Titre: Voyage vers l'est

Chapitre15:Ca m'étonne pas…

Base : Gensomaden Saiyuki / Originale

Genre : Song fic, yaoi

Auteur : Mano

Disclamers : tout ce beau monde, dans ses incarnations antérieures ne m'appartient pas. Et c'est bien dommage

Les incarnations actuelles sont sorties de mon cerveau

Tableau des réincarnations : Romain Sanzo // Gaël Goku // Alex Hakkai // Max Gojyo

Pour ce chapitre quinze, j'ai choisi une chanson de Mickey3-D, « Ca m'étonne pas…. »

Les paroles des chansons sont sous ce format là

Sous ce format il s'agit des souvenirs des protagonistes et les voix intérieures.

voila deux chapitres d'un coup pour me faire pardonner avant de partir en vacances Bonne lecture!!

Voyage vers l'est

Chapitre 15 : Ca m'étonne pas…

Gaël s'agitait dans le lit où Romain l'avait déposé quelques heures plutôt.

Le châtain se débattait contre de sombres images qui lui revenaient en mémoire.

D'un bond, il se redressa, écarquillant les yeux de peur et se bouchant les oreilles.

Sa bouche s'ouvrit presque malgré lui comme si elle voulait hurler d'elle-même.

Mais aucun son n'en sortit.

Gaël prit conscience alors que son dos le brûlait comme jamais depuis qu'ils avaient commencé cet étrange voyage. Il était couvert de sueur et sa respiration haletante lui rappelait les images qu'il essayait de fuir et qui le poursuivait dans ses cauchemars.

Ayant retrouvé son calme, les derniers résidus de son rêve disparurent petit à petit, lui permettant de retrouver le contrôle de lui-même.

Il soupira et se rallongea doucement dans son lit.

Il grimaça de douleur quand son dos toucha le matelas lui rappelant la malédiction qui le hantait. Il se tourna sur le côté pour soulager la douleur.

Il remarqua que l'autre lit de la pièce était défait mais vide.

Il se redressa cherchant Romain du regard.

Mais il était seul dans la chambre.

La pièce était petite mais confortable. En dehors des deux lits, seule une table et deux chaises la meublaient. Au pied de chaque lit se trouvait un coffre pouvant offrir un espace de rangement personnel aux hôtes de l'auberge. Sur l'une des chaises, il repéra son sweet et son pantalon.

Il se demandait où pouvait bien être le blond.

Il allait se lever pour partir à sa recherche quand il eut l'impression d'entendre quelqu'un glousser. Il prêta l'oreille plus attentivement et à nouveau il perçut le son cristallin d'un rire d'enfant.

Il examina à nouveau la pièce en fronçant les yeux mais ne vit personne.

Il se leva et enfila rapidement ses vêtements.

Il avait pratiquement finit quant à nouveau le même son se fit entendre le faisant sursauter.

Il se retourna vivement pour faire face à l'origine du bruit.

Et enfin il vit la silhouette de quelqu'un qui se tenait dans la pénombre tout en l'observant.

En aucun cas, il ne pouvait s'agir de Romain ou d'un de ses amis.

La forme qui se tenait immobile devant lui était un peu plus petite que lui.

Elle avait l'apparence frêle d'une petite fille.

Ses cheveux d'un orange flamboyant étaient retenus en une queue de cheval qui reposait sur son dos.

Elle portait pour unique vêtement une sorte de longue tunique blanche qui la couvrait de la tête au pied.

Une jolie petite fille qui marchait dans la rue,

Que je ne connaissais pas,

Je lui ai dis petite fille, qu'est-ce tu fais dans ma rue,

Je ne te connais pas.

« Qui es-tu ? » Demanda le châtain en s'approchant timidement de la gamine. « Que fais-tu là ? »

Elle s'approcha plantant son regard vert clair dans le sien.

Gaël eut un mouvement de recul.

L'image de la jeune fille lui rappelait quelque chose qu'il voulait oublier.

« Va-t-en ! » Hurla le plus jeune du groupe.

Il porta ses mains à ses oreilles, tout en s'accroupissant sur le sol.

Il maintint ses poings serrés sur ses tempes, tout en se mordant la lèvre inférieure pour ne pas crier davantage.

La gamine éclata de rire. Un rire clair et pur comme l'eau d'une cascade.

Elle me dit : je viens juste de m'installer ici,

Et si ça ne te plait pas,

Tu peux me faire la guerre ou me pourrir la vie mais,

Je ne partirai pas.

« Ce n'est pas gentil comme accueil, Son Goku ! J'attends depuis si longtemps ! Tu ne crois pas que je vais partir aussi facilement, n'est ce pas ? » Murmura l'enfant avant de disparaître.

Gaël resta encore un long moment accroupi et serrant ses poings sur ses tempes. Sa respiration haletante se calma peu à peu. La douleur dans son dos ressurgissait plus brûlante et insidieuse qu'auparavant.

Le châtain pouvait presque sentir les marques se dessiner lentement dans sa chair.

Il tituba en se redressant. Il se rattrapa à la chaise qui se trouvait le plus près de lui et se laissa tomber dessus.

Il se souvenait…

Il avait remarqué que plus la malédiction s'agrandissait dans son dos plus il se souvenait de son passé. De ce voyage qu'il avait entreprit bien des siècles plutôt à la suite de Sanzo.

Il avait de moins en moins de mal à se rappeler ce qui leurs étaient arrivé au cours de ce long périple. Il se souvenait parfaitement de la gamine qu'il venait de voir.

Elle et lui se ressemblaient alors énormément même s'ils se trouvaient dans deux camps opposés. Ils partageaient la même faim.

Les mêmes besoins d'amour et de reconnaissance.

Le même engagement envers les êtres qui comptaient plus que tout pour eux.

On aurait pourtant pu être ami, aller danser au bal,

Se croiser le matin, se voir l'après midi,

Se balader sous les étoiles.

Gaël se souvenait parfaitement du premier jour où la petite rouquine s'était retrouvée en travers de leur route lors de leur premier voyage. Il se rappelait son prénom et sa joie de vivre.

Ririn avec enthousiasme s'était présentée devant eux pour selon ses propres termes les exterminer. Elle avait tenté de se battre contre eux pour venir en aide à son grand frère.

Un petit sourire nostalgique se posa sur ses lèvres quand sa mémoire lui évoqua le souvenir d'une autre de leur rencontre.

Ce jour-là ils avaient fait la course pour être le premier à profiter des mets dont la délicieuse odeur les attirait comme des abeilles sur une fleur riche en pollen.

Bien entendu, cela s'était retourné contre eux !

Sans l'intervention de Sanzo, d'Hakkai et Gojyo, la fin aurait put être moins plaisante mais pourtant Gaël en avait gardé un fabuleux souvenir.

Il n'avait jamais vraiment compris pourquoi, il devait se battre contre Kogaiji et son groupe.

Kogaiji, le frère de Ririn et ceux qui l'accompagnaient leur inspiraient à tous du respect et de l'amitié. Le châtain ne se souvenait pas exactement de ce qui poussait les deux camps à s'affronter. Tout ce dont il se rappelait c'était ses regrets.

Quelque part au fond de lui, il sentait un profond chagrin lié à cette opposition passée qui les avaient tous conduit à leur perte.

C'était la seule chose dont il était sûr et certain.

On pourrait pourtant tous être amis,

Un peu comme les fourmis,

Mais les gens sont comme toi,

Toujours ils se méfient,

Gaël se prit la tête entre les mains.

Des larmes d'impuissance s'échappèrent de ses yeux pour rouler sur ses joues avant de s'écraser sur la table.

Il ignorait pourquoi il pleurait, mais ses yeux ne semblaient pas décider à arrêter le torrent de gouttes salées et amères qui dévalait le long de ses pommettes.

Tous les évènements passés devaient-ils se reproduire ?

Une image sombre lui revint en mémoire. Il serra les poings de rage et frappa la table de toutes ses forces. Il revoyait le corps brisé de la jeune fille rousse.

Attachée par de solides chaînes d'acier sur un chevalet de torture, Ririn n'était pas morte quand ils étaient entrés dans la salle de torture.

Ils avaient libéré la jeune youkai, qui s'était instinctivement repliée en position fœtale pour se protéger.

Hakkai d'un regard triste et navré leur avait révélé qu'il n'y avait plus d'espoir pour elle.

Ils l'avaient recouverte avec un morceau de drap qui traînait dans la pièce.

Ririn avait retrouvé conscience quelques instants.

Elle les avait regardé avec des yeux vagues sans les reconnaître.

La jeune rouquine leur avait sourit en tendant la main dans le vide vers une personne invisible.

« Oniichan, tu es venu me chercher ? Tu n'es pas trop en colère ? Je te le promets, je ne quitterais plus le château sans ta permission ! » Avait marmonné d'une voix brisée Ririn en pleurant.

Sur ces dernières paroles, elle s'était éteinte un sourire triste sur son visage.

Alors la guerre, ça m'étonne pas.

Gaël ne se remémorait pas vraiment pourquoi il se trouvait là avec Sanzo et les deux autres.

Il avait le sentiment que ces souvenirs dataient de la fin de leur voyage et que les évènements auxquels ils se rapportaient, avaient marqué un tournant décisif dans leur lutte.

Il fronça les sourcils pour essayer de se souvenir plus précisément, mais sans résultat.

Le fantôme de Ririn apparut à nouveau, visiblement ravi de la confusion qui pouvait se lire sur le visage du châtain.

« Cela fait si longtemps que je monte la garde devant cette grotte que je me demandais si vous ne viendriez jamais… » Reprit elle en inclinant la tête sur un côté puis de l'autre.

Gaël releva la tête vers elle surpris.

« C'est toi qui empêche les villageois de traverser ! Pourquoi ? » S'écria- t-il en se levant de la chaise.

« Et bien ces quelques siècles auront au moins servi à développer un peu ton esprit d'analyse ce qui franchement n'est pas un luxe, mon cher ! » Gloussa la rouquine avec un air satisfait.

« Répond-moi ! » l'invectiva le châtain visiblement à bout de patience. « Pourquoi t'en prendre à ses pauvres gens ?! »

Une jolie petite fille qui marchait dans la rue,

Que je ne connaissais pas,

M'a fait prendre conscience en deux trois mots pas plus,

Que je n'existais pas.

« Comme si j'avais eut d'autre choix ! Tout comme vous, je ne suis qu'un pion sur l'échiquier qui tente de sortir son épingle du jeu. » S'emporta la jeune fille avant de reprendre sur un ton plus calme. « J'ai passé un marché et j'en ai accepté les conséquences pour pouvoir obtenir ce que je souhaite le plus au monde. Mon rôle ici va bientôt s'achever… Je devais garder l'entrée de la grotte jusqu'à votre arrivée et vous avertir que ce qui vous attend l'autre côté est sûrement encore pire que tout ce que vous pourriez imaginer… Mais… »

Elle soupira et s'approcha de Gaël avec un sourire las.

« Mais je ne voulais pas vous laisser traverser si vous n'étiez pas prêt. »

Gaël serra les poings de rage.

« Ce ne sont que de piètres excuses ! D'après toi je ne suis qu'un pion, tout ce que je fais est établi à l'avance !!Foutaises ! Je me moque de tout cela ! Peu m'importe que quelqu'un d'autre est décidé que nous devions faire ce voyage, que nous devions affronter des obstacles de plus en plus difficile… Peu m'importe le pourquoi, le passé ou bien l'avenir, tout ce qui compte c'est comment je vais faire pour malgré tout continuer à avancer » S'écria le châtain en fixant la rouquine qui sursauta devant la véhémence des propos.

« Goku… » Commença-t-elle mais d'un geste de la main il l'arrêta.

« Gaël, je m'appelle Gaël… » Déclara le châtain avec assurance.

Ririn fronça les sourcils, puis elle inclina la tête sur la droite. Elle porta les mains sur sa poitrine et disparut sans plus d'explication.

Cette jolie petite fille qui marchait dans la rue,

Je ne l'oublierais pas,

J'ai voulu la revoir mais je n'ai jamais pu car,

Elle n'habite pas là.

Gaël la regarda disparaître sans faire un geste pour la retenir.

Il savait qu'il allait la revoir.

Comme elle avait dit garder l'entrée de la grotte, elle les attendrait sûrement là-bas pour remplir sa mission.

Il savait qu'elle ne les laisserait pas passer facilement.

Il fixa ses mains fermant plusieurs fois les poings pour finir par les maintenir fermement serrés.

Il se sentait prêt à l'affronter.

On aurait pourtant pu être ami, aller danser au bal,

Se croiser le matin, se voir l'après midi,

Se balader sous les étoiles.

On pourrait pourtant tous être amis,

Un peu comme les fourmis,

Mais les gens sont comme ça,

Toujours ils se méfient,

Alors la guerre, ça m'étonne pas.

A suivre…