Avant l'Aurore

by

SnarkyRoxy

Traduction par Del Naja

Disclamer : Personnages et lieux à JK Rowling, l'histoire est celle de Snarkyroxy, je ne fais que la traduction.

Le petit mot de moi :Et non ! Je ne suis pas morte lol ! Tout comme je n'ai pas abandonné la traduction. Je sais que ma vie personnelle n'intéresse personne et n'est en aucun cas une excuse à mon retard mais comme je l'annonçais en septembre, la préparation au CAPES est plus que prenante, les écrits s'approchent c'est pour le 10 et 11 mars mais bon je ne me fais pas d'illusions à ce que je le réussisse.

Après ces longs mois d'absence il était enfin temps que je revienne avec un nouveau chapitre, qui plus est le très attendu chapitre du baiser (aaahh aaahh lol cri de fangirl). Par contre ne m'en voulez pas trop s'il reste des fautes je n'ai pas pris le temps de bien me relire, juste une fois et pas trois XD ! J'espère que la longueur du chapitre compensera un peu la longue attente dans laquelle je vous ai laissés. Je vous le laisse découvrir avec un petit conseil sonore pour accompagner (si bien je trouve) the Moment M, une chanson du groupe Alpha : Firefly mais remixée par Portishead, dont vous trouverez le lien à cette adresse bien sûr en enlevant les espaces entre les slash, les points et remettre les tirets bas entre Alpha-Firefly (tiret bas) remix (tiret bas) by (tiret bas) portishead (et voui faut ruser pour les liens, sinon fanfiction. net les fait sauter) :

http // www . 4shared . com / file / 38809510 / 6211f5bc / Alpha-Firefly remix by Portishead . html

Je voulais aussi remercier toutes les personnes qui m'ont laissé un mot, je m'excuse de n'avoir pas pu leur répondre personnellement mais déjà qu'il me manque du temps pour traduire. Promis après les écrits j'aurai plus de temps donc je vous répondrai individuellement, un gros bisou à tous. Et une pensée particulière pour Calypso63 dont je viens de découvrir la review il y a peu de temps dans ma boîte email et qui après avoir lu tous les chapitres d'un coup crains de ne pouvoir plus supporter d'attendre la suite. Mais je crois qu'en fait tu seras une des personnes qui aura attendu le moins longtemps lol. Ah le hasard... Merci miss pour ton mot, bisous.

ET : Bonne lecture à tous !!!!!

Chapitre 23 : Deux mots

Le cours de potions de ce mercredi après-midi fut bien étrange. Hermione essayait de ne pas se comporter différemment avec Malfoy mais cela était dur pour elle de le traiter avec indifférence alors qu'elle devait s'asseoir à côté de lui et travailler avec lui.

De son côté, le Préfet en chef était poli envers elle mais sans excès non plus. Lorsque, par exemple il lui fit le geste pour l'enjoindre à rentrer avant lui dans la classe le lundi, Hermione ne pouvait détecter aucune hypocrisie dans la façon qu'il avait de lui parler, cela la fit s'interroger sur le fait que les suspicions de Rogue étaient peut-être vraies après tout.

Elle surprit plusieurs fois Rogue en train de les observer tout au long de la leçon, un regard contemplatif dans les yeux.

A la fin du cours de Potions du vendredi, elle ne pouvait nier que Malfoy avait des mains précises pour cet art et était aussi un excellent partenaire d'expérimentation. Sa préparation des ingrédients était aussi précise que la sienne, et pendant que leur base de potion frémissait tranquillement pendant la demie-heure requise, ils planifiaient un roulement pour se partager le mélange et la prononciation des incantations ce qui leur donnait à tous deux l'opportunité d'essayer cette nouvelle compétence.

Hermione à la fin de la classe traînait pour ranger ses affaires, elle avait prévu d'accompagner Rogue dans son labo mais Malfoy aussi semblait prendre son temps pour rassembler ses parchemins et ses plumes, de plus il la regardait du coin de l'oeil.

Elle se renfrogna et sortit de la salle de classe sans que Rogue ne lui adresse un signe de tête approbateur. Une fois dans le couloir, elle ralentit la cadence de ses pas et put sentir Malfoy à peu de distance derrière elle. Quand elle atteignit la jonction entre le couloir qui menait aux quartiers de Rogue et les escaliers montant aux niveaux supérieurs du château, elle choisit les escaliers. Cela sembla brouiller les pistes pour Malfoy, comme elle l'avait espéré, parce que même en attendant pendant quelques minutes dans le hall d'entrée il ne réapparut pas.

En poussant un soupir de soulagement, elle se dirigea vers la tour de Gryffondor pour vider son sac et prendre d'autres affaires. Ensuite, elle refit rapidement chemin vers le premier étage et les appartements de Rogue. Quand elle arriva, il était déjà assis à son bureau, en train de griffonner des papiers avec une expression menaçante sur la figure. Une petite montre était posée à côté de la pile de dissertations, elle devait certainement être là pour le chaudron bouillonnant que l'on voyait à travers la porte ouverte du labo.

« Je pensais que vous ne viendriez pas ce soir » dit-il sans lever les yeux.

« Malfoy semblait plutôt intéressé par le pourquoi je traînais après le cours », expliqua t-elle, en s'asseyant en face de lui de l'autre côté du bureau. « J'ai pris les escaliers qui montent aux étages supérieurs pour essayer de l'embrouiller, ce qui manifestement a fonctionné puisqu'il ne m'a plus suivie une fois passé les cachots ».

« Hmmm » marmonna Rogue en barrant d'un large "A" le devoir devant lui, puis en prenant le suivant depuis la pile.

Hermione retira lentement et avec précaution un minuscule paquet de sa poche, l'élargit et le posa sur le bureau entre eux deux.

En premier lieu il regarda le colis emballé de papier gris-argenté, puis leva les yeux sur elle.

« Qu'est-ce que c'est ? »

« Joyeux Anniversaire, Severus », dit-elle avec beaucoup de douceur.

Il était surpris, puis ravi, puis... presque empli de regrets.

« Ce n'est pas grand-chose », dit-elle rapidement, essayant de couper toute tentative de refus de sa part. Elle avait passé tellement de temps à se demander quoi lui offrir depuis que juste après Noël elle avait appris la date de son anniversaire. Elle ne voulait pas l'embarrasser, ou prétendre lui offrir quelque chose de trop personnel, mais en même temps, elle voulait un cadeau qui avait une signification.

« Vous n'aviez pas à... », commença t-il. « Je ne m'attendais pas- »

« Je le voulais », dit-elle assurée.

Il posa sa plume et contempla le paquet pendant un long moment avant d'allonger le bras pour s'en saisir.

Hermione se mordillait la lèvre et observait ses longs doigts déballer la boîte qui, une fois révélée, était d'un noir profond et brillant, exceptée pour l'écriture en doré mat gravée sur le devant.

« Whisky pur Feu Ogden's Old » lit-il à haute voix, sa bouche s'incurvant en un sourire d'appréciation devant l'ironie.

« Bien meilleur que cette imitation bon marché », dit-elle en lui retournant le sourire. Il y avait une chance sur deux pour qu'il soit ou bien offusqué ou bien amusé par le cadeau, et elle poussa un soupir de soulagement en voyant qu'il s'agissait de la deuxième possibilité.

« Merci Hermione» dit-il en traçant pensivement d'un doigt les contours de l'inscription sur la boîte. « Je suis sûr d'en faire usage d'ici un futur très proche ».

Son sourire à elle s'évanouit un peu, il fit passer son commentaire avec un rire bref et forcé, il posa la bouteille avec précaution à un autre endroit du bureau puis se ressaisit de sa plume.

Elle prit cela comme le signe de le laisser travailler et elle se dirigea vers le labo afin de préparer le stock de potions du mois prochain pour l'Infirmerie. Elle avait eu une réunion avec Madame Pomfresh plus tôt dans la semaine pour faire l'inventaire. Il y avait peu de choses qui nécessitaient un ré-assort ce qui heureusement pour elle lui laissait du temps pour se concentrer pour demain soir, samedi.

Quand elle arriva peu après le dîner, Rogue, comme la semaine dernière, faisait encore une fois les cent pas dans le laboratoire ; au lieu de deux, quatre flasques de la potion étaient alignées sur le plan de travail.

Elle se mit directement à travailler sur ses propres potions, essayant de faire abstraction du lourd et lancinant bruit des pas de Rogue à chaque fois qu'il traversait la pièce. En cet instant, elle savait que leurs "conversations de futilités" comme il les appelait, n'allaient pas aider à alléger le poids de la galopante trépidation des événements à venir, et Rogue préférait être tranquille avec ses propres pensées, quelles qu'elles puissent être.

Quelques minutes après sept heures, il sortit en trombe de la pièce son bras gauche replié, signe d'une douleur manifeste, il revint peu de temps après avec sa cape. Hermione délaissa son chaudron pendant qu'il réduisait les flasques en fioles, et quand il les mit dans ses poches, elle se plaça à côté de lui et lui murmura, « Soyez prudent ».

Il se tourna vers elle et approuva d'un bref signe de la tête, elle pouvait lire de l'appréhension mais aussi de la détermination dans ses yeux.

Quand il fut partit, elle retourna à son chaudron, très reconnaissante d'avoir quelque chose à faire pour s'occuper l'esprit.

Deux heures et demie plus tard, trois différentes sortes de potions se trouvaient embouteillées et même refroidies sur le plan de travail. Hermione ne voulait pas commencer autre chose, en effet elle se trouvait convaincue que Rogue n'allait pas tarder à revenir maintenant, elle s'assura donc que le labo était d'une propreté immaculée puis elle alla s'installer dans le salon, attendant son arrivée.

Après être restée assise bêtement dans un des fauteuils pendant dix minutes, elle se leva et se dirigea vers la grande bibliothèque pour se trouver quelque chose à lire. Ses yeux tombèrent sur l'étagère des livres de fiction moldue, elle parcourut les titres et choisit après avoir hésité, un petit et très ancien exemplaire relié de cuir des Contes de Canterbury.

Elle passa rapidement sur le prologue avant de jeter un oeil sur l'horloge, comptant à nouveau le temps qu'il avait été absent cette fois-ci par rapport à la semaine dernière, cela faisait plus de trois heures.

Si ça se trouve, il pouvait être de retour, faisant un compte-rendu au Directeur, pensa t-elle, et pendant un instant, elle envisagea de contacter par Cheminette le professeur Dumbledore pour vérifier. Elle réfuta cette pensée cependant. Si Rogue était là, les deux professeurs n'apprécieraient sûrement pas du tout cette interruption, et s'il n'était pas là... cela ne ferait qu'augmenter son inquiétude.

S'asseyant de façon plus confortable dans le fauteuil et en croisant ses jambes sous elle, elle poursuivit sa lecture, le prochain récit du livre était le Conte du Chevalier. Hermione se trouva projetée dans l'histoire et elle perdit la notion du temps, comme elle était prompte à le faire quand il s'agissait de lire un nouveau livre.

Même le tic-tac lancinant de la pendule sur la cheminée ne la distrayait pas jusqu'à ce que, proche de la fin du conte, elle s'allongea en arrière pour s'étirer et son regard tomba de nouveau sur l'horloge.

Minuit et demie ! Elle sauta de son siège et se précipita vers la porte de la salle de travail, elle l'ouvrit et jeta un oeil dans la pièce pour se rassurer qu'il ne se fusse pas revenu par l'autre passage et soit directement allé préparer des potions. La pièce était froide et vide.

Elle replaça Les Contes de Canterbury sur l'étagère et commença à faire des allées et venues devant le feu, malgré la chaleur, elle frissonnait. Sûrement, il devrait être rentré maintenant non ?

S'il était revenu mais retenu par Dumbledore, sûrement aurait-il pensé à la prévenir par Cheminette, même si ce n'était que pour la renvoyer dans sa chambre pour la nuit. Il savait qu'elle ne retournerait pas dans la tour de Gryffondor avant de savoir s'il allait bien.

Une demie-heure plus tard, elle faisait les cent pas en dessinant un cercle à travers la pièce et en se disant à chaque passage devant la cheminée qu'au suivant, elle appellerait par Cheminette le Directeur.

Sa résolution était presque prise quand les flammes devinrent vertes, le maître des Potions sortit de la cheminée, il enleva sa cape dès qu'il se fut extirpé de l'âtre.

Hermione traversa la pièce en trois grandes enjambées et attira Rogue dans une embrassade de soulagement avant qu'il ne puisse protester. Elle sentit sa surprise dans la crispation momentanée de ses épaules, mais ensuite, il se détendit et l'entoura de ses bras, il poussa un doux soupir, sans le faire exprès ses doigts se mêlèrent aux sauvages boucles qui descendaient le long de son dos.

Ce ne fut qu'après un long moment, quand il s'enquit d'elle si doucement, presqu'en silence au dessus de sa tête qu'elle réalisa qu'elle tremblait.

« Vous étiez parti depuis si longtemps », murmura t-elle en tournant la tête sur le côté pour ne pas que ses mots finissent étouffés dans sa redingote. « J'ai pensé qu'il était arrivé quelque chose ».

« Je vais bien », dit-il. « Vous n'auriez pas dû vous inquiéter. J'ai été absent bien plus longtemps que ça avant ».

« Je sais, mais pas la semaine dernière. Vous étiez revenu si rapidement alors, et j'ai donc pensé que cette semaine ce serait pareil ».

Rogue ne répondit pas mais resserra son étreinte, une de ses mains vint se poser à l'arrière de la tête d'Hermione. Son oreille droite était pressée contre son torse et elle pouvait sentir les battements de son coeur, forts et réguliers, à travers les couches de vêtements. Cela l'apaisait, et elle laissa échapper un souffle tremblotant, essayant de calmer son propre coeur qui s'était emballé.

« Vous êtes sure que tout va bien ? » demanda t-il après un moment, sa main montait et descendait sur ses cheveux dans la plus aérienne des caresses. Elle affirma de la tête du mieux qu'elle put et se retira légèrement en arrière, elle était un peu désorientée par ce regard inquiet qu'il lui donnait.

« Vraiment, je vais bien », répondit-elle. « Je n'aurais pas du m'inquiéter, j'ai été idiote. Je m'en excuse ».

« Je pensais qu'on s'était mis d'accord sur le fait que vous deviez arrêter de vous excuser tout le temps », dit-il d'un air tout ce qu'il y avait de plus sérieux malgré une légère lueur d'autre chose dans son regard, pas de l'amusement... de l'appréciation peut-être.

« De plus », continua t-il, « votre inquiétude, pour autant qu'elle était mal placée ce soir, est tout de même la bienvenue ».

Elle eut un léger sourire, puis il se saisit à nouveau de sa cape pour en retirer quatre fioles vides de la poche intérieure.

« Est-ce que ce sont celles que vous avez prises qui étaient pleines en début de soirée ? » demanda t-elle en le suivant tandis qu'il se précipitait dans le labo.

Il approuva de la tête, le dos tourné alors qu'il les posa sur un plan de travail et jeta le sortilège pour leur rendre leur taille initiale de flasques.

La raison pour laquelle il était parti si longtemps lui devint tout à coup très claire.

« Vous avez aidé à sa distribution cette nuit alors, n'est-ce pas ? »

« Oui », dit Rogue en s'asseyant à son bureau encombré d'affaires et cherchant quelque chose parmi les piles de notes. « Ce dont je suis considérablement reconnaissant parce que cela m'a tout simplement permis d'avertir ceux qui avaient été visés ».

Hermione s'assit sur le rebord de l'extrémité du banc le plus proche, perdue dans ses pensées pendant que Rogue trouva le parchemin qu'il cherchait.

Quand il se retourna pour lui faire face, elle lui demanda : « Ne va t-il pas vous soupçonner ? »

Rogue dit non de la tête et s'adossa un peu plus contre sa chaise, se préparant pour une longue explication.

« Il y avait douze d'entre nous qui travaillaient ensemble ce soir, il va ainsi tous nous suspecter, mais il ne sera pas enclin à prendre de sérieuses mesures contre quiconque sans de plus approfondis tests individuels de loyauté, si on peut dire ».

« Qui était visé ? » demanda t-elle. « Les Aurors ? L'Ordre ? »

Rogue une nouvelle fois secoua la tête en signe de négation. « Non j'ai eu tort de présumer qu'il continuerait de si petites attaques isolées avec une telle arme de destruction massive(et on ne rigole pas XD ! Moi aussi la référence avec un certain président m'a fait sourire mais je n'y peux rien, c'est l'exacte traduction, en tout cas je n'en vois pas d'autre ).Ce soir nous avons versé la potion dans les citernes d'eau du Ministère de la Magie ».

Hermione resta stupéfaite devant son visage impassible qui contrastait avec l'expression horrifiée de la jeune femme imaginant les centaines et centaines de sorciers et sorcières travaillant au Ministère. Même en étant diluée dans l'eau, la potion sera encore assez puissante pour causer de sérieuses blessures aux gens, cela dépendait de combien ils en consommeraient. Il y avait des fontaines où l'on peut boire partout dans le bâtiment du Ministère, approvisionnées magiquement par un réseau de conduites venant des réserves d'eau, sans parler de la cafétéria et des milliers de tasses de café et de thé consommées chaque jour. Ce serait un désastre aux proportions catastrophiques, la moitié du Ministère serait à Sainte-Mangouste avant de pouvoir réaliser ce qu'il se passe.

« Grâce à Dieu que vous ayez pu prendre part à cela, ou autrement ils n'auraient pas pu être prévenus », dit-elle calmement. « Peuvent-ils purifier l'eau ou bien utiliser un autre système d'adjonction? »

Rogue de nouveau répondit non de la tête. « Je ne sais pas ce qu'ils ont prévu de faire. Dumbledore est au courant de la contamination, et a contacté les autorités officielles du Ministère qui pourront faire face à cette situation. Je les ai informés que la potion n'a d'effets que durant une semaine, donc le pire qui puisse arriver est qu'ils vont devoir fermer le système d'adjonction pendant une semaine .»

« Il ne va plus faire dans la finesse pour ses attaques, n'est-ce pas ? » commenta t-elle.

Rogue était en train de lire le parchemin qui était dans ses mains, cependant il lui répondit, « Je comprends que tôt ou tard il veuille prendre les choses en main. Il s'est rendu compte que plus longtemps il laisse la situation telle quelle, sans se préoccuper de Potter -du moins c'est ce qu'il pense- ce sera encore plus difficile pour lui. Ces attaques de grande ampleur ont pour objectif de réduire significativement et en un court laps de temps le nombre de sorciers et sorcières capables de se battre et qui voudraient se liguer contre lui ».

« Que fera t-il alors, quand les attaques échoueront ? » demanda Hermione.

« Uniquement celle-ci, Hermione », lui rappela le maître des Potions. « On ne peut pas pour autant dire que les prochaines échoueront. Ce fût bien plus un coup de chance que j'ai été mis dans la confidence des détails ce soir, cela pourrait ne plus être le cas ».

Il retourna son attention à son bureau et se saisit d'une plume pour griffonner quelque chose au dos du parchemin. Elle osa se rapprocher et espionner par dessus son épaule, essayant de décrypter la longue et compliquée équation d'Arithmancie qu'il était en train d'écrire.

« De quoi s'agit-il ? » commença t-elle à demander, mais il la renvoya au silence d'un abrupt "cchhh !", et continua à écrire, puis il prit un autre parchemin et recommença l'équation, légèrement différente de la première.

Quand il eut rempli la moitié de la page et rayé la majorité de ce qu'il avait écrit, il se renfonça dans son siège, les yeux plissés, étudiant l'équation finale.

Hermione avait mal à la tête rien qu'en essayant de déchiffrer la première ligne. Il semblait que c'était une formule relative à un mouvement de baguette pendant une incantation, mais c'était trop complexe à comprendre, même avec son niveau des ASPICs de ses connaissances dans ce domaine.

« Je pense que cela pourrait marcher », dit doucement Rogue, en barrant un symbole pour le remplacer par un autre.

« De quoi s'agit -il ? » demanda t-elle de nouveau.

« Si cela fonctionne », dit-il avec précaution, « c'est la formule d'Arthimancie pour charmer l'antidote à la potion Endoloris en une potion préventive ».

Elle resta à regarder la formule, puis Rogue qui fronçait les sourcils, ses lèvres se mouvaient légèrement alors qu'il vérifiait encore une fois l'incantation.

« C'est brillant », souffla t-elle.

« Ca n'a pas encore fonctionné », la prévint-il. « Certaines choses qui semblent être correctes du point de vue théorique s'avèrent être en pratique un véritable désastre ».

« Et bien », avoua t-elle en toute honnêteté, « cette formule théorique n'a absolument aucun sens en ce qui me concerne, mais cela reste une idée de génie ».

Il lui sourit d'un air entendu. « Les incantations d'Arithmancie sont extrêmement complexes. Je ne pense pas que le professeur Vector songe seulement à effleurer le sujet en classe d'ASPICs ». Hermione dit non de la tête. « Il vous faudra poursuivre vos études et obtenir une Maîtrise dans ce sujet avant de pouvoir créer vos propres formules ».

« Vous avez une Maîtrise en Arithmancie et en Potions ? » en conclut-elle incrédule.

Il eut un petit rire amusé ce qui fit tressauter sa tête. « En fait, non. Mais le Maître des Potions auprès duquel j'ai été l'apprenti en possédait un et il m'a enseigné beaucoup de théories d'Arithmancie en relation avec les Potions ».

« Très utile en effet », commenta t-elle et il inclina la tête en signe d'approbation. « Allez vous l'essayer sur l'antidote alors ? »

« Les incantations doivent être prononcées pendant le processus de mélange », expliqua t-il, « un peu comme la potion sur laquelle vous travaillez en classe en ce moment. Nous commencerons un nouveau chaudron du mélange durant la semaine, si notre emploi du temps le permet. J'ai encore la potion actuelle à préparer en temps et en heure pour samedi prochain ».

« Espérons aussi que vous pourrez découvrir quelles sont ses intentions sur son usage », soupira Hermione.

oOoOoOoOo

Mardi matin, la Gazette du Sorcier faisait les gros titres sur une mystérieuse contamination des réserves d'eau du Ministère de la Magie. Selon les sources du journal, les officiels du Ministère n'avaient toujours pas trouvé quelle était la cause de la contamination, bien qu'ils aient assuré aux employés et à la communauté magique que les réserves seraient restaurées d'ici la fin de la semaine.

D'après l'expression du visage de Harry, qui étaient en train de lire l'article par dessus l'épaule d'Hermione, il était manifeste qu'il en savait plus que ce que le journal en disait. En dépit de toutes leurs conversations, elle ne leur avait pourtant pas fait part de ce que Rogue lui avait dit, cependant durant un moment de calme avant leurs cours de ce mardi, elle informa Ron et Harry sur ce qu'elle et Rogue savaient.

Dumbledore avait évoqué la possibilité d'une attaque sur Harry, tout en y incluant Rogue dans un rôle de protecteur, Hermione avait alors été ravie de voir son ami acquiescer face au maître des Potions quand ils entrèrent dans la salle de classe du mercredi. Rogue haussa un sourcil mais lui rendit la politesse, puis il gratifia Hermione d'un regard lourd de questions. Elle détourna et baissa la tête puis forma avec sa bouche le mot "Dumbledore" juste au moment où Malfoy s'asseyait à côté d'elle.

Ils avaient fini de préparer le mélange de base de la potion Indicii Memoria et ils travaillaient à ajouter les premiers ingrédients en même temps que de prononcer les incantations correspondantes. En dépit de ses a priori, Hermione trouva qu'il était agréable de travailler avec Malfoy. Bien qu'ils s'abstenaient de parler de quoi que soit qui n'étaient pas en rapport avec le cours, ils avaient tous deux réussit à ne pas s'asperger de réparties sarcastiques.

Pourtant, elle s'inquiétait de souvent surprendre Malfoy en train de l'observer durant les repas dans la Grande Salle, et il regardait Rogue aussi les rares fois où il faisait acte de présence. Le Serpentard mettait aussi un point d'honneur à être le dernier à quitter la salle de classe de Potions à la fin de chaque cours, empêchant Hermione de parler à leur professeur. Elle était sûre que Malfoy le faisait de façon délibérée, ayant senti quelque chose entre le maître et l'élève, elle se fit alors extrêmement prudente quand elle utilisait le passage secret vers les appartements de Rogue.

oOoOoOoOo

La semaine passa à une vitesse folle dans un enchaînement de cours, de devoirs, de potions à préparer et un match plus que tendu entre Gryffondor contre Serpentard dans lequel Harry avait foncé comme une flèche pour piquer le Vif d'Or sous les yeux de Malfoy.

Hermione quitta les festivités de la salle commune de Gryffondor le samedi soir pour aller dans le labo de Rogue. Il n'y avait pourtant pas de réel besoin de son aide d'autant plus que toutes les préparations avaient été faites. Les potions pour l'infirmerie avaient été toutes fournies et elle avait juste fini un chaudron plein de l'antidote d'origine. Rogue n'avait pas encore eu de temps pour tester l'incantation qu'il avait créée pour en faire un filtre préventif.

Les samedi soirs avec Rogue étaient devenus comme une sorte d'habitude, et excepté son propre malaise à ne pas savoir s'il était en sûreté ou non, elle savait qu'il en était venu à prendre dans sa présence une sorte de réconfort implicite à chaque fois qu'il revenait de Voldemort.

Cette fois-ci il ne faisait pas les cent pas à travers la pièce, ce dont elle lui était reconnaissante, cependant elle s'arrêta quand il marmonna sombrement le visage dur face à sa présence dans l'encadrement de la porte.

« Quoi ? »

« Si vous êtes juste venue vous réjouir de moi de façon malveillante vous pouvez retourner de là où vous venez », grogna t-il sombrement de là où il était assis, au bureau submergé de papiers dans le labo.

Elle fronça les sourcils, l'air surprise, c'est alors qu'elle baissa les yeux et se rendit compte qu'elle portait encore son écharpe de Gryffondor, enroulée autour de son cou.

« Désolée », murmura t-elle, en l'enlevant précipitamment et en la fourrant sur un tabouret sous un des plan de travail. « On était en train de fêter ça ».

« Sans aucun doute », souffla t-il. « Vous pourriez tout aussi bien retourner les rejoindre. Tout semble en ordre ici. Il n'y a pas besoin de faire plus d'antidote tant que je n'ai pas encore essayé d'enchanter celui-ci ».

« J'ai fini les potions pour Madame Pomfresh en avance aussi », dit-elle « mais j'ai pensé que je pouvais juste descendre et... je ne sais pas... voir si vous n'auriez pas besoin de quelque chose ».

« Peu-être un peu de ce whisky Pur-Feu », dit-il en grimaçant. « Je ne suis pas particulièrement féru de la réaction du Seigneur des Ténèbres devant l'échec de la dernière mission ».

« Mais vous aviez dit qu'il ne ferait pas- »

« Non, je ne pense pas qu'il se mette à nous jeter des sorts », dit Rogue précipitamment. « Mais il va douter de tous et il pourrait décider de nous tester ».

Avant qu'Hermione ait pu lui demander ce qu'il voulait dire par là, il eut un sifflement de douleur et serra sa main gauche en poing.

Elle restait debout et silencieuse quand il se saisit de sa cape et des fioles de potion, puis elle le suivit dans le salon.

« Retournez à la tour de Gryffondor, Hermione », dit en prenant une poignée de poudre de Cheminette dans le pot posé sur manteau de la cheminée.

« Mais- » commença t-elle.

« Il n'y a rien pour vous ici » dit-il rapidement dans un ton pressé. « Il n'y a aucune raison à ce que vous restiez assise ici pendant des heures. Retournez vers vos amis ou vos devoirs, et je vous verrai demain ».

Elle se mordit la lèvre, elle ne voulait pas partir et devoir attendre jusqu'au matin pour voir comment il allait.

« Reposez-vous Hermione », dit-il et face à son regard empli de doutes, il lui proposa : « Revenez demain dès que vous voudrez le matin, je serai là ».

Devant cette concession, elle acquiesça finalement et il fit un pas dans la cheminée.

Elle inspira profondément et ouvrit la bouche pour lui souhaiter bonne chance mais il était déjà parti.

oOoOoOoOo

Quand les festivités dans la salle commune de Gryffondor prirent fin il était un peu plus de minuit. Hermione était retournée dans sa chambre mais elle se trouva incapable de dormir, son inquiétude pour Rogue l'accablait comme un poids mort en plein milieu du ventre. Après une heure du matin, elle était toujours éveillée, elle se leva et alla jeter un oeil à la fenêtre, scrutant le sol en bas, en espérant apercevoir le furtif mouvement d'une silhouette noire se faufilant à travers les ombres, signe de son retour.

Une demie heure plus tard elle décida qu'elle devait savoir ce qui s'était passé. Elle savait que si Rogue était revenu, il ne dormirait pas, pas si Voldemort avait exigé d'avoir sa potion pour la semaine prochaine. Il serait peut-être en colère contre elle mais il avait dit qu'elle pouvait revenir le matin... et techniquement on était le matin.

Le château était plongé dans le calme et le froid alors qu'elle sortait du tableau de la Grosse Dame, visiblement très irritée et elle se dirigea en bas, au premier étage. Elle frissonnait, pourtant reconnaissante envers-elle même d'avoir enfilé une veste, des gants et une écharpe - pas celle de Gryffondor cependant- par dessus son gilet. Elle descendit au premier étage sans même rencontrer Miss Teigne ou un des fantôme, et elle s'engouffra dans le passage menant aux appartements de Rogue.

Elle poussa un soupir de soulagement quand elle vit la lourde cape de velours posée en travers d'un fauteuil, cependant son impression de d'apaisement s'effondra quand elle remarqua la bouteille neuve de whisky Pur-Feu qu'elle lui avait offert, désormais ouverte. Il n'en avait pas beaucoup bu mais cela avait du être une nuit éprouvante après tout pour lui s'il avait ressenti le besoin de boire, supposa t-elle.

Tandis qu'elle se défaisait de sa veste, de ses gants et de son écharpe, des bruits venant du labo atteignirent ses oreilles, et cela lui fit se rappeler qu'elle devait toujours parler à Rogue de ces bruits bizarres qu'elle avait entendu. Cependant, ceux-ci étaient différents, et peu à peu qu'elle ouvrait la porte du laboratoire, le tchac, tchac, tchac d'un couteau tapant le bois d'une planche à découper se fit de plus en plus distinct.

Rogue leva les yeux quand elle entra dans la pièce, refermant la porte derrière elle, et quand elle se retourna elle dut se retenir de ne pas faire marche arrière. L'expression de son visage était... meurtrière tout simplement. Il était absolument furieux, et il coupait les racines de la plante sur le plan de travail sans une once de son habituelle précision. Tandis qu'habituellement ses coups de couteau étaient rapides mais précis, là au contraire, il portait de grands coups vifs et désordonnés sur la racine puis il rassembla les morceaux en un tas avant de prendre une autre racine dans le pot puis de répéter le processus.

Quand il eut fini, il prit tous les morceaux, se tourna vivement pour les jeter dans le chaudron derrière lui. Retournant au plan de travail, il prit le premier pot de la rangée qu'il avait aligné, il était rempli de vers tubéreux conservés dans la saumure, et il retira une poignée de ces ingrédients glissants. Hermione observait avec un mélange de peur et d'inquiétude alors qu'il recommençait son brutal assaut avec le couteau. Le liquide de conservation qui était resté sur les vers rendait l'opération difficile, c'est alors qu'il retira vivement sa main en sifflant de douleur quand le couteau glissa et lui coupa le doigt. Le sang se répandit sur les ingrédient ce qui les rendit inutiles, il se saisit donc de sa baguette pour les bannir puis il marmonna un rapide charme pour refermer la coupure.

Lorsqu'il reprit une autre pleine poignée de vers et répéta le processus, Hermione commença de traverser la pièce pour le rejoindre et mettre un terme à tout cela. Elle était arrivée à l'extrémité du plan de travail et quand le couteau ripa une nouvelle fois, il le balança durement contre le bois de la table. L'instant suivant, d'un balayement du bras il débarrassa le plan de travail de tout ce qui s'y trouvait, les pots et les fioles volèrent en éclats en s'écrasant sur le sol.

Hermione eut un hoquet de surprise et un soudain accès de peur, instinctivement elle s'éloigna au cas où il s'en prendrait à elle ensuite.

Mais il ne le fit pas. Au lieu de cela, il s'effondra sur le tabouret le plus proche et laissa tomber sa tête de lassitude en respirant lourdement. Ses mains montèrent s'agripper à l'arrière de son cou, il ne prêta pas attention au gouttes de sang, de sa deuxième coupure à la main gauche, qui coulaient directement dans la manche de sa chemise noire.

Hermione était figée debout, indécise, se demandant ce qui avait bien pu le mettre dans un tel état d'énervement. Hormis sa main, il ne semblait pas être blessé, donc manifestement Voldemort n'avait pas remis en question sa loyauté.

Elle fit quelques pas hésitants vers lui, se détestant pour être ainsi effrayée mais elle ne l'avait jamais vu d'une humeur si versatile. Certainement comme la plupart des étudiants de l'école le savait, son tempérament pouvait rapidement devenir explosif mais elle ne l'avait jamais vu faire acte de violence physique avant, même si sa colère semblait être dirigée plus contre lui-même.

Quand elle atteignit son côté, elle murmura doucement son nom comme pour ne pas plus l'effrayer et le faire sursauter, et elle tendit le bras pour prendre sa main ensanglantée. Il la laissa lui tirer la main de derrière sa tête pour la poser sur la table du plan de travail, il resta comme figé et fixait les yeux dans le vide les mouvements de sa baguette quand elle soigna sa coupure et nettoya son sang avec une rapide série de charmes.

Elle le laissa là, assis, et se dirigea vers l'extrémité du plan de travail où le désordre des ingrédients ravagés jonchait le sol. Hermione était consciente qu'il l'observait quand calmement et avec rapidité elle bannit le tout d'un Evanesco, hormis le verre brisé dont elle s'occupa d'un Reparo.

Elle traversa la pièce avec les pots et les fioles réparés et nettoyés et les rangea dans le cabinet à côté des autres vides, puis elle se re-dirigea vers Rogue. Il semblait s'être un peu calmé bien qu'il n'ait pas bougé du tabouret. Elle en tira un autre près de lui et s'assit en se tournant pour faire face à son profil, ses genoux à elle effleuraient ses cuisses.

« Excusez-moi », dit-il au bout de quelques minutes de silence. « Je ne voulais pas vous faire peur ».

« Ca va », répondit-elle doucement.

« Non ça ne va pas », dit-il. « Je viens juste de ruiner pour beaucoup de Gallions tout ces ingrédients, me permettre de les mélanger de la sorte aurait pu être désastreux, sans parler du fait que j'aurais pu vous blesser si vous vous étiez tenue plus près ».

« Vous voulez en parler ? » demanda t-elle après un moment.

« Non », Rogue secoua la tête en signe de refus.

« Manifestement quelque chose vous est arrivé qui vous a bouleversé », le pressa t-elle. « Ca peut vous faire du bien de parler et vous savez que vous pouvez avoir confiance en moi ».

« Il ne s'agit pas de la confiance, Hermione » répliqua t-il sèchement, en se frottant les yeux d'un geste las. « Dumbledore m'a interdit d'en parler avec quiconque ».

Elle frissonna. « Certainement qu'il ne voulait pas dire- »

« Et surtout il m'a bien spécifié de ne RIEN vous dire », dit-il en se levant soudainement puis il quitta la pièce.

Confuse, elle demeura à le fixer des yeux, puis elle se décida à le suivre. Quand elle quitta le labo elle entendit à nouveau un bruit de grattement dans le coin de la pièce mais elle était trop préoccupée pour se retourner pour voir la source du bruit qui traversait le sol.

Rogue se versa un autre verre de whisky Pur-Feu au moment où elle fermait la porte du labo derrière elle. cependant il ne s'assit pas, préférant plutôt rester debout devant la cheminée et poser son verre sur le manteau.

Hermione était debout à peu de distance de lui, elle le regardait jusqu'à ce que finalement, il jette un oeil dans sa direction et grimaça.

« J'imagine que dorénavant en ayant dit trop ou pas assez il faut que je vous dise quelque chose, n'est-ce pas ? »

Elle acquiesça d'un signe de tête et s'assit sur l'accoudoir du canapé. « Je promets de ne le dire à personne ».

« Je sais », marmonna t-il. « Dumbledore ne veut pas que vous... comment a t-il dit cela déjà ? Partagiez le fardeau de savoir ce qui est sur le point de se réaliser ».

« Très bien », dit-elle doucement.

Il prit une longue gorgée de sa boisson et le remplit de nouveau avant de se remettre à parler.

« La semaine dernière, vous savez que j'ai été en mesure de pouvoir prévenir de l'attaque sur le Ministère parce qu'il y avait assez de Mangemorts impliqués dans cette mission pour m'éviter d'être soupçonné ».

Elle approuva silencieusement.

« Vous savez aussi que j'ai prédit que le Seigneur des Ténèbres pourrait nous tester individuellement dans les jours à venir afin de découvrir qui avait saboté la mission. Aussi insensé que cela puisse paraître, par chance il a décidé de me tester en premier ».

Hermione eu un léger hoquet de surprise en repensant à la scène de la Pensine que Dumbledore lui avait montré, quand Rogue avait été obligé de prouver sa loyauté à Voldemort des années auparavant. Le maître des Potions lut l'expression horrifiée sur le visage de la jeune femme et eut un petit rire d'amertume.

« Non ça n'a rien à voir avec ce que vous pensez, Hermione », dit-il en repoussant ses long et raides cheveux gras qui étaient venus se coller sur son visage. « Quand je lui ai donné la potion ce soir, le Seigneur des Ténèbres m'a ordonné de la distribuer à un certain endroit. Personne n'en savait quoique ce soit, donc si l'attaque avait été saboté d'une quelconque façon, il aurait su que c'est moi qui l'ai trahi ».

Hermione approuva silencieusement et gravement de la tête, essayant de faire passer ces mauvaises nouvelles. Il était ridicule de penser que tôt ou tard il n'y aurait pas de victimes, et que Rogue, le seul à être dans la confidence soit aussi le seul à être capable d'arrêter les tentatives de Voldemort à faire usage de cette potion.

Elle fit part de ses pensées et il se moqua gentiment d'elle.

« Vous parlez comme le Directeur. Aucun de vous n'a idée de ce que cela signifie ».

Elle fronça les sourcils et dit : « Cela veut dire qu'il y a des gens qui mourront, Severus, mais vous devez plutôt prendre en compte tout ceux que vous pourrez sauver au final ».

« Oh oui », ironisa t-il, puis il but une autre gorgée de whisky Pur-Feu. « Quel était le terme qu'Albus a employé pour dire cela ? De regrettables dommages collatéraux ? Est-ce que cela allège pour autant sur ma conscience, le poids de leurs morts, Hermione ? »

« Non mais ce n'est pas- »

« Alors épargnez-moi cette façon de me rassurer vide de sens ! », explosa t-il, ses yeux noirs lançaient des éclairs. Il se détourna de la cheminée et traversa rageusement la pièce pour se planter devant la bibliothèque. « J'ai déjà eut à entendre tout ça une fois dans la soirée et rien n'a de sens. Si le Seigneur des Ténèbres me teste, cela ne veut-il pas dire qu'il testera tout les autres Mangemorts présents la semaine dernière ? Cela fait douze d'entre nous - donc encore onze autres attaques que je ne serai pas capable de prévenir simplement parce que seuls le Seigneur des Ténèbres et celui qui sera chargé de l'attaque seront au courant ».

Elle prit une brève inspiration, n'ayant pas considéré la situation de ce point de vue.

« Des gens vont mourir Hermione », continua t-il. « Des personnes innocentes. Des Moldus. Des enfants. Et il n'y a rien que je puisse faire dans risquer d'être découvert ».

« Ce n'est pas une option », dit-elle.

« Oh, croyez-moi », soupira t-il. « Me faire démasquer est une option très envisageable en ce moment. Je vois que ça ne ferait seulement que de mettre un terme à ma constante duplicité ».

Hermione sauta de sa place sur l'accoudoir du canapé et traversa la pièce, elle aussi, pour se poster à côté de lui. Elle prit le verre presque vide de ses mains, pour le poser précautionneusement là où il y avait un interstice entre deux serre-livres, et à la place elle enveloppa les mains de Severus des siennes.

« Non », l'implora t-elle. « Nous avons besoin de vous. Si vous êtes découvert, qui sera capable de nous avertir dans le futur ? »

Il ricana de dérision. « Si ma couverture tombe, Hermione, il n'y aura plus besoin de ces avertissements. Le Seigneur des Ténèbres n'aura plus la potion, non ? »

« La potion n'est pas la seule arme qu'il possède », raisonna t-elle avec désespoir. « Oui, c'est horrible que des innocents doivent mourir mais le Directeur a raison. L'Ordre ne peut pas se permettre que vous perdiez une si importante position dans les rangs de Voldemort ».

Bien qu'il eut un désagréable frisson à l'énoncé du nom, il approuva de la tête et se retourna contre l'étagère de livres pour s'y adosser et y reposer sa tête juste pendant un instant. « Je sais. Simplement je suis... Je déteste tout cela, Hermione », confessa t-il à voix basse. « Je ne vois plus quel est le but de tout ce que je fais ».

« Le but ? C'est- » commença t-elle à dire.

« Oh, oui c'est bon je sais », dit-il d'un ton de reproche et en faisant un geste rejet de la main. « Aider l'Ordre, obtenir des informations, protéger Potter pour qu'il puisse enfin être capable de nous débarrasser du Seigneur des Ténèbres et tout ça. Je ne vois pas en quoi l'Ordre se porte mieux avec mes dernières contributions plutôt que sans. Nous combattons dans cette guerre pour la liberté mais il me semble que je prends plus de vies que je n'en sauve ».

Hermione vit le désespoir se peindre sur son visage et l'impression de se sentir complètement inutile à l'aider menaçait de la submerger. Elle avait déjà entendu Rogue se plaindre, à propos du dernier plan de Dumbledore ou d'une décision que l'Ordre avait prise en regard de ses activités mais jamais il ne lui était apparut si morne, si désespéré.

D'habitude, le fait de prendre du recul ne faisait qu'augmenter sa détermination à voir la fin de Voldemort, mais maintenant... il semblait ne plus en avoir à faire du tout.

( NDT juste un petit conseil en passant si vous le voulez bien. Ici lancer la chanson à 3 min 53 -précises lol- hé hé )

Elle se trouva incapable de trouver les bons mots de réconfort et à la place, elle se résolut à serrer ses mains plus fort, l'implorant de croiser son regard.

Quand il le fit, elle fut mortifiée de voir ce vide énorme dans ses yeux qui habituellement exprimaient un millier de choses. Ils étaient fatigués et résignés, les yeux d'un homme qui donnait tellement de lui au monde et ne recevait rien en retour. Il semblait prêt à abandonner... son travail, sa lutte dans la guerre... et à se perdre lui-même.

Elle en fut effrayée.

Mais en même temps que cette peur, survint un étrange malaise dans sa poitrine et elle se rendit compte dans un moment de soudaine clarté envers elle-même de ce quelque chose contre lequel elle luttait à ne pas reconnaître depuis des semaines.

Elle l'aimait.

Ce n'était pas comme n'importe quelle idiotie de béguin de lycéenne comme elle avait dit à sa mère pendant Noël. Ces béguins étaient fondés sur l'admiration d'une figure plus idéalisée que vraiment connue, l'image d'une personne plutôt que sa réalité.

Dorénavant, elle connaissait Severus Snape. Peut-être plus que n'importe qui d'autre, excepté du Directeur. Et plus elle en découvrait de l'homme en dessous de la façade su stoïque maître des Potions, plus elle l'appréciait. Qui aurait jamais pensé que le professeur sans coeur de ses précédentes années de scolarité pouvait avoir une telle intégrité, une telle compassion et détermination ?

Elle aimait l'homme qu'elle avait enfin découvert sous l'apparence froide, et la peine qu'elle ressentait à le voir si désespéré et fatigué de se battre ne faisait que la rendre plus déterminée à faire tout ce qu'elle pourrait pour alléger le poids de son fardeau.

« Laissez moi vous aider », dit-elle avec douceur, ses yeux ne quittant pas les siens. « Dîtes-moi ce que je peux faire pour vous aider ».

« Rien, vous ne pouvez rien faire », soupira t-il en se détournant, il retira ses mains des siennes pour reprendre son verre. Il le vida d'un trait, le reposa sur l'étagère et ajouta, résigné, « Dumbledore a pris sa décision et je ferai ce qu'il me demande, comme je l'ai toujours fait, en dépit des conséquences ».

« Severus », murmura t-elle doucement, et quand il se tourna pour lui faire face de nouveau, elle posa ses mains sur ses épaules.

« Je veux vous aider », dit-elle sincèrement. « Il y a bien quelque chose que je puisse faire pour vous aider. N'importe quoi. Dîtes moi ce que vous voulez que je fasse ».

Il ne répondit pas mais soutint son regard avec une telle intensité que cela parut durer une éternité à Hermione. Elle se rendit compte à quel point ils étaient proches, et son coeur se mit juste à battre un peu plus fort.

Elle osait à peine cligner des paupières alors que ses yeux noirs semblaient l'attirer dans leurs profondeurs sans fin, puis elle put sentir la légère caresse de son souffle sur son front.

S'était-elle avancée ou bien est-ce Rogue de son propre accord qui s'était rapproché ?

Le seul son de la pièce était le craquement du feu dans la cheminée, et aussi celui de sa respiration qui s'était faite saccadée alors qu'elle réalisa -non, espérait plutôt- qu'elle savait ce qui était sur le point de se produire.

Tout autour d'elle semblait se passer au ralentit.

Ils étaient proches... si proches... trop proches pour que cela signifie autre chose.

Son regard tomba des yeux de Rogue pour s'accrocher à sa bouche et elle se trouva à humidifier inconsciemment ses lèvres. Quand de nouveau elle croisa ses yeux, elle pouvait y voir le reflet du feu brûler dans leur profondeur.

Les mains d'Hermione étaient toujours posées sur ses épaules, et maintenant elle sentit ses mains à lui s'enrouler autour de son dos, la rapprochant encore.

Elle ferma les yeux et une seconde plus tard elle sentit ses fines et chaudes lèvres caresser les siennes... une, deux, trois fois... en un baiser fait de chaste et frustrante retenue. Expirant doucement, elle déplaça une de ses mains qui était sur son épaule pour venir s'emmêler dans les douces mèches de cheveux à la base de son cou.

En réponse, il raffermit l'emprise de ses bras dans son dos et pressa de nouveau ses lèvres sur les siennes, un peu plus fortement cette fois-ci. La saveur rude du whisky Pur-Feu était évidente sur ses lèvres, chaude et amère, et instinctivement, elle darda la langue pour la goûter.

Au moment où sa langue toucha ses lèvres, cependant, il se retira brusquement, comme brûlé vivement, ce qui fit que par inadvertance les doigts d'Hermione tirèrent sur ses cheveux alors qu'il s'éloignait d'elle.

Elle resta à le regarder, confuse, hébétée, sa respiration encore saccadée, ses lèvres qui lui picotaient encore à cause de la sensation. Elle tendit une main pour le rattraper mais Rogue bougea encore, il se déplaça de la bibliothèque vers l'âtre, une expression mortifiée sur le visage.

« Qu'ai je fait ? » l'entendit-elle murmurer alors qu'il faisait face au manteau de la cheminée, une main pressé contre sa bouche.

Elle restait les yeux dans le vide à contempler son dos et la montée et descente rapide de ses épaules alors qu'il essayait de calmer sa respiration.

Elle n'eut le temps de faire qu'un seul pas vers lui que déjà un seul mot de lui interrompit son mouvement.

« Non ».

Il ne se retourna pas.

« De quoi non ? » sa voix sortit tremblante et incertaine et alors il regarda autour d'elle, quelque chose d'incertain, comme de la peur remplissait ses yeux.

« Ne vous approchez pas plus ». Clairement il était en train de lutter contre lui-même car sa voix en était rauque et dénuée de toute assurance.

« Pourquoi ? » demanda t-elle doucement, osant faire un autre pas vers lui.

« Morbleu, Hermione ! » éructa t-il désespérément, tendant une main vers elle, les doigts écartés tentant vainement de l'empêcher d'avancer plus. « Parce que je n'aurais pas dû faire cela, mais je suis las et mon self-control est en miettes, et que... » sa voix se brisa quand il termina : « si vous venez encore vers moi, plus proche, je ne me crois pas capable de m'empêcher de le faire encore et encore ».

Elle fit un autre pas et les yeux de Severus se fermèrent, son bras toujours tendu en une faible protestation.

« Qui a dit que je ne serais pas d'accord si vous le faisiez ? »

La surprise flotta sur son visage alors que ses yeux brusquement s'ouvrirent en grand, assombris de désir mais non sans la once même once de peur. Hermione remarqua que sa lèvre inférieure était tout simplement légèrement enflée du baiser et elle fut soudainement prise par le besoin urgent de sentir à nouveau ses lèvres contre les siennes.

Elle traversa l'espace entre eux par des pas hésitants et mesurés, gardant une certaine retenue alors que son coeur tapait si fort dans sa poitrine, jusqu'à en exploser. Elle se rapprocha au point de presque toucher son visage uniquement pour se faire arrêter par deux fortes mains posées sur chacune de ses épaules.

Quand elle leva de nouveau ses yeux sur les siens, il n'y avait plus rien du feu précédent mais seulement une inflexible résolution dure et froide comme de la pierre.

« Non », dit-il inflexible. « Hermione, nous ne pouvons pas. Nous ne devons pas ».

« Pourquoi ? » demanda t-elle à nouveau, et avant qu'il ait eut une chance de répondre, elle ajouta : « N'essayez pas de me dire que vous ne le voulez pas, pas après ce que vous venez juste de faire ».

« Et bien je n'aurais pas du le faire », répliqua t-il. « C'était un inexcusable moment de faiblesse, et un de ceux dont j'espère que vous pourriez me pardonner ».

« Quoi ? Un moment de faiblesse où vous auriez pris la première qui aurait été proche de vous et consentante ? » lâcha t-elle lourdement, saisie par la crainte d'avoir mal interprété à ce point ses intentions.

« Non ! » s'exclama t-il.

« Comme c'était pratique, n'est-ce pas ? » Sa voix devenait de plus en plus cassante avec chaque accusation, et elle menait une bataille perdue d'avance en voulant retenir les larmes qui montaient dans ses yeux. S'il la repoussait maintenant...

« Vous croyiez que j'ai une si piètre opinion de vous ? » demanda t-il incrédule.

« Honnêtement, Severus, je ne sais pas ce que vous pensez de moi », dit-elle en se reculant si bien que ses mains à lui lâchèrent ses épaules. « Je ne sais même pas ce que je pense de vous, plus maintenant ».

C'était à son tour de mettre de la distance entre eux alors qu'elle traversait la pièce pour se poster devant la large fenêtre. Il neigeait de nouveau, et dehors un noir absolu régnait sur la nuit, seulement occulté par des particules de glace qui se formaient sur les bords des vitres.

Le silence s'était fait pendant un long moment, Hermione pouvait voir le reflet de Rogue sur la fenêtre, illuminé par les flammes dansantes de l'âtre. Il était resté debout au même endroit où elle l'avait laissé, cependant il s'était tourné pour faire face au mur, les deux coudes appuyés sur le manteau de la cheminée, la tête penchée dans ses mains.

Finalement, le maître des Potions brisa le silence.

« Je crois », énonça t-il lentement, « que fatigués comme nous le sommes, il serait insensé d'essayer de terminer cette conversation jusqu'au lever du jour ».

« Ne reste t-il donc rien d'autre à dire ? » demanda t-elle amèrement, son regard passa de son reflet à son visage en réel. Lui, aussi, tourna la tête vers elle et bien que son visage était à moitié plongé dans les ombres, elle pouvait voir ses yeux briller.

« Si, beaucoup ».

Ces deux mots flottèrent dans l'air entre eux, suspendus comme une promesse d'espoir pour Hermione.

Il lui fit signe de revenir se placer près du feu et elle accepta, s'asseyant sur le bord d'un des fauteuils. Rogue ne s'assit pas, préférant faire des aller-retours devant la cheminée, les bras croisés.

« Je ne m'excuse pas pour ce que j'ai fait », commença t-il, une inhabituelle pointe de nervosité dans sa voix. « C'était inattendu mais apparemment pas comme entièrement non voulu ».

Il la regarda comme s'il lui posait la question et elle rougit quelque peu, acquiesçant.

« Cependant », continua t-il, « indépendamment de quelque besoin ou désir qui ait pu être satisfait par mes - nos - actes, cela ne peut pas se reproduire de nouveau ».

« Je ne- » commença t-elle.

« Non, Hermione, écoutez-moi », dit-il fermement. « Je suis un professeur, votre professeur, et en tant que tel je suis soumis à un code de conduite qui interdit tout incident de la sorte... comme celui qui s'est produit entre nous cette nuit ».

« Mais ce n'est pas comme si vous aviez abusé de moi » protesta t-elle. « Je suis majeure, dans ce monde et le monde Moldu. Je peux quand même bien décider de qui je veux... »

« Ce n'est pas l'âge qui importe, Hermione », soupira t-il. « Pour autant que vous serez une élève dans cette école, je possède une position d'autorité sur vous, et je peux être accusé d'exploiter ces droits pour mes profits personnels ».

« Mais vous ne feriez pas- »

« Je sais que je ne le ferai pas, mais une tierce personne ne verrait pas la situation du même point de vue que moi. Des sorciers ont été enfermés à Azkaban pour moins que ça, Hermione ».

Le coeur d'Hermione se décrocha de sa poitrine. Dans sa tentative de le convaincre qu'elle était pleinement consentante de ce qui s'était passé entre eux, elle n'avait pas pensé aux conséquences si quelqu'un venait à le découvrir ».

« Personne n'a à savoir », dit-elle avec calme, comme une demande. « Personne n'a idée que nous sommes devenus amis au cours de ces mois passés ».

Il baissa les yeux sur elle et soupira de nouveau, il mis un genou à terre devant elle, si bien que son visage se trouva au même niveau que le sien.

« Même le fait d'être amie avec moi vous susciterait bien des réactions peu accueillantes, Hermione. Vous savez, les secrets dans un endroit tel que Poudlard ne sont jamais à l'abri bien longtemps. Est-ce que "ça" -il fit un geste de la main entre eux deux - vaut-il vraiment de mettre en danger vos études et ma carrière ? »

Elle hésita et secoua la tête négativement.

« Nous sommes amis, mais pour ce qui est de quelque chose de... plus... ça ne peut pas arriver », répéta t-il inflexible. « Pas maintenant ».

« Jamais ? » demanda t-elle, elle baissa la tête, de résignation et aussi par peur qu'il ne voit à quel point son inévitable réponse lui causerait comme mal.

Elle sentit une main se placer sous son menton et gentiment avec une douceur infinie, pour lui lever la tête jusqu'à ce que elle rencontre à nouveau son regard. Il semblait pensif... triste presque... et elle sentit ses larmes picoter ses yeux.

« Pas maintenant », dit-il serein.

Elle resta à le contempler d'étonnement et les coins de sa bouche à lui s'arrondirent en une esquisse de sourire.

« Pas maintenant », redit-il, en passant son pouce sur sa lèvre inférieure en une caresse aérienne alors qu'il retirait sa main et se leva.

Elle resta assise pendant plusieurs minutes, de peur que ses jambes refusent de la porter s'il elle essayait de se lever. Un joyeux sourire de soulagement illumina ses traits et ce fut seulement quand elle l'entendit son petit rire amusé qu'elle se rendit compte que Rogue était resté à la regarder pendant tout ce temps là.

« Pas maintenant », répéta t-elle en écho, se demandant combien de temps il faudrait pour que leurs résolutions à elle et à lui se mettent à s'effondrer.

oOoOoOoOo

A suivre...