Voilà la suite et fin de la fic! J'espère que ça vous plaira
Cinq années passèrent. Le jeune couple était heureux et s'aimait. Hisana avait rapidement émit le désir de retrouver sa petite sœur qu'elle avait dû abandonner par manque de ressources. Byakuya lui avait promis de l'aider quand il en aurait le temps, trop occupé avec sa nouvelle promotion de Capitaine de la sixième division.
Hisana allait souvent voir Byakuya à son travail. Ce jour là, ce fut les mains légèrement tremblantes qu'elle se dirigea vers les quartiers de la sixième division. Quand elle arriva, elle demanda à voir son époux. Elle fut conduite rapidement à Byakuya. Ce dernier fut inquiet quand il aperçut son épouse. Elle semblait plus fatiguée qu'à l'ordinaire.
« Tout va bien ? » demanda-t-il en se dirigeant vers elle.
La jeune femme ne répondit pas immédiatement, ce qui rendit Byakuya encore plus inquiet.
Elle afficha ensuite un petit sourire avant de dire :
« Je suis enceinte… »
Byakuya, ne sachant comment réagir, se contenta d'un « Ah bon » froid, mais surtout habituel quand il ne comprenait pas quelque chose.
Il sembla soudain sortir de son engourdissement et se dirigea vers sa femme puis la prit dans ses bras. Il n'était pas doué pour les mots mais il savait qu'elle comprendrait qu'il était heureux avec cette étreinte.
« Vous ne devriez pas vous épuiser autant Hisana… »
Byakuya était assis à côté de son épouse. Elle avait encore fait un malaise, c'était fréquent ces temps ci.
« Je dois la retrouver. » dit-elle à son époux.
Byakuya soupira, il ne comprenait pas l'attitude de sa femme.
« Pas au détriment de votre santé, et celle de notre enfant. » répondit Byakuya en tentant de ne pas laisser paraître son agacement.
Ce fut Hisana qui montra sa colère. Elle se redressa brusquement du lit où elle était allongée.
« Je ne suis pas handicapée. » répliqua-t-elle sèchement.
Byakuya ne cacha pas sa colère. Il se leva rapidement et sans un regard à sa femme, il dit d'un ton glacial :
« Faîtes comme bon vous semble. »
Il partit, laissant Hisana à la fois énervée et désemparée.
Deux semaines plus tard
« Kuchiki taichô, on vous attend chez vous immédiatement. » annonça un shinigami essoufflé.
Songeant tout de suite à Hisana, Byakuya quitta son bureau rapidement pour rejoindre son domicile. Il se dirigea instinctivement vers la chambre mais là, le capitaine Unohana le stoppa.
« Je suis désolée, je n'ai pas pu sauver l'enfant… » dit-elle d'un air désolé.
« Je suis sûr que vous avez fait de votre mieux. » dit Byakuya qui ne montra aucun signe de tristesse. Il devait être fort, il n'avait pas le choix.
Quand il entra, il trouva sa femme allongée sur le lit, regardant inlassablement par la fenêtre.
« Vous allez me dire que vous m'aviez prévenu ? » demanda Hisana, sans aucune émotion dans sa voix.
Byakuya ne répondit pas. C'était vrai qu'il l'avait prévenu. Mais il ne se permettrait pas de faire la réflexion à un moment pareil.
« Comment vous sentez vous ? » demanda Byakuya.
Elle tourna la tête vers son mari, les larmes aux yeux. Byakuya s'approcha d'elle et la prit dans ses bras. Elle fondit alors en larmes, Byakuya lutta pour ne pas faire la même chose.
« Il faut que je la retrouve… » souffla Hisana.
Là, Byakuya n'y tînt plus. Il se dégagea de l'étreinte de sa femme et prit son visage dans ses mains, la forçant à le regarder dans les yeux.
« Et mettre votre vie en danger ? C'est ça que vous voulez ? » répliqua Byakuya.
« Vous ne pouvez pas comprendre. » dit Hisana.
« Vous avez raison, je ne peux pas comprendre l'inconscience font vous faîtes preuve Hisana. » dit-il en ne retenant pas ses larmes. Il ne pouvait pas nier qu'il en voulait à son épouse, non pas d'avoir perdu l'enfant, mais de ne pas avoir écouté ses conseils quand il lui disait de ne pas se fatiguer.
« Et moi je ne peux comprendre votre égoïsme Seigneur Byakuya. » dit Hisana. Devant l'air surpris de Byakuya, elle poursuivit : « Vous ne pensez qu'à votre bonheur, cela vous importe peu que je veuille retrouver ma sœur. » ajouta-elle.
« Mon bonheur ? Alors notre enfant ne comptait pas pour vous ? Je ne vous ai forcé à rien Hisana donc si vous pensez cela, alors ce qui est arrivé aujourd'hui est peut-être une bonne chose. » répondit Byakuya.
« Vous n'avez pas compris ce que je voulais dire. Vous, vous ne vivez pas avec un remords qui vous empêche d'avancer. Tant que je n'aurai pas retrouvé ma petite sœur, je ne pourrais accepter mon bonheur. » expliqua Hisana.
« Maintenant si, je vivrai avec le remord de ne pas vous avoir aidé plus dans vos recherches et… » Byakuya n'eut pas le temps de finir, Hisana le coupa.
« Je ne voulais pas que vous m'aidiez, c'est moi qui l'ai abandonnée, je dois la retrouver seule. » dit-elle en pleurant à nouveau. Byakuya la serra contre lui à nouveau.
« Déchargez-vous de ce fardeau de culpabilité et laissez-moi vous aider. Promettez moi de ne plus m'écarter de vos recherches et laissez-moi respecter la promesse que je vous ai faîte… » dit Byakuya.
« Je vous le promets. » répondit-elle. « Je suis si désolée… » ajouta-t-elle en sanglotant.
« Je le suis aussi… »
Hisana s'affaiblissait de jour en jour. Le capitaine Unohana avait bien fait comprendre à Byakuya qu'il ne fallait pas espérer qu'elle passe le printemps. L'enfant qu'Hisana portait avait volé toute son énergie, la rendant malade. Byakuya était malheureux, il avait demandé un congé prolongé pour pouvoir rester auprès de sa femme. Sa requête avait bien sûr été acceptée. C'est ainsi qu'il passait ses journées après d'Hisana, à parler avec elle. Mais Hisana se sentait mourir, et ce jour là, elle sut que c'était le dernier lever du soleil qu'elle verrait, les dernières fleurs de cerisier que son mari aimait tant… Comme d'habitude, Byakuya était assis auprès d'elle, lui tenant la main. Il sentait lui aussi que la mort de sa femme était proche…
« Seigneur Byakuya, je vous en pris, retrouvez ma sœur. Et si vous la retrouvez, je vous supplie de ne pas lui dire que je suis sa sœur. Je voudrais seulement que sans rien lui dire, de toutes vos forces, vous la protégiez. Je l'ai abandonnée. Je ne suis donc pas digne d'être considérée comme sa sœur. C'est pour cela que j'aimerais que vous la laissiez vous appeler son frère. Pardonnez moi cet ultime caprice de ma part même dans ces derniers instants. Et pardonnez moi aussi de ne pas avoir su vous rendre l'amour que vous me portiez. Les cinq années que j'ai passées avec vous furent comme un rêve Seigneur Byakuya… » (Bleach 21)
Ce fut sur ces dernières paroles qu'Hisana tomba dans le sommeil éternel...
« Je vous promets de retrouver votre sœur et de la protéger. » dit Byakuya avant de quitter la chambre de son épouse.
Un an après
Byakuya avait été frappé par la ressemblance qu'il y avait entre les deux sœurs. Il avait donc été facile de l'identifier comme étant la sœur d'Hisana. Le jeune homme s'était juré de ne pas montrer un signe de ses sentiments, il ne voulait pas être faible comme il l'avait été avec son épouse, car cela l'avait conduit au malheur quand il l'avait perdue. Jamais plus il ne s'attacherait à une personne…
Il avait respecté la demande de son épouse, il n'avait pas dit à la jeune fille qu'il l'adoptait parce qu'elle était la sœur de sa défunte épouse. Il avait seulement dit qu'il l'adoptait à cause de sa ressemblance. Heureusement, Rukia y avait cru immédiatement.
Il évitait de la regarder, son visage lui rappelait le fait qu'Hisana ne reviendrait plus. Il préférait la voir le moins possible. Peut-être qu'elle le prendrait pour un manque d'affection. Tant mieux, comme ça elle ne s'attacherait pas à Nii-sama.
Mais sa culpabilité envers sa famille grandit… Il décida donc de faire le sermon de toujours respecter les règles, peu importe le prix. Comme ça, il ne se laisserait pas dirigé par ses sentiments…
Byakuya soupira et sortit se promener. Aimant les hauteurs, il se percha sur un toit, et observa son ancien capitaine et Yoruichi, enlacés. Il savait que demain, son unique amie fuirait avec Urahara, laissant Byakuya développer sa froideur, seul au monde…
Voilà! C'est fini Merci à vous de m'avoir lu Si vous avez des idées pour une prochaine fic, faîtes le moi savoir
