Avertissement: Cette fic est un UA et ne tient donc pas compte des tomes d'HP.
Résumé: Harry est enlevé à ses parents. Dans le royaume, la rumeur se répand qu'un monastère aurait trouvé une personne capable de percer les voiles du temps et qui lirait l'avenir au plus offrant. Jusqu'au jour où il a le malheur de prédire la mort du roi…Dès lors la vie du petit Harry en sera bouleversée.
Note: En fin de chapitre, vous trouverez un petit bonus sur tous ce que l'on sait et doit savoir pour le moment – non pas sur le fondant extrême des cookies- mais sur la Voix x3
Chapitre, où l'on voit du Draco, encore du Draco et…oh vous ai-je dit qu'il y avait du Draco ? Hu Hu Hu… SI seulement vous savieeeeeeez – s'en va dans un long rire machiavélique.-
Je vous embrasse tout fort pour les reviews du chap précédent :3 Merci tout particulièrement à Kiliane, ma Mizu rien qu'à mwaaa!, Adenoide, History, Thealie, Nymoue, Ornaluca pour leur tits mots! Je vous adore. x3
Sinon merci aussi à ceux qui ont lu, et m'ont ajouté en alerts, et favoris. kiss.
J'espère que ce chapitre vous plaira lui aussi!
(Adenoide, pour répondre à tes questions pour qu'Harry puisse répondre en dehors des règles du jeu, il faudrait qu'il se s'en rendent pas compte. Qu'on ne lui disent pas explicitement qu'il s'agisse de questions. Donc...pas vraiment mais possible. Quand à la thèse du lavage de cerveau, c'est exact. On l'a éduqué, conditionné comme ça. éè Sinon je te rassure. On finira par l'aimer pour lui et non pour ses prédictions. Prions.BiIiiz)
Chapitre 10.
Le battant s'entrouvrit en court grincement. Il n'y eut rien, pas un mouvement. Puis une main se posa sur la porte, une frimousse brune passa timidement l'entrebâillement. Harry, car il s'agissait de notre petit prophète, n'avait pas vu le mal à ouvrir une porte close. Ce n'était pas l'interdit qui l'intimidait soudain, mais l'idée de revoir à nouveau le garçon blond. Il était revenu dans la cours secrète juste dans l'espoir de le voir. Après tout le garçon lui avait affirmé qu'elle était sa cachette. Seulement…Harry n'avait jamais fréquenté d'autres enfants. Et il se sentait brusquement angoissé. La cour n'avait pas changé.
Il chuchota un appel, sans obtenir de réponse.
Il se mordit la lèvre, n'osa appeler de nouveau, appeler plus fort. C'était la première qu'il sortait véritablement sans permission. Qu'il en avait conscience. Ca jouait un peu. S'approchant de l'arbre, le seul, celui qui l'avait accueillit la dernière fois, il fureta autour sans trouver trace de l'autre enfant. Pourtant, il était certain que cet enfant était ici. Harry s'appuya sur le tronc, et se hissa sur la pointe des pieds. Pour vérifier que l'enfant blond n'était pas encore caché dans les branchage. Il ne savait pas grimper aux arbres. Les seuls présents au monastère étaient trop petits et décharnés pour donner l'idée à un enfant d'y grimper. Ils y en avaient bien des énormes aux branches accueillants à l'extérieur, mais justement, il lui était interdit de sortir de l'enceinte.
Une voix surgit soudain, de nulle part, inquisitrice : « Tu cherches quoi ? »
« Ah ! » Sous la surprise son pied ripa, et Harry du se rattraper au tronc pour ne pas tomber. « Aie. » se plaignit-t-il en se frottant la joue. Elle avait cogné contre l'écorce de l'arbre dans sa tentative pour se rattraper.
L'autre enfant était là ! Il avait surgit de nulle part. Perché sur une grosse racine, il se contenta d'hausser un sourcil. Indifférent à son malheur, il attendait que le garçon daigne lui répondre.
Le jeune prophète gonfla ses joues. « Tu m'as fait peur. » lui reprocha-t-il. « Où est-ce que tu étais caché ? »
« Juste derrière toi. Tu le vois bien. » Mais c'était faux, il n'était pas là quand il était arrivé! Seulement, le blond ne lui laissa pas la parole. Il continua sur un ton presque autoritaire, étrange pour un petit garçon de son âge. Un sérieux que les adultes trouvent toujours ''trop mignon'', mais que les enfants prennent à cœur.
« Qu'est-ce que tu fais ici ? …Tu es le petit garçon de la dernière fois, c'est ça ? »
Harry hocha vivement la tête, heureux qu'il se souvienne de lui. « Oui ! Tu avais dit que je pouvais venir ! Alors je suis venu te voir. »
Et l'autre garçon l'observa. « Je ne m'en souviens pas. »
« Mais si ! Tu as dit que tu allais m'aider à trouver une cachette parce que c'était la tienne ! » protesta le jeune prophète soudain affolé à l'idée de devoir repartir. Il ne voulait pas repartir. Il voulait rester et jouer avec son nouvel ami. Il voulait que ce petit garçon soit son ami. Il voulait un ami à lui. Il voulait !
Le blond fronça les sourcils. « De toute façon, t'es trop jeune. Tes parents doivent s'inquiéter. Tu n'as rien à faire ici. »
« Mais pourquoi ? T'es aussi grand que moi ! »
Tout son jeune être se révoltait à cette idée. Partir ? Déjà ? Mais il avait mi si longtemps à oser venir et encore plus à le trouver ! Nonnonon, il ne partirait pas. Il était certain d'être dans son bon droit.
L'autre plissa les yeux, l'observa comme sous un jour nouveau. Et Harry espéra.
Mais… « Si. Je suis plus vieux. » fut pourtant la réponse définitive et sans appel qu'il obtint. « Raaaah, ne pleure pas. » s'horrifia-t-il presque aussitôt devant la mine dépitée du petiot. Lèvres tremblantes, l'œil de plus en plus humide, un regard de chiot battu où il ne s'y connaissait pas [1 « Tes parents savent que tu es ici ? »
Harry renifla. « J'ai l'droit ! » Il refoula lentement ses larmes naissantes, et se frotta les yeux de ses paumes. « S'il te plait, je veux jouer avec toi. »
« Bon… » Le blond le contempla, puis finît par soupirer, capitulant. Nulle doute qu'une réponse négative transformerait le petit être en fontaine gémissante. Et il n'aimait pas beaucoup ses congénères. Tous inférieurs. « Peut-être. »
« Merci ! » Harry lui adressa un sourire éblouissant. Un peu comme s'il n'était pas au bords des larmes quelques instants plus tôt. Un peu comme s'il avait occulté de son esprit le 'drame' qu'ils venaient de frôler. « Tu t'appelles comment ? Moi c'est Harry. »
Il mit un temps à répondre. « …Draco. »
¤
Un mois s'était écoulé. Un long mois, pénible au cours duquel il s'était passé plein de choses. Pourtant, les semaines s'étaient écoulées semblables les unes aux autres. Le petit prophète habitait toujours le château de Slytherin.
Même si prophète, il était rare qu'on le surnomme ainsi à présent. Il faut dire que le garçonnet n'avait fait aucunes prédictions au roi, depuis son arrivée. Sa présence entre les murs du château se voulait discrète. Alors entre ceux qui l'avait remarqué, et ceux plus rares qui en étaient informés sur son identité, ou qui s'en souvenaient, (« le petit prophète jadis si convoité par le roi Peter 1er, mais oui celui qui avait fait parler de lui à une époque…»), peu le considéraient encore comme un véritable prophète. On s'accordait à penser que le roi avait du se tromper d'enfant. C'était possible qu'un enfant prophète existe, on l'admettait, mais pas le petiot qui passait souvent en trottinant avec un air béat. Ce bout-là n'avait rien de cette créature de légende, trop commun.
On avait du ramener le mauvais enfant. En attendant, celui-ci était mignon, mais pas plus capable de prédire l'avenir que n'importe quel badaud. Les semaines s'égrenaient, et ne se passaient pas sans que le roi ne demande après son petit prophète. Avec un agacement grandissant.
Fonctionnait-il enfin ? Allait-il se décider à obéir à son roi ?
Son agacement croissait, et ses demandes s'espaçaient à mesure que lui aussi doutait, du jugement de son conseiller. Snape avait du se tromper sur cet enfant. Ce môme était un incapable. Toujours à lever des yeux pleins d'eau vers lui comme s'il lui demandait l'impossible! Il était censé être le prophète que diable !
Si ce manège continuait trop longtemps, il tuerait le faux prophète, et son conseiller également pour avoir osé se jouer de lui. Sous estimer l'intelligence de son roi et mettre en péril sa réputation auprès de ses sujets méritaient pas moins que la corde. Peut-être le bûcher au vu de la nature du crime.
Loin de se douter de tous les malheurs qui le guettaient, notre petit Harry, lui faisait de son mieux. Quand on lui posait des questions, il y répondait. Ce n'était pas de sa faute si l'on n'avait pas la méthode, ni les bonnes questions pour obtenir les réponses souhaitées. Il n'était qu'un petit enfant.
Il était bien le seul à qui profitait cette situation. Il passait les meilleures semaines de sa vie, plus libre qu'il ne l'avait jamais été. Comme on n'attendait qu'une unique chose de lui, chose qu'il était d'ailleurs bien incapable de donner tant qu'on ne respectait pas les règles du jeu, il n'avait rien à faire de ses journées sinon occuper au mieux son temps définitivement libre. Ainsi, ses journées se résumaient en vagabondage à l'intérieur du château, et à suivre sagement les diverses personnes auxquelles on confiait sa garde. Oh, et à rejoindre en douce son nouvel ami, Draco.
Car il était bien souvent seul. Snape s'occupait le plus souvent de lui. Mais l'homme était pris par son travail auprès du roi, et ne pouvait passer son temps à surveiller un jeune enfant. On le confiait alors à Mlle Cho, qui elle était toujours entrain de s'agiter dans tous les sens et de se plaindre de sa surcharge de travail. Ce qui ne dérangeait pas Harry, il supportait difficilement la femme et son environnement pleins de fanfreluches, taffetas et autres dentelles. Dangereux. On pouvait également le laisser aux cuisines, à la charge d'une femme nommée « Mme Pomfresh ». Assez gentille, mais un peu impressionnante. Elle devait gérer l'organisation des cuisines, et la préparation des repas. Snape refusait de le confier à d'autres.
Aussi, la plupart du temps, Harry se retrouvait cantonné aux appartements que l'homme partageait avec lui. Il pouvait l'y laisser près d'un après-midi entier. D'où son vagabondage. Au début, le garçon y restait sagement. A tourner en rond, sans oser en franchir le seuil. Puis il comprit qu'ici tout était différent. Monsieur Snape se moquait qu'il sorte en son absence, du moment qu'il ne s'aventure pas dans les parties interdites du château, et soit de retour avant l'heure du souper. Du moins, il l'avait compris lorsque passant pour la première fois la truffe dehors, il avait rencontré Snape. Il n'avait jamais su si l'homme venait le chercher pour le surveiller, ou s'il passait simplement par ce couloir. L'homme avait semblé assez étonné de le voir dehors, mais pas fâché. Non, il ne lui avait pas demandé de se terrer dans ses quartiers. Il lui avait juste demander de "lui épargner la peine de devoir lui courir après." Si jamais il se perdait, et de rentrer avant que l'après-midi ne prenne fin.
Le statut d'Harry avait tellement évolué depuis son arrivée, qu'ils n'avaient plus à s'inquiéter de le surveiller tout particulièrement. Il était presque redevenu un enfant comme les autres. …Et il était évident que l'homme en noir ne savait pas s'occuper d'enfants, normaux ou pas, et qu'il n'avait pas plus envie d'apprendre que de se couper un doigt. Avec un couteau émoussé.
En d'autres circonstances, Harry n'aurait pas tenu longtemps hors des appartements sans filer s'y réfugier, ventre à terre. Mais il savait où il avait envie d'aller. Non, presque, où il devait aller. Le château était tellement immense que jouer à l'exploser ne lui disait rien. Il ne se sentait pas assez en sécurité pour ça et se méfiait des monstres tapis dans le noir. Mais il y l'avait l'enfant. L'enfant blond et cette cachette secrète qu'il lui avait promise. Il mourrait d'envie de rejoindre cet enfant. De le revoir. De jouer avec lui. Une drôle de petite obsession.
¤
Il y avait un arbre dans le château de Slytherin qui ne savait pas s'il devait rire ou pleurer. Ou encore appeler la Société Protectrice des Arbres Martyrisés. Un petit homme, vraiment trop petit, vraiment pas doué, s'agrippait à ses jeunes branches et pédalait contre son tronc, avant de retomber entre ses racines. Sans parvenir à se hisser sur sa branche la plus basse, comme il l'escomptait. Alors mesdames, messieurs, devait-il rires de ses déboires, ou pleurer de ces maltraitances faites à ses jeunes pousses ?
Harry se hissa, poussa, tira, ahana, il déplia jusqu'au bout de ses orteils, et ô joie suprême effleura enfin du bout de ses doigts la branche la plus basse sur laquelle son camarade était perché. Le rameau auquel il s'accrochait de toutes ses forces céda, et il roula cul par-dessus tête, en un glapissement de dépit.
Les feuillages de l'arbre bruissèrent, et une tête blonde apparut. Clairement amusée. « Ca va ? »
Le brun acquiesça d'un air penaud, et se releva tout en essuyant ses mains souillées sur son bas. « J'y arrive pas. C'est trop haut. »
Draco le considéra un instant, dans ses yeux brillants qu'Harry ne distinguaient pas une lueur dansait 'Bébé va' . Lui reprochait-elle.
C'était devenu un constat presque gentil à mesure que le petiot passait le voir. S'obstinait à venir serait plus proche de la vérité.
Draco était un drôle de phénomène. Il dépassait Harry de presque une bonne tête, mais il se comportait comme s'il avait une dizaine d'années en plus. Comme si en plus d'être « l'aîné », il était un adulte. Il avait le caractère d'un petit prince gâté par la vie, à qui tout de fait dû. Et qu'Harry ne voyait même pas. Mais il était pourtant un enfant, qui daignait accepter le brunet dans son périmètre vital.
Sur son arbre perché, l'autre enfant fit un pas sur le côté, pour saisir une branche souple mais solide. « Allez. Lâche, cette tige et prend ma main. » exigea-t-il. Et il se pencha en avant, une main tendue, l'autre fermement agrippée à sa branche. Mais le prophète, tout savant qu'il pouvait être parfois, ne bougea pas. Il se contenta de le regarda avec de grands yeux bien ouverts, ses mains serrées sur les feuilles froissées qu'il avait arrachées.
Agacé, le blond fit claquer sa langue contre son palet. « Ma main, bêta. » insista-t-il. « Prends-la. »
« Hé, chuis pas un béta ! » protesta Harry, les joues rouges d'indignations. Il se saisit de sa main avec énergie comme pour le lui démontrer. Un pied sur le tronc pour l'aider à le hisser dans l'arbre, il demanda néanmoins. « C'est quoi, un 'bêta' ? »
Le corps qui le tenait tressaillit. «…C'est toi. Allez, grimpe bêta. Tu voulais apprendre, non ? »
Ainsi, Harry mit son temps, mais parvint à se hisser jusqu'à la branche la plus basse. Une grande victoire pour un petit prophète, une petite victoire pour l'humanité. La suite fut beaucoup plus facile même pour lui. Les branches étaient plus accessibles et rapprochées. La cachette de Draco était proche de la cime de l'arbre. Loin de s'y affiner le tronc bien rond s'élargissait, et les branches formaient un bouquet touffu qui les cachaient totalement des regards extérieurs. La cachette de Draco était un creux naturel formé dans l'écorce, et prolongé par une branche épaisse. Ce qui permettait aux garçons de s'asseoir à deux dessus.
« Tu sais, Monsieur Snape il aime bien que je lui parle de toi. » commenta Harry.
Draco tressaillit, mais ne se tourna pas vers le petit être blottit contre lui. « Severus? Hum, m'étonne pas. »
« Tu le connais ? »
« Hmmm… » Il jouait avec une des nombreuses petites tiges couvertes de bébés feuilles, victimes de l'ascension laborieuse d'Harry dans l'arbre. Plus précisément, il déchiqueté les minuscules feuilles, arrachait les bourgeons, puis lançait le tout sur l'enfant. Apparemment, il adorait lancer des choses sur les gens. Ils s'étaient rencontrer ainsi.
« Mais arrête. Arrêteuh! Dracooo… » se plaignait Harry en époussetant son pantalon à mesure que Draco le salissait. « Non, pas les cheveux. Arrête! » Il gigota, se rapprochant dangereusement du bord. ….Et comme tout les enfants, il finit par user du joker suprême. L'Adulte. « Je vais le dire à monsieur Snape! »
La phrase devait être magique parce que le jeu stoppa net. Draco le fixa jusqu'à ce qu'il remue mal à l'aise, et s'époussète une nouvelle fois.
« Severus. Tu blagues? » Il se pencha vers l'autre enfant, brusquement fasciné. « Pourquoi? »
Harry rougit, enfonça naturellement sa tête dans ses épaules. « Mais c'est le monsieur qui s'occupe de moi. » Quel mal y avait-il à invoquer ce joker-là? Son instinct l'avait-il trompé? Apparemment.
« Naaaa. Mon père.. » Et sa voix sonna étrangement pompeuse, voire empruntée. « …m'a toujours dit qu'il s'occuperait jamais d'un enfant. Qu'il préfèrerait se couper un doigt avec un couteau qui coupe plus. » Son nouvel ami le regardait comme on regarde l'autre quand on est certain qu'il se trompe. Avec un brin de cette supériorité implacable qui dit 'Tatata, c'est moi qui sait. Ne dis donc plus de bêtises.'
« Mais… »
« Mon père a toujours raison. »
« D'accord. » murmura facilement Harry, peu combatif de nature. D'une voix un peu troublée par une impression étrange. Pourquoi avait-il l'impression d'entendre pour la deuxième fois ce discours sur Monsieur Snape? Cette impression de déjà-vu, comme si Draco se répétait?
¤
La question fusa au moment le plus opportun, du moins sembla-t-il au jeune garçon. C'est-à-dire au moment du souper. Quand son estomac commença à refuser discrètement la nourriture. Après plusieurs semaines, il était toujours difficile de trouver des excuses pour manger moins. Il essayait de détourner leur attention, de sauter des parties du repas, mais ça ne marchait pas tous le temps. Il ne comptait plus le nombre de fois, où il avait quitté la table le ventre douloureusement plein et gonflé. Prêt à exploser. Ils faisaient trois repas par jours que diable! Si ce n'est quatre quand Mrs Pomfresh ne lui tombait pas dessus pour cette histoire de…comment déjà… ah oui. Goûter. Rien que ce mot lui donnait des frissons à présent. Comme s'il pouvait avoir faim en dehors des repas obligatoires avec tous ce qu'ils mangeaient!
Toute sa vie, l'organisme d'Harry avait fonctionné sur deux repas. Celui le matin, et celui du soir. Il se sentait toujours incroyablement plein, prêt à exploser ici. Comme une oie. Non, il n'avait pas connu de plus grandes tortures que le moment des repas depuis qu'il était au château. Une fois la nourriture dans son assiette, il ne pouvait la refuser. Le gaspillage était proscrit. Mais personne en l'écoutait quand il demandait, certes timidement, d'arrêter de remplir son assiette, où si c'était obligatoire d'avoir du dessert. A l'idée de tous les pêchers de gourmandises accumulés depuis son arrivée, Harry en devenait malade. Véritablement. Et il devait se retenir de courir se repentir.
Mais il y avait un autre problème. Celui de pouvoir garder ses repas. Il n'était jamais Vraiment malade. Enfin… Il faisait vraiment tout pour ne pas l'être. Même si parfois, il se demandait si son estomac n'allait pas jaillir de son corps. Véritablement, la quantité de nourriture qu'il devait ingurgiter pour satisfaire son gardien, ne convenait pas du tout à ce que le régime si strict des moines l'avait habitué.
Et l'idée de gâcher le paniquait réellement. On lui avait toujours dit et répété qu'une personne respectable devait savoir doser, et rationner. Et que le gaspillage était une faute qui ne méritait aucun pardon. Certaines personnes n'avaient même pas assez à manger !
Alors, lui qui se faisait si discret au moment des repas, demanda soudain: « Vous aimez les enfants? »
La cuillère de monsieur Snape s'arrêta en vol, et se reposa sagement sur le bord de son assiette. Un œil avertit aurait trouvé à Monsieur, l'air de celui qui a avalé un chardon de travers. Mais un œil avertit était absent à ce repas. Il n'y avait que le petit prophète qui causerait la perte de monsieur Snape, et Monsieur Snape lui-même, assis dans les cuisines. Depuis quelques temps, Monsieur Snape semblait tenir le petit Prophète soigneusement à l'écart du roi, et des gens de la cours. Sans doute, tenait-il un peu à la vie, et réfléchissait-il ou avait-il déjà un stratagème pour rallonger celle-ci.
L'homme le fixa lui aussi comme un drôle de phénomène. Comme Draco. Qu'avaient-ils tous à la fin? « Pas particulièrement. » Et il recommença à manger. Ce qui n'arrangeait pas les affaires de notre Harry qui reprit de plus belle.
« Vous les détestez? » demanda-t-il à nouveau.
« Gamin, le ton était presque agacé. Tu dors dans mes appartements. »
« …Ca veut dire que non? »
Le regard qu'il reçut en échange lui fit oublier son plan supra-géniallissime à savoir : 'parler jusqu'à la fin du repas pour que seul 'autre homme mange et sortir de table sans dommage.' Enfin….pour un temps seulement.
« Mais moi…. » vous me supportez? Etait la question. Mais il n'eut jamais le temps de la finir parce que Snape grogna. Et croyez-le, ça coupa toute l'audace qu'il avait pu acquérir au cours de ce mois de vie commune! Un autre moment passa, Snape mangeait, Harry aussi. Avec un peu moins d'enthousiasme cependant, avalant ses bouchées les unes après les autres. Mais l'homme s'était habitué à son rythme lent.
« Monsieur? » demanda-t-il à nouveau. Une question le turlupinait depuis quelques jours.
« Oui? »
« Le roi, c'est le père de Draco? »
« En effet. »
« Mais monsieur Peter n'est pas blond. » Et il n'avait jamais vu quelqu'un de blond comme son ami. Il y avait bien l'autre enfant. Mais l'autre avait les cheveux presque blancs. Pas la même chose, c'était moins beau.
« C'est Draco qui t'as dit que 'monsieur Peter était son père'? » L'homme mangeait avec plus de lenteur, observant suspicieusement le gamin. Il se demandait s'il devait y voir un signe. De la manifestation de son don. Mais, il était en même temps partagé. Le sujet était définitivement trop sensible pour être abordé avec un gamin comme lui. Si…enclin au bavardage.
Harry fronça le nez. « Non. Monsieur, où est le père de Draco? »
« Partit. » Snape s'essuya le coin de lèvres et se leva. « Puisque tu as finit de manger, allons-y. »
Il n'y comprenait rien de rien à cette histoire. Mais au final, elle l'arrangeait bien puisque Monsieur Snape semblait décider à quitter les cuisines plus tôt. C'était un bien dont Harry ne se plaindrait sûrement pas !
¤
Ce soir-là, le conseiller du roi coucha son protéger beaucoup plus tôt qu'il n'avait pris l'habitude de le faire. Bien qu'il ne doutait pas que l'enfant allait encore trouver milles et uns prétextes de faire durer son éternelle prière du soir. Il avait essayé de l'en empêcher une fois. Mais cela n'y avait rien changé: il l'avait trouvé un peu plus tard entrain de la faire mais couché dans son lit, comme il lui avait ordonné.
Ce soir-là, dans la pénombre d'un couloir Monsieur Snape attendait patiemment l'heure pile. La personne qu'il guettait était d'une ponctualité extrême, et à toute épreuve. Elle ne le déçut pas ce soir-là non plus. Elle parut d'ailleurs dans la minute qui suivit. Et comme il était invisible, appuyé dans un renfoncement qui le dissimulait aux regards, elle faillit le dépasser. D'un mouvement leste, Snape lui emboîta le pas. Il s'agissait d'une dame bien distinguée, à l'allure bien stricte, et qui avait également vu le jour bien des années avant lui.
A voix basse, réglant ses pas aux siens il l'interpella. « Minerva. »
La dame sursauta, et porta une main à son cœur. « Oh. Severus, je ne vous attendais pas ce soir! » Elle jeta de furtifs coups d'œils autour d'elle. Mais le couloir était vide.
« Marchons. » Lui intima doucement l'homme en posant une main sur son avant-bras.
« Est-ce…qu'il y a un problème? »hésita Minerva, un peu inquiète. « C'est le jeune prophète? Aurait-il parlé finalement? »
« A-t-on des nouvelles du prince? » Severus conserva un voix basse pour être sûr de n'être entendu de personne.
« Non. Non, le roi interdit toujours les visites arguant qu'il souffre d'un mal contagieux. Mais Poppy assure que l'on fait toujours porter toujours ses repas à l'aile ouest. » Son regard se fit inquiet, et elle pressa sa main. « Pensez-vous…croyez-vous que le prince va plus mal que le roi ne nous le laisse croire? »
« Cela fait quatre ans, Minerva. Quatre ans que nous n'avons pas vu le prince héritier. »
A suiiiivre !
Note : Non. °se bouche ses oreilles° Non, non ! Ne me dites pas que Draco a un caractère trop bizarre pour un enfant ! Non, non, non ! °sigh°
Je sais que cette fiction peut être frustrante : focalisée principalement sur Harry, on passe à côté de pleins d'intrigues ,et de petites anecdotes qui restent sans réponses.
Si jamais vous avez des questions, je ne mords pas. Nez pas peur °vieille blague je sais…°
Si vous avez des remarquez, ou des critiques n'hésitez pas non plus 3
Kisu tous !
[1 Fin d'un mythe : Ry' est en fait un petit manipulateur !
Bonus : Notice de fonctionnement d'un Prophète.
- Quelles sont les caractéristiques d'un prophète ? Et bien un bon prophète qui a eut tout bon à son dernier contrôle technique, est aveugle. Physiquement, il est incapable de voir. Ensuite, il est un être prescient. Ce qui veut dire qu'il a accès à la Voix. Il est capable de manière plus ou moins contrôlée selon la puissance dudit prophète d'avoir accès à des connaissances passées ou à venir.
- Euh…oui…(J'ai pas tout compris.) En gros, c'est un bon vieux médium qui voit le passé, présent, avenir…rien de bien nouveau quoi ? Si on veut. Sauf que le prophète tel que je le vois, ne peut avoir accès à de telles connaissances que par le biais de la Voix. Telle que notre jeune Harry la nomme.
- Justement ! C'est la Voix qu'on voulait que tu nous expliques èé ! C'est quoi cette chose-là ? C'est une sorte d'entité consciente qui circule du passé, au présent jusqu'au futur. Sans faire de distinction entre les trois si vous voulez. C'est une sorte de voile qui les relie. Parfois on parle de « passer à travers les voiles du temps », en disant que les prophètes arrivent à faire des prophéties et prédictions. Ici, il s'agit de communiquer avec La Voix.
- « Communiquer ? » Tu veux dire qu'elle est vivante ? Qu'elle peut refuser de donner des infos à Harry ? ….Elle l'a déjà fait non ? En un sens, elle le préserve déjà des images qu'elle juge trop violentes pour lui. Parfois seulement. Quand à « vivante »…Non. Juste consciente. Et elle ne communique pas vraiment. Elle ne va pas parler, toucher. Elle s'exprime par sensations, et sons qui ne sont qu'un mélange des connaissances qui la traverse.
- Oui mais, Harry…Il entend la Voix tout le temps. Mai il est incapable de répondre à des questions en dehors de ces jeux ? Pourquoi ? Eh bien ,c'est une simple question de maîtrise de ses dons, voire plutôt ici de conditionnement. Comme je l'ai expliqué plus tôt, pour avoir accès à la Voix, tout est une question de puissance Et de contrôle. Harry n'a pas appris à se servir de son don de manière conventionnelle.
