Chapitre 10 : Rentrée.
La rentrée est demain. Dans mon fauteuil préféré, je pense à ma future année. Ce que le maître me demande va prendre beaucoup de temps. Et je vais avoir besoin d'aide. Avec un soupir, je me lève. Je ne sais pas si Drago acceptera, je pense même que je préfèrerai qu'il me dise non. Je traverse la salle de jeu, entre dans sa chambre.
-Elizabeth ?
Il a l'air surpris, depuis que j'ai été marqué, on a perdu toute notre complicité. On ne se dispute jamais. C'est triste.
-Drago, j'ai une question à te poser.
-Vas-y…
-A tu toujours l'intention de rentrer au service de Voldemord ?
Il frissonne. Je me demande pourquoi… Ah, oui ! J'ai dis son nom. Bah, je ne vois pas de raison d'avoir peur d'un nom, surtout lorsque l'on est de son côté. Il hésite. Avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, je le coupe.
-Si tu ne veux pas, je comprendrai. Je ne ferai pas de rapport mentionnant ce détail, tu peux ne pas vouloir te mettre à son service…
Dis non, Drago. Dis non, Drago. Ne donne pas ta liberté à ce fou, dis…
-Je rentrerai à son service.
Non ! Il ne fallait pas ! Je n'ouvre pas la bouche, sinon, j'ai peur de le supplier de se rétracter.
-Qu'est-ce que je peux faire pour le Maître ?
En soupirant, je m'installe en tailleur et m'apprête à lui expliquer ce que le Maître attend de nous.
Devant le Poudlard Express, une foule de gamins excités et de parents émus au larme s'agglutine en empêchant bien sûr les autres de passer. J'ai perdu Drago quand il est allé voir ses amis les gorilles sans cervelle, j'ai nommé Crabbe et Goyle. Enfin, je réussi à rentrer dans le train tout en me retenant d'étrangler la sale gosse qui avait fait tomber la cage du Monstre. Je pose tout mon barda dans un compartiment. Aujourd'hui, j'ai des longues manches de dentelles. Je la relève, regarde la marque. Cela me choque moins que auparavant. Je suppose que l'on s'y fait. J'entend du bruit, je relève la manche et fait semblant de me passionner pour un bouquin de potion. Des troisième année, même âge que moi. Si j'étais allergique aux pintades, je serais en train d'éternuer à tout va.
-Ho, comme il est mignon !
-Vraiment trognon !
Quoi ? Après un petit moment, je finis par intégrer qu'elles parlent du Monstre.
-Il est vraiment beau, ton écureuil !
-Ce n'est pas un écureuil. Je rétorque machinalement.
Peuh, j'aurais aussi bien pu dire que c'était un dragon vert, elles ne m'auraient pas écouté.
-Je peux le caresser ? Demande une fille.
Je regarde le monstre, il montre les dents, elles ne le voient même pas.
-En général, on fait ca quand on est suicidaire.
Elles me regardent bizarrement. D'accord, je vais traduire pour les miss Je-n'ai-pas-de-cerveau-et-je-tortille-du-cul-en-rythme.
-Ca veut dire non.
Elles ont l'air choqué. Tant pis. Je me lève et sors du compartiment. J'ai besoin de me rafraîchir. Je suis de mauvaise humeur.
Dans les toilettes, je me passe un coup d'eau sur le visage, me regarde dans le miroir.
Après l'accident dans la bibliothèque, j'ai eu peur de ne pas retrouver mes couleurs de cheveux et de yeux originelles. Mais mes yeux ont retrouvé leur éclat bleu ciel, et mes cheveux sont à nouveau blonds. Je ne peux m'empêcher d'apprécier le fait de ne pas avoir ces cheveux blonds filasses, je ne pense pas que ca fasse bien sur moi
. En sortant des toilettes, je percute quelqu'un. Il se retourne, et là… Mais c'est pas vrai ! Je suis maudite, ce n'est pas possible ! Potter en personne ! Derrière, j'aperçois Granger-ne-sait-pas-tenir-une-brosse et Weasel. Aussitôt je vérifie que la manche cache bien mon bras. Je regarde Potter, il est grand, je me sens assez petite. Il me fixe c'est assez désagréable d'avoir quelqu'un qui vous dévisage. Surtout quand vous êtes au service de celui qui a tué ses parents et qui rêve de le tuer. Bref, je suis plutôt mal à l'aise.
-Est-ce que je peux passer ? Je demande durement.
-Quoi ?
Il a pas compris ? Le réveil a été dur, dîtes moi !
-Est-ce que je peux passer ? Je répète, excédée. Quoi ? Tu comprends pas ? Il faut une phrase avec moins de mots ?
Je rectifie. Je suis de TRES mauvaise humeur. Il s'écarte de moi précipitamment. Il a enfin dû comprendre le message de mes mots. J'ouvre la porte de mon compartiment, et là, je pousse un juron bien senti.
POV Harry
J'étais tranquille en train de discuter (Légèrement au milieu du couloir, certes. Mais il faut bien se trouver un compartiment !) avec Hermione et Ron quand quelqu'un m'est rentré dedans. Je me suis retourné pour tombé sur une jeune fille, blonde aux yeux bleus, pas très grande mais me regardant furieusement. Je ne l'avais jamais vu. Elle vient de dire quelque chose, réalisai-je.
-Quoi ?
Elle semble retenir à grand peine un soupir d'exaspération.
-Est-ce que je peux passer ? Dit-elle agressivement. Quoi ? Tu comprends pas ? Il faut une phrase avec moins de mots ?
Elle a l'air assez énervée, je m'écarte d'un pas. Je me tourne vers Ron et Hermione, ils ont l'air de trouver ca drôle que je me fasse engueuler par une fille plus petite que moi (Ben oui, je ne sais pas en quelle année elle est !). Elle passe devant moi, ouvre la porte d'un compartiment, et là, pousse un chapelet d'injure à faire rougir Mme Weasley.
POV Ron
La tête de Harry est décidément trop drôle. La fille pousse la porte d'un compartiment.
-Putain, mais c'est pas vrai !
Je jette un regard en coin, et là, je comprend le débordement verbal de la blonde. Trois filles de Poufssouffle de troisième année autour d'une de leur copine, allongée sur la banquette. Elle a les lèvres bleus et claque des dents. En face, une bête pas très grande, ressemblant à un écureuil. L'une des troisième année se lève.
-Cette bestiole l'a attaqué ! Glapit-elle en montrant l'écureuil.
-J'aimerai bien savoir comment étant donnée qu'il était dans une cage ! Crache la blonde.
L'autre ne répond rien.
-Mais bordel de merde ! Je vous l'avais dis , que c'était suicidaire !
-Mais…on croyait que tu plaisantais…
-Et qu'est-ce qui te permet de croire que je pourrai un jours plaisanter avec toi ?
-Mais…
-Non ! Vous avez ouvert la cage de mon animal sans me demander l'autorisation, surtout que je vous avais interdit de le toucher, et en plus vous voudriez vous plaindre ?
-Mais on ne pouvait pas savoir !
-Je vous l'ai dis ! Si il est dans une cage, ce n'est pas pour rien !
-On pourrait te faire un procès et…
-Un procès ? Mais c'est plus du suicide, c'est une mission kamikaze ! Tu veux faire hara-kiri, ou quoi ?
-Hein ?
-Laisses tomber, il manque 10 points à ton QI pour comprendre. Et pour en revenir à ton procès, je te conseille d'abandonner, ce serait très dangereux pour toi et ta famille…
-Mais tu vas amener un animal venimeux dans l'enceinte de Poudlard, c'est interdit !
Tiens, il manque juste quelque chose à grignoter pour profiter du spectacle à sa juste valeur. C'était amusant de les voir se chamailler. Je me dis qu'il me fallait intervenir en tant que préfèt, mais je ne le fais pas. La poufsouffle reprit.
-Et ce n'est pas parce que Lucius Malefoy est ton père que…
La fille ne ressemblait pas du tout à Mr Malefoy ! Sans que l'on ai trop le temps de comprendre, la blonde se jeta sur la poufssoufle. Elle l'a plaqua contre le mur, et, lui posant le coude sur sa gorge, elle articula lentement :
-Si tu m'insultes encore, si tu le redis ne serait-ce qu'une fois, tu vas prendre cher…
Hermione intervint à ce moment là.
-Et ! Pas de bagarre !
La blonde tourna la tête vers nous. En nous voyant, elle eut un soupir d'exaspération avant de lâcher l'autre.
-Harry, va chercher un professeur qui puisse la soigner. Dis Hermione en désignant la poufssouffle toujours allongée sur la banquette et tremblant malgré les manteaux posé sur elle.
-Pas la peine. Rétorque la blonde.
Elle s'avança, enleva toute les couvertures de la jeunes filles. Son amie protesta.
-Mais elle va avoir froid !
L'autre la regarda dédaigneusement.
-Ce n'est pas ca qui l'empêchera d'avoir froid. Au contraire, ca la fait suer, et elle finirait par se déshydrater. Allez, ouvre la bouche. Rajouta-t-elle pour la « malade ».
Elle sortit une fiole de potion.
-Qu'est-ce qui nous dis que ce n'est pas du poison ? Demanda une poufssouffle.
-Bien sûr ! Je vais empoisonner une fille sans grand intérêt devant quatre idiotes, deux préfets et Harry Potter. Non, mais ca vous arrive de réfléchir ? Si je voulais la tuer, je la laisserai comme ca. Elle n'a pas reçu assez pour mourir sur le coup, mais si on attend longtemps…
-Bon, on arrête ces discussions stériles ! Repris-je autoritairement. Donne lui.
-Ouvre la bouche. Dit-elle doucement.
La fille tremblait trop.
-Granger, viens m'aider.
POV Hermione
-Granger, viens m'aider.
Je m'approchais.
-Tiens lui la tête.
Je m'exécutais. Lentement, la blonde fit boire une dose de potion à la poufssoufle.
-Où a-t-elle été mordue ?
Une des autres lui montra un doigt. La blonde le prit entre ses mains et passa la main dessus. Pendant cinq minutes, nous restâmes tous dans le compartiment en regardant la blonde soigner l'autre. Enfin, la blessé se releva. Difficilement, mais elle le fit.
-Ca va mieux ? Demanda la blonde.
-Oui. Finit-elle par répondre lentement.
-Ca devrait aller mieux, maintenant.
Elle se releva à son tour, nous regardant tous.
-Il faut que personne ne parle jamais de ca. Déclara-t-elle soudain.
-Je dois faire un rapport ! Fis-je remarquer.
-Non. Répondit-elle tranquillement. Parce qu'il ne s'est rien passé.
Je la regarde, ébahi.
-Est-ce que qui que ce soit, ici, a l'intention de dire quelque chose à ce propos ?
Elle fixa chacune des poufssouffle à leur tour. Elle finirent toutes par répondre par la négative. Lorsqu'elle s'arrêta sur moi, je me redressai.
-Ce serait mentir à mes supérieurs !
-Non, ce serait ne pas parler d'un détail pace qu'il n'est pas important.
Pendant un petit moment, je la fixait, réfléchissant.
-D'accord, je ne dirai rien.
Ron ne put empêcher un mouvement de surprise. Je ne savais pas trop pourquoi j'avais dis ca, mais en tout cas, je l'avais fait.
-Weasley ?
Il me lanca un regard perplexe. Il n'eut pour seule réponse qu'un haussement d'épaule.
-Je ne dirai rien. Finit-il par dire.
-On en arrive à Potter. Tu vois, tout le monde te regarde, tu es sous les feux de la rampe !
-Qui a dit que j'aimais ca ?
-Personne, Potter. Je sais bien que tu n'aimes pas être mis en spectacle. Rassures toi, tu n'es pas le seul à ne pas aimer les lumières. Qu'est-ce que tu dis ?
Harry fixait la blonde qui le regardait, amusée.
-Pourquoi devrais-je ne rien dire ?
-Pourquoi devrais-tu le dire ?
Il y eut un silence.
-Je ne dirais rien.
Les poufssouffles soupirèrent de soulagement.
-Magnifique ! Secretes Fedelites.
-Un sort du secret ? Demandais-je.
-Et oui, Granger. Et oui.
-Et toi, Malefoy, tu ne promets pas ? demanda Harry.
-Merlin, que je déteste ce nom de famille… Murmura-t-elle imperceptiblement. Potter, je n'ai pas intérêt à parler de cet incident. Reprit-elle.
-Pourquoi ? Je ne pense pas que ta bête dérange dans une cage…
-Potter, je suis peut-être large d'esprit, mais ce n'est pas le cas de tous mes copains les serpentards. Il n'aimeront pas apprendre que je suis resté plus de cinq minutes avec vous. Capish ? C'est monté au cerveau ? Maintenant, s'il vous plait, foutez moi tous le camp pour que je puisse finir de lire mon bouquin.
Nous obtempérèrent assez vite, surpris de la tournure qu'avez prit ce voyage.
-Au fait, comment tu t'appelles ? Demanda Harry juste avant de partir.
Elle le regarda bizarrement.
-Malefoy. C'est tout ce que tu as besoin de savoir.
Nous partîmes assez vite du compartiment.
-Elle est bizarre, cette fille. Fit remarquer Ron.
-En quel année elle est ? Se demanda Harry.
-En troisième, puisqu'elle est arrivé à notre deuxième année. On était dans le bureau de McGonnagal pendant la cérémonie de répartition. Elle ressemble pas à Malefoy. Fis-je remarquer.
-Ca, c'est sûr ! En plus elle, est mignonne !
-Mais non ! Pas ca ! M'écriais-je, exaspérée par le manque d'observation des garçons. Vous n'avez pas remarqué ? Repris-je.
-Heu…
-Elle ne m'a pas appellé sang-de-bourbe !
POV Elizabeth
Après qu'ils se soient enfin tous barré, je fus dans une paix absolue jusqu'à l'arrivée à Poudlard. Je n'écoutais que distraitement ce qui fut dit. Avant d'aller me coucher, j'eu une discussion avec Drago qui m'expliqua qu'il avait déjà commencé le travail de recherche. Dans mon dortoir, Le Monstre dans mes bras, je pensais à ce qui s'était passé dans le train. Je maudis cent fois les poufssouffles qui avaient ouvert la cage du Monstre. A cause d'elles, le trio infernal m'avait repéré. Je n'avais plus qu'a espérer qu'ils m'oublieraient.
