Encore une fois, merci pour vos commentaires :)
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« Combien de fois je t'ai dit de m'appeler Yoruichi tout court !? » se plaignit la jeune femme/ chat.
« … »
« Alors, comment elle s'appelle ? » demanda-t-elle malicieusement.
Byakuya la regarda méchamment. Mais ce fut ensuite de la surprise qui envahit ses traits.
« Ah ton avis, qui d'autre que moi pouvait miauler pour te prévenir que tu étais observé hein ?! » dit-elle avec impatience. « Allez petit Byakuya, raconte moi tout… »
« Déjà, arrêtez de m'appeler comme cela, vous savez bien que ça m'agace… »dit Byakuya.
« Malgré le nombre de fois où je t'ai dit de me tutoyer et de m'appeler Yoruichi tu n'as toujours pas obéis… Alors tu resteras mon petit Bya-chan. » dit-elle en le narguant.
Le jeune homme soupira et alla s'assoire sur son futon. Yoruichi reprit forme humaine puis attrapa le haori de shinigami que Byakuya n'avait pas eu le temps de ranger. Elle l'enfila avant de s'asseoir à côté du jeune homme qui paraissait être dans ses pensées.
« Ca te préoccupe tant que ça ? » demanda-t-elle d'un ton sérieux.
Le jeune homme se contenta de la regarder. Il n'avait franchement pas envie de se confier, comme à son habitude. Il avait l'air indifférent mais Yoruichi n'était pas dupe.
« Pourquoi n'es-tu pas comme les autres Petit Byakuya ? Tu pourrais crier, pleurer… Ca te ferait surement plus de bien que de te renfermer. » dit-elle en posant une main sur l'épaule de Byakuya.
« Comment pouvez-vous prétendre savoir ce qui serait bien pour moi ? » répliqua Byakuya en repoussant la main de Yoruichi. « J'aimerais rester seul s'il vous plait. » dit-il en se levant.
Il n'avait qu'une envie : se coucher et se reposer. Ses yeux commençaient à le brûler mais jamais il n'aurait la faiblesse de verser une larme. Yoruichi ne bougea pas d'un centimètre. Byakuya la fixa puis soupira.
« Vous êtes têtue… » dit-il avec agacement.
« Oui… » répondit-elle calmement. « Mais laisse moi t'aider Byakuya-sama. » ajouta-t-elle.
Byakuya la regarda avec presque de l'étonnement. C'était sûrement dû au fait qu'elle ait employé le suffixe « sama » pour lui… Cela devait être la première fois qu'elle l'appelait comme ça… Depuis qu'ils se connaissaient, c'est-à-dire depuis l'enfance, elle lui avait donné divers surnoms : Bya-chan, Petit Byakuya, Baka-ya … Proposait-elle vraiment de l'aider ?
« Pourquoi feriez vous cela pour moi ? » demanda-t-il froidement. Byakuya était assez septique. Peut-être était-ce une autre ruse imaginée par son père…
« Parce que je sais ce que c'est d'être amoureuse… » dit-elle en souriant.
« Je ne suis pas amoureux. » répliqua Byakuya immédiatement.
Que croyez vous ? Que Byakuya pourrait admettre qu'il ressentait des sentiments pour une femme ? Non… Jamais il ne pourrait faire cela. Il se l'était admis à lui-même, c'était déjà beaucoup.
« Ah oui bien sûr pardonne moi. Comment un beau jeune homme noble pourrait être amoureux d'une… fille de petite vertu… » répondit-elle afin de provoquer Byakuya.
Cela marchait bien puisque le jeune homme se mit à serrer les poings.
« Sors d'ici immédiatement. » dit Byakuya avec fureur. Il était rare de voir le jeune shinigami en train de perdre le contrôle mais là c'était le cas. Il en avait même oublié la politesse du vouvoiement. ..
« C'est bien… Tu commences à comprendre que tu peux me tutoyer… » dit Yoruichi en souriant.
Cette réplique stoppa net la fureur du jeune homme, trop gêné d'avoir oublié les convenances. Il reprit le contrôle de ses émotions et répondit avec sa neutralité habituelle :
« Cela ne se reproduira plus dame Yoruichi. »
« Je crois que je préférais le Bya-chan furieux, c'était plus amusant… » plaisanta-t-elle.
Byakuya ne supportait pas que l'on se moque ouvertement de lui. Mais Yoruichi était du même rang social qu'elle, et de plus son aînée… Il se devait d'accepter ses remarques et faire preuve d'un respect total…
« Je sais ce que vous cherchez à faire. Vous voulez me déstabiliser pour me rendre vulnérable… » dit-il en affichant un « sourire » ironique. « Donc j'en conclue que vous ne pensez pas un traître mot de ce que vous venez de dire à propos d'Hisana et… »
« Hisana ? » coupa-t-elle.
« Oui. » repondit-il. Il venait de laisser échapper le nom de la jeune femme et ne voulait pas se rendre ridicule en niant.
« Quand vas-tu la revoir ? » demanda-t-elle.
« Vous croyez vraiment que je vais vous le dire pour que vous le répétiez ensuite à mon père ? » repondit-il avec agacement.
La jeune femme parut surprise mais surtout blessée par ces paroles.
« Si tu crois que je suis capable de faire une chose pareille, je n'ai aucune raison de rester ici. » dit-elle.
Elle reprit sa forme de chat et se débarrassa du haori.
« Débrouille toi, mais ne te plaint pas quand ton père t'aura trouvé une épouse convenable. Mais je vais juste te donner un conseil : n'essais pas de revoir cette fille demain… Le loup veille… »
Sur ces paroles, le chat partit. Enfin c'est ce que pensait Byakuya. Cependant, Yoruichi resta dehors, sur la terrasse rattachée à la chambre du jeune noble.
Le jeune homme soupira. « Le loup veille… » Il ne comprenait pas vraiment le sens de ces paroles. Faisait-elle référence à son père ? Il était bien tenté de ne pas écouter le conseil de Yoruichi mais malgré ce qu'il avait dit, il lui faisait tout de même confiance…
Byakuya s'agenouilla face à une petite table où était posé un miroir afin d'enlever les accessoires qui ornaient ses cheveux. En même temps, ses pensées vagabondaient et il se mit à penser que cela aurait été beaucoup plus simple s'il n'avait jamais rencontré Hisana. Ce qu'il ressentait à présent était tout nouveau pour lui. Jamais il n'avait éprouvé de sentiment pour une personne, jamais il n'avait souffert de l'absence d'une personne aimée… Cela était dur pour lui.
Ses mains tremblaient alors qu'il enlevait le dernier accessoire. Son regard se posa alors sur le miroir qui laissait refléter sa propre image. Des larmes commencèrent à couler sur son visage pâle. Ces larmes, il ne pouvait plus les arrêter. C'est alors qu'il envoya par terre, d'un geste brutal de main, tout ce qui était posé sur la table. Il éclata ensuite en sanglot, le front posé sur ses avants bras, eux même posés sur la table.
Yoruichi n'avait jamais vu Byakuya pleurer même quand il était enfant. Même quand il tombait, même quand il se faisait mal, jamais elle n'avait vu une larme se former dans les yeux de Byakuya. Et aujourd'hui, alors qu'il était devenu un homme, il pleurait comme un enfant. Il versait toutes les larmes qu'il avait refoulées dans sa vie. La jeune femme se demanda alors ce qu'elle devait faire. Devait-elle partir ? Devait-elle aller le consoler ? Elle se doutait qu'il aurait honte qu'elle le voit dans cet état. Mais après tout, elle était son amie même si lui ne croyait pas en l'amitié. Mais elle savait au fond d'elle qu'il appréciait sa compagnie. Ils avaient passé tellement de temps ensemble ! Il avait même grandi ensemble puisque leurs parents s'entendaient très bien à cette époque. Yoruichi rentra de nouveau dans la chambre, par la fenêtre. D'une discrétion impressionnant, elle s'empara du premier vêtement qu'elle trouva (qui était le même que précédemment) et l'enfila. Elle s'approcha alors discrètement de Byakuya et s'agenouilla à ses côtés avant de lui poser une main sur l'épaule. Elle sentit le corps du jeune homme se tendre avant d'entendre un hoquet de surprise. Byakuya releva la tête brutalement, se demandant qui l'avait surpris comme cela ! Mais il fut tellement soulagé que ce soit Yoruichi qu'il avait beaucoup de mal à retenir ses larmes. Elle prit les mains du jeune homme et lui dit :
« Laisse moi t'aider Byakuya… »
« Je n'ai pas besoin d'aide… » dit-il en ravalant ses sanglots. Il tenta de retirer ses mains mais Yoruichi renforça sa prise.
« Si tu l'aimes vraiment, alors tu as besoin de mon aide… » lui dit-elle.
Byakuya la regarda et baissa les yeux.
« Vous devez vraiment trouver cela stupide d'aim... enfin d'avoir envie de partager sa vie avec une personne qu'on ne connaît à peine… » dit-il un peu honteux.
« Ce n'est pas stupide Byakuya. L'amour n'est pas stupide… Je te promets que je ferai tout ce que je peux pour qu'elle devienne ton épouse… » dit-elle en étreignant son ami.
Byakuya voulut se dégager mais il n'avait plus la volonté de lutter…
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La suite viendra sûrement le week end prochain
Ce jeu de syllabe n'est pas de moi mais je ne sais plus où je l'ai lu…
Note : cela peut étonner certain le rapport « d'amitié » entre Yoruichi et Byakuya dans ma fic. Mais j'ai dans l'idée qu'ils auraient pu être amis mais que la fuite de Yoruichi avec Urahara ait détruit cette amitié. Cela pourrait être logique : Byakuya perd confiance en son amie après s'être considéré comme abandonné (Yoruichi aurait été sa seule amie ?!)
