Commentaire de la béta: Désolée pour les tirets, ils ont disparu entre la correction et la parution. Et désolée pour le retard c'est entièrement de ma faute j'avais trop de travail, mais Charlie peut très bien comprendre . Voilou!!! Bonne lecture à tous.
Chapitre 2 :
Sheppard avançait d'un pas rapide, la main crispée sur sa radio qu'il venait d'éteindre. Tel qu'il connaissait McKay, il allait le retrouver dans une situation impossible et devrait voler à son secours. Non, il n'avait pas de demoiselle en détresse à sauver, il l'avait lui, le plus grand aimant à ennuis qu'il n'ait jamais vu. Même s'il n'était pas encore en danger, ça ne saurait tarder, il en avait la certitude. Quelle idée de partir sans les prévenir, mais quelle idée ! Heureusement que Ronon l'avait vu Rodney s'éclipser et était venu l'avertir. Mais quelle idée …
Il écarta une branche qui lui barrait la route d'un geste brusque, et un grognement après son passage lui fit comprendre qu'il avait envoyé la branche gênante en plein dans le visage du runner. Il desserra les dents pour prononcer un rapide mot d'excuse, et repartit de plus belle sur les traces du scientifique. Mckay allait vite quand il voulait ! Et c'était bien ça qui inquiétait le colonel : dés qu'il était question d'une source d'énergie, le génie devenait incontrôlable. Déjà qu'il ne l'écoutait pas beaucoup en temps normal … Sheppard laissa Ronon passer devant, car il n'arrivait plus à pister le scientifique : il n'y avait plus d'emballages de barres chocolatées ! Si en plus Rodney était en manque de chocolat … Il fallait vraiment qu'ils se dépêchent de le retrouver. John se dit que ce n'était pas les Wraiths, les Réplicateurs, ou même les Geniis qui allaient le tuer avant l'heure, mais ce satané docteur …
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Il venait d'avoir la peur de sa vie … Quoi que ! Il y avait eu ce jour, à la fac, où il avait demander à Amber de sortir avec lui, ou la fois où il s'était retrouvé coincé dans un vaisseau ruche en hyperespace, ou encore la fois ou … Enfin bref, il avait eu peur. Lui, le grand génie, avait été effrayé par un Wraith en stase, sagement conservé dans un cylindre de verre rempli d'un liquide transparent. Depuis quand était-il enfermé là, avec deux de ces congénères ?
McKay referma la porte de la pièce, au cas où. Si jamais ces trois-là se réveillaient, il préférait mettre le plus de choses possibles entre lui et eux, et une porte verrouillée était un bon début.
Voilà donc l'objet des recherches effectuées dans ce laboratoire … Riri, Fifi et Loulou avaient servi de cobayes aux anciens. Nom d'un trou noir, voilà qu'il donnait des noms à ces monstres ! Sheppard avait franchement une mauvaise influence sur lui … Mais était-ce vraiment pour lui déplaire ?
Rodney se remit en quête de la source d'énergie, avec une nouvelle motivation : celle de sortir de là au plus vite. Il ne se sentait déjà pas en sécurité dans cette grotte, mais alors avec les trois castors juniors juste à côté …
Il chercha un nouveau panneau de contrôle, derrière lequel pourrait se cacher le mystérieux générateur. Il déplaça une table jonchée d'appareils qu'il se ferait un plaisir d'examiner plus tard, et tâtonna le nouveau mur lui faisant face. Il fit glisser ses longs doigts de pianiste sur le métal jusqu'à sentir une fine rainure, puis la suivit du bout de l'index et appuya de ses deux mains au centre du rectangle qu'elle formait. La plaque s'enfonça puis ressortit, entrainant avec elle une sorte de tiroir contenant des cristaux. Et là, au milieu de ce patchwork minéral, était encastré un E2PZ qui pulsait d'une faible lumière. Il semblait presque vide, mais le peu d'énergie qu'il pourrait leur fournir était déjà une grande avancée.
McKay caressa l'appareil qui lui semblait irréel, puis entreprit de le sortir de sa cage cristalline. Avec toutes les précautions possibles, il appuya délicatement sur l'engin qui ensuite se souleva, s'offrant ainsi au scientifique. Avec le sourire d'un enfant et les yeux pétillants, il le prit et le souleva, bras tendus, en signe de victoire. Et là …
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Sheppard et Ronon venaient d'arriver devant une grotte perçant le pied d'une falaise, lorsque soudain un craquement sourd se fit entendre. Il fut rapidement suivi d'une pluie d'éboulis formant un rideau de petites pierres devant l'entrée.
- Qu'est-ce que je disais ? souffla John pour lui-même.
Cet idiot de génie n'avait pas pu attendre quinze petites minutes, non ! Il avait fallu qu'il entre dans cette fichue grotte, et, comme par hasard, maintenant elle s'effondrait ! Si jamais il lui arrivait quelque chose … Non, il ne devait pas y penser, il devait foncer. En tant que militaire, ce devait être dans ses cordes.
- Allez à la porte prévenir Atlantis, ordonna-t-il au runner. Ramenez-nous du renfort et une équipe médicale, je vais le chercher.
Devant le regard décidé du colonel, Ronon ne discuta pas et courut vers la porte. Si jamais il lui arrivait quelque chose … John fonça tête baissée à l'intérieur de l'enfer de pierre, les mains au dessus de la tête pour se protéger.
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Finalement, la grotte avait dû se dire que l'épargner était une mauvaise idée, puisqu'il tentait de lui voler son trésor. Il avait à peine eu le temps de se jeter sous une table qu'un bout de plafond s'était écrasé pile à l'endroit où il se tenait quelques secondes auparavant. Recroquevillé sous la table protectrice, il rangea l'E2PZ dans son sac en espérant qu'il ne serait pas endommagé. Puis Rodney se mit à espérer que lui-même ne serait pas endommagé !
Mais comment sortir de là ? La probabilité qu'une pierre lui tombe sur la tête était, vu sa chance légendaire, proche de la certitude. Pourquoi n'avait-il pas écouté Sheppard ? Il serait encore en sécurité à … Sheppard ! Mckay prit sa radio d'un geste aussi vif que son esprit, et contacta aussitôt le militaire.
- Sheppard, où êtes-vous ?
- A cause de vous et de votre stupidité, je me balade tranquillement dans une grotte qui s'écroule, et vous ?
McKay sourit en entendant la réponse du colonel. Une petite joute verbale, comme au bon vieux temps, était pile ce qu'il lui fallait pour qu'il se détende et trouve une solution.
- Primo, je suis loin d'être stupide et secundo, je suis très confortablement installé sous une table d'un laboratoire ancien situé au fond de ladite grotte. J'y ai d'ailleurs découvert …
- McKay, ce n'est pas le moment ! Vous me raconterez tout ça quand on sera sorti d'ici.
- Encore faudrait-il qu'on en sorte vivant ! A croire que le capitaine Kirk que vous êtes n'a pas remarqué que …
- McKay, fermez-la !
- Haaaaaaaaa !!!!
Une pierre de taille imposante venait de percuter violemment sa table, la déformant joliment juste à côté de sa tête. La surprise lui avait fait lâcher sa radio, qui avait glissé hors de la zone sécurisée. Au moment où Rodney tendit la main pour la récupérer, elle fût réduite en miette par une nouvelle chute de roche. Il était maudit … Il ramena sa précieuse main près de son corps et se dit qu'il ne lui restait plus rien d'autre à faire qu'attendre l'arriver de son sauveur. Il était d'ailleurs souhaitable qu'il ne se fasse pas trop attendre !
Et là, tel l'homme qui tombe à pic, Sheppard débarqua sous la table d'une glissade. McKay n'avait jamais été aussi heureux de voir sa chevelure ébouriffée, même si elle était alors recouverte de poussière.
- Sympa cette petite fête Rodney ! lui lança le colonel, avec son traditionnel sourire. Par contre, il est minuit, c'est donc l'heure de rentrer, Cendrillon.
Sheppard attrapa la main de son astrophysicien personnel, et le tira hors du cocon formé par la table. Il l'entrainait vers la sortie, lorsque McKay se dégagea et retourna vers la table.
- Mais qu'est-ce que vous foutez ?
- J'emporte un souvenir ! s'écria Rodney en attrapant un bibelot au hasard sur la table.
John évita un bloc de pierre, attrapa cette fois-ci McKay par le col et le força à sortir du laboratoire. Dopés à l'adrénaline, ils coururent vers la sortie comme s'ils étaient poursuivis par un dart, slalomant entre les éboulis. Rodney, tellement pressé de retrouver les arbres qui lui étaient soudain devenus très accueillant, sauta hors de la grotte en un bond digne de Superman. Il se retrouva à plat ventre dans l'herbe, et fût presque heureux de sentir la fraîcheur de la végétation plutôt que celle de la roche. Presque …
- Aïe !!! Je crois que je me suis cassé quelque chose, dit-il en se relevant. Et puis je suis plein de poussière et d'herbe maintenant ! continua-t-il en s'époussetant.
- Si vous vous plaignez, c'est que vous allez bien … lui fit remarquer le colonel qui reprenait son souffle. Mais enfin, qu'est-ce qui vous a pris d'entrer là-dedans ? Je vous avais dit d'attendre !
En entendant le colonel hausser ainsi le ton, Rodney ôta son sac-à-dos, se posta nez à nez avec Sheppard et se mit à agiter les mains.
- Je vous rappelle que je suis un scientifique, et que je n'ai donc pas d'ordre à recevoir de vous !
- Je suis chargé de votre sécurité ! Alors excusez-moi de vouloir vous épargnez d'entrer seul dans une grotte qui s'est finalement effondrée, cria John en désignant l'entrée de ladite grotte, à présent inexistante.
- Non, je ne vous excuse pas ! Parce que si je vous avais attendu, qui me dit que j'aurais eu le temps de récupérer ceci ?
Rodney tendit au colonel l'E2PZ, qu'il avait sortit de son sac pendant qu'il parlait. Les yeux de John s'agrandirent de surprise, et passèrent de Rodney à l'appareil ancien, puis de l'appareil à Rodney, sans pouvoir se fixer. Cet idiot de génie avait trouvé un E2PZ ! Il était partagé entre l'envie de lui sauter au cou et de l'étrangler, et fût finalement interrompu par sa radio, d'où la voix de Ronon lui indiquait qu'il arrivait avec l'équipe médicale. Il déciderait plus tard …
