Titre: Le Prophète

Disclaimer: Les personnages de JK Rowling ne sont pas à moi, et je ne me fais pas d'argent sur son dos. Enfin bref la routine quoi, sauf que cette fois l'univers est sortit de ma petite trombine.

Avertissement: Cette fic est un UA et ne tient donc pas compte des tomes d'HP.

Résumé: Harry est enlevé à ses parents. Dans le royaume, la rumeur se répand qu'un monastère aurait trouvé une personne capable de percer les voiles du temps et qui lirait l'avenir au plus offrant. Jusqu'au jour où il a le malheur de prédire la mort du roi…Dès lors la vie du petit Harry en sera bouleversée.

Notez: Vraiment désolée du retard! Mais mon modem a grillé à cause des orages ç.ç Et comme j'avais perdu ce chap. celui-ci –la deuxième version- est –passez-moi- l'expression: pourrie.

Note 2: Ce que je raconte sur les yeux est totalement faux.

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Chapitre 5.

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-Bien, approchez, approchez, Severus , racontez-moi. Qui est-ce? Que s'est-il passé?

La main dans le dos d'Harry le força à s'incliner devant l'homme. La lumière jouait de façon étrange sur son visage. Il y avait toujours cette aura de sérénité qui le mettait en confiance, mais plus il approchait, plus un pressentiment étrange croissait en lui. Le petit être n'arrivait pas à mettre le doigt sur la raison de cette sensation. C'était une chose qui le rendait étrangement nerveux. Comme s'il y avait quelque chose qu'il aurait du voir.

- Cet enfant se prénomme 'Harry'. Un homme du seigneur Jedusort l'avait enlevé.

- Et vous l'avez récupéré.

- Oui, monsieur.

- Jedusort voulait cet enfant vous êtes sûr? S'étonna le roi en fixant Harry avec curiosité. Que pourrait-on bien vouloir à un simple, enfant? Cela semblait bien ridicule.

- Son émissaire lui-même me l'a confirmé. Répondit Snape.

- Mais pour quelle raison? Qui est donc cet enfant?

- J'ai toutes les raisons de croire que c'est le prophète dont tout le royaume parle.

Sous l'attention nouvelle dont il fut immédiatement l'objet, Harry recula prudemment. Il n'aimait pas qu'on le regarde ainsi. Ce n'était pas la première fois qu'il recevait ce genre de regards. Et cette lueur d'intérêt qui s'allumait toujours dans les prunelles d'autrui ne lui avait jusqu'alors apporté que des ennuis.

Le roi sembla peser le pour et le contre, sa langue se promena nerveusement sur ses lèvres comme s'il n'osait pas parler. Sa main joua sur l'accoudoir recouvert de velours noir.

-…Le…prophète dites-vous, Severus? Réalisez-vous les conséquences?

Les conséquences? Harry leva les yeux vers Snape. Il ne comprenait rien du tout lui. Que se passait-il? Il ne savait même pas ce qu'était un 'prophète' lui! Certes, l'abbé et certaines des personnes qui venaient jouaient avec lui l'appelaient ainsi parfois. Etait-ce le nom donné aux personnes qui répondaient aux questions? Ce n'était pas bien? C'avait l'air d'embêter le roi en tous cas.

Il vit le brun incliner la tête.

- Je le réalise, mon roi. J'ai pensé qu'un tel atout ne vous laisserait pas indifférent.

- Indifférent? Oh que non! Ciel, un prophète! Imaginez l'avantage que nous aurions enfin sur les royaumes voisins! Il nous serait alors impossible à nous, le roi, de nous tromper! S'il était vraiment ce prophète, s'il l'était vraiment, Severus nous deviendrions alors invincible! Plus rien ne pourrait nous arrêter car nous nous saurions tout à l'avance! Ah si c'était vrai ce serait merveilleux, Severus!….

Le roi paraissait s'emballer, ses joues étaient rouges d'excitations, ses yeux brillants, et à mesure que les secondes passaient l'aura qui avait tant plu à Harry, n'avait de cesse de s'estomper.

Le garçon, effrayé par son attitude, recula, encore, et encore. Personne ne faisait plus attention à lui. Et il n'aimait pas du tout l'engouement soudain du roi. Ca lui faisait peur, peur, peur! Et son pressentiment était plus fort que jamais. Son instinct lui hurlait de se méfier de l'homme et de surtout ne pas rester plus longtemps près de lui. Comme s'il était dangereux. Comme s'il était soudain devenu…fou.

Il s'était à nouveau glissé derrière Snape, en espérant qu'il allait intervenir pour arrêter l'homme. Mais il ne faisait rien, il restait là, à le regarder s'enthousiasmer, délirer sur des rêves de gloires et de richesses, ses paroles sonnant comme des glas aux oreilles d'Harry.

- …Et on se souviendrait durant des générations du roi Peter 1er ! Le roi au prophète.

- Mon roi, nous ne sommes même pas sûr qu'il s'agit-là du prophète ou que ses prédictions pourraient vous aider.

- Et bien si c'est le cas je vous en tiendrais personnellement responsable Severus!

Snape baissa la tête.

- Bien, mon roi.

Harry avait détourné son attention du roi. Il y avait du mouvement près de la porte du fond, des personnes venaient de se glisser dans la pièce, portant de grandes robes bouffantes aux couleurs vives. Un peu comme Mlle Cho mais avec beaucoup plus de volants et de tissus.

- Sortez maintenant! Je veux que demain à la première heure vous m'apportiez des certitudes.

- Il en sera fait selon vos désirs…Répondit humblement Snape ne s'inclinant.

¤

Harry était content. Il était monté une nouvelle fois à cheval, et il avait découvert que c'était vraiment amusant. En plus cette fois il avait été sur le cheval de M.Snape! Et même que l'homme l'avait laissé tenir les rênes pendant un long moment! Ce qu'il avait été fier! Il lui avait dit qu'il s'était bien débrouillé. En tous cas, ils n'avaient pas eut d'accident! M.Snape allait lui apprendre à monter, comme il faut et tout et tout! Autant dire que le petit garçon avait été sur un petit nuage durant tout le trajet.

Ils avaient longé pendant quelques temps une rivière, jusqu'à ce qu'ils arrivent à une simple cabane isolée.

"Où va-t-on?" avait demandé Harry alors qu'ils quittaient la route pavée pour s'engager sur un sentier à peine visible.

L'homme n'était pas comme Hagrid, l'homme-géant qui l'avait enlevé. Il était patient. Oui, il devait être patient, comme Frère Alexandre. Il lui manquait frère Alexandre. Allait-il lui en vouloir d'avoir manqué les repas? Et de ne pas être allé pêcher avec lui. Frère Alexandre avait réussit à avoir la permission de l'abbé pour l'amener pêcher dans un petit cours d'eau non loin du monastère. Harry n'aimait pas le principe de la pêche, mais frère Alexandre lui avait promis qu'ils ne tueraient pas de poissons. De toute manière ce n'était pas bon le poisson, parce qu'il y avait toujours pleins d'arrêtes. L'enfant n'aimait pas du tout, mais alors du tout, les arrêtes, il n'arrivait jamais à toutes les ôter. Et l'abbé avait dit qu'il devait savoir manger tout seul à son âge. C'était un grand garçon, et les grands garçons ils doivent se débrouiller tout seul. Et apprendre leurs leçons, mais Severus n'avait pas l'air de vouloir lui donner des leçons à apprendre. Ce n'était certainement pas Harry qui allait lui en demander.

Le garçonnet était curieux de nature, mais il n'aimait pas les leçons de l'abbé, surtout les mathématiques. Il ne comprenait rien aux calculs, ils ne devaient pas l'aimer. Tout comme Goyle. Goyle ne l'aimait pas non plus. Mais ça c'était une autre histoire. Ce qui l'intéressait c'était ses réponses. Et, Snape répondrait sûrement à ses questions sans s'énerver. Et des questions il y en avait pleins qui tournaient dans sa petite tête. Même si le brun n'oserait jamais en poser la plupart.

" Voir un homme qui pourra m'aider." Expliqua l'homme sans desserrer sa prise de sur les rênes.

" Mais pourquoi est-ce qu'il habite aussi loin?" Insista Harry qui venait de perdre de vue le château, pourtant suffisamment haut placé pour être visible de toute la vallée.

"Parce que les gens ont peur de lui."

"Mais pourquoi?"

" Il sait trop de choses."

Dans les bras de Snape, car ses bras l'entouraient de part et d'autre afin de bien tenir les rênes, Harry se tendit. Etait-ce mal? S'inquiéta-t-il. Lui qui parfois savait des choses qu'il n'aurait jamais du savoir. Comme lors du jeu des questions. D'habitude il n'y prêtait pas attention. C'était comme une petite voix à l'oreille qui lui susurrait des choses, des vérités, sur tout, tout le temps. L'enfant avait appris à ne pas écouter cette voix, c'était un fond sonore auquel il ne faisait plus du tout attention. Et il haussait le volume quand il devait répondre à la question. Mais parfois, la voix s'élevait toute seule. Il ne pouvait pas s'empêcher de l'écouter, de l'entendre. Elle résonnait si fort dans sa tête, qu'Harry se mettait à penser à voix haute, juste pour entendre sa voix, pour distinguer ses pensées des autres. Quand ça lui arrivait ça lui faisait peur, très peur. Une fois il y a longtemps, le vent avait soufflé fort, fort, fort à l'abbaye, si fort qu'il avait craint de s'envoler.

C'était pareil.

La voix parlait si haut, si fort, qu'elle emplissait tout et qu'il avait peur de se faire emporter, de ne plus être là, ne plus être Harry, se perdre dans la voix. Elle était dangereuse la Voix. Certains jours, elle se faisait si envoûtante qu'il ne pouvait s'empêcher de l'écouter. Et généralement l'abbé venait pour le gifler, très frappé quand il s'en rendait compte.

Harry se mordilla nerveusement la lèvre avant d'émettre sa peur secrète à voix haute.

"C'est mal de trop savoir?"

Il chuchotait comme s'il craignait de fâcher l'homme en haussant la voix, ou de provoquer une répondre positive. L'abbé lui avait toujours dit que le savoir était la clé. La clé de quoi il ne savait pas. Cependant, l'abbé avait toujours veillé à ce qu'il ait de quoi approfondir son savoir. Alors, Harry en avait déduit que ce devait être quelque chose d'importance ce 'Savoir'. Mais là, Severus venait de sous-entendre le contraire. Que ce n'était pas toujours bien de savoir. Alors il guettait craintif sa réponse.

Etait-ce une bêtise de 'savoir'? Et on lui avait appris à toujours craindre les bêtises, et surtout les punitions qui ne manquaient pas de suivre.

"Non, mais ça peut faire peur parfois."

'Peur'? Oui, certains qui venaient pour savoir confiaient à l'abbé qu'ils avaient peur. De savoir justement. Mais pourquoi venir s'ils avaient peur de ce qu'ils venaient chercher. Les adultes étaient bizarres quand même. Ils se compliquaient drôlement la vie. Il préférait de loin être un grand garçon qu'une grande personne. Ne plus, les grandes personnes n'avaient pas le droit d'avoir une goutte de lait dans leurs flocons le matin. Et ils étaient obligés de manger tous leurs poissons et de dire qu'ils aimaient ça. Et les adultes étaient obligés de porter des chaussures! Et tous le temps en plus! Il n'y avait rien de plus encombrants qu'une paire de chaussures.

Il avait posé encore quelques questions, sur le ciel, les oiseaux ou un drôle d'animal qu'il avait entraperçu dans un fourré, mais rien d'important. Harry serra son bras douloureux contre lui, de grosses larmes roulant sur ses joues. Snape lui avait dit de rester près de son cheval. Mais l'étalon n'était pas du même avis, et il l'avait mordu! Alors que le garçon ne lui avait rien fait du tout, il était juste resté sagement assis sur une souche. Il n'était pas très beau Goyle. Et il paraissait ne pas supporter la présence de l'enfant auprès de lui. Harry ne comprenait pas pourquoi il l'avait mordu comme ça, sans prévenir, sans raison valable. Une jolie trace de dent s'étendait sur son avant bras sous le tissu. Il reniflait pitoyablement tentant de retenir ses larmes. Plus que mal, il avait eut peur, il ne comprenait pas. Et plus il essayait de s'arrêter, plus il hoquetait. Le brun savait pourtant qu'il ne devait pas pleurer. On tait toujours puni quand on pleurait. Ce n'était pas bien de se plaindre pour rien, et Severus lui avait demandé d'être sage.

La porte de la cabane en bois, comme celle de Frère Léandre au fond du jardin, s'ouvrit sur un inconnu discutant avec Snape. Ils ne firent tout d'abord pas attention à Harry, et Harry non plus ne prêta pas attention à eux, trop occupé à essayer de rester à la fois proche et loin de Goyle. Histoire de ne pas désobéir mais de ne pas non plus se faire mordre à nouveau. L'homme qui accompagnait Severus, Harry ne l'avait jamais vu, et ne l'aurait sûrement jamais rencontré dans son abbaye.

- Eh bien, qu'est-ce qui ne va pas petit bonhomme? Fit soudain une voix chaleureuse.

Harry renifla à nouveau. Il ne connaissait pas cet homme mais il avait l'air aussi gentil que M.Snape. Puis, l'adulte accroupit devant lui, lui souriait gentiment.

- Tu ne veux pas me dire ce que tu as? Insista-t-il face à son manque de réponse.

- Je pourrais sûrement t'aider tu sais. Fit-il à nouveau gentillesse.

- C'est Goyle, il m'a mordu. Avoua piteusement le garçonnet.

L'homme lui essuya gentiment ses larmes, en lui souriant rassurant.

- Allons, il ne faut pas pleurer pour ça, tu es un grand garçon. Et les grands garçons courageux ne pleurent pas. Tu veux être courageux n'est-ce pas?

Harry hocha la tête en se frottant les yeux. Oui, il voulait être courageux. L'enfant voulait qu'on soit fier de lui. Il ne voulait pas être un peureux. On lui ébouriffa doucement les cheveux.

- Tu me fais un sourire? Hum? Lui demanda encore l'homme.

Il obéit à nouveau, esquissant un petit sourire. L'enfant était tombé sous le charme de l'homme. Il est vrai qu'il suffisait qu'on ait l'air un minimum gentil pour que ça arrive.

- Je suis Remus, et toi?

- Harry.

Remus jeta un coup d'œil par dessus son épaule. Le petit garçon suivit sont regard. Il y avait M.Snape juste derrière.

- C'est lui que je dois examiner, Severus? Demanda Remus.

- Oui. Confirma le brun.

Harry cligna des yeux sans comprendre. L'examiner? Pourquoi faire? C'était les docteurs qui examinaient. Et il n'était pas malade, au contraire, il allait très bien maintenant! L'enfant n'aimait pas vraiment se faire examiner, parce que parfois après on vous mettait des sangsues dans le dos ou sur les jambes et c'était yerk yerk! Et ça fait mal aussi! Et il y avait pleins de sang!

- Tu veux bien que je t'examine Harry?"

- Vous allez me mettre des sangsues?

- Des sangsues? Il rie doucement. Non, non, pas de sangsue.

- Je veux bien alors. Accepta Harry soulagé. Il vit Remus froncer les sourcils en le regardant.

- Tu permets que je t'enlève tes lunettes?

Le petit brun acquiesça à nouveau, silencieusement. L'homme saisit doucement ses lunettes et les posant sur les cuisses de l'enfant. Saisissant doucement son menton, il lui fit lever la tête.

- Regarde-moi s'il te plait Harry.

A partir de là, Harry fit de son mieux pour obéir, mais il ne voyait plus grand chose sans ses lunettes. Mais quelque chose sembla clocher. Remus relâcha son menton et il devina –plus qu'il ne le vit- se retourner.

- Serais-tu entrain de te payer ma tête Severus? C'est un coup monté c'est ça?

- Je ne vois pas de quoi tu veux parler.

- Mais bon sang tu ne vois donc pas! Ce cercle blanc autour des pupilles! Il est aveugle! Il ne devrait même pas nous voir!

A suiiiiiiivre °s'en va en chantonnant toute fière°

Note:Je sais bien évidemment que la description de Peter ne correspond pas vraiment, mais c'est ainsi. Pour toute plainte, expliquez à Harry qu'il s'est un peu trompé dans les couleurs ;p Non en fait c'est ma faute, en écrivant je pensait vraiment que Peter était brun. Il faut dire que je ne suis jamais souciée de son physique à c'lui-là!

Merci pour vos reviews elles me font toujours autant plaisir :) Réponse sur mon blog -.-;;;