Auteur : une personne qui ne vous est pas étrangère
Note : bah voilà c'est le chapitre 3, elle n'a pas l'air de vous plaire cette donc… reviewwwwwwwww ! le tit bouton en bas a gauche
Note : je ne suis pas rémunérée pour mon travail. J'espère que vous ne copierez pas mon travail pour en faire du profit.
Note le truc pratique pour tout comprendre
Ler thé japonais est très amer et se boit sans sucre. Il y a aussi une longue cérémonie qui n'est quasiment plus pratiquée sauf dans des clubs ou dans des hôtels traditionnel pour montrer la culture japonaise aux touristes occidentaux
Hokkaido : île la plus au nord du japon il y neige environ 6 mois sur 12
Osaka : ville du centre japon dans la baie d'Hanma, c'est a quelques kilomètres de Kobe c'est aussi une des villes les plus puissantes du pays.
Yukata : kimono léger que l'on porte en été ou après le bains
Hanabi : série de feu d'artifices qui s'étendent de juillet à septembre.
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Il m'a fallut du temps pour réaliser que Bill était en train de commettre la plus grosse erreur de sa vie. Il entaillait inlassablement sa peau. Le sang gouttait, fumant et poisseux. Je suis restée statique un moment puis, je l'ai apostrophé. Il a levé ses yeux embuaient de larmes.
« tu es con ou tu le fais exprès ?
Il m'a regardé ébahit comme si j'avais dit une chose tellement grosse qu'il aurait fallut des décennies pour l'avaler. Je restais le plus placide possible, faisant en sorte que mon visage ne trahisse aucune expression. Même, dans ma tête j'étais folle de rage. Comment un gars aussi adorable et aussi joyeux que lui pouvait songer ne serait ce qu'une fois à accomplir cet acte idiot qui n'apporte rien à par, dans son cas, la tristesse des siens. Je ne supporterais pas de voir quelqu'un d'autre mourir sous mes yeux. J'ai déjà vu trop d'horreur, il n'avait pas le droit de me faire ça. Biensûr s'était égoïste de ma par. Moi qui ne disais jamais rien sur mes souffrances, moi qui taisais chacun ce mes sentiments, moi qui gardais baissé le voile de ma vie. Mais pourtant je me suis dit que si lui mourrait alors j'aurais été stupide de croire que lui et son frère étaient moins idiots que la moyenne.
« Tu n'as rien à dire de plus ? Tu veux vraiment crever ? bah ! vas y je te retiens pas !
« - Asaki…je…
« - Il n'y a pas de je qui tienne. T'as toujours pas compris que si tu fais ça, tu rentre dans le jeu de tes bourreaux. Je pensais que tu étais moins stupide qu'eux mais je me suis trompée. Alors vas y meurs ! c'est pas moi qui vais te pleurer. Je m'en fou ! ma vie avec ou sans vous elle ne changera pas beaucoup.
« - mais Asaki… j'en peu plus de ses brimades et de ses regards… ça.. ça me fait mal.
« - par ce que tu crois que la vie c'est une station thermal ou un hôtel 4 étoiles avec vue sur la mer !
« - JE SAIS ! JE SAIS TOUT CA !
Hurla t il, en étouffant un sanglot. Ma diversion avait plus ou moins marchée par ce que maintenant il n'essayait plus de s'ouvrir les veines. Il s'était pris la tête entre les mains et ses larmes se mêlaient à son sang qui se mêlait lui-même à la neige, dessinant d'étranges monstres de tristesse. Je suis restée debout, avec sur le visage toujours cette impassibilité qui faisait tellement peur aux « autres ». Il s'est passé quelques minutes, puis, j'ai soupiré. Je me suis accroupie devant lui, à la hauteur de ses yeux. J'ai pris son menton entre mes doigts et je lui ai souri. Pour la première fois depuis mon départ du Japon je souriais vraiment à quelqu'un qui m'étais, pour ainsi dire, inconnu. J'ai observé attentivement chaque trait de son visage, admirait la couleur de ses yeux. Etre proche des autres est difficile quand on a eu pour toute compagnie son poste de radio et des héros d'un pays trop lointain. J'avais la sensation que mon cœur s'ouvrait pour la première fois, j'avais la sensation qu'un soleil invisible me protégeait et me réchauffait. On ne peu pas dire que ce que je ressentais à ce moment là pour ce garçon était de l'amour. c'était plutôt la redécouverte de la chaleur humaine. Je me suis souvenue de mon petit frère que j'ai due laisser là bas. A cette seule pensée ma gorge s'est serré.
« Bill, murmurais je. Il y a un proverbe chinois qui dit : Si quelqu'un te fait du mal , assied toi prés d'une rivière et attend de voir passer son cadavre. Et ma grand mère ajoutait : et si il souffre encore, tend lui la main pour le sauver de la noyade. Je me suis toujours dit que si on nous mettait des obstacles sur notre route c'est pour que nous pouvons les surmonter, et, allez plus loin.
« - … mais… ça fait tellement mal… tout au fond du cœur.
« - c'est ça la réalité, c'est souffrir, mais renies tu pour autant l'amour que tu porte a ton frère ?
Je savais que je tirais sur une corde sensible. Mais au fond c'était nécessaire. Le pauvre garçon tremblait comme une feuille. Je n'avais aucune certitude sur la véracité de cette maudite rumeur. Mais aujourd'hui le seul témoin de cet inceste, de ce lien qui semblait immorale, c'était cette neige, si pur qui ne jugeait personne et qui continuait de faire valser les rêves. Je sentais déjà dans mon cou la morsure du froid, mais au fond… Bill ne portait qu'un sweet et ses manches étaient remontées. J'ai enlevé mon écharpe et je lui ai mise autour de son cou. Il ne faudrait pas qu'il abîme sa jolie voix de gamin. Je me sentais bien maladroite, je ne suis pas un exemple pour les relations humaines. Quand il m'a parlé sa voix était plus grave et plus posée. Il m'a fixé droit dans les yeux, je n'ai pas détourné le regard.
« j'aime mon frère plus que tout au monde et je ne renoncerais jamais à son amour. Mais, je sais aussi que c'est mal… et c'est ça qui fait le plus souffrir, c'est de savoir que ce que nous faisons n'est pas bien.
« - sans doute… alors si tu aime ton frère ne fais pas cette bêtise. Même si je sais qu'ici, tout est possible, la renaissance comme la descente en enfer. Mais ne fait pas plaisir aux autres en jouant le jeu du suicide. »
C'est la dernière chose que je me souvient avoir dite. Je me souvient surtout de chacun de nos gestes. Je me souvient avoir bander ses plaies avec mon t-shirt de sport. Le sang a tout de suite imbibé le tissu. Ou aurait dit des pétales de roses sur cette neige qui ne cessait pas de tomber. Il m'a laisser faire sans rechigner je lui ai ôté le scalpel qu'il tenait toujours fermement. Je l'ai rangé dans mon sac en sachant pertinemment que si je me faisais prendre je serais renvoyé. Mais un renvois est bien peu de chose comparé à la satisfaction et le sentiment d'avoir un jour était utile à quelqu'un. J'ai mis ma guitare dans sa housse et j'ai chargé le petit suicidaire sur mon dos.
Tom n'était pas là, j'ai donc ramené Bill chez moi. De toute façon il est tombé dans les pommes avant qu'on ne soit arrivé à destination. Le plus dur a été de monter les 7 étages avec lui sur mon dos, plus son sac, plus mon sac, plus ma guitare. J'ai été stupéfaite de constater qu'il était atrocement léger. Je l'ai posé dans le canapé et ai entassé nos affaires dans un coins de la pièce principale. Avant qu'il ne s'évanouisse il m'avait dit quelque chose auquel je n'avais pas trouvé de réponse.
« et toi, est ce que tu as quelqu'un que tu aime plus que tout au monde ? ». Oui me suis je dit, il y a bien quelqu'un mais qui est beaucoup trop loin. Peut être même a t il oubliait mon visage. Peut être ne souvient il plus de mon nom. J'étais encore plongée dans mes pensées quand Bill c'est réveillé. Quelque chose m'a alors frappé, c'était la première fois que quelqu'un de mon age et même de la classe mettait les pieds chez moi.
Il s'est accoudé et a observé chaque détail de la pièce. Comme je vis seule il n'y a pas beaucoup de désordre, mais surtout il n'y a quasiment rien qui témoignerais d'une trace de vie, j'aurais très bien peu disparaître du jour au lendemain personne n'aurait su qui vivait la dedans. Je n'avais jamais pris le temps de décorer. Sur l'étagère il n'y avait que des livres et quelques cd. Je n'avais ni tableau ni affiche, j'avais vendu la plupart des bibelots de grand mère et j'avais entassé dans un carton ses souvenirs pour que jamais elle ne meurt vraiment. Il y avait une seule photo et Bill s'en saisit. Je ne fit rien pour l'en empêcher, il était dans mon monde je n'allais pas le lui cacher.
« - c'est qui sur cette photo ?
je pris le cadre. On y voyait un couple et deux enfants très jeunes. Je m'assis prés du petit chanteur et déposé sur la table une tasse de thé que j'avais sucré. Les occidentaux ne raffolent pas du thé amer.
« - A gauche c'est mon beau père, il venait d'Osaka mais il parlait couramment l'allemand, je n'ai aucun souvenir de mon père il est mort après ma naissance, il était étudiant allemand au japon. A droite c'est ma mère. Elle est né a Hokkaido la région la plus froide et la plus au nord du Japon. C'est là que nous avons vécue dans la ville D'Hakodate une ville où mer et montagnes se rejoignent. Ma mère a toujours voulu que j'ai les deux cultures, germano-nippone.
« - elle est jolie ta mère.. et le petit garçon c'est qui ?
« - le fils de ma mère et de mon beau père. Mon frère et la personne qui m'est le plus cher au monde. Yuki.
« - pourquoi ne sont ils pas avec toi ?
J'ai baissé les yeux et j'ai longuement regarder le cliché avant de répondre. Sur cette photo il y avait ce que j'avais de plus beau et de plus secret. Sur cette photo ma Mère souriait de toutes ses dents, elle tenait dans ses bras mon petit frère qui était visiblement perplexe devant cet appareil photo. Nous étions tous en kimono en Yukata plus précisément. Une vague de souvenir me submergea. Des images que je n'avais pas oubliées mais que j'avais mises de côté pour ne plus jamais souffrir de leur absence. C'était pendant les vacances d'été pour Hanabi. Yuki faisait la tête parce qu'il ne se dépêtrait pas de son kimono. Maman rigolait et mon beau père nous avait offert de grosses barbes à papa pour voir le feu d'artifice. c'était un moment de ma vie que je n'oublierait sans doute jamais.
« - en fait… commençais je sans trop savoir ce que j'allais dire. En fait ils sont morts.
« - tous ? demanda Bill en devenant blême. Je suis désolé…
« - non, tu n'as pas à être désolé et puis non ils ne sont pas mort tout les 3. Je gardais Yuki un soir par ce qu'il était malade et que Beau papa et Maman devait allé à une soirée. Yuki n'allait vraiment pas bien, alors je les ai appelé. Ils se sont dépéché de revenir. Mais ils n'ont jamais atteint la maison. Un conducteur ivre les a percuté sur une route de montagne. Ils sont morts sur le coup. Du jour au lendemain on c'est retrouvé orphelin. J'avais 9 ans et yuki en avais 7. Comme maman n'avait plus de famille depuis peu, ma grand mère étant morte la saison précédente, il a fallut qu'on nous confit à la famille du père de Yuki. Mais étant donné que j'étais issu d'un premier mariage, ils on refusé de m'héberger. j'ai erré 3 ans de tantes en oncles, de cousins en cousines. Puis finalement ils m'on envoyé dans la famille de mon père. Seulement mon père était fils unique et il ne restais plus que ma grand mère que j'ai rejoint il y a deux ans. Mais, elle est morte l'an dernier. Et du coup je suis vraiment orpheline.
« - c'est triste comme histoire. Tu as raison je suis stupide.
« - non ! tu crois.
Il me fusilla du regard mais je me contentais de sourire, encore une fois.
« - toi tu avais mille raison pour faire ce que j'ai fait, et tu ne l'as pas fait ! quel courage !
je me rembrunis. Je me suis recroquevillée prenant mes genoux dans mes bras. Je ne le regardais pas. J'avais soigné ses blessures pendant qu'il dormait. Pourquoi avais je fait tant de chose pour ce garçon ? peut être par ce qu'au fond il me faisait un peu penser à Yuki.
« - tu sais ce n'est pas du courage. Dis je plus froidement que je ne l'aurais voulu. Disons que c'est de la lâcheté. Mais aussi par ce que je ne désespère pas d'un jour retourner au japon chercher Yuki. Il m'a envoyé une lettre depuis que nous sommes séparé. Et cette lettre c'est ma raison de vivre. C'est ce qui fait que je pars travailler en me disant qu'avec l'argent que je gagnerais je prendrais un allé simple pour Tokyo, là où il vie depuis 4 ans. Mais … peut être qu'il m'a oublié ?
« - je t'admire. quelque part je me suis toujours plaint de ma vie, par ce que nos parents sont divorcés. Je ne suis pas patients et je manque de motivation. Mais quand je t'écoute je me dit que. Oua ! mais cette fille elle vit loin de sa patrie, elle a perdue tout ce qu'elle aimait, et elle trouve encore le moyen de venir m'aider et de me sauver de ma bêtise.
Je rougis. J'étais flattée, ça faisait tellement longtemps. Mais devait il vraiment m'admirer ? Je ne suis après tout qu'une coquille vide. Nous avons discuté. Je lui ai appris quelques mots de japonais. Et lui chantonnait, j'avais ressortie ma guitare et je tentais d'accompagner ses paroles, et sa musique. Je redécouvrait encore quelque chose. Depuis combien de temps n'avais je pas eu une soirée si animée ? depuis combien de temps n'avais je pas eu une compagnie comme celle de ce petit chanteur. Ma vie en noir et blanc a commençait a tolérer quelques étoiles de couleurs. Et dehors, la neige qui ne cessait de tomber.
A suivre…Bon bah voilà on pourrait croire que c'est fini, mais non il va encore se passer des choses, pas de lemon, pas de yoi en prévision mais voilà. J'espère que le suite vous plaira. Vos avis sont important ne l'oubliez pas.. review ?( le petit bouton en bas a gauche avec go dessus)
