Confessions of a Sin

Chapitre 2

Rodney : La trappe est fixée... Découpage de la coque... Fixation... Verrouillage ! Je vérifie l'étanchéité du sas... Optimal.

John : On peut y aller ?

Rodney : On peut.

John : Je suis obligé de garder ce truc ?

Rodney : La combinaison est très fortement recommandée, en cas de dépressurisation... Ce qui ne manquera pas d'arriver dès que nous passerons du compartiment scellé au suivant, qui lui, est dans le vide...

John : Pas bête.

Après harnachage complet des deux hommes dans leurs combinaisons spatiales, ils pénétrèrent dans le sas et s'avancèrent dans le long tube qui relait le MSE à la navette endommagée. A l'autre extrémité, le dispositif d'ancrage du sas s'était fixé sur la paroi de la navette. Rodney introduisit une petite sonde dans le dispositif, puis déchiffra ce qui s'affichait.

Rodney : L'air est respirable, aucune bactérie particulière, ni gaz... rien de spécial.

John : Prélevez-en quand même pour ramener sur Atlantis, une fois qu'on aura percé le compartiment, tout va s'évaporer...

Rodney : Il me semblait que le scientifique ici, c'était moi...

Sheppard ne répondit rien et se contenta de faire peser sur la nuque de Rodney un regard lourd de menaces, que son coéquipier dut d'ailleurs sentir puisqu'il pratiqua le prélèvement à très grande vitesse.

Rodney : On peut y aller...

John passa devant le scientifique, déclencha l'ouverture du sas. Le mécansime bascula vers l'avant, entrainant la partie de la paroi auquel il s'était accroché, et l'intérieur du compartiment s'offrit aux yeux des deux hommes, dans la halo des lampes qu'ils tenaient. Un intérieur clairement Ancien, avec une console de contrôle, et dans un coin ce qui ressemblait à un lit.

John : On doit être dans une cabine.

Rodney : Rien d'intéressant ici... On va passer dans les autres pièces.

Il flotta jusqu'à la console, tenta de l'activer, mais elle refusa obstinément tout démarrage.

Rodney : Tout est mort. On a plus de chauffage, plus de lumière, plus de pesnateur... plus rien.

John : Il doit bien y avoir une salle des machines ou je ne sais quoi, non ?

Rodney : Oui, sans doute...

John : On va aller au poste de pilotage, de là, on en saura sans doute plus.

Rodney : Et je pourrai peut-être récativer certains contrôles...

John : C'est par là, suivez-moi.

Rodney : Comment pouvez-vous le savoir, c'est la première fois que vous mettez les pieds dans un vaisseau de ce type.

John : Ils sont tous construits sur le même modèle. Je suis sûr que le poste de pilotage est dans cette direction.

Il déverouilla la porte qui scellait la salle, et toute l'atmosphère s'en échappa. L'un derrière l'autre, observant attentivement tout ce qu'ils croisaient, les deux hommes flottèrent prudemment jusqu'au poste de pilotage, miraculeusement intact... sauf les consoles, qui avaient appremment toutes explosé.

Rodney : On vient de crapahuter pendant deux heures dans cette boîte de conserve à la dérive, et pour rien !

John : On ne pouvait absolument pas le savoir, il fallait vérifier. On va quand même jeter un oeil ailleurs...

Il allait suivre un Rodney très dépité hors de la pièce, lorsqu'un mouvement, à la limite de son champ de vision, le fit se retourner. Il savait pertinemment qu'aucun bruit ne pouvait exister dans le vide de l'espace, mais il était sûr d'avoir entendu... quelque chose... Il scruta la pièce. Rien. Rien n'avait bougé. Il tenta de rire de son anxiété, mais n'y parvint pas. Il sentait quelque chose peser sur sa nuque, le même regard qu'il avait infligé à Rodney avant d'entrer dans la navette...

Il suivit Rodney hors de la poèce, et commença à fouiller les environs en flottant en apesanteur, bien décidé à trouver quelque chose qui en vaudrait la peine. Ou du moins, qui le récompenserait de ces deux heures passées à se frayer un chemin dans de la ferraille tordue et des moutons de poussière géants. D'ailleurs, comment pouvait-il y avoir de la poussière dans l'espace, c'était un point à éclaircir.

Et surtout, surtout, quelque chose qui le dédommagerait de DEUX heures passées à SUPPORTER les JEREMIADES du parfait modèle du scientifique d'INTERIEUR qui avait récriminé à cause de TOUT.

John : Teyla, vous m'entendez ?

Teyla : Oui, parfaitement. Tout se passe bien ?

John : On n'a rien trouvé qui valait la peine de venir si loin. Vous pouvez appeler Elizabeth ?

Teyla : Tout de suite.

La radio grésilla et un flot de parasites se fit entendre, puis la liaison se rétablit.

Teyla : John ? John ? Vous êtes toujours là ?

John : Oui, nous sommes là, que s'est-il passé ?

Teyla : Je... ne suis pas sûre, mais...

Ronon : Y'a quelque chose là.

Teyla : Que... oh !!

John : Ronon, Teyla, il se passe quoi ??

Ronon : Vous devriez revenir.

Teyla : Le scanner détecte une source d'éenrgie non loin de vous. Il faut que v...

Un nouveau flot de statique coupa la conversation et John se retrouva dans l'incapacité de recontacter le MSE. Un pressentiment fit courir un frisson le long de son dos. De nouveau, la sombre présence qui l'obsédait enserra son coeur dans un étau de terreur. Son coeur qui se mit soudain à battre à coups redoublés. Il pouvait presque toucher la tension qui s'épaississait autour de lui...

Dans un ultime sursaut, sa lampe, imitée par celle de Rodney, s'éteignit. La coursive n'était plus éclairée que par la faible lueur des étoiles qui entrait par la grande baie vitrée du poste de pilotage, au bout de la coursive.

Il jura intérieurement. Quoi, il n'allait pas se mettre à avoir peur des fantômes !

John avança rapidement vers le poste de pilotage, se projetant de prise en prise, attrapant au vol le bras de Rodney qui partait dans l'autre sens, dans le but clairement affiché de retourner à bord du MSE. C'était compter sans John qui voulait se prouver qu'il était parano et que rien, strictement rien, ne bougeait dans cette fichue pièce. Et surtout une présence quelconque !

Arrivé dans ladite pièce, bien évidemment vide, il sentit une résistance de la part de Rodney. Il se tourna vers lui, le vit tapoter la verrière de son casque, articuler des mots, et désigner furieusement le MSE qu'on apercevait par la vitre. Apparemment, son coéquipier avait compris que les radios étaient HS et pensait qu'il valait mieux réintégrer la sécurité relative du MSE avant que les choses n'empirent. Il fit donc volte-face et flotta en direction de la coursive. John jeta un dernier regard sur la pièce. Les consoles dévastées, le siège du pilote, couvert d'un résidu inidentifiable, la grande baie vitrée...

Son sentiment d'opression s'accentua. Se secouant intérieurement, il se retourna, voulut sortir, et buta contre Rodney. Rodney, qui avait le regard fixé sur le poste de pilotage, hagard. John se retourna encore, et son coeur rata un battement.

Une main.

Une main humaine.

Accrochée à l'accoudoir du fauteuil du pilote dont ils ne voyaient que le haut dossier.

Une main qui bougeait.

Le fauteuil bougea légèrement, pivota très lentement sur son axe...

A suivre...

Alors ? Diagnostic ? Je continue ou j'arrête les frais ?