère quand il parlait de l'utilité de son cadeau.
Elle reconnu quelques uns des ingrédients utilisés dans l'antidote de la potion Endoloris mais aussi d'autres qu'elle ne connaissait pas. Submergée par la curiosité, elle tourna la page, espérant trouver sur la suivante dans quel mélange ils pouvaient être employés.
Elle se trouva à contempler la recette de la potion Endoloris.
Elle respira difficilement à mesure que ses yeux voyageaient sur la liste des ingrédients qui devenaient de plus en plus répugnants. Rogue avait déjà auparavant refusé de lui appendre la moindre étape de la préparation de cette potion, ou bien il changeait de sujet à chaque fois qu'elle lançait la discussion dessus. Elle l'avait vu en train de préparer les divers ingrédients mais ne s'était jamais risquée à lui demander de quoi il s'agissait, ou les propriétés et interactions entre eux, ou bien encore quand il fallait les ajouter dans le mélange.
C'était vraiment un philtre horrible, quelque chose que Rogue sans aucun doute n'aurais jamais souhaité être capable d'inventer. Bien qu'elle savait les effets de la potion, Hermione ne pouvait s'empêcher d'être fascinée par la liste des ingrédients, imaginant de quelle façon tous se combinaient et réagissaient afin de former ce liquide qui vous amenait au portes de la mort. Elle était tellement captivée par la méthode de préparation, qu'elle n'entendit aucun des mouvements derrière elle. Elle se rendit compte qu'elle n'était plus la seule dans la pièce lorsqu'elle sentit une main sur son épaule. Elle s'écria de surprise, ferma brusquement le carnet dans un claquement, et se tourna sur elle-même pour faire face au maître des Potions qui était livide.
Son visage était blanc de colère, il murmura dans un sifflement de fureur, " Au nom d'Hadès, que pensez-vous que vous êtes en train de faire ? "
oOoOoOoOo
A suivre...
