Titre: Le Prophète
Disclaimer: Les personnages de JK Rowling ne sont pas à moi, et je ne me fais pas d'argent sur son dos. Enfin bref la routine quoi, sauf que cette fois l'univers est sortit de ma petite trombine. La Voix, et toute ma définition à d'un prophète est à moi. J'y tiens assez je dois l'avouer.
Avertissement: Cette fic est un UA et ne tient donc pas compte des tomes d'HP.
Résumé: Harry est enlevé à ses parents. Dans le royaume, la rumeur se répand qu'un monastère aurait trouvé une personne capable de percer les voiles du temps et qui lirait l'avenir au plus offrant. Jusqu'au jour où il a le malheur de prédire la mort du roi…Dès lors la vie du petit Harry en sera bouleversée.
Note: Le point essentiel de ce chap. est…sur le pouvoir de 'Ryry.' Et oui, je me suis enfin décidée à éclaircir un peu ce point. Du moins, je crois l'avoir – un peu- éclaircit. Je pense. Roh et pis zut, je me suis amusée voilà ;p
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Chapitre 8.
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" Percy chéri? Que faites-vous donc? Minerva nous attend!"
Suite à cet appel, l'homme se tourna vers une femme avec un grand chapeau à plumes sur la tête. Le jeune garçon fut reposé au sol sans autre forme de procès.
" J'arrive. Quand à toi, file, allez. Ce n'est pas la place d'un enfant ici."
Ce n'était la place d'un enfant nulle part. A croire que le monde avait été inventé pour le bon plaisir des adultes. De toute manière, Harry ne s'était jamais vraiment sentit comme un 'enfant'. Un enfant normal du moins, parce qu'aucun enfant n'était comme lui dans les textes qu'il avait dû étudier. Lui, il était le prophète.
Harry emprunta le même chemin par lequel il était venu. Lorsqu'il se faufila à nouveau sous sa couverture, personne d'autre que l'homme du couloir n'était au courant de sa petite escapade nocturne. Il s'endormit des notes de musiques plein la tête. Il aurait bien aimé savoir en jouer le garçonnet.
°0°
Une petite porte en fer donnait sur l'arrière cour du château. Ce n'était qu'un espace d'une vingtaine de mètres délimité par un profond précipice. On y trouvait un banc en pierre et un arbre. Un arbre centenaire qui se dressait au bord du vide, ses branches tordues se tendant vers les nuages. Peu de gens connaissaient l'existence de cette petite cour. Et seules deux personnes possédaient la clé de la porte en fer. Il en existait trois, de clé. Mais la dernière avait été perdue l'été précédent.
Seul quelqu'un de suffisamment petit, et d'aussi léger qu'une tourterelle pourrait se glisser derrière le tronc sur cet étroit espace de terre avant le vide. Cette personne aurait alors peut-être trouvé le secret que cachait cet arbre, déchiffrer les signes gravés dans son écorce.
Il n'attendait que ça, l'arbre. Qu'on vienne, qu'on trouve. Mais personne ne venait jamais. Personne n'avait l'idée de passer derrière lui pour voir. L'arbre ne pouvait que se dire que son secret serait gardé encore bien longtemps. Et peut-être même le garderait-il pour toujours si personne ne venait avant que l'érosion n'attaque encore le sol, que le vide qui se rapprochait un peu plus à chaque saison ne le rejoigne, et que la terre sous lui ne s'effondre l'entraînant au fond de ce précipice obscur.
Aujourd'hui n'était pas un jour ordinaire. Pour la première fois depuis des décennies, un petit être était venu, s'était blottit au creux de ses racines, tout contre son tronc. Il s'était rappelé la sensation que ressente tous les arbres abritant la vie. Il y avait longtemps qu'aucun oiseau ne s'était posé sur ses branches. Il avait été seul. Une éternité. Il avait eu envie de tendre ses racines pour envelopper cette petite chose toute chaude dont le cœur pulsait lentement contre son écorce, et le souffle le chatouillait. Et le petit n'était pas seul. Oui, l'arbre était heureux de sentir à nouveau de la vie entre ses branches.
Harry avait pris l'habitude de surnommer ce murmure continuel en lui 'la Voix'. Pour lui, la Voix était comme une personne. Une personne qui ne pouvait pas s'empêcher de parler, toujours. L'abbé lui avait expliqué que la Voix résidait en lui, et qu'il se devait de la dompter. La soumettre à sa volonté. Et parce qu'il avait vite compris qu'il ne fallait pas fâcher l'abbé, Harry n'avait rien dit. Pourtant il savait que l'abbé avait tort. La Voix était partout. Elle glissait comme le vent. Insaisissable, indomptable. Elle murmurait continuellement sans s'arrêter. Incapable de s'arrêter, il le savait. C'était sa raison d'être de souffler la Vérité. Toujours. En réalité, la Voix ne parlait pas vraiment. Il n'y avait pas de paroles. C'était un mélange d'impressions, d'images, mêlées à une douce musique qui variait selon la nature de la vérité qu'elle choisissait de répandre. Mais elle ne parlait pas, jamais. Pas qu'elle en soit incapable non. Du moins il ne pensait pas. Ce n'était tout simplement pas dans sa nature. La Voix n'avait pas à parler aux hommes.
La Voix avait été sa première véritable amie. Sa seule amie. Le garçonnet l'aimait toujours d'ailleurs. Elle ne lui disait rien. Elle n'était pas spécialement tendre, et câline. Seulement lorsque l'enfant se sentait triste ou seul, elle l'entourait de vérité heureuse, le berçait d'images pleines d'espoir et de tendresse. La Voix avait toujours été là pour veiller sur lui, le prévenant des dangers qui parfois le guettaient. Parfois, quand Harry était sûr d'être seul, ce qui n'arrivait presque jamais, il se laissait totalement immerger par la Voix, par sa musique. C'était son secret. Il avait l'impression de sentir son esprit danser joyeusement avec elle, sa douce présence l'effleurer avec douceur. Dans ces moments-là, il avait l'impression de sentir la Voix ronronner de plaisir. Et lui se sentait alors entièrement heureux. Il aimait faire plaisir à la Voix.
Il est vrai qu'elle lui faisait peur parfois, parfois quand il se laissait trop aller, il avait l'impression de se noyer, d'être submergé, d'étouffer. Harry avait toujours eu peur de se noyer, il ne savait pas nager. Les moines n'ayant pas vraiment vu l'utilité de lui apprendre une telle chose, vu qu'il n'était pas censé sortir du monastère. Jamais.
L'abbé n'avait jamais aimé qu'il se laisse aller. Il avait peur qu'en se laissant trop entraîner par la Voix, il perde l'esprit, il ne savait pas. Même en faisant attention, il ne pouvait jamais totalement se couper d'elle. Déjà, c'était impossible. C'était comme s'arrêter de respirer. Il avait essayé une fois dans son lit, après que l'abbé l'ait puni. Il avait sentit ses poumons se comprimer, réclamer le droit de prendre de l'air, et celui restant dans ses poumons, de sortir. Sa tête lui avait commencé à lui tourner, à lui faire bizarrement mal. C'était comme une douleur étouffée. Puis il avait ouvert la bouche et c'était mis à aspirer de l'air sans pouvoir se retenir. Le garçonnet avait compris qu'il était impossible d'arrêter de respirer. Volontairement du moins. Il n'avait plus jamais recommencé.
L'enfant se sentait un peu pâteux. Il avait trop mangé. Les gens mangeaient beaucoup, et souvent ici. Il s'était forcé pour ne pas être impoli, mais il n'avait pas pu finir son assiette malgré tous ses efforts. Harry n'aurait jamais pensé qu'il était possible de manger autant. En tous, cas il n'avait jamais vu les moines le faire.
Le roi voulait lui parler. C'était monsieur Snape qui l'avait dit. Le garçonnet n'était pas sûr de vouloir lui parler. Pas après la dernière fois. C'était un gentil pas gentil. La Voix non plus ne l'aimait pas. Par contre, elle aimait bien Snape. Elle ronronnait parfois en sa présence. Mais sa musique se faisait plus stridente en présence du Seigneur Pettigrow. Harry avait sentit ses tempes pulser comme lorsqu'une image venait, mais rien n'était venu. Il n'avait rien vu, rien sentit. Comme si la Voix refusait qu'il voit ça.
Elle l'aidait tout le temps la Voix. Et ça c'était une preuve de plus qu'elle n'était pas si méchante. La Voix lui montrait toujours ce qu'il y avait à voir. C'était l'abbé qui lui avait dit de lui demander toujours. Lui demander ce que voyait les lunettes. Parce que si l'enfant ne le faisait pas, tout était noir autour de lui. Il n'avait toujours vu que ce que la Voix voulait bien lui montrer. C'est pourquoi il se mélangeait un peu parfois. 1
Adossé contre l'arbre, Harry se laissait doucement bercer par la musique de la Voix qui aujourd'hui ressemblait à un rire d'enfant. Il s'était encore échappé sans le vouloir. Les adultes ici n'avaient pas l'habitude de surveiller des enfants. Ca ne faisait aucun doute. Sinon ils auraient su que les marmots ont tendance à s'envoler si on les laissait trop longtemps sans surveillance.
En passant, il avait vu une porte entrouverte, un coup d'œil curieux avait été jeté dans l'entrebâillement de celle-ci. Harry avait vu la lumière du jour, il avait vu l'arbre. Il ne lui en avait pas fallut plus pour qu'il s'engouffre dehors. Et il avait suffit d'une poignée de secondes pour qu'il se glisse entre ses racines comme un oiseau fait son nid.
Quelque chose de dur heurta sa tête le sortant brutalement de sa douce rêverie. Harry n'eu pas le temps de sursauter que déjà un autre petit objet rencontrait le sommet de son crâne. Déconcerté, l'enfant vit un gland rouler à ses pieds. Un autre gland le manqua de peu frôlant le bout de son nez. Levant les yeux, Harry vit une petite silhouette perchée dans l'arbre. Il plissa les yeux, mais ne réussit à pas à la distinguer clairement à contre-jour.
Fronçant les sourcils, il vit que l'autre, debout sur une branche, lui tirait la langue, et n'eut que le temps d'éviter un nouveau bombardement.
" Hein? Mais pourquoi vous faites ça!" S'indigna le garçonnet sans comprendre.
" Parce que c'est amusant, bêta!"
Harry fronça le nez, sans comprendre. Amusant? Il ne voyait pas ce qu'il y avait de drôle à jeter des glands sur sa tête. Non, il ne voyait pas du tout. De l'autre, il réussit à distinguer une chevelure blond scintillant sous les rayons du soleil, une peau blanche, beaucoup plus pâle que la tienne, et une vague tenue bleue clair et marron. Mais c'était tout.
Là-haut, il y eu un mouvement et il vit une petite main. Un peu plus grande que la sienne appuyée contre le tronc.
" Mais toi. Qu'est-ce que tu fais ici? Comment tu connais cette endroit?"
" La porte était ouverte. C'est un endroit interdit?" Demanda l'enfant en se disant que si c'était le cas, tout était interdit par ici. Au monastère, il avait le droit de se promener presque partout. Mais ici, Harry avait l'impression de ne pas pouvoir faire un pas sans rencontrer une nouvelle interdiction.
L'autre sembla hésiter, les feuilles de la branche bruissèrent.
"…non. Mais c'est ma cachette!"
" C'est une jolie cachette."Approuva Harry tout sourire.
Il se leva pour tenter de mieux le voir. La poitrine de l'autre sembla se gonfler d'orgueil.
"Bien sûr que c'est une bonne cachette. Puisque c'est la mienne!"
Harry acquiesça bien gentiment d'un hochement de tête.
" Je voudrais bien en avoir une comme ça moi aussi."Avoua l'enfant d'une voix envieuse.
Il n'en avait pas au monastère. Quand il devait se réfugier quelque part, l'enfant allait généralement dans sa petite cellule. Peut-être pourrait-il avoir une cachette ici. Non, il allait retourner au monastère dans pas longtemps. Monsieur Snape n'allait sûrement pas tarder à l'y ramener. Mais peut-être que le blond accepterait de partager sa cachette le temps qu'il resterait par ici. Oui, c'était une bonne idée.
" On pourrait avoir la même cachette?" Demanda-t-il en plissant ses yeux à cause du soleil.
" Non. C'est ma cachette! Si tu en veux une, il faudra en chercher une autre."
"Oh." Fit simplement le brun en baissant la tête, déçu.
" Mais si tu restes au château je pourrais t'aider à en chercher une autre."
" Ah oui? C'est vrai?" S'exclama l'enfant en redressant vivement la tête soudain aux anges.
Le blond lui paraissait soudain gentil, très gentil . Il était déjà tout excité à l'idée d'avoir une cachette. Une cachette bien à lui! Rien qu'à lui! Oh oui, ce serait génial! Un rêve! Il pourrait venir dans sa cachette le soir pour échapper au monstre de sous le lit par exemple! Quoique non. Il risquait de se faire attraper par une de ses tentacules avant d'avoir réussi à atteindre sa cachette.
" Oui. Mais plus tard parce…."L'autre se figea. De derrière la porte on entendait des éclats de voix.
" Chut." Ordonna-t-il à Harry. "Je ne suis pas là, d'accord? Tu ne m'as pas vu!"
A suivre….
Etat de la fic: Il reste une petite poignée de chapitres avant que cette partie de la fic ne soit finie, et je tiens à vous prévenir: elle finira en queue de poisson. °Comment ça vous commencez à avoir l'habitude!°
La seconde partie – déjà entamée ouioui- prendra place quelques années plus tard, et comprendra de nombreux flash-back. Je tiens à préciser que cette 2nde partie contiendra une romance yaoi. ( le couple est fixé enfiiiiiiin ;p )
1 Traduction de mon charabia: Harry est aveugle. Il se sert de son don pour voir à ce que les lunettes verraient. Je vous laisse imaginer l'étroitesse de son champs de vision! Mais comme il voit d'autre chose en même temps il lui arrive de confondre la réalité avec ses "visions".
