Rah, je suis à la bourre, désolé, désolé, désolé !!!

Mais j'ai une excuse : j'étais malade pendant une bonne partie de la semaine. Plus les profs qui s'acharnent sur nous en cours (les méssants !!!). Et pour finir, je n'ai pas accès à Internet depuis ma chambre universitaire. Je suis donc obligée de poster entre deux cours (ou pendant les cours, lol) et quand un ordi est libre. Bref la galère !

Alors, rien que pour vous, chères lectrices (teurs ?), et exceptionnellement (enfin j'espère lol !), je vais enfreindre une de mes plus anciens principes, c'est-à-dire, ne pas me lever avant 13h le week-end mdr ! (qui a dit paresseuse ??)

Et je vais toute guillerette poster ce petit chapitre que vous attendez tant, à 9h du matin ! (le crime !!)

Encore milles fois pardon, j'espère réussir à respecter mes délais la prochaine fois !

Et merci pour toutes vos reviews et encouragement. Merci, merci !!

Bon, j'arrête de parler et vous laisse lire tranquillement avant qu'il n'y ai une émeute lol !

Dernière précision et après j'arrête de vous embêtez : préparez les mouchoirs… Et si vous pleurez pas, c'est que j'ai raté mon coup lol !

Bonne lecture !

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Des larmes dévalèrent mes joues et tombèrent sur la lettre, diluant l'encre à certains endroits. Je la relus plusieurs fois mais je n'arrivai pas à me convaincre que tout cela était vrai. C'était impossible, il m'avait promis qu'il ne m'abandonnerait jamais ! Il ne pouvait pas partir !

Je m'affalai par terre en serrant sa lettre entre mes mains. Je ne pouvais plus la lire car ma vue était brouillée de larmes. De toute façon, je la connaissais déjà par cœur. Un sanglot me déchira la poitrine.

Je devais être en plein rêve, il ne pouvait pas partir. Il devait avoir des remords à cause de l'accident, c'est normal, mais tout n'était pas de sa faute ! C'était moi qui avais soulevé ce sujet brûlant dont il ne voulait pas entendre parler. Il fallait absolument que je m'excuse. Que je lui fasse comprendre qu'il n'était en rien responsable de mon accident. Que plus jamais je n'aborderais ce sujet tabou.

Voilà ce que je devais faire.

Il ne pouvait pas être parti. Cette lettre n'était qu'une mise en garde, une prévention, mais il était toujours à Forks. Ou peut-être était-ce une façon de m'attirer là-bas, pour qu'il puisse s'excuser en bonne et due forme ? Il me laissait ainsi la décision de lui pardonner ou pas, sans interférer dans mon jugement. Je l'imaginais bien, faisant les cent pas dans sa chambre et tournant comme un lion en cage en cherchant la meilleure façon de s'excuser.

Cette pensée me fit sourire et je décidai de me rendre au manoir des Cullen pour le voir. J'essuyai rapidement mes larmes du revers de la main et dévalai les escaliers. Je laissai un mot à Charlie lui expliquant que j'étais partie faire un tour et je sortis enfin de la maison.

M'installer au volant de ma Chevrolet me fit un bien fou. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas conduit – Edward me servait très souvent de chauffeur – et cela commençait à me manquer. A bord de cette grosse camionnette rouge, je me sentais en sécurité et invincible. Remontée à bloc, je roulai tranquillement en direction du manoir des Cullen.

Je fis bien attention à ne pas rater l'embranchement et eus tôt fait d'apercevoir leur maison. Aucune voiture n'était garée devant. Perplexe, je garai la mienne à quelques mètres de la porte et quittai l'habitacle. Je toquai à la porte et attendis plusieurs minutes, mais rien ne se passa. Je toquai encore, toujours rien. Je collai mon oreille contre la porte en bois pour tenter d'entendre quelque chose. Tout était silencieux, mais ça ne voulait rien dire, les vampires ont toujours été silencieux.

Je fis le tour de la maison en essayant de percevoir un mouvement à travers les fenêtres. Mais rien ne bougeait. Je retournai à la porte et toquai encore et encore. Plus les minutes passaient et plus je paniquai. Je frappai la porte de toutes mes forces en criant son nom, celui de l'homme que j'aimais.

Mais les seuls bruits qui me revenaient étaient ceux de mes poings contre la porte et ceux de mon cœur contre ma poitrine.

Epuisée, je m'effondrai contre le chambranle, le corps secoué de tremblements incontrôlables. Je pris ma tête entre mes mains et éclatai en sanglots sans pouvoir me retenir.

Alors il avait dit vrai, il était réellement parti en entraînant tous les autres Cullen avec lui. J'ai toujours su qu'il partirait un jour, je le savais, mais je ne pensais pas que cela puisse me faire si mal. Je lui avais donné mon cœur et je lui aurais accordé mon corps et mon âme avec joie s'il me l'avait demandé.

Mes sanglots se calmèrent peu à peu, cependant il me suffit de repenser à lui pour que je reparte de plus belle. Mes larmes étaient intarissables. Je ne sus pas combien de temps je restai assise devant leur maison à pleurer, mais au moment où je relevais enfin la tête, je remarquai que la journée était déjà bien entamée.

Je me levai péniblement et me traînai jusqu'à ma voiture. Je me sentais totalement vide, une partie de mon âme s'était enfuie avec lui. Sans lui, je n'étais plus qu'une coquille vide. Je démarrai ma voiture et ne prêtai guère attention à ses rugissements.

Je conduisis jusqu'à chez moi dans un état second, les yeux noyés de larmes. Je n'en avais d'ailleurs plus conscience, s'en était presque devenu naturel. Je voyais le paysage à travers un voile d'eau. J'évoluais dans un monde aquatique, rempli de ma douleur et de mon désespoir.

J'arrivai chez moi sans vraiment m'en rendre compte. Je m'extirpai difficilement de la voiture et titubai en direction de la porte que j'ouvris lentement. Charlie n'était pas encore rentré et je m'en fichais royalement.

Je gravis les escaliers pour rejoindre ma chambre. Je n'avais qu'une envie : me coucher sur mon lit et pleurer toutes les larmes de mon corps, en attendant que la mort daigne venir me prendre. Je n'avais plus goût à rien, je ne tenais plus à rien et encore moins à la vie. A quoi bon, puisque ma raison de vivre m'avait quittée ?

Arrivée à ma chambre, mon regard se posa sur la lettre, sa lettre. Je la pris entre mes doigts en tremblant mais je fus incapable de la lire une dernière fois tant je pleurai. Je me rendis dans la salle de bain pour tenter de me calmer. Je m'aperçus dans la glace du coin de l'œil et faillis me faire peur toute seule. J'avais une mine affreuse, mes cheveux étaient emmêlés, mes yeux étaient rouges, cernés et débordant de larmes et mon teint pâle aurait rendu jaloux un cadavre.

Un rire nerveux s'échappa de mes lèvres en me voyant ainsi. On aurait dit un mort-vivant. Heureusement que Charlie n'était pas là, il aurait eu une crise cardiaque rien qu'en me regardant.

Je fermai les yeux et appuyai mes doigts contre mes tempes. Mes larmes continuaient de couler sans vouloir s'arrêter. Mes réserves lacrymales étaient-elles infinies ? J'étais en passe de le croire.

Je rouvris les yeux peu de temps après et mon regard fut attiré par un éclat métallique. Les lames de rasoir de Charlie étaient posées sur le rebord du lavabo. Quand je les vis, je ne pus plus détacher mon regard de celle-ci. Elles m'hypnotisaient. Sans en avoir conscience, ma main s'en approcha et j'en pris une. Je passai délicatement un doigt dessus pour en tester le tranchant. Une goutte de sang perla de mon doigt blessé.

Lentement, je posai la lame sur mon poignet dont je pouvais entrapercevoir les veines, entrelacs complexe de filaments bleus. J'appuyai doucement sans ressentir la moindre douleur. Un flot rouge s'en échappa et coula sur le carrelage. Je regardai ce ruissellement carmin avec fascination. Le rouge presque noir de mon sang contrastait avec la blancheur maladive de ma peau. Je fis de même avec l'autre et mon regard resta fixé sur le jaillissement de mon sang.

Ma tête était de plus en plus lourde, je sentais la vie me quitter peu à peu. Elle s'écoulait par mes poignets sans qu'on puisse l'arrêter.

Cette vie qu'Edward voulait à tout prix conserver.

Cette vie pour laquelle il avait préféré me quitter.

Cette vie qui m'était insupportable depuis qu'il m'avait abandonné.

Cette vie qui s'enfuyait parce qu'il était parti.

Mes jambes se dérobèrent sous moi et je glissai lentement par terre, dans une mare pourpre. Mes paupières se fermèrent toutes seules et l'image d'Edward fut une des dernières choses que je vis.

J'entendis très vaguement du bruit venant de ma chambre mais je me sentis glisser dans un sommeil apaisant avant d'avoir pu l'analyser.

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Ca va, vous êtes encore là ? lol ! J'ai eu un mal fou à écrire ce chapitre, ça me déprimait de trop.

Et pour bien me mettre en condition j'écoutais en boucle : Hurt de Christina Aguilera ; My Immortal d'Evanescence ; No Bravery et Good-bye my lover de James Blunt ; Nobody knows de Pink ; Frozen de Madonna ; Only Hope de Mandy Moore ; With or without you de U2 ; Try et All good Things come to an end de Nelly Furtado.

Ecoutez-les en lisant ce chapitre et le prochain, effet déprime assuré lol. Si après ça, vous ne pleurez pas, je ne sais plus quoi faire !!!

Réponses aux reviews :

Fanaplume: Merci pour ta review et pour ton enthousiasme. J'espère que ce chapitre te plaira !

Kya Fanel : Oui, c'est du Edward tout cracher de s'enfuir la queue entre les jambes (enfin, façon de parler lol !). La réaction de Bella était un peu prévisible, je l'avoue. Mais j'espère juste ne pas en avoir fait de trop. Encore désolé de vous avoir fait attendre (méchante vilaine insolation qui m'a foutu K.O pendant trois jours !!). J'espère que tu as gardé quelques Kleenex sous le coude pour le prochain chapitre lol. Ce n'est pas le plus gai non plus.
Et j'attends d'avoir fini ma fic pour pouvoir dévorer Tentation ! (j'ai le temps, je croies…mdr !)

Megane : Contente que cela te plaise toujours autant ! Et si tu étais triste pour la lettre d'Edward, qu'est-ce que ce sera pour ce chapitre lol !

Fascination120 : Oui, Edward est vraiment très bête quand il s'y met. Je l'engueulais toute seule à travers mon histoire (ce qui est tout à fait idiot, puisque c'est moi qui dicte sa conduite mouhahaha !). Mais en même temps, c'est un mec, et les mecs ont toujours une fâcheuse tendance à être débile (moi aigrie ? Pas du tout lol !)
Mais il va se rattraper, je te le promets !

Moonymei : C'est vrai que l'absence d'Edward était louche, mais c'était fait exprès lol ! Je suis contente que tu ai trouvé l'accident crédible. Moi aussi, l'idée que la voiture ne puisse pas réagir aussi vite que lui, me plaisait beaucoup. Je voulais montrer qu'il n'est pas surpuissant, tout vampire qu'il est.
Et merci pour la comparaison avec New Moon. Cela me touche parce que je n'ai toujours pas lu New Moon !! Je veux d'abord finir ma fic avant, pour ne pas être influencé. Donc je patiente, mais c'est dur ! lol !
Mais plusieurs personnes font déjà fait la remarque. Ca veut peut-être dire que j'ai pas trop mal repris l'univers de Stephenie Meyer, et le caractère de ces perso. Enfin, c'est ce que j'espère en tout cas.

Sofi : Non, Edward n'a vraiment rien compris. Il pense aider Bella en s'éloignant alors qu'il va la tuer à petit feu. Sa cervelle a dû se ramollir ces derniers temps lol ! Et je vois que je ne suis pas la seule à m'énerver contre des perso d'une fiction, ça me rassure lol ! J'espère que ce chapitre te plaira !

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Allez, ne verser pas toutes vos larmes, gardez-en pour le prochain chapitre lol !

Comme je rentre chez moi que samedi (avec accès à Internet illimité, ouais !!) je posterais le chapitre 5 à ce moment-là.

En attendant, vos petites reviews toutes gentilles sont bien sûr les bienvenues mdr !