Et voici enfin la suite! J'ai réussis à trouver un peu de temps pour la poster. La fin de l'année arrive bientôt (enfin, pour moi lol!) et les profs s'acharnent de plus en plus sur nous snif!!
Encore merci pour toutes vos reviews, elles me vont droit au coeur!!!
Ce chapitre est aussi triste, mais moins que le précédent je trouve. Et il y a une note d'espoir à la fin lol!
Bonne lecture!
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J'ouvris les yeux plusieurs heures plus tard. Ou peut-être était-ce plusieurs jours ? Je ne faisais plus attention à rien et j'avais perdu la notion de temps. Je me trouvais de nouveau dans une chambre d'hôpital, dans ce même hôpital où Edward m'avait emmené la dernière fois. La dernière chose qu'il avait fait avant de partir. Avant de me quitter pour de bon.
A cette pensée, mes larmes affluèrent à nouveau et coulèrent silencieusement le long de mes joues.
J'entendis la porte s'ouvrir et Charlie pénétra dans ma chambre. Il avait l'air très fatigué, ses traits étaient tirés, ses yeux, cernés d'épuisement et il portait une barbe de trois jours. J'en déduisis rapidement que je me trouvais ici depuis plus d'une journée.
- « Bella, ma chérie, comment te sens-tu ? me demanda-t-il doucement en s'asseyant près de moi.
- Comme quelqu'un qui vient de tenter de se suicider, lui répondis-je, la voix chargée de sarcasmes.
- Mon Dieu Bella, tu imagines un peu dans quel état j'étais ? » s'exclama-t-il douloureusement.
Il soupira doucement en passant une main sur son visage.
- « J'étais complètement paniqué quand je t'ai... Comment est-ce arrivé ? m'interrogea-t-il avec quelques trémolos dans la voix.
- J'ai pris tes lames de rasoir et j'ai...commencèrent-je avec un sourire sardonique.
- Je ne parle pas de ça ! me coupa-t-il. Pourquoi as-tu fait ça ? Pourquoi ? »
Ses yeux exprimaient une telle tristesse et une telle douleur que je n'eus pas la force de lui répondre.
Je détournais la tête pour ne plus croiser son regard rempli de chagrin et fixai le mur en ravalant mes larmes.
Je l'entendis soupirer bruyamment. Il devait se sentir coupable lui aussi. Coupable de ne pas avoir pu aider sa fille quand elle en avait besoin. Coupable de ne pas avoir vu assez tôt à quel point elle allait mal.
Je n'arrêtais pas de faire culpabiliser les personnes qui m'entouraient. Ma mère, Edward et maintenant Charlie.
J'étais une plaie pour tous ceux qui me connaissaient. Un boulet à traîner. Une malédiction. Je chamboulais la vie de ceux que j'approchais de façon irrémédiable et je les faisais souffrir, inévitablement.
Les larmes revinrent sans que je ne puisse rien y faire. Je pleurais sur moi, sur eux. Je pleurais sur ma pauvre existence d'être humain, qui avait été brièvement éclairée par l'arrivée d'Edward. Cette présence que je n'oublierais jamais et que j'avais perdue pour toujours. Jamais plus je ne reverrais ses prunelles dorées, ni son sourire enjôleur. Jamais plus je ne sentirais ses bras musclés autour de ma taille, ses lèvres douces sur ma peau, ses doigts froids sur ma joue. Et jamais plus je n'entendrais sa voix chaude et profonde qui faisait à chaque fois s'affoler mon cœur.
J'avais perdu tout cela et cette perte allait me tuer à petit feu. Son absence ne m'avait encore jamais semblé aussi atroce. J'avais l'impression d'avoir un trou béant à la place du cœur.
La seule chose dont j'étais sûre, c'était que je ne ressortirais pas indemne de cette histoire. Mes lacérations aux poignets cicatriseront, mais ma blessure au cœur ne se refermera jamais. Passée le reste de ma vie avec cette douleur lancinante me parut absolument intolérable.
Je ne pouvais pas vivre sans lui !
Je fermai les yeux pour retenir mes larmes qui coulaient à flots, mais la barrière que faisaient mes paupières n'était pas suffisante.
Charlie me caressa tendrement les cheveux pour tenter de me calmer mais rien n'y fit. Je finis par m'endormir, complètement épuisée.
Une semaine s'écoula sans que je puisse quitter l'hôpital. Je passais mes journées à pleurer et à dormir, ou plutôt à sombrer dans un sommeil peuplé de cauchemars plus éprouvants les uns que les autres. Edward en avait bien entendu le rôle principal. Je le voyais très souvent de dos, en train de s'éloigner de moi. J'avais beau lui courir après, je ne le rattrapais jamais. Il s'éloignait inexorablement de moi.
Je rêvais aussi de Rosalie. J'étais dans les bras d'Edward et Rosalie arrivait par derrière. Elle posait ses mains sur ses épaules et lui disait doucement : « Aller, viens Edward, il est temps de la laisser. Elle n'en vaut pas le coup. »
Alors, Edward me lâchait. Je tentais de le retenir, je le suppliais de ne pas m'abandonner mais rien n'y faisait. Il partait avec la blonde sans un regard pour moi. Rosalie se retournait une dernière fois pour m'adresser un sourire à la fois méchant et victorieux, tout en resserrant ses bras autour des épaules du jeune vampire. Ces types de rêves étaient horribles, et je me sentais à chaque fois un peu plus vide quand je me réveillais de l'un d'eux.
Mais le cauchemar qui revenait le plus fréquemment était celui où je le voyais à mes côtés, me regardant amoureusement. Nous n'étions que tous les deux et nous nous suffisions à nous-même. J'étais dans un tel état de plénitude et de sérénité que pour rien au monde je n'aurais voulu faire cesser ce moment. Mais l'instant d'après, quand Edward allait m'embrasser, il me fixait avec horreur et s'enfuyait en courant. Je me retournais alors et apercevais mon reflet dans un miroir. Mes cheveux étaient gris et mon visage, plus ridé qu'une vieille pomme. Il s'était enfui pour ne pas me voir dans cet état.
Ce cauchemar était le pire de tous. Je m'en réveillais toujours en hurlant, le visage recouvert d'une fine pellicule de transpiration et le corps secoué de tremblements nerveux et incontrôlables.
Charlie était venu me rendre visite plusieurs fois, néanmoins il ne restait jamais très longtemps. Me voir allonger dans un lit d'hôpital, les poignets étroitement serrés par des bandages – une preuve physique flagrante de mon mal-être – à pleurer sans fin, ne devait pas être un spectacle des plus réjouissant. Par contre, aucun de mes prétendus amis ne vinrent me voir, à moins que Charlie ne fasse barrage pour leur éviter la vue de ma déchéance.
Puis, quelques jours plus tard, mon état commença à s'améliorer. Mes crises de larmes étaient plus espacées et je me nourrissais à peu près normalement. Je ne parlais toujours pas mais mes progrès étaient visibles.
Mon regard se posait très souvent sur mes bandages néanmoins, les larmes ne venaient plus déborder de mes yeux.
Le jour où je voulu en défaire un, l'infirmière me prit doucement mais fermement le poignet pour le reposer sur le lit.
- « Vos blessures sont profondes et la cicatrisation n'est pas encore totalement achevée, mademoiselle Swan. Vous ne tenez sans doute pas à ce que l'on vous attache à votre lit, n'est-ce pas ? »
Sa voix était douce et chaleureuse, je sentais qu'elle ne me voulait aucun mal, bien au contraire. Je la regardai droit dans les yeux en lui répliquant :
- « N'ayez crainte, je ne referais pas deux fois la même erreur. J'ai compris et je ne veux pas revivre cela une nouvelle fois.
- Vous m'en voyez ravie. Je suis heureuse de constater que vous tenez à vous en sortir. Et quelques soit les raisons de votre tentative de suicide, n'oubliez jamais que votre vie est toujours plus importante, toujours. »
J'acquiesçais à ses paroles et elle m'adressa un sourire qui me réchauffa le cœur.
Je n'avais toujours pas oublié ce qu'il s'était passé, mais j'arrivais à prendre du recul, à relativiser. Avec le temps, la douleur s'amenuiserait peut-être d'elle-même. C'était ce que je me répétais tous les jours pour tenter de reprendre le dessus.
Mais j'essayais surtout de me convaincre qu'un jour ou l'autre il reviendrait, et j'y croyais dur comme fer. J'avais ainsi trouvé une nouvelle raison de vivre même si l'espoir n'était encore qu'un fil tenu qui pouvait se rompre à n'importe quel moment. Je devais y croire, parce que la vie continue, et puis je ne voulais plus voir Charlie souffrir par ma faute.
Heureusement que maman n'était pas au courant, elle en aurait sûrement fait une jaunisse. Elle se trouvait pour le moment au Kansas avec Phil, dans une ville paumée où il n'y avait ni téléphone, ni Internet, ce qui m'arrangeait bien.
Trois jours après ma résolution de reprendre le dessus, Charlie vint me voir. Il s'assit sur une chaise à côté de moi et ne prononça pas un mot, comme à son habitude. Pour la première fois depuis mon hospitalisation, je me tournais vers lui, les yeux totalement secs de larmes. Je décelai une lueur de soulagement dans ses yeux.
- « Je suis désolée, murmurais-je d'une voix éraillée.
- Non, non Bella, tu n'as pas à l'être. Je suis tellement soulagé de t'entendre parler à nouveau, me dit-il avec un grand sourire. J'ai eu tellement peur pour toi. Je passais des heures auprès de toi mais tu ne réagissais plus, tu étais comme morte. »
Il détourna la tête pour cacher les larmes qui commençaient poindre le bout de leur nez. Je lui pris la main.
- « Pardonne-moi de t'avoir fait souffrir. Je n'aurais pas dû faire cela, je n'aurais pas dû arriver à de telles...extrémités. Même si tout cela est terminé...
- Je sais. Je te mentirais en te disant que je comprends tes raisons ou ce que tu ressens, mais sache que, quoi qu'il arrive, je serais toujours là pour toi. Et si tu veux en parler, je serais là pour t'écouter, affirma-t-il doucement.
- Merci. »
Il me caressa les cheveux dans un geste tendre.
- « Je voudrais quitter l'hôpital » lui demandais-je timidement.
Il paru étonné de ma requête.
- « Il est peut-être encore un peu tôt pour cela, tu ne crois pas ? me demanda-t-il avec inquiétude. Il serait sans doute plus sage pour toi de rester encore quelques temps ici, au cas où.
- Papa, je vais devenir folle si je reste dans cet hôpital, lui rétorquais-je en souriant. Si je veux guérir complètement, il faut que je reprenne le cours de ma vie et je n'arriverais pas à le faire ici.
- Le médecin dit que ton état s'est grandement amélioré, mais n'est-ce pas un peu prématuré ? Je souhaite de tout cœur que tu reviennes à la maison, crois-moi. Mais j'ai peur que tu ne fasses une rechute, m'expliqua-t-il en fronçant les sourcils.
- Je vais mieux papa, je t'assure. Je veux juste retourner à la maison et continuer à vivre, tout simplement. Je t'en pris, ne détruis pas tout mes efforts pour reprendre le dessus en voulant me garder enfermer ici, l'implorais-je en lui serrant doucement la main.
- Je vais d'abord en parler avec le médecin, ensuite on avisera.
- D'accord » lui concédais-je.
Il m'embrassa sur le front et se dirigea vers la porte.
- « Je t'aime papa, déclarais-je avant qu'il ne franchisse le pas de la porte.
- Moi aussi ma chérie » me répondit-il en souriant.
Je reposais ma tête sur l'oreiller. Oui, j'allais reprendre mon ancienne vie, sans lui. Ce constat me déchira le cœur, mais je n'avais pas le choix. Il était partit pour que je puisse vivre, non ? Alors, autant lui accorder cette dernière faveur, je lui devais bien ça. Et peut-être reviendrait-il, ronger par le remord.
Un jour.
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Réponses aux reviews :
la-tite-yuya : J'adore ta façon d'exprimer tes émotions avec les smileys lol!!Merci beaucoup! j'espère que tu appréciera celui-ci!
fascination120 : Ouais, une madeleine lol!! J'ai réussis à émouvoir quelqu'un!! La suite sera, euh...mitigé on va dire. Il y aura des hauts et des bas. J'espère que cela te plaira!
Kya Fanel : Non, ce n'est pas très gai, j'avoue! Mais la tienne non plus, avec Charlie...ouin!!! et non, ce n'est pas Ed, comme tu peux le voir. Mais c'est beau l'espoir lol! Et encore une de chamboulée, ouais!! Désiké de pas pouvoir poster plus vite, ni de poster tout de suite mes reviews pour ta fic, mais j'ai le temps de rien faire snif!!
Aileen : Une nouvelle fan, youpi! Donc bienvenue et je suis très heureuse de te compter parmis nous! Merci pour ta review, et j'espère que tu ne sera pas déçue par la suite!
Sofi : C'est vrai, tu as suivi mon conseil? C'est super triste avec ces chansons snif, la boîte de mouchoirs y passe très vite! Mais ne la range pas tout de suite, car la suite sera assez mitigée, avec des hauts et bas.
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J'espère avoir répondu à tout le monde car fanfiction ne m'a pas envoyé d'alertes pour les reviews!!
Et comme d'habitude, la suite samedi prochain. En attendant, laissaer moi des reviews!
Bizzzou!
