Auteur : le retour des lapines vampires
Note : merci aux rares personnes qui me laisse des reviews, mais n'oubliez pas c'est le petits boutons en bas à gauche.
Note 2 : chacun peux s'envoler comme les rêves que l'ont porte en soit.
¤OooOooO¤
Bill c'est endormi rapidement. Je l'ai regardé dormir, j'aurais voulu le regarder dormir tous les soirs. J'aurais tant aimé qu'il soit Yuki et pas Bill le petit chanteur de Leipzig. J'ai soupiré, il devait voir un médecin, les pansements que j'avais fait été trop sommaire. Je n'avais pas envi qu'il meurt d'une infection cela aurait été bête après ce que nous venions de vivre. J'ai fouillé le sac de Bill, il ne m'en voudrait pas, j'espérais. j'ai trouvé ce que je cherchais dans son carnet de correspondance. Je composais le numéro de téléphone les mains tremblantes. Pourquoi tremblais je ? Que devais je dire ? J'ai longuement hésité puis la tonalité a sonnée. Le temps que dura ces quelques sonneries me paru long, je me sentais idiote, c'était nécessaire, mais que dire ? Et à qui le dire ? tant de questions qui se bousculaient dans ma tête, dans un étrange chaos. Pourquoi est ce que je paniquais, cela n'avait aucun sens, il suffisait de…
« - Allô ?
« - Heu… monsieur Kaulitz ?
« - heu oui, mais c'est Tom. Que puis je pour vous ?
Je soupirais de soulagement, si je parlais à Tom ce serait sans doute plus simple. Plus simple mais pas forcément moins difficile. Les mots se bousculaient et je n'arrivaient pas à émettre le moindre son. Je pris une grande inspiration.
« - c'est Asaki… dis je.
J'entendis un soupir de l'autre côté. Peut être lui avais je fait peur, il n'y aurait rien eu d'étonnant à ça. Mais au contraire, quand il me parla il sembla soulagé.
« - je pensais que c'était la police pour me dire que Bill était mort, tu ne l'aurais pas vu ? ça fait plus de 4 heures qu'il aurait dût rentrer.
« - justement… Tu pourrais passer chez moi, j'ai quelque chose à te dire, et puis tu pourra LE ramener, sa place n'est pas dans mon canapé.
« - Il est avec toi ?
Demanda t il surpris. J'affirmais que oui, et je lui donné mon adresse.
« - Bon j'arrive, je vais demander a Georg de m'amener.
« - c'est ton beau père ?
« - non. C'est un ami et notre bassiste, il a la conduite accompagnée.
« - mais il n'y aura personne.
« - et bien si, avec moi il est accompagné.
Puis il raccrocha, je me sentais stupide devant mon téléphone qui sonnait dans le vide. Je jetais un regard vers la rue en bas. La neige n'avait pas cessé de tomber, et inlassablement elle recouvrait tout d'un duveteux manteau blanc. Mais cette apparence inoffensive était trompeuse. La neige est un piège à rêves, elle semble si belle, et finalement on meurt de froid car les plus belles choses sont parfois les plus dangereuse. Comme la mort qui vous fait miroiter une délivrance et qui pourtant n'apporte que la souffrance. J'étais encore plongée dans mes pensées, lorsque une voiture s'est arrêtée devant l'immeuble. Deux garçons sont sortis, un que je reconnaissais grâce à ses dreads remontée en queue de chevale, et un autre que je n'avais jamais vue, ou peut être que si, je ne sais plus très bien. J'ai allumé une cigarette, la vie c'est pareille que les cigarettes. La sonnerie à retenti. Je leur ouvrit la porte. Quelques minutes plus tard ils entrèrent tout les deux. Ils me regardaient sans cillé. Géorg était plutôt petit pour un garçon de 16 ans mais il avait l'aura des personnes qui protègent dans l'ombre sans que l'ont s'en rende compte. Je ne sais pas pourquoi je faisais une telle chose. J'aurai due appeler le S.A.M.U et amener Bill à l'hôpital, mais au lieu de ça, je le cachais et je faisais venir son frère et non pas sa mère ou son père. J'ai invité mes deux hôtes à s'asseoir autour de la table de la cuisine.
« - vous voulais boire quelque chose, ou manger je n'ai pas grand chose, mais je serais ravie de partager. Dis je avec un demie sourire. « - et bien…. commença Georg, Tom l'arrêta d'un geste de la main.
« - non, ce n'est pas le moment des politesses, raconte nous tout, j'ai vue les bandages sur les poignets de mon frère.
J'étais étonnée, la voix de Tom était froide et dure, sur la défensive, comme si il se protégeait derrière une violence factice. Peut être se protégeait il de la tristesse ou de la colère, la colère de n'avoir rien plus faire et de ne pas avoir été au côté de son chère frère. Georg m'a lancé un regard entendu, je me suis un peu agitée sur ma chaise. Que dire ? Que faire ? Mais peut être suffisait il de dire la vérité, celle qui fait mal, celle qui blesse, celle qui ne laisse aucune place aux rêves. Alors j'ai dit la vérité, j'ai dit les mots qui font mal, j'ai raconté ce dont la neige avait était la témoin silencieuse. J'ai énoncé les faits sans les modifier j'ai juste dit ce que le temps avait observé sans vouloir nous arrêter. Tom a baissé les yeux, il a écouté Georg le surveillant comme un enfant turbulent.
« - alors, il a vraiment essayer ?
« - et plutôt deux fois qu'une, je préfère que vous le rameniez, il faut qu'il voit un médecin , je sais que j'aurais due appeler les pompier ou un truc dans le genre, mais j'ai pas osé.
J'ai baissé la tête, je me suis caché derrière un rideau de cheveux noirs, j'ai caché ma honte et ma bêtise. J'ai dissimulé ce que je ressentais au plus profond de mon cœur, quand j'ai levé les yeux, ils m'ont sourie chaleureusement, comme pour me rassurer.
« - Tu as bien fait… déclara Tom en se levant,
« - et je peux savoir pourquoi ? J'aurais due, non seulement l'empêcher, mais j'aurais du aussi le confier à des adultes, je ne suis qu'une mineure, j'aurais due appeler vos parents avant de faire quoi que se soit !
M'exclamais je à la fois amer et désespérée.
«- et qui aurais eu les mots pour le convaincre de les suivre ? Qui l'aurais convaincu de ne jamais recommencer ? Je sais à quel point mon frère peut être obstiné, quand il a une idée en tête rien ne l'arrête. mais toi ! Toi tu lui as dit les mots qu'il fallait, dur mais tellement vrai. Moi, dit il en baissant les yeux, j'aurais été incapable de lui mettre la vérité en face, je n'aurais pas su trouver les mots, je n'aurais fait qu'aggravé les choses. Ça fait du bien d'entendre les mots de la bouche d'un ou d'une inconnue.
« - Tom a raison, intervint alors Georg, je connais les jumeaux depuis suffisamment longtemps maintenant, pour savoir que si tu n'avais pas été là et si tu l'avais amener a l'hôpital il aurait recommencer et il y serait sans doute arrivé. Je ne sais pas très bien qui tu es, ni quelles sont vos relations, mais je sais une chose, c'est que tu as sauvé la vie de quelqu'un aujourd'hui. Tu n'as pas à avoir honte.
J'acquiesçais, évidemment que je n'avais pas à avoir honte, mais je n'arrivais pas à ne pas me sentir coupable. Car au Japon, on ne sauve pas les gens, on les laisse crever, c'est triste à dire mais nous considérons que la dette qui découle d'un tel acte est impayable. Je sais que j'aurais du être fière, et je l'ai été, un moment seulement, les sentiments que j'ai éprouvais ce jour là ont été aussi paradoxal que violents. Georg est allé récupéré Bill qui dormait toujours, mais peut être qu'il était inconscient ? Je ne sais pas. Tom pris le paquet de cigarette posait sur la table et en alluma une.
« -elle n'a pas le même goût que les cigarettes normales ? dit il en tirant une bouffé de fumée grise.
« -normale, ce sont des Seven star, des cigarettes assez connu au Japon, et assez banales, mais ici c'est une rareté.
« - tu es comme ces cigarettes, ajouta t il pensif, tu as goût différent, et tu es rare.
Je rougis légèrement. Il tira une dernière bouffée de fumée et me remercia pour ce que j'avais fait. Il me promis de me rendre la pareille, je doutais que cela fusse possible, mais on peu toujours rêver. Ils sont tous partis, mon petit chez moi, m'a soudain paru plus vide que d'habitude. je suis donc allé me pelotonner sur le canapé, la place où Bill avait dormi était encore toute chaude de sa chaleur. Cette chaleur qui avait fait fondre la glace de mon cœur et dégagée mes anciens rêves.
Les deux jours qui ont précédés les vacances, les jumeaux ne sont pas venu. Je ne leur est pas pris les devoirs, ni les cours, d'autre l'ont fait pour moi. Même si cette rumeur demeuré présente comme un poison ou un parasite, les deux garçons n'en restaient pas moins des « idoles ». Mike a été plus désagréable qu'accoutumée, elle n'était déjà pas un cadeau…Je la soupçonnais de nous avoir vue, Bill et moi, ou de savoir une chose dont je n'avais pas eu la connaissance. Vers 14 heure au tout début de notre dernière heure de cour, elle est venue me voir. J'ai levé les yeux au ciel. Si seulement cette fille ne pouvait être qu'un rêve, un mauvais rêve. Quelque chose d'immatériel que l'on peu détruire d'un regard. Elle ne me fait pas peur, mais je sais qu'elle cause beaucoup d'ennui. Ce n'est pas une personne intéressante, c'est une coquille vide. Et je la trouve encore plus détestable que moi, par ce qu'au fond je lui ressemble.
« - Alors, la Jap' t'en a fais quoi des deux pd ? tu les a mangé comme les chiens dans ton pays ?
« - On ne mange pas de chiens, ni d'humains au Japons, c'est en Chine, révise ta géographie.
« - tu te prend pour qui ! avec tes fringues de clocharde ! De toute façon je sais bien que l'autre hérisson il a voulu se suicider. Qu'est ce que tu lui a fait ? tu lui a fait des trucs, ça l'a traumatisé par ce que t'es une fille ? c'est vrai, lui il c'est une tapette ! d'ailleurs si ça se trouve lui et son frère ils ont fait plus…
Là j'ai vue rouge, comment osait elle les insulter, comment osait elle dire des choses pareilles ! Que savait elle ? Elle ne savait rien, elle, elle n'est qu'une image elle ne peu pas comprendre. Je ne m'était jamais mise en colère. Pour la simple et bonne raison, que je n'ai jamais fait attention aux autres, je ne les ai jamais écouté, je n'ai jamais affronter leur regard. J'ai toujours préféré la fuite sur le toit, là où personne ne pouvait me prendre mes rêves. Je l'ai regardé droit dans les yeux, je me suis levé, je la dépassais à peine. Je lui parlé froidement et calmement, par ce que la glace noie les flamme des cœur les plus chaud.
« - Tu les juges, Alors que tu ne sais rien ! Tu ne les connais pas. Que connais tu des autres ? Tu souffre au point de faire passer l'image avant le fond ? Tu ne vaut pas mieux que ceux que tu blesse. Et qu'est ce que ça peu faire qu'ils s'aiment, toi tu ne connaîtra jamais l'amour, par ce que toi, tu ne connais que celui qui vient du corps, cet amour pour lequel on te paye. Et tu oses encore juger ! regarde toi d'abord dans un miroir. Moi je ne suis pas une fille facile. J'ai plus de fierté que toi.
Elle a levé son poing. Je ne l'ai pas évité. Elle m'a fait mal. Tout le monde autour de nous, c'est tut, moi je n'ai rien dit, j'ai juste rigoler. Un rire amer certes, mais un rire tout de même.
« - tu vois bien que j'ai raison, ne dit on pas qu'il n'y a que la vérité qui blesse. Je ne te rendrais même pas ton coup, je n'ai pas envi de me salir d'avantage.
Je n'ai rien ajouté de plus, je me suis levé et j'ai quitté la salle. Ils se sont tous écarté, comme si j'avais été atteinte d'une maladie quelconque mais particulièrement contagieuse. Je ne me suis pas retournée, j'ai avancée, la tête haute. Oui je suis fière, et alors ?
A suivre…