Voilà la suite avec un peu de retard...

Byakuya était nerveux. Ce soir, Hisana rencontrera sa famille… Il regrettait amèrement de ne pas l'avoir guidée pour apprendre les convenances. Il ne l'avait pas vu depuis assez longtemps, d'ailleurs. Quand il s'était rendu au lieu habituel de rendez vous, elle n'était pas là… Peut-être qu'elle avait pris peur et qu'elle ne viendrait pas. Byakuya eut une boule au ventre en songeant à cela.

Le jeune homme repoussa vivement le domestique qui s'affairait à le coiffer. Il était trop nerveux et voulait rester seul pour se préparer. Le domestique fut donc congédié et Byakuya revêtit un kimono soigneusement choisi. Celui-ci était bleu nuit et des jolis motifs étaient brodés soigneusement en couleur or. Cela changeait du traditionnel costume de Shinigami qu'il portait habituellement.

Quand il eut fini de se préparer, il s'attarda un instant sur le reflet du miroir. Il ne se doutait pas, que quelque part dans la demeure de Yoruichi, Hisana faisait de même…


La jeune femme avait du mal à reconnaître l'image dans le miroir. Les cheveux soigneusement relevés dans un chignon, ses yeux légèrement maquillés… La fille qu'elle regardait était totalement différente que celle du Rukongai.

« Arrête de toucher tes cheveux, tu vas défaire toute ta coiffure ! » dit Yoruichi avec un ton de reproche.

« Pardonnez-moi, je suis nerveuse… » répondit Hisana en rougissant.

Yoruichi sourit tendrement.

« Tu parles presque comme une noble, c'est très bien… »

Hisana sourit légèrement, un peu rassurée par les paroles de la noble. Elle baissa les yeux sur ses vêtements, elle portait le kimono qu'elle avait choisi avec Yoruichi. Le rose pale allait très bien avec les ornements qu'elle portait dans les cheveux pour faire tenir la coiffure.

« Je crois qu'il est temps d'y aller… » dit Yoruichi. « Je te laisserai à la moitié du chemin où tu attendras ensuite Byakuya. » ajouta-t-elle en prenant sa forme de chat.


Un messager arriva dans la chambre de Byakuya. Ce dernier l'invita à parler.

« Seigneur Kuchiki, Dame Yoruichi m'a charger de vous transmettre ceci. »dit-il avant de s'incliner et partir.

Byakuya déplia précautionneusement le papier et le lut. Il fut surpris de savoir que Hisana l'attendait non loin de chez lui. Pourquoi n'avait-il pas été prévenu avant ? Après un bref haussement d'épaules, Byakuya quitta son domicile pour retrouver la jeune femme.

Il essayait de marcher le plus rapidement possible. Il ne voulait pas utiliser son shunpô de peur de froisser son précieux kimono. Il aperçut au loin une silhouette qu'il ne reconnut pas immediatement. Mais quand il fut arrivé près d'elle, il balbutia de surprise :

« His...Hisana ? »

Bien sûr que c'était elle ! Seulement, il n'arrivait pas à en croire ses yeux ! Elle portait un joli kimono rose orné de petits nuages blancs au bas ainsi qu'un obi qui mettait sa fine silhouette en valeur. Byakuya se sentit envoûté par la beauté de la jeune femme, dont tous les charmes étaient mis en valeur. Les cheveux relevés d'Hisana rendaient son cou tentant et accueillant, Byakuya se sentit tenté d'y poser ses lèvres…

Hisana regarda le noble dans les yeux. Elle fut surprise de le voir détourner le regard, c'était la première fois qu'elle le voyait perdre ses moyens. En effet, il ne disait plus un mot et se contentait de l'observer. Un peu gênée, elle baissa les yeux à son tour, ne voyant pas que Byakuya s'était rapproché d'elle.

« Vous êtes magnifique… » lui dit-il à l'oreille avant de poser une main sur sa nuque.

Il en traça le contour de ses doigts, s'arrêtant au col du kimono. Il remonta ensuite ses doigts vers les cheveux de la jeune femme, qui ne put s'empêcher de frissonner face à ce contact. Ils osaient à peine se regarder, tout deux savaient qu'ils éprouvaient à cet instant le même désir intime de se découvrir.

«…mais j'aimerais qu'ils voient réellement la femme qui a pris mon cœur… » ajouta-t-il en enlevant une épingle de ses cheveux.

« Mais Dame Yoruichi a… »

Byakuya recula la tête et la regarda dans les yeux. Hisana fut incapable de continuer sa phrase. Le regard de son fiancé n'avait pas ce froid habituel, là, il la regardait avec une sincérité déstabilisante. Elle ne savait pas que le jeune homme essayait de résister contre l'expression de ses sentiments mais il en avait tellement à l'instant ! Crainte, joie, désir… Tout se mélangeait et pouvait se lire dans ses yeux. Il enleva la seconde épingle, laissant quelques cheveux tomber sur la nuque délicieuse de la jeune femme. Byakuya regrettait presque d'être privé de cette vue… Quand il enleva la dernière épingle, les cheveux d'Hisana retombèrent sur ses épaules, légèrement ondulés par les restes du chignon.

Il captura ensuite les lèvres de la jeune femme et l'embrassa avec une fougue inhabituelle.

« Hum hum… Vous aurez tout le temps de faire ça pendant la lune de Miel ! » dit une voix moqueuse…

Byakuya sursauta et se retourna vivement vers son interlocuteur. Son visage avait soudainement retrouvé son froid habituel, tandis qu'il dévisagea son capitaine de division d'un œil méchant. Il se sentit honteux que quelqu'un ait pu le surprendre de cette façon !

« Vous n'avez pas autre chose à faire que de me surveiller ? » demanda Byakuya, sa voix trahissant son anxiété, tandis que Hisana lui prenait doucement la main.

« Et bien si, justement mon cher, c'est pour cela que je suis là… » répondit Urahara, trop joyeux pour tenir compte du ton de son vice capitaine.

« J'ai un rendez-vous… » ajouta-t-il radieux.

Byakuya et Hisana haussèrent les sourcils et la jeune femme prit la parole :

« Je pensais que vous deviez vous entraîner avec Dame Yoruichi… »

Elle se rendit compte ensuite que cet entraînement n'était qu'un prétexte et se mit à rire doucement tandis que Byakuya ne semblait toujours pas avoir compris.

« Vous devriez y aller vous deux. » dit Kisuke légèrement gêné qu'Hisana soit au courant de quelque chose.

Byakuya acquiesça et entraîna Hisana avec lui, après qu'ils aient salué le capitaine Urahara.

Quand ils arrivèrent près de la demeure des Kuchiki, Byakuya sentit une pression sur la main. Hisana l'avait serrée plus fort. Le jeune homme tenta de lui faire un sourire réconfortant mais il n'était pas plus rassuré qu'elle !

Quand ils furent à la vue des serviteurs, Byakuya lâcha la main de la jeune femme. Il ne devait, hélas, pas montrer un signe d'affection devant sa famille. Hisana comprit immediatement, après tout, elle avait été formée par Dame Yoruichi !

Entrés dans la demeure, ils se débarrassèrent de leurs chaussures. Hisana observa ensuite la maison. Elle fit attention de ne pas montrer le fait qu'elle était impressionnée. Toute la richesse devait lui paraître normale d'après Yoruichi. Quand les domestiques s'inclinèrent devant elle et Byakuya, la jeune femme faillit faire de même mais Byakuya la stoppa, en voyant que son père venait de faire entrée dans le salon.

« Allons-y… » chuchota-t-il à la jeune femme.

Quand ils entrèrent dans la pièce, toute la famille proche de Byakuya était présente. Hisana se sentit dévisagée mais elle ne se laissa pas impressionnée et s'inclina devant eux, comme Yoruichi le lui avait appris. Byakuya fit de même et attendit nerveusement que quelqu'un réponde au salut de sa fiancée. Cependant, personne ne fit aucun geste, son père regarda la jeune femme avec dédain. Byakuya lança un regard glacé à son entourage, certains baissaient les yeux mais son père le soutint du regard. Hisana paraissait de plus en plus mal à l'aise. Dans le petit comité présent, une vieille femme s'approcha. Il s'agissait de la grand-mère de Byakuya. Elle s'inclina respectueusement devant Byakuya puis devant Hisana sous les regards accusateurs des autres membres du clan.

Ce climat de tension fut apaisé par les serviteurs qui apportaient le dîner. Cependant, le repas commença en silence et le père de Byakuya fixait la jeune femme pour déceler la moindre faille. Malheureusement pour lui, Hisana se débrouillait très bien et n'avait pas fait une seule erreur.

« Et bien Hisane… » commença le père de Byakuya.

« Hisana. » corrigea la jeune femme, tandis que le noble sembla vexé par la remarque.

« Qu'est-ce qui vous permet de prétendre pouvoir entrer dans notre famille ? » demanda-t-il en désignant le clan.

Byakuya ferma les paupières un instant, craignant le pire.

« Je ne prétends rien Seigneur Kuchiki. J'aime seulement votre fils. » avoua-t-elle malgré le fait que Yoruichi lui avait dit d'éviter de parler de sentiment.

« Vous l'aimez ? Ou bien est-ce seulement le fait qu'il soit de sang noble ? » cracha-t-il avec arrogance.

« Vous savez, Seigneur Kuchiki, il n'y a que les riches qui sont obsédés par l'argent… » dit-elle avec un agacement perceptible dans sa voix.

Les traits du noble se déformèrent par la colère.

« Comment osez-vous… »

« Byakuya, tu as choisi une femme de caractère ! » coupa la vieille dame qui s'était inclinée l'instant d'avant. La grand-mère de Byakuya sembla amusée par l'audace de la jeune femme tandis que son fils resta silencieux. Byakuya fit un léger sourire. Il était assez proche de sa grand-mère, c'était elle qui lui avait apporté de l'affection enfant car la mère de Byakuya était morte quand il était très jeune.

Le reste du repas se déroula dans un silence pesant dont Hisana se sentit fautive. Se doutant du sentiment de la jeune femme, Byakuya effleura sa main, faisant passer ce contact comme accidentel. Cependant, cela n'échappa pas à la grand-mère du noble qui se contenta de sourire à son petit fils un peu mal à l'aise.

Hisana avait sans doute fait bonne impression à la vieille femme, mais Byakuya savait que c'était son père qui choisissait… Cependant, il avait bon espoir que sa grand-mère puisse convaincre son fils… D'ailleurs, quand le thé fut pris, elle fit comprendre aux deux amoureux qu'il était temps qu'ils les laissent parler. Byakuya ne se fit pas prier pour quitter la pièce en compagnie d'Hisana et entreprit de lui faire visiter le jardin. La nuit était assez fraîche et Byakuya eut peur qu'elle attrape froid. Il demanda donc à un domestique d'aller chercher sa veste qu'il posa ensuite sur les épaules de la jeune femme. Cette dernière se blottit contre Byakuya, persuadée qu'elle passait sa dernière soirée avec lui…

Une heure, et puis deux s'écoulèrent. Byakuya sentit qu'Hisana s'était endormie contre lui. Il ferma les yeux en songeant qu'il lui serait impossible de se séparer d'elle. Il passa doucement son bras autour de la jeune femme pour la sentir contre lui. Elle bougea légèrement puis se détendit de nouveau. Ce fut seulement au bout de quelques minutes qu'un domestique vint à la rencontre de Byakuya.

« Nous avons reçu l'ordre de préparer une chambre pour heuuu, votre…heuu »

« Dame Hisana ? » demanda Byakuya.

Le serviteur approuva avant d'ajouter :

« Et votre père vous attend… »

Byakuya fut surpris mais acquiesça. Le serviteur partit et Byakuya ne voulait pas réveiller Hisana. Il la prit donc dans ses bras et la transporta dans la chambre des invités. Il la déposa ensuite sur le futon et plaça la couverture sur elle. Il observa un instant la chambre. La décoration était simple mais très jolie. Il regarda ensuite Hisana dormir paisiblement et ne put s'empêcher d'afficher un doux sourire sur ses lèvres. Il déposa ensuite un baiser sur le front de la jeune femme et lui caressa la joue. Il se leva et quitta la pièce, redoutant ce que son père lui dirait.

Quand il pénétra dans le salon, tous les regards se braquèrent sur lui. Légèrement mal à l'aise, Byakuya s'assit et attendit les explications. Son père semblait particulièrement crispé et ne donna aucun regard à son fils. A la grande surprise du jeune homme, ce fut sa grand-mère qui parla.

« Nous pensons que le printemps est la meilleure période pour un mariage… »

Le père de Byakuya lui lança un regard noir avant de regarder son fils.

« Un seul faux pas, et elle retourne au Rukongai. » dit-il énervé tandis que la vieille dame posait une main sur le bras de son fils.

« Nous en avons déjà discuté Eiri-sama… » dit-elle d'un ton autoritaire.

L'homme soutint le regard de sa mère puis sortit, agacé. Byakuya regarda étrangement sa grand-mère et lui demanda, en tentant de cacher sa joie :

« Comment l'as-tu convaincu ? »

Car il était persuadé que c'était l'œuvre de sa grand-mère. La vieille dame sourit tendrement et répondit :

« Disons, qu'il avait besoin qu'on lui rappelle qu'il a eu le choix lui. »

Byakuya était surpris, son père avait donc choisi ? Pourquoi avait-il si mal réagit alors ? Comme si elle lisait dans ses pensés, elle dit à Byakuya :

« Je crois qu'il avait peur que tu souffres à cause de l'amour… Allez, va la rejoindre. Elle peut rester ici en attendant de rejoindre officiellement la famille… »

Byakuya s'inclina devant elle.

« Merci… merci… » souffla-t-il avant de quitter la pièce.


« Hisana ?! »

La jeune femme ouvrit lentement les yeux à l'entente de son nom. Elle sursauta légèrement quand elle ne reconnut pas le lieu mais elle s'apaisa quand elle vit Byakuya. Elle eut un peu honte de s'être endormie sans s'en rendre compte, mais Byakuya ne semblait pas le lui reprocher.

« Je suis désolé, je ne pouvais pas attendre pour vous le dire… » commença-t-il. « Ils acceptent ! Ils acceptent notre mariage ! » dit Byakuya en tentant de ne pas trop montrer sa joie. Hisana se redressa dans le futon et regarda son futur mari un instant. Elle l'enlaça, Byakuya fut surpris mais il ne la repoussa pas, bien au contraire.


« Taisho ? Taisho ? »

Byakuya tambourina à la porte de son capitaine, assez inquiet qu'il ne vienne pas lui ouvrir. Soudain, il prit la décision qu'il pouvait ouvrir la porte du bureau car après tout, il y avait peut-être quelque chose de grave !

« Taiiii…..ohhhhhh !!! »

Byakuya referma vivement la porte, ne réussissant pas à masquer sa surprise. Pour se prouver qu'il n'avait pas rêvé, Byakuya entrouvrit légèrement la porte et regarda à l'intérieur. Urahara était allongé sur le sol endormi, tandis que Yoruichi était blottie contre lui, l'unique vêtement de capitaine les recouvrant… Byakuya, amusé après cette surprise, referma la porte doucement cette fois ci….

J'espère que ça vous a plu