Confessions of a Sin

Chapitre 6

Oui, toujours de courts chapitres. Mais mes périodes de temps libre ne me permettent pas d'en faire plus d'un coup ! Je pars du principe que mes (rares) lecteurs préfèreront un peu de temps en temps plutôt qu'un seul long chapitre par mois ! Apparemment, Alpheratz est la seule à avoir vu qu'un nouveau chapitre était en ligne. Heureusement qu'elle est là !

Choc.

Les quatres membres de SGA-1 s'entreregardaient, perplexes. Ce fut John qui se secoua en premier.

- Impossible.

- John, je vous assure, tous les relevés le prouvent. Sa structure corporelle est faite d'un alliage métallique ultra-léger. Ses cheveux, ses yeux, sa peau, tout est synthétique. C'est un robot, humanoïde certes, mais un robot quand même.

- Docteur McKay, vous.. vous en êtes absolument sûr ?

- Ouais parce que pour un robot elle a quand même l'air bien humaine !

- Teyla, Ronon, ces choses-là sont bien au delà de vos capacités, alors est-ce que vous pourriez gentiment aller appeler Atlantis pour qu'on vienne nous chercher ?

Ronon sembla jouer un instant avec l'idée de décalquer Rodney contre la paroi du labo, avant de se raviser pour suivre Teyla. Rodney intercepta le regard pensif que le colonel jeta au robot qui gisait au sol.

- N'y pensez même pas.

- Rodney...

- Elle est dangeureuse !

- Mais pas si on lui explique la situation.

- Que voulez-vous dire par là ?

- On pourrait lui rendre de l'énergie, suffisamment pour qu'elle n'ait pas à puiser ailleurs. On lui expliquerait qu'on peut l'aider, et comme ça, elle se sentirait en sécurité.

- Vous êtes vraiment... incroyable. Comment pouvez-vous encore vouloir l'aider alors qu'elle a failli vous tuer deux fois ?!

- On en a déjà parlé Rodney...

- Oui, je sais, elle n'essayait pas de vous tuer mais de survivre, bla bla bla ! Vous avez vu de dont elle est capable, non ?

- Rodney. Donnez-lui suffisamment d'énergie. Je prends ça sur moi.

Le scientifique allait répliquer vertement lorsque le regard noir de John l'en dissuada. Haussant les épaules, il prépara son régulateur et s'approcha prudemment de la silhouette affalée par terre.

John, lui, revoyait le moment où, à bord de la navette, il avait reçu la femme dans ses bras. Ce regard... Il y avait lu la détresse la plus profonde, et la solitude la plus absolue. Aucun robot, aucun programme, n'aurait pu montrer cela. Elle était bien trop humaine...

Rodney appuya sur un bouton, et le corps étendu au sol eut un soubresaut. John se pencha, se retenant d'une main à la table médicale pour ne pas tomber.

- Ne vous inquiétez pas, nous ne sommes pas vos ennemis. Nous allons vous aider.

Le corps cessa de remuer. Puis la jeune femme s'appuya d'une main au sol pour s'asseoir, levant vers John des yeux passablement inquiets. Rodney recula prudemment de deux pas. John, lui, se relava et lui tendit une main pour l'inviter à se lever.

- Rassurez-vous. Nous allons vous donner suffisamment d'énergie pour que vous puissiez survivre. Il nous a fallu quelque temps avant de comprendre exactement ce qui se passait.

La femme ne bougeait pas, seul son regard vivait, examinant tout ce qui se trouvait à portée. Elle fronça les sourcils en apercevant le régulateur dans la main de Rodney. Craignant une réaction de sa part, il tendit l'appareil devant lui, prêt à se défendre. Elle réagit, certes, mais pas de la façon qu'attendait Rodney.

Avec une agilité que personne n'aurait soupçonnée de la part de quelqu'un d'inerte depuis un moment, elle attrapa la main tendue, sauta sur ses pieds, et dans le même mouvement se réfugia derrière John, agrippant ses épaules. Le colonel n'avait rien vu venir, mais il ne tenta pas de s'écarter. Il se contenta de foudroyer Rodney du regard.

Sur ses épaules, les mains de la jeune femme s'étaient crispées et tremblaient légèrement. Un frôlement contre son dos lui indiqua que le "robot" soi-disant dangereux s'était tapi contre lui, tête baissée, tremblant d'une terreur incontrôlée qui ressemblait fort à de la panique. Penaud, Rodney secoua la tête d'un air gêné. John saisit une des mains cramponnées à sa veste et parla doucement pour essayer de calmer celle qu'il ne parvenait pas à considérer comme une machine.

- Essayez de vous calmer... Personne ici ne vous veut de mal. Allez, du calme... Regardez-moi.

D'une main, il écarta une mèche de cheveux blonds, et força la jeune femme à fixer son regard au sien. Encore une fois, il eut l'impression de sentir quelque chose quitter son être et se dissiper dans l'air environnant... La sensation étrange disparut comme elle était venue et ce qu'il put lire dans les yeux épouvantés qui le regardaient lui pinça le coeur.

- Je vous assure que nous allons vous aider, calmez-vous. Le docteur McKay ici présent s'est un peu... laissé emporter. Il ne vous touchera pas, rassurez-vous.

Les mains se décrispèrent légèrement. John en profita pour saisir la deuxième restée sur son autre épaule et les emprisonna toutes les deux dans ses mains à lui.

- Rodney, allez chercher Ronon et Teyla...

- Mais...

- Rodney... !

- Je... j'y vais.

L'irritant scientifique sortit en maugréant, et la jeune femme se détentit comme par miracle.

- Il vous fait peur, n'est-ce pas ?

La jeune femme acquiesça.

- Je suis le lieutenant-colonel John Sheppard. Avez-vous un nom ?

Un nuage passa sur le visage de la blonde inconnue. Elle entrouvrit la bouche, puis se ravisa, indécise.

- Vous pouvez parler ?

Elle hocha vigoureusement la tête. John devina qu'elle ne savait pas trop à quoi s'en tenir sur leur compte. Il fallait la rassurer. Que pourrait-il bien dire pour qu'elle se détende ? "Je n'arrive pas à la considérer comme un robot, c'est plus fort que moi..." Il reporta son attention sur la jeune femme lorsqu'il sentit qu'elle s'écartait, dégageant ses mains de celles du colonel. Elle fit un pas en arrière, le scruta de la tête aux pieds, puis regarda autour d'elle. Enfin, se tordant les mains comme n'importe quelle personne mal à l'aise, elle parla pour la première fois.

- Eldara. Je... mon nom. Je m'appelle Eldara.

Elle baissa immédiatement les yeux, comme si elle ne supportait plus le poids du regard de John.

Des pas résonnèrent sur le plancher métallique du MSE et Rodney revint, entouré de Teyla et Ronon. Eldara leva les yeux et recula légèrement, apeurée. John se plaça entre elle et le groupe qui arrivait.

- Voici le docteur Rodney McKay que vous connaissez déjà, Teyla Emmagan, du peuple d'Athos, et Ronon Dex, de Sateda. Je vous présente Eldara. Parfaitement réveillée et apparemment bien décidée à rester dans un coin sans bouger.

Ronon fit brusquement un pas en avant. Eldara sursauta et agrippa le bras de John qui se tenait devant elle.

- Ronon...

- On ne sait pas qui elle est.

- On la ramène sur Atlantis, on verra ça plus tard... Aïe !

Il se tourna vers la jeune femme, se massa le bras qu'elle avait serré jusqu'à ce que ses ongles le blessent.

- Atlantis ?

- Nous venons d'Atlantis, oui.

- Je... ce ne... Je ne vous crois pas !

- Je vous assure que c'est vrai. Mon peuple vit sur cette planète, non loin de la cité.

- Ce n'est pas possible ! Atlantis a été détruite !

Si elle avait été humaine, John était persuadé qu'elle aurait pleuré.

- C'est ce que nous avons fait croire aux Wraiths pour ne pas qu'ils ne la détruisent à notre place... Elle existe toujours.

- Vous ne venez pas d'ici. Vous ne pouvez pas habiter la Cité. Ils ne le permettraient jamais !

- La Cité était vide lorsque nous sommes arrivés depuis la Terre. Nous nous y sommes installés.

- La Terre ?

Eldara ouvrait de grans yeux.

- Mais... combien de temps...

Rodney s'avança.

- J'ai étudié les traces sur la coque de votre navette. Vous y êtes restée dix mille ans.

- Dix... mille... ans ?

Le choc était visible sur le visage d'Eldara. Elle se laissa tomber sur le banc médical, visiblement sonnée, les yeux dans le vague. Elle avait l'air tellement humaine...

- Dix mille ans... Et Atlantis a survécu malgré tout ?

- Oui.

Elle leva les yeux vers John qui se tenait près d'elle, au cas où Ronon serait pris d'une idée impliquant la neutralisation d'Eldara d'une façon ou d'une autre.

- Pouvez-vous m'y emmener ?

- Pourquoi ?

Ronon était si méfiant !

- Parce que c'est là que je suis née.

A suivre...

Bon alors ? Amis lecteurs, je compte sur vous !