Auteur : it's just a vampire

Note : bon cette fic touche à sa fin, ça m'attriste je m'étais attachée à Asaki et j'espère que vous aussi

Note 2 : les petits plus de evils-roses

La plupart de mes références sont en rapport direct ou indirect avec le manga Nana de Ai yasawa, je me suis basée sur quelques détails qui vous ont peut être échappé.

L'idée que Bill se soit ouvert les veines : vous remarquerez sans doute que Bill ne montre jamais ses poignets.

Une rumeur meurtrière : Parce qu'on a aucun témoignage de leur camarades de classe.

Franz que vous découvrirez dans ce chapitre et un peu l'équivalent de Nobuo. Et vous reconnaîtrez Yasu, et Shin.

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Quatre ans plus tard.

La neige tombait, elle voletait vaporeusement entre les bâtiments de Leipzig. Noël, pensais je c'est bientôt noël. Autour de moi, rien avait changé, les rues étaient toujours aussi grouillantes de vie. A la période de noël, il y a toujours beaucoup de monde dehors. Les larmes ne sont pas de mise en cette saison. Les larmes, je n'en ai plus versées. Des larmes, je n'en ai plus vu sur le visage des jumeaux, d'ailleurs je ne les ai plus revu. Nos liens ce sont arrêtés le 24 décembre d'il y a 4 ans.

4 ans c'est long , en 4 ans ma vie a changé, petit à petit, mais elle a changé. Des couleurs jusque là ignorées ce sont épanouies sous mes yeux ébahis. Ces couleurs étaient comme des fleurs au printemps elles éclosaient doucement mais sûrement et je ne les distinguais toujours plus clairement chaque instant.

Quand ils sont partis et qu'à la radio on a commencé à les entendre, j'ai recommencé à vivre. J'ai repris ma guitare et j'ai affronté ce monde réel qui me terrifiais tant, je n'avais jamais l'avoué même à moi même. J'ai réappris toutes les choses fondamentales des relations humaines. J'ai recommencé à sourire et à parlé, j'ai ignoré les insultes et les entraves. J'ai rencontré des gens formidables en rentrant au lycée un an plus tard et ayant au passage les meilleurs résultats du collège au brevet. Je n'ai tiré aucune fierté, de la fierté j'en avais pour 10. Au lycée j'ai rencontré Franz. Un jeune guitariste talentueux et aussi un peu excentrique. Il m'a permis de rencontrer Joan, un batteur très classe, et Shagi, un bassiste miniature intelligent.

Ensemble nous avons mis sur pied un groupe avec pour influence les Sex Pistol et les Ramones. Des groupes qui avaient longuement bercés mes soirées solitaires pendant 6 ans. Avec ses 3 garçons j'ai réappris à rire. Les larmes n'ont plus étaient que des mauvais souvenir. Je n'ai pas oublié mes promesses mais aujourd'hui je n'ai plus besoin de ce lien immatériel pour vivre. Même si mon cœur a encore du mal à admettre que la neige autour de lui fonde.

J'ai réussi mes études, je me suis inscrite en prépa pour devenir professeur. Parlant parfaitement le Japonais, je n'aurais sans doute aucun problème pour devenir professeur d'Allemand au Japon.

Cette idée avait motivée chacun de mes choix, chacun de mes pas à l'extérieur. Le fait de pouvoir un jour rentrer au japon m'à fait avancé mais depuis que je suis dans un groupe c'est ne pas décevoir mes 4 sauveurs qui me permet de pas flancher et de ne pas m'écarter de ce chemin qui m'amènerait sans doute vers la vie dont j'avais tant rêver, dont je m'étais contenter de rêver.

Je suis arrivée devant les boites aux lettres. C'était devenu une habitude, bien inutile, puisque personne ne m'écrivait. Dans cette boite aux lettres il n'y avait habituellement que des factures. Mais aujourd'hui il y avait une enveloppe de papier kraft sur laquelle était inscrit, au marqueur noir, « Asaki Marisa ». Mes mains ont violemment tremblées. J'ai retourné l'enveloppe dans tous les sens, il n'y avait ni adresse d'expéditeur, ni ma propre adresse. Ce qui signifiait que la lettre avait était déposée et non postée. Je suis resté là, seule dans le hall de l'immeuble. que faire, j'ai toujours eu peur que les lettres m'annoncent des mauvaises nouvelles et qu'elles me fassent encore verser des larmes.

Je suis montée lentement enfin, le temps m'a parut long, j'avais l'impressions de gravir l'Everest. Chaque marche me paraissait comme un mur infranchissable. Quand je suis arrivée dans mon appartement je me suis affalée sur mon canapé. Je n'avais même pas la force d'enlever mes vêtements. Je fixait cette lettre comme si il s'agissait d'une bête noire, d'une espèce de ,maladie mortelle en papier. Je ne sait pas combien de temps il m'a fallut pour prendre mon courage à deux mains et ouvrir cette enveloppe.

Avant de lire son contenu j'ai allumé une cigarette, et j'ai prié, je savais que c'était pathétique et stupide de ma part de m'angoisser pour une simple lettre. Un seul bout de papier qui pourtant pouvait de quelques taches d'encres, m'anéantir comme un roseau. J'ai fermé les yeux et pris une profonde inspiration. Dans l'enveloppe, il y avait un billet, le même qu'il y a 4 ans. Et là j'ai compris. Et j'ai pleuré, toutes ces larmes que je m'étais promise de plus versées j'ai pleuré, j'ai dû laver le sol avec tout ce que j'ai versé.

J'ai pris la lettre qui accompagnait le billet et je l'ai lu des dizaines de fois, peut être plus à cause des larmes qui embuaient mes yeux. Elle disait à peu prés ceci.

« Chère Asaki.

Je sais que nous n'avons pas donné signe de vie depuis un moment (quel euphémisme.--), mais tu as sens doute entendu parlé de nous aux infos. Il est vrai sue les Tokio Hotel, marchent plus tôt bien. Si joins tu trouvera un billet pour notre concert du 24 décembre. Pour une fois nous jouerons dans notre ville natale. C'est une chose rare et les billets se sont arraché et je suppose que tu n'en as pas pris. Notre musique doit te sembles fade, j'ai vu, quand je suis venu la première fois un album des Sex Pistol. Ne crois pas que nous avons oublié notre promesse, chaque jour les journalistes nous le rappelle sans s'en rendre compte. Et puis les traces sur les poignets de Bill sont les marques indélébiles de la promesse qu'il t'a faite, celle de vivre. J'aimerais que tu vienne à ce concert, Bill à quelque chose pour toi, je n'ai pas le droit de t'en dire plus, mais si je ne te fais pas venir il ne viendra jamais te voir. Il a peur de te décevoir, comme nous tous d'ailleurs, personne ne t'a oublié et n'a oublié ce que tu as fait pour nous. Tu ne le sais s'en doute pas mais encore aujourd'hui nos chansons sont marquées par le souvenir de cette petite japonaise dans son monde avec ses cigarettes aux goût si spéciale. Viens je t'en supplie, mets ta robe rouge, si elle te vas encore, tous mes sentiments les plus sincères Tom. »

La dernière phrase ma fait sourire, oui je rentrais encore dans cette fameuse robe rouge, celle qui avait insidieusement changé ma vie. Cette robe rouge, je la mettais à chacun de mes concerts avec mon groupe. Le téléphone à sonné. J'ai sursauté et lâché la lettre, elle était humide et froissée tellement je l'avais lue et pleurée dessus. C'étais comme si je venais d'apprendre que Yuki venait en Allemagne. J'ai décroché.

« - allô ?

« Moshi mosi Asaki !

« - Franz ?

« - pour vous servir,

Je n'ai pas relevé, j'ai juste reniflé un bon coup.

« - ça va ? me demanda t il soudainement inquiet.

« - oui, ça va, les larmes ne sont plus une barrière, ne comptais pas sur moi le 24, je suis de concert.

« Ah ! non ! tu nous fais pas ça ! lâcheuse on va jouer au Mah-jong et boire de la bière c'est de la torture ! Tu peux pas nous faire ça, en plus j'ai composé un nouveau morceau pour notre album !

Pleurnicha t il. Quand j'ai connu Franz je ne souriais pas encore comme aujourd'hui, mais lui il est venu vers moi alors que tout le monde me tournait le dos, j'avais pourtant fais des efforts, qui n'avaient pas été suffisant. Mais lui, ce garçon blond platine avec ce sourire en coin, presque moqueur, ne m'a jamais tourné le dos. C'est avec lui et les deux autres, que j'ai rencontré par la suite, que j'ai passé tous mes noël. C'est sur l'épaule de Joan que j'ai versé des larmes de rages et de déception quand je tentais une aventure amoureuse qui échoué lamentablement. C'est avec Shagi que j'ai réappris à jouer au Mah-jong, avec ces trois gars, j'ai réappris les fondements des relations humaines. Et pourtant aujourd'hui, je m'apprêtai à fêter un anniversaire, celui de la fonte des glaces de mon cœur. Mes larmes tant ignorés j'en avais retrouvé le goût grâce ou à cause de ses deux jumeaux qui s'aimaient trop. Mais je n'arrivais pas à leur en vouloir. Je continuais de discuter avec Franz, puis il raccrocha, me laissant seule avec mes pensées. A 18 ans maintenant j'étais libre de tout, et même si je travaillais dur je n'avais plus qu'une envie : retrouver mon petit frère d'Allemagne, celui qui lors des premières neiges avaient tenté l'irréparable et dans un sens qui me devait la vie. Que serait-il advenue si je n'étais pas intervenue ? Serait –il mort ? je n'en sais rien. J'avais suivi plus ou moins leurs aventures dans les médias, mais maintenant, après avoir lût cette lettre, je n'avais qu'une envie, le serrait dans mes bras comme je le ferais sans doute bientôt pour Yuki.

Le jour J est arrivé, avec ses fans hystériques et son niveau de décibel aussi élevé qu'un avion au décollage. Je me suis approchée de la salle, ma robe rouge fouettant dans le vent, ma lettre à la main. Je ne m'en étais pas séparée, je l'avais mise tout prés de celle de Yuki, parce qu'au final, je me retrouve avec deux petits frères et un clone de l'autre. situation familial complexe. Je n'avais pas envi de me mêler à ce lot de jeunes filles en fleurs dégoulinantes de maquillage et qui poussaient des hurlements sur aigus. L'idée même de le côtoyer me donner envi de vomir. Leur odeur artificielle me rendait malade et leur regard assassin alors que je m'approchais provoquait chez moi une violente réaction hypoallergénique. Je me suis comme glissée dans la cohue, écrasant quelques pieds au passage. J'allais pas non plus faire dans la dentelle.

Les lumières se sont éteintes à l'heure, comme il y a 4 ans. Sur la même scène qu'il y a 4 ans, avec le même groupe qu'il y a 4 ans. Les premières notes se sont envolé vers le ciel alors que je venais de réaliser que j'étais devant, face à…mon petit chanteur de Leipzig. Alors qu'il commençait à chanter son regard se promenait dans la salle, des filles se mirent à pleurer quand ses yeux noisettes s'attardèrent sur elles. Je restais impassible, surtout quand il a croisé mon regard. J'ai vu des larmes perler au coin de ses yeux exagérément maquillés. Il ne portait pas de kilt, dommage ça lui allait bien. Tom qui m'avait aussi vu m'a lancé un sourire complice. Oui j'étais sa complice mais il me semblait que j'étais plus, comme un cadeau de noël, ou un cadeau d'anniversaire. l'anniversaire d'une promesse. Lui, s'en était souvenu, et moi je n'avais pas oublié. Deux chansons se sont suivit sans interruption, à la troisième, Bill a pris la parole.

« - Salut ! Leipzig !Ca va ? ( des hurlements de joie lui répondirent) Je crois que ça ca. (bravo Einstein !)Nous sommes très content d'être là ce soir, parce que ça faisait longtemps que nous n'avons pas joué dans notre ville natale. Je me souviens qu'il y a 4 ans notre vie, mais surtout la mienne, a changé ici, dans cette salle. Et la plupart de nos chansons parle de cette période de notre vie. Mais ces chansons je les doits surtout à une personne qui est ici ce soir. Alors je lui dédit ce concert, en l'honneur de cette première neige il y a 4 ans. »

Il y a eut des murmures, tout le monde cherchant des yeux, « cette » personne. J'avais du mal à me rendre compte qu ce qu'il venait de dire c'était une véritable déclaration d'amour. Il est vrai que je n'avais jamais pris le temps d'écouter leur chansons, leurs paroles et leur sens. Je ne connaissais d'eux que des images et le peu que j'en avais vu pendant ces 3 semaines d'hiver avant qu'ils ne partent et deviennent ceux qu'ils avaient toujours voulu être : des étoiles qui scintillent dans l'infinis. J'ai écouté le temps qui passe, ne regardant que mes souvenirs et les rêves que j'avais inscrit dans cette salle. C'est aussi ici qu'avec Franz, Joan et Shagi nous avions joué pour la première fois. Ça aussi ça avait été une formidable expérience.

Les concert c'est achevé ; mais c'est à peine si je l'avais écouté. Mon regard était resté fixe, devant moi face à tout sauf au temps présent.

« - MERCI ! Encore mille fois merci, d'avoir été avec nous ce soir.

Et là, il à fait une chose auquel je ne m'attendais pas, mais alors pas du tout ! Il a sauté de scène, avec très peu de grâce, oui oui. Et il m'a serré dans ses bras. Je n'ai pas pu ravaler mes larmes, et lui non plus d'ailleurs. Les autres filles ont dû en faire des cauchemars, Bill l'icône de milliers de jeunes filles prépubairs à l'intellect plus cours que leur mini jupes, enlaçant une pure inconnue habillé d'une robe rouge complètement punk du bas jusqu'aux manches. Je le sentais tout contre moi, comme il y a 4 ans. Je sentais ses larmes glisser dans mes cheveux, comme il y a 4 ans, et surtout je sentais sa chaleur et les battements de son cœur. Son odeur et le son de sa voix, tant de choses étranges que je ne pensais pas ressentir de nouveau. Mais j'aurais voulu ressentir cet amour fraternel en serrant Yuki dans mes bras et pas…

Quelques heures plus tard, j'étais dans les loges et Bill me mitraillait de question , sur ce que j'avais fait et ce que j'allais faire. Je lui répondais avec un demi sourire. Il parlait, parlait, et moi je ne pouvais qu'écouter, Tom semblait compatir. Les deux autres aussi me parlèrent, ils n'étaient pas revenu ici depuis tellement longtemps. Je leur racontais tout ce qui se passait musicalement ici. Beaucoup de groupes c'étaient fondé après leur succès. Même moi, mais pour d'autres raisons. Après je ne sais combien de temps à échanger potins et anecdotes, Tom chuchota quelque chose à son jumeau qui devin soudain livide. Je supposais qu'il devait s'agir de la « surprise » qui m'avait faite venir ici. Bill à rougit un peu et s'est agité sur sa chaise, puis encouragé par ses trois compagnons il sortit une enveloppe froissée de sa veste. Elle semblait avoir subi moult changements et indécisions, elle portait mon adresse. Il me la tendit les mains tremblantes.

Je la décacheté, tout le monde retenais son souffle.

j'eus un espèce de vide cérébrale. Je ne savais pas comment réagir, les larmes coulaient déjà avant même que je ne leur donne le signal d'intervenir. Je tenais entre mes mains, trois billets pour Tokyo. Je les regardais, j'en avais le souffle coupé et aucun mots n'arrivaient à franchir mes lèvres. J'allais allé à Tokyo, j'allais retrouvé Yuki…

j'ai levé les yeux vers Bill qui a murmuré la voix tremblante.

« - je t'avais promis… »

Fin