Auteur : bah, c'est moi !
Note : je ne crois en rien ni en personne, a part le roi des démons !
Note 2 : les trucs utiles pour comprendre :
Ômisoka : nouvel an japonais. A minuit on va au temple et le lendemain on va prier en kimono
Kombu : un des plats qui sont manger a l'occasion du nouvel an, le repas et entreposait dans des boites gigognes a quatre étages.
Ramen : pattes traditionnel japonaise, elles se mangent en soupe avec des légumes et de la viande maigre.
Vivienne Westwood : marque de vétements et accessoires plutôt punk voir Nana de Aï Yazawa
Kogaru :équivalent japonais de pouf' elles se prostituent occasionnellement, c'est un vrai un phénomène de société au japon…
OoO¤OoO¤OoO
Je suis montée sur le toit de l'établissement. Cet endroit vaste et vide, si vide, un peu comme mon cœur. Le ciel était changeant, parfois, les nuages le masquaient entièrement d'autre fois ils laissaient passer un peu de bleu. Le vent c'est levé. Un vent froid, un vent de décembre. C'était bientôt les vacances, mais ça n'allait rien changer. De toutes manières je passerais Noël et le jour dans l'an seule dans mon appartement du centre de Leipzing. Je vais comme, les années précédentes passer la soirée d'Ômisoka seule, à manger mon kombu que je me serait préparé seule. Et comme tous les ans depuis trois ans je prierais en kimono devant mon petit temple fait artisanalement.
Je suis montée sur le point le plus haut du toit. Assise en tailleur j'ai allumé un cigarette. J'ai goutté avec bonheur au goût âpre de la nicotine. Depuis combien de temps fumais je ? je ne sais pas. Depuis que j'ai quitté le japon sans doute. Depuis que ma tante ma glissé le paquet dans la poche de ma veste élimée. Depuis que je ne sais pas pourquoi je suis ici.
Sur le toit tout était possible, une renaissance, comme un chute en enfer. Sauter c'est tellement simple. Il suffi d'enjamber la barrière. J'ai souvent contemplé le vide en dessous de moi en me disant que c'était trop facile de mourir. Et trop dur de vivre.
Une heure plus tard, je suis redescendu. La récréation était passé et je me suis mise au fond de la classe. Je savais que je sentais le tabac, je savais que j'avais séché une heure de math. Mais après tout. Je m'accoudé sur ma table en regardant par la fenêtre. Je sentit une odeur de linge propre. Et une main se posa sur mon épaule. Je me retournais légèrement sur la défensive malgré tout. Le nouveau me sourit. Tom je crois. Je ne suis pas certaine en une heure j'avais reconstruit dans mon esprit tout un monde, tout un univers. Et dans ce lapse de temps même très bref toutes les données de ma journée c'était effacer au profit de ce macrocosmes interne.
« tien ce sont tes cours, tu n'étais pas là tout à l'heure.
« merci.
« de rien.
« mais, pourquoi tu m'as pris mes cours ?
Il m'a regardé surpris.
« parce que personne ne l'aurait fait sinon.
Cette phrase m'a fait mal, même si je savais que c'était vrai. J'avais toujours fermé les yeux sur ce fait, même si je n'en avais aucun doute. Il m'a tendu les feuilles de cours. Je les ai prises et je l'ai remercié en inclinant la tête. Il m'a sourit. Les autres élèves regardèrent la scène bizarrement. Sans doute allaient ils dire « tien des nouveaux s'intéressent à la jap' elle doit avoir couché avec ». Et comme si Mike avait lu dans mes pensées. A l'inter cours elle vint me voir.
« alors la jap' qu'est ce que tu as fait au nouveau pour qu'il te sourit comme ça ?
« rien.
« menteuse. Tout le monde sait que tu vie seule et que tu bosse pour vivre. Tu dois bien être payer, pourtant t'es pas si jolie que ça.
« Au japon on dit : celle qui dit que sa voisine se vend, c'est souvent pour cacher sa honte.
Elle me regarda sans comprendre. Evidemment qu'elle n'avait pas compris, si elle avait compris je serais sans doute au sol avec un énorme hématome sur la joue ou ailleurs. Quand la fin des cours sonna il se mit a pleuvoir. Une pluie fine, une bruine d'hiver. Il n'avait pas encore neigé, à cette époque de l'année c'était plutôt étrange. Je n'y faisais pas attention. Je n'y faisais plus attention. Pour moi le monde c'était résumé à très peu de chose, mon boulot et mes cours. C'était juste les éléments vitaux à ma survie physique. Bien évidemment, de l'argent m'arrivait du Japon pour que je vive décemment, mais je ne pouvais pas faire autrement si je ne voulais pas être trop seule. Mes petits boulots c'était plus pour m'occuper l'esprit que par nécessité mais ici c'était mal vue. Je ne sais pas trop pourquoi, ici c'est tellement différent de là bas.
Je suis sortie, marchant dans les flaques d'eau ; devant le bahut il y avait un attroupement d'élèves de toutes les classes. Je ne sais pas ce qu'il se passait et ça ne m'intéressais pas. Je suis passé à côté d'un garçon qui a murmuré a son copain « t'as vue les nouveaux ils ont une voitures de stars, ça doit vachement marcher leur groupe, paraît que ce sont eux les Devilish, » Devilish, démoniaque, ça me rappelait vaguement quelque chose. Sans doute l'avais je entendu ici, au hasard d'une rumeur.
Je suis rentrée à pied sous la pluie. J'aime bien la pluie par ce que je me dit que en Allemagne ou au Japon c'est la pluie qui vient du même océan. Peut être est ce la seule chose qui me fait dire que ce ne sont que deux terres pas si éloignée que ça. Je suis monté dans mon appartement. Au 7eme étage sans ascenseur. J'ai entendu des bruit étranges venant de l'appartement voisin. J'aimais mieux lorsque c'était la petite vieille qui y habitait. Quand je suis arrivée c'était elle qui m'avait à ça charge, je vivais dans l'appartement voisin mais elle s'occupait de moi et je me sentais moins seule. C'était elle aussi qui m'avais appris à écrire convenablement l'Allemand. Mais l'année d'après elle est morte me léguant son appartement et la plupart de ses biens. J'ai vendu ses meubles et ses habits, puisqu'elle n'avait pas de famille à part moi. Et maintenant je loue cet appart a qui en veut bien. Avec le loyer je paye le mien et je rembourse les factures à celui qui loue pour moi le studio où je vie. 25m² c'est pas énorme une salle de bain, une cuisine et une pièce de vie, mais c'est suffisant quand on est seule. L'autre appartement est beaucoup trop grand pour moi
Dans l'entré il y a un grand placard que j'ai transformé en bureau, bibliothèque. Sur la droite il y a la salle de bain, puis la cuisine et enfin le tout débouche sur la pièce principale. Il n'y avait pas grand chose : un canapé lit, mon kokatsu et une étagère qui prenait tout le mur du fond. Sur cette étagère il y avait la radio et la télé, enfin celles de la vieille dame. Avec le temps j'ai oublié son nom. J 'ai posé toutes mes affaires dans un coins et ai ouvert le store électrique qui caché la baie vitrée. Mon chez moi ne m'a pas paru plus lumineux. C'est ça le problème de la pluie.
J'ai sorti les devoirs de mon sacs, derrière la feuille de cours que Tom m'avait passé, il y avait une phrase écrite d'une autre écriture. « dommage que tu sois pas plus bavarde ». j'ai souri. Oui sans doute. J'ai passé le reste de ma soirée à travailler si bien que le lendemain quand le réveille a sonné je me suis recouchée. Je n'étais vraiment pas bien. J'avais la tête qui tournait et des vertiges. J'ai renoncé à aller au collège. J'ai appelé le Docteur. Il est venu tout de suite. Cet homme je le connaissais depuis longtemps, lui aussi venait du Japon. C'était un ami de mon pére.
« bon, et bien tu as une bonne grippe je vais te prescrire des antibiotiques et une semaine de repos. Mais dis moi tu vas faire quoi pour les fêtes de fin d'année ?
« rien. Je vais sans doute poser le faux sapin sur la table et regarder la télé en mangeant des ramens.
« je vois, si ma femme n'avait pas décidé de faire venir ses parents je t'aurais inviter pour passer les fêtes à la maison.
« merci c'est gentil de ta part, mais ça ira.
Dis je. Et il est reparti, en laissant l'ordonnance sur la table et un billet de 50 euros accompagné d'un petit mot qui me disait que c'était pour m'offrir mon cadeau de Noël. J'ai souri, cet homme avait beaucoup fait pour moi et je pouvais me confier à lui. Même si son emploie du temps était sur chargé il trouvait toujours un moyen pour venir me voir. Et durant cette semaine j'appréciais ses visites inattendu qui m'était un peu de couleur dans ma vie. Nous discutions de tout et de rien. On parlait en Japonais, ça me faisait du bien d'entendre ma langue natale. Mais quand il repartait il laissait toujours un vide dur à combler.
Je suis revenue au bahut, un lundi matin, en retard. J'avoue que je ne me suis pas pressée pour aller en classe. Quand je suis rentrée le professeur, le même qui avait accueilli les jumeaux, me lança un regard mauvais. Mais je n'y fit pas attention je suis allée m'asseoir au fond de la salle. Loin, dans mon monde à moi, celui qui est prés de la fenêtre à deux pas d'une autre galaxie
« Salut.
Je levais la tête. C'était tellement rare que quelqu'un me dise bonjour.
« bon…bon.. bonjour
bafouillais je pour toute réponse. Bill me sourit, ce sourire enfantin, si innocent. Je remarquais une boucle brillante sur son arcade sourcilière. Je lui fit remarquer.
« t'as vu ! ma mère m'a donné l'autorisation et je suis allé le faire mercredi ! pourquoi t'es pas venu ?
« j'étais malade.
« Bill arrête d'embêter les gens. Le coupa Tom en souriant. Il fait ça avec tout le monde, parce que Monsieur n'a pas d'ami.
« je t'emmerde Tom ! t'es aussi chiant que moi ! et puis je parle avec tout le monde si je veux !
« on dirait un môme de maternelle
« répète pour voir ! »
je souri en coin c'était amusant de les voir se bagarrer pour des broutilles. Je ne pouvais m'empêcher de me dire que eux, ils ne m'avaient pas jugé par mon comportement ou en voyant mes habits Vivienne Westwood. Ça m'a fait plaisir, ça a mis un peu de baume au cœur. Je me suis dis que tous les Allemands n'était pas comme cette kogaru de Mike. Quand les deux jumeaux eurent fini de se crêper le chignon nous sommes, enfin les autres sont sorti en récré. J'ai commencé à m'éloigné du troupeau pour retrouver mon chère et bien aimé toit. Tom m'a rattrapé en courant, bill sur ses talons.
« dis moi, comme t'as l'air solitaire tu connais pas un droit tranquille dans ce bahut.
L'intonation appuyée du mot « tranquille » ne m'a pas échapper et j'ai sous entendu, un endroit où on peut fumer et plus si affinité. J'ai acquiescé et les ai incité à me suivre. Bill était surexcité ça m'a fait sourire, décidément ces derniers temps je sourit beaucoup. Nous avons monté les escaliers qui menait à mon monde. La porte n'était pas férmée, elle n'était jamais fermée.
« wouaaaaaaa ! c'est super grand !
s'extasia Bill.
« chapeau ! je m'attendais pas à ça
avoua Tom.
« personne ou presque ne vient ici, dis je en allumant ma cigarette. Mais je peux partager mon monde si vous me promettez de ne le montrer à personne d'autre.
« compte sur nous, mais c'est ma première fois que tu dis une phrase aussi longue, tu as donc une langue !
« très drôle. Quand vous êtes arrivés sous avez dit que vous aviez un groupe.
« ouai ! s'exclama Bill, même que ça marche bien on joue quasiment tous les samedis !
« vous jouez quoi ? demandais je entre deux bouffées de fumé.
« Du rock ! d'ailleurs j'aime bien tes habits, tu les trouve où ?
« c'est des Vivienne westwood, mais c'est dur a trouvé en Allemagne ;
Il à eu l'ai dessus mais n'a rien ajouté, Tom le regardait, ou plutôt le surveillait. Je me demandais qu'elle était leur véritable relation. Je n'arrivais pas à trouver dans leur regard la fraternité. J'y voyais plutôt l'amour des jeunes amants. Je n'ai rien dit, il ne faut pas vendre la peu de l'ours avant de l'avoir tué.
Plusieurs semaines, deux exactement, mais beaucoup de choses se sont passées, bien que je n'en ai été que la témoin passive. Bill et Tom avait était surpris entrain de s'embrasser. J'avais tristement raison. J'ai vue leur état se dégrader. La rumeur a enfler, a tel point que les deux « coupables » passaient le plus clair de leur temps sur le toit. Je n'ai rien dit, juste écouté. J'ai vu leurs regards se ternir. J'ai vue cette rumeur les anéantir. Ils n'ont rien laissé paraître, ils ont supporté les brimades avec le sourire. Un sourire de star, un sourire qui sonne faux. Tout le bahut en parlait et je n'ai pu que me réconforter dans le fait que les humains sont vraiment stupide. C'est vrai que deux frères qui s'embrasse ce n'est pas banal, mais où est le mal ? chacun fait ce qu'il veut avec qui il veut ! mais ici, les gens ont un jugement si grégaire. Un point de vue tellement troupeau que personne ne voit ce qui pousse les uns et les autres à agir.
Deux jours avant les vacances. J'étais sur le toit en tailleur, une clope au bec et une guitare entre les mains, je tentais d'échapper à l'ambiance empoisonnée du monde d'en bas. La guitare c'était une autre clé qui m'emmène dans un autre monde. Cette guitare, c'était une stagg électrique que je tenais de mon père. J'en jouait depuis mes 4 ans. Un vent froid et humide c'est brusquement levé, puis il c'est mis a neigé. Les premières neiges ! c'était un moment magique, comme si des centaines de papillons blanc voltigeaient dans le ciel pour rejoindre la terre. Un tapis blanc couvrait déjà le sol. Et je ne pu m'empêcher de dansait en chantant des poèmes traditionnelles japonais.
Soudain j'ai entendu des pas, et des sanglots. Je me suis arrêtée de faire la gamine. Et je suis descendu de mon perchoir ; ma guitare dans la main. J'ai eut un sursaut de surprise en voyant Bill. Il était recroquevillé dans la neige. Ses cheveux noirs contrastaient dans le blanc de la nouvelle neige. Et le long de son bras coulait un sang rouge, j'ai cru qu'il s'était coupé, jusqu'à ce que j'aperçoive le scalpel dans sa main droite.
A suivre…
