Hello, c'est de nouveau moi (qui d'autre sinon ?) !
Comme j'ai été malade il n'y a pas longtemps, j'ai pu écrire un max ! Comme je ça j'ai pris un peu d'avance. Mais vous allez devoir attendre patiemment pour avoir la suite niak niak niak !
Merci encore à toutes les revieweuses et aux lectrices qui rewievent pas mais qui lisent quand même !
Et merci à toutes celles qui m'ont donné leur avis pour la suite de cette histoire ! J'ai pris note de toutes vos remarques et je ferais en conséquence !
Bonne lecture !
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Pour la première fois depuis qu'il était partit, je ne fis pas de cauchemars cette nuit-là. Je dormis à peu près paisiblement sans trop me réveiller. Charlie vint me chercher vers la fin de matinée, pour me ramener à la maison. J'étais tellement contente de quitter l'hôpital que je lui sautai dans les bras. Il en fut très surpris – aucun de nous n'était habitués à ce genre de manifestation – mais il me serra malgré tout contre lui.
Puis il me ramena chez nous.
- « Que compte-tu faire de ta journée ? me demanda-t-il tandis qu'il conduisait.
- Je ne sais pas encore. Peut-être travailler sur l'ordinateur. Ou regarder la télé.
- Option non envisageable, il y a la demi-finale de base-ball cet après-midi, déclara-t-il avec un petit sourire.
- Très bien, je lirais alors ! Je ne comprendrais jamais votre engouement pour ce sport, ce ne sont que des hommes qui s'amusent à envoyer une balle le plus loin possible avec un bâton, exclamais-je, faussement exaspérée.
- Une batte Bella, ça s'appelle une batte, soupira-t-il en secouant la tête. C'est un sport exaltant qui demande de la force mais aussi de la concentration, de la logique, de la stratégie. Ce n'est pas qu'un bête sport, c'est toute une...
- ... institution, je sais » finissais-je à sa place en levant les mains pour avouer ma défaite.
Nous rîmes un moment. Cela me fit du bien sur le coup, mais je ne pus m'empêcher de penser à une certaine personne qui aurait défendu ce sport avec sûrement autant d'ardeur que mon père. Je me rappelais aussi une partie de base-ball endiablée et sacrément plus « exaltante » que toutes celles que l'on peut voir à la télé !
Ce souvenir me fit sourire tristement. Encore une chose que je ne reverrai probablement plus. Mais avant d'avoir pu m'apitoyer plus sur mon sort, Charlie gara la voiture dans l'allée, devant notre maison.
Je montais directement dans ma chambre. Elle m'avait manqué cette petite chambre, même si elle me rappelait des souvenirs douloureux par moment. Je repensais à nos discutions sur mon lit, ou sur mon rocking-chair. Et toutes les fois où je m'étais endormie dans ses bras.
Je réussis malgré tout à retenir mes larmes, je faisais des progrès. J'avais l'impression de faire son deuil, même si ce n'était pas très loin de la vérité. Après tout, une partie de moi était morte quand il s'en était allé et j'allais devoir vivre le restant de mes jours avec un manque que rien ni personne ne pourra jamais combler.
- « Bella ! » m'appela Charlie depuis la salle de séjour.
Je descendis rapidement les escaliers pour le retrouver dans le salon, en train de ranger son bippeur.
- « Il y a une urgence au commissariat.
- Rien de grave, j'espère, m'inquiétais-je.
- Non, ne te fais pas de soucis. Ils ont seulement besoin de moi pour résoudre une affaire. Mais je ne sais pas si c'est une bonne idée de te laisser toute seule... ajouta-t-il en fronçant les sourcils d'un air soucieux.
- Ca ira, tu peux y aller, répondis-je en balayant d'une main sa remarque.
- Pourtant, la dernière fois que je t'ai laissé toute seule, tu as... »
Je vis un éclair de douleur traverser ses prunelles. Le cœur étreint par le remord, je me glissai entre ses bras.
- « Je sais. La dernière fois, je n'allais pas bien, je le reconnais. Mais maintenant, je vais mieux. Je ne ferais pas deux fois la même erreur. Je resterais tranquille sans faire de bêtises, je te le promets.
- D'accord, soupira-t-il en me caressant les cheveux. Mais si tu as le moindre problème, n'hésite pas à me biper et j'accourrais immédiatement.
- Ne t'en fais pas, il n'y aura pas de problèmes. Tu as ma parole. »
Je me sentais dans l'obligation de le rassurer. Après ce qu'il avait subi par ma faute, il était normal qu'il craigne pour ma santé. Mais, j'avais décidé de passer le cap et de ne plus replonger. En tous cas, je ferais tout pour.
Il m'embrassa sur le front et partie sur son lieu de travail. Je remontais et allumais mon ordinateur. La connexion à Internet prit plusieurs minutes mais je pus quand même accéder à ma boîte mail. Je n'avais qu'un message, daté de la veille.
Bonjour ma chérie, c'est Maman.
J'ai pu trouver un
cybercafé qui tarife ses minutes de connexion à un prix
exorbitant, mais je voulais absolument avoir de tes nouvelles.
Le temps ici est
superbe, quoique beaucoup plus sec qu'à Phoenix. Phil a
gagné de nombreux match et il a reçu trois propositions
de clubs réputés de la côte ouest, n'est-ce pas
formidable ?
J'espère que
tu te portes bien que tu profites quand même de l'été.
J'attends de tes
nouvelles avec impatience.
Je t'aime fort ma
chérie, et je pense souvent à toi.
Bisous.
Maman.
Son mail me fit sourire. J'étais contente qu'elle soit heureuse, ma réclusion à Forks avait au moins fait le bonheur de quelqu'un. Non, je n'avais pas le droit de dire cela. J'avais passé de très bon moment depuis que j'étais ici, en commençant par ma rencontre avec Edward. Même si la situation était plus que difficile en ce moment, je ne pourrais jamais regretter de l'avoir rencontré, jamais. Je devais juste m'habituer à ne plus y penser, en tout cas moins souvent qu'avant. Ce n'étaient que des souvenirs maintenant, rien de plus.
Et je ne pouvais pas passer ma vie à ruminer ces souvenirs, à m'y enfermer pour fuir la réalité.
Ma détermination toute neuve de commencer une nouvelle vie s'écroula d'un coup quand mon regard se posa sur un bout de papier chiffonné posé sur mon bureau.
Sa fameuse lettre.
Je soupirais bruyamment. Ce ne serait vraiment pas facile, vraiment pas. Je pouvais m'écrouler en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et replonger dans la dépression. Mais à cet instant, le visage de Charlie, déformé par la tristesse et la douleur, s'imposa à mon esprit. Je ne pouvais pas lui faire subir cette souffrance une nouvelle fois, ce serait vraiment égoïste de ma part. Et je devais penser à maman aussi, qui ne devait en aucun cas apprendre ce qui m'était arrivé.
Je lui rédigeais un rapide message pour la rassurer. Je lui parlai des cours, du beau temps qui se maintenait, en bref de banalités.
Je passais encore une heure sur l'ordinateur, à naviguer un peu au hasard sur Internet, avant que Charlie ne rentre.
Je décidais ensuite de regarder la demi-finale de base-ball avec lui, ce qui le surprit grandement. Ce n'était pas vraiment par enthousiasme que je faisais ça, mais je ne voulais pas être seule. Quand j'étais seule, j'avais tendance à ruminer, à trop penser à lui. J'avais besoin d'une présence à mes côtés pour atténuer quelque peu la douleur de son absence.
Quand le soir fut venu, je repris mes bonnes vieilles habitudes et préparais le repas pour Charlie et moi. Au menu : poisson en papillote et pommes de terre sautées. Puis, nous mangeâmes silencieusement, chacun plongé dans ces pensées.
Après avoir fait la vaisselle, je me rendis dans ma chambre et me plongeai dans le premier livre que je vis. Je m'endormis quelques heures plus tard, au beau milieu de ma lecture.
Les rayons du soleil vinrent me chatouiller le nez le lendemain matin. J'avais totalement oublié de fermer les volets la veille et une clarté éblouissante remplissait la pièce. J'aurais pu ronchonner et me rendormir rapidement mais j'avais passé plus de deux semaines à l'hôpital et je ne voulais plus perdre de temps. Je me levai promptement et partis prendre ma douche. Le jet d'eau chaude finit par me réveiller complètement mais je restai encore plusieurs minutes sous l'eau, par pur plaisir.
Quand je descendis enfin dans la cuisine, Charlie était déjà en train de déjeuner.
- « Bien dormi ? me demanda-t-il tout en beurrant sa tartine de pain.
- Comme un bébé. Cela faisait longtemps que je n'avais pas aussi bien dormi.
- Tu m'en vois heureux. »
Je m'assis à mon tour et me préparai un bol de céréales.
- « Euh… papa, je souhaiterais que maman ne soit pas au courant de ce qu'il s'est passé ces dernières semaines. »
Charlie releva la tête et fronça les sourcils.
- « Je ne voudrais pas l'inquiéter et je sais que si elle apprenait quoique ce soit, elle accourrait aussitôt. Je ne veux pas gâcher son bonheur, ajoutais-je en baissant la tête.
- D'accord, cela restera entre nous, répondit-il en me souriant gentiment.
- Merci. »
Après plusieurs minutes de silence, je repris :
- « Tu vas aller pêcher cet après-midi ?
- Je ne sais pas encore…
- J'espère que tu n'hésites pas à cause de moi ? lui demandais-je en haussant les sourcils.
- Je pensais annuler, mais puisque tu ne veux pas de moi à la maison, j'irais quand même, répliqua-t-il.
- Je ne voudrais pas te priver de ce plaisir » lui répondis-je avec un sourire alors que je terminais mes céréales.
Je passais le reste de la matinée à traîner dans la maison. Charlie partit juste après manger.
Comme il faisait beau, et que je m'ennuyais ferme, je décidais d'aller me promener dehors. Je sortis de la maison et mes pas me menèrent directement auprès de la forêt derrière notre maison. La première fois que je l'avais vu, elle m'avait paru sombre et inhospitalière. Mais, éclairée par la clarté du jour, elle n'était plus si impressionnante que cela. Je marchais un moment, en évitant de tomber, de me cogner contre un arbre, de me prendre les pieds dans une racine…bref, les petits tracas habituels.
Occupée à surveiller chacun de mes pas avec précaution, je n'aperçus pas immédiatement que j'avais débouché dans une petite clairière. Je m'en rendis compte à cause de la soudaine luminosité qui m'aveugla un instant.
La clairière était beaucoup plus petite que celle d'Edward, et moins belle aussi. Mais c'était peut-être simplement parce qu'il ne s'y trouvait pas. Elle était néanmoins agréable et je m'assis dans l'herbe pour profiter de son calme.
Mes pensées se tournèrent bien évidemment vers Edward et le souvenir de son départ était toujours aussi douloureux. Mais je ne pouvais pas me laisser abattre, je devais aller de l'avant. C'était pour cela qu'il était partit, pour me laisser vivre ma propre vie, même si cela me tuait à chaque fois que je pensais à lui.
Les larmes aux yeux, je m'allongeai sur l'herbe et jouai avec des brindilles. La douce chaleur de la journée et le bruit du vent me berçait et je finis par m'endormir.
Je fis un rêve étrange à ce moment-là. Je me voyais dormir et une ombre s'approchai de moi. Je n'arrivai pas à fixer mon regard sur elle tant elle se déplaçait vite. Il y avait une chose dont j'étais sûre, je connaissais cette personne qui se mouvait trop vite pour être perçu par l'œil.
- « Edward ! » m'écriais-je en me réveillant en sursaut.
Je portais la main à ma joue, quelque chose de froid et de dur m'avait effleuré. Avais-je seulement fait un rêve particulièrement réaliste ou bien Edward était-il réellement venu me rendre visite ? Mes yeux s'emplirent de larmes qui ne tardèrent pas à déborder. Un sanglot douloureux souleva ma poitrine. Il me manquait tellement que je me mettais à l'imaginer près de moi, c'était pathétique. J'étais pathétique. Je me couchais en chien de fusil et laissai libre court à mes larmes que j'avais réussi à retenir jusque là.
Comment une personne peut-t-elle vous donner autant de bonheur et l'instant d'après vous faire souffrir atrocement ? Je ne pourrais jamais me faire à son absence, c'était impossible. Il faisait partie de ma vie, il était une partie de moi-même. Jamais personne ne m'avait manqué à ce point, pas même ma mère.
Je restai de longues minutes prostrés dans cette clairière qui me rappelai tant l'homme que j'aimais à en mourir.
Après plus d'une demi-heure à me lamenter, je me relevai et me dirigeai vers la maison. Charlie n'était pas encore rentré et j'en profitai pour me rafraîchir dans la salle de bain. Bizarrement, plus aucune lame de rasoir ne traînait et ce constat me fit sourire ironiquement. Après m'être passé de l'eau sur la figure, histoire d'essayer de faire un peu dégonfler mes yeux bouffis de larmes, je me rendis dans ma chambre et m'affalais sur mon lit, vidée.
Mon regard se posa sur mon sac de cours. Mes amis devaient s'inquiéter pour moi. Ou peut-être pas. Après tout, aucun n'était venu me voir pendant mon hospitalisation. Mais je pensai plutôt que c'était Charlie qui leur avait fait barrage. A bien y réfléchir, ils me manquaient eux aussi : Jessica, Mike, Angela et même Eric et Tyler. J'avais envie de les revoir, de les rassurer sur mon sort.
Je voulais retourner en cours.
Pas que les cours m'ait tant manqué que cela, mais j'avais besoin d'une présence, de personne autour de moi pour me sentir moins seule. Même si cette impression était toute relative. A chaque fois que je restai seule, je déprimai et il fallait à tout prix que je remonte la pente, au moins pour mes parents. Alors que je formulai cette pensée, j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir : Charlie venait de rentrer.
Je dévalai les escaliers en manquant de m'étaler pour me diriger vers lui. Il eut un léger mouvement de recul en me voyant débouler de la sorte et me regarda d'un air suspicieux.
- « Papa, j'aimerais retourner en cours demain » lui annonçais-je de but en blanc.
Charlie me fixa avec de grands yeux étonnés. Il avait tendance à prendre un air ahuri un peu trop souvent à mon goût ces derniers temps.
- « Euh… je sais que tu t'inquiètes pour ton année scolaire, mais tu viens juste de sortir de l'hôpital. Il te faut du repos, du calme. Reprendre les cours dans ton état n'est pas conseillé, conclut-il sans autre forme de procès.
- Papa, je vais bien, soupirais-je, exaspérée. Combien de fois devrais-je te le répéter ? Je veux retourner au lycée, j'en ai besoin, tu comprends. Quand je reste seule, j'ai tendance à trop penser… à ce qui s'est passé » bredouillais-je, la tête baissée.
J'avais failli dire que je pensais trop à lui, mais Charlie ne savait pas qu'Edward était la cause principale de mon état. Enfin, je l'espérais…
- « J'ai besoin de voir du monde, de revoir mes amis, repris-je. S'il te plaît, le suppliais-je.
- Tu veux vraiment y retourner ? me demanda-t-il avec anxiété.
- Oui.
- D'accord, soupira-t-il après quelques instants, vaincu. Tu as toujours obtenu ce que tu voulais et si je refusais, tu serais capable de faire le mur pour t'y rendre quand même. Promets-moi seulement de te ménager, et de rentrer directement si tu te sens mal.
- C'est promis. Merci papa ! » m'exclamais-je avec un grand sourire sur les lèvres. Je déposai un baiser sur sa joue et filai dans ma chambre.
Après le dîner, je fis mon sac pour le lendemain. La journée risquait d'être difficile et j'allais devoir me maîtriser pour ne pas chercher un membre de la famille Cullen du regard. Son absence se ferait cruellement ressentir, mais en même temps, cela me permettrai de revoir mes amis et de me sentir un peu moins seule. J'allai me coucher quelques heures plus tard en priant pour que cette reprise se passe bien.
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Alors, vous en pensez quoi ? Personnellement je n'aime pas trop ce chapitre. Je trouve qu'il ne sert pas à grand chose et qu'il fait pas avancer l'histoire, mais bon…
Réponses aux reviews :
Fascination120 : Oui, moi non plus je n'aime pas les psy. Ils croient tous connaître alors qu'ils ne comprennent rien ! Et la preuve en sera faite dans quelques chapitres…
Kya Fanel : Merci beaucoup pour ton aide. Et je pense que je vais faire comme tu as dit : la transformation de Bella, vu de son point de vue à elle. Et le reste en POV d'Edward. Et je te dirais pas comment, ni quand il revient…lol ! Ce sera la surprise ! Et j'aime beaucoup l'idée de te savoir scotchée à ma fic hihihih !
Aileen : Je prends note de ton choix. Je trouve aussi que c'est plus logique, mais je voulais avoir votre avis. Et oui, je sais ce chapitre est court, mais je n'étais pas censé le mettre au début, je le trouvais pas génial. C'est ma sœur qui a insisté, donc c'est elle qui faut remercier lol !
Sofi : Ok pour la transformation ! Ca va pas être facile, mais j'adore relever les défis ! J'espère juste ne pas vous décevoir.
MoonyMei : C'est pas grave si tu es en retard, quand que tu viens voir ma fic de temps en temps lol. Moi aussi j'ai plus trop le temps en ce moment, mais plus qu'un mois de cours et ça sera bon !!! Et oui, ne t'inquiète pas, Ed va revenir incessamment sous peu ! C'est vrai que Bella va avoir du mal à reprendre le dessus. Mais tu verras, comment j'ai fait ça lol !
La-tite-yuya :
J'ai failli ne pas te répondre. En fait, je viens tout juste
de recevoir ta review, c'est beau la technologie non ? lol !
Et comme pour les autres, je prends note de ta remarque. J'ai pas
mal d'idée maintenant, il faut juste que j'arrive à
agencer tout ça lol !
Et merci beaucoup pour
ta confiance et tes encouragements, ça me motive à
écrire la suite !
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Donc, après avoir lu toutes vos reviews j'ai tout pleins de nouvelles idées ! Je ferais donc la transformation de Bella de son point de vue à elle. Et la suite selon Edward. Et même la scène d'amour (je vais bien m'amuser moi…) !!
Ca va être un vrai défi, mais je vais y arriver. Ou peut-être pas…on verra bien lol !
En tout cas, j'espère ne pas vous décevoir et que mon histoire ne va pas s'essouffler !
La suite samedi prochain, comme d'habitude. Et n'hésitez pas à appuyer sur le petit bouton violet en bas à gauche. Oui oui, vous avez le droit !!
Bizzzzzz
