Hello tout le monde !
Voici le chapitre tant attendu, en retard, mais c'est pas ma faute ! Mon ordi ne voulait plus se connecter à internet, je l'ai traiter de tous les noms !!
J'espère que vous m'en voulez pas trop !
Je vous laisse donc lire et attends avec impatience vos réactions.
Bonne lecture !
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A mesure que le temps passait, les infirmières constatèrent que Bella réagissait de moins en moins à leur présence. Les premiers jours, elle leur lançait des regards meurtriers. Puis ses regards s'atténuèrent pour n'être plus que simplement méchants et finir par être totalement éteints et vides. Pas une seule fois, elle n'avait tenté de se débattre contre ses liens qui la retenaient à son lit. Elle ne mangeait presque plus. Elle ne mangeait même plus du tout, dorénavant.
Ces changements dans son comportement inquiétèrent les infirmières qui alertèrent le médecin. Il l'examina plusieurs fois sans recevoir un seul regard de sa part. Et quand il voulut discuter avec elle, elle ne lui adressa pas la moindre parole. Perplexe, il l'a mit sous perfusion et décida d'en parler au psychologue.
Ce dernier vint la voir le lendemain. Il resta plusieurs heures près d'elle sans parler, attendant une réaction de sa part. Mais même quand il fit affreusement grincer sa chaise, Bella resta imperturbable. C'était comme si plus rien ne pouvait la toucher.
Deux jours plus tard, Charlie vint lui rendre visite. Il regrettait la tournure qu'avait prise leur conversation la dernière fois qu'ils s'étaient vus, et il comptait bien montrer à sa fille qu'il serait toujours là pour l'épauler quoiqu'il se passe.
Il entra dans sa chambre. Quand il la vit sous perfusion et plus pâle qu'un mort, il blêmit lui aussi. Le docteur pénétra dans la pièce à ce moment-là et Charlie le regarda d'un air angoissé.
- « Docteur, que s'est-il passé ? Pourquoi Bella est-elle sous perfusion ?
- Votre fille ne veut plus se nourrir.
- Comment cela ? » demanda Charlie avec étonnement.
Le médecin s'approcha du lit de la jeune fille pour lire sa fiche. Puis il se retourna vers le shérif en soupirant.
- « Je vais tâcher de faire simple. Bella s'est en quelque sorte refermée en elle-même.
- Je ne comprends pas.
- Elle s'est coupée du monde extérieur, pour s'inventer son propre monde, dans sa tête. Plus rien ne semble l'atteindre.
- Mais... mais, comment est-ce possible ? lui demanda-t-il, inquiet.
- Cela arrive souvent aux personnes victime d'un traumatisme psychologique grave ou qui ont perdu un être cher. Elles n'arrivent pas à accepter leur mort et à faire leur deuil. Leur absence est beaucoup trop douloureuse. Elles sombrent alors dans la dépression en se laissant périr peu à peu. Puis elles finissent par se créer un monde imaginaire où la personne qu'elles ont perdu se trouve. Elles s'enferment dans ce monde pour éviter d'avoir à affronter la dure réalité.
- Et... y a-t-il un moyen de la soigner ? De la faire réintégrer le monde réel ?
- Il n'existe pas de remède miracle, les maladies mentales sont très difficiles à soigner. Néanmoins, un stimulus pourrait la faire réagir et la sortir de cet état. Mais les chances de réussite sont assez faibles.
- Quel genre de stimulus ?
- Affectif, la plupart du temps. Une personne qui lui est chère et qui l'aime énormément. Un parent proche, souvent présent à ses côtés. Ou au contraire, un parent qu'elle aime mais qu'elle ne voit pas souvent.
- Je vois »
Charlie s'assit sur une chaise près du lit de sa fille et soupira bruyamment en passant une main dans ses cheveux. Il regarda sa fille avec tendresse et douleur. Elle allait de mal en pis et il ne pouvait toujours rien faire pour l'aider. Elle avait sûrement raison après tout, il n'avait aucune compétence entant que père. Son regard se posa sur les sangles qui enserraient les poignées et les chevilles de Bella.
- « Vous pourriez peut-être la détacher. Dans l'état où elle est, elle ne risque pas de s'enfuir.
- C'est exact, mais nous voulions la laisser attacher encore un jour ou deux. Au cas où elle se réveillerait brutalement, dans le même état qu'il y a quelques jours.
- Je comprends.
- Vous devriez rentrer pour le moment. S'il y a le moindre changement, nous vous préviendrons.
- Euh, d'accord. Je repasserai la voir plus tard. »
Charlie quitta donc la chambre de Bella d'un pas quelque peu chancelant. Toute cette accumulation de malheurs arrivés à sa fille l'affectait au plus au point. Il se devait d'être fort pour elle, mais il n'y arrivait pas.
L'envie de téléphoner à Renée le démangeait horriblement. Mais il avait fait une promesse à Bella : sa mère ne devait pas être au courant, sous aucun prétexte. Voir sa fille dans cet état l'anéantirait. Il rentra chez lui pour se reposer.
Quelques jours plus tard, après en avoir discuter avec le psychologue, le docteur décida de détacher Bella. Son ami le psychologue l'accompagna.
Lorsque la jeune fille fut détachée, elle ouvrit brusquement les yeux et bondit hors du lit. Le médecin recula instinctivement, de stupeur. Une fois sortit de son lit, Bella courut se réfugier dans un coin de la pièce, opposé à la porte.
Elle se laissa glisser à terre et se ramassa le plus possible sur elle-même, comme pour se protéger. Le médecin s'approcha d'elle dans l'intention de la ramener dans son lit, mais quand il lui toucha le bras, Bella lui repoussa violemment la main et se tint le bras comme s'il l'avait brûlé. Elle se colla encore plus contre le mur dans un effort illusoire de leur échapper.
Le médecin siffla entre ses dents et s'approcha de nouveau d'elle. Mais le psy le retint par le bras.
- « Non, laisses-la.
- Pourquoi ? Je ne vais pas la laisser dormir par terre quand même ?
- Si, il le faut. On dirait qu'elle s'y sent en sécurité. Tu as vu comment elle a réagit quand tu lui as pris le bras. C'est la première réaction qu'elle a depuis plusieurs jours.
- Je sais, mais...
- Elle n'est pas dangereuse. Elle est seulement perdue et affolée. Elle est comme un animal effarouché qui prend peur dès qu'on l'approche. Laisses-la comme ça, son état s'améliorera peut-être.
- Tu as sans doute raison. Elle a dû vivre un sacré choc pour se retrouver dans un tel état psychologique.
- A qui le dit-tu... »
Les jours passèrent et l'état de Bella ne changeait guère. Complètement refermée sur elle-même, elle réagissait très peu à la présence des autres. Sauf quand quelqu'un l'approchait de trop près. Dans ces cas là, elle s'agitait, sa respiration s'accélérait brusquement et parfois, de petits gémissements de frayeur s'échappaient de sa bouche. Comme l'avait dit le psy, elle réagissait comme un animal apeuré.
Quand Charlie revint à l'hôpital et apprit son état, il dut se tenir à deux mains pour ne pas s'effondrer.
- « Elle ne laisse approcher personne. Et le psychologue ne veut pas qu'elle soit placée sous calmant. Il dit que cela ne ferait que repousser le problème sans le régler, lui expliqua le médecin.
- Je ne sais plus quoi faire pour elle, soupira douloureusement Charlie.
- Il n'y a pas grand-chose à faire pour le moment. Simplement lui montrer que vous êtes là, auprès d'elle.
- Oui.
- J'ai remarqué que son état avait changé depuis deux jours. Maintenant, elle parle.
- Et que dit-elle ?
- Personne ne le sait. Elle ne nous laisse pas l'approcher d'assez près pour comprendre ce qu'elle dit. Ce ne sont que des marmonnements incompréhensibles mais selon le psychologue, elle nous raconte ce qu'il se passe dans son monde imaginaire. Je l'ai même entendu rire aujourd'hui.
- Tout cela est de sa faute. Mais il n'y a que lui qui puisse l'aider. Mais il n'est même pas là, alors qu'elle a cruellement besoin de lui, marmotta-t-il dans sa barbe.
- Que dites-vous ? lui demanda le médecin.
- Rien, rien du tout. Je vais rester un moment auprès d'elle.
- Très bien, je vous laisse alors. »
Le médecin quitta la pièce, laissant le père et la fille ensemble.
Chaque jour, Charlie revint voir sa fille. Mais son état ne s'améliorait pas. Elle babillait toute seule dans son coin, sans que personne ne puisse la comprendre.
Et peu de temps après, son état se détériora encore. Tout en continuant à parler, des larmes vinrent remplacer ses sourires.
Jusqu'au jour où elle ne parla plus du tout. Ses larmes étaient silencieuses mais elles sillonnaient ses joues de manière continue. Les seules réactions qui lui restaient étaient celles qu'elle avait quand quelqu'un l'approchait de trop près.
Malgré son état alarmant, le psychologue refusait de la faire interner. Il soutenait qu'un internement ne ferait qu'empirer son état.
Les choses restèrent telles quelle, jusqu'au jour où Bella ne réagit même plus à l'approche d'une personne. Elle ne réagissait plus à rien. Elle était comme une poupée cassée, sans plus aucune chance d'être réparée. Une poupée que l'on aurait jetée contre le mur sans prendre la peine de la ramasser. Et plus le temps passait, et plus elle s'enfonçait en elle-même, dans ses rêveries imaginaires.
Un soir, une ombre se faufila dans sa chambre sans que personne ne l'entende.
En apercevant le corps de la jeune fille prostré à terre, son souffle se bloqua dans sa poitrine et son cœur se serra douloureusement. Il s'avança et s'accroupit devant elle. Il lui prit délicatement la main et la porta à ses lèvres. Puis il se rapprocha d'elle et lui murmura :
- Je t'en pris Bella, réveilles-toi. J'ai eu tord de partir, si tu savais à quel point je le regrette. Je ne pensais pas que mon départ te bouleverserait autant ! Si j'avais su, je... »
Il retint difficilement un sanglot.
- « Je t'en conjure, ne me laisse pas. Reviens-moi ! » implora-t-il, les larmes au bord des yeux.
En entendant ces derniers mots, Bella releva la tête pour croiser un regard doré qu'elle connaissait si bien. En reconnaissant la personne à qui il appartenait, une vague d'émotions pures la submergea. De la joie. De la tristesse. Du soulagement. De la douleur. De l'incompréhension. De la souffrance. Tout se mélangeait dans sa tête.
Surmenée par toutes ces émotions contradictoires, elle éclata en sanglot. Il se précipita pour la serrer contre lui et étouffer ses pleurs qui lui déchiraient le cœur.
Et entre deux sanglots, Bella trouva assez de force pour prononcer le nom de celui qui lui était revenu :
« Edward ! »
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Notre cher ami aux longues quenottes est enfin de retour. Bon bin, voilà c'est la fin de cette longue épopée. Edward est enfin de retour et Bella est comblée. Fin de l'histoire. Alors, je remercie toutes les lectrices qui m'ont soutenue jusqu'ici, merci beaucoup beaucoup !!
Et aussi, je… quoi ? (Tend l'oreille et écoute sa conscience). Tu crois ? Ah oui, tu as raison, autant pour moi.
Excusez-moi chères lectrices, ce n'est pas encore la fin. Et non, je vais encore vous embêter un peu. Et m'amuser avec eux niak niak niak !!
Donc le prochain chapitre sera du point de vue d'Edward. Je suis en train de l'écrire et je l'ai déjà recommencé 4 fois ! C'est super dur, j'arrive pas à le cerner. Donc, je vous préviens, il risque d'avoir un caractère un peu différent que celui dans le livre. Sorry !
Réponses aux reviews :
Moonymei : Et oui, tu es la première, félicitations ! Oui, Ed va culpabiliser à mort hihihihi ! Et merci pour le salon, je vais m'éclater. Enfin je vais surtout courir partout lol! Merci pour tes encouragements, j'espère que le prochain chapitre ne te décevra pas.
Fascination120 : Moi, un talent fou ? « rouge » « rouge ». Merci c'est super gentil !! Moi aussi j'aime bien le coup des sangles. Et je trouve que Charlie abuse un peu de la laisser un peu tomber, il manque de compréhension. Merci encore !
Lady Ange Shadow : C'est vrai, tu n'as laissé des review qu'à la mienne ? Je suis flattée ! Et oui, je sais, Bella internée il fallait oser lol ! J'espère que la suite te plaira !
XxjustineblainxX : Oui, j'ai essayé de changer un peu. C'est ma sœur qui m'a conseillé, parce que ELLE, elle l'a lu tentation grrrr ! Mais maintenant, Edward est revenu, donc Bella ne peut aller que mieux, enfin en théorie…
Kya Fanel : Complètement jetée la Bella mdr ! Mais je serais peut-être dans le même état qu'elle s'il m'arrivait la même chose. Et oui, Ed a enfin ramené ses fesses, il était temps, depuis le temps que vous l'attendiez ! Merci encore de me soutenir !
Leti1515 : Voici donc la suite tant attendue. Et oui, vive le salon du livre, on va bien s'amuser ! Merci beaucoup !
La-tite-yuya : Merci pour ta gentille review ! Elle m'a fait super plaisir. Oui, Bella souffre beaucoup, mais elle va aller mieux, je te le promets, un jour ou l'autre…lol ! C'est vrai que Charlie sera marqué par ce qu'elle lui a dit, il voudra sûrement se racheter.
Zelda-sama : Oui, elle est complètement folle lol ! Et ce n'est pas ce chapitre qui va me contredire ! Merci encore pour ta review et j'espère que la suite de plaira !
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La suite euh…prochainement ! Je n'ai toujours pas écrit la suite, je bugue un peu. Et puis comme c'est les vacances (enfin !!!), j'ai beaucoup de choses à faire et de personnes à aller voir. Donc je posterai de façon plus décousue. Et sûrement pas toutes les semaines. Mais je posterai, c'est promis !!
Bonnes vacances à celles qui y sont déjà. Sinon, courage pour les autres !
A bientôt !
