Titre: Souvenirs fuyants

Raiting: M même si je ne suis pas sûre de le justifier...

Pairing: Reita/Uruha et peut-être d'autres...

Genre: Dramatico-romantique...voir même un peu nyan nyan sur les bords...

Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas,à mon grand damne mais bon. Les bishos de cette fic sont à eux même et rien qu'à eux

Petit mot de l'auteur:

Et voici le chapitre 2 que vous attendiez apparement avec impatiente!

Donc, je ne vous fais pas languir plus longtemps!

Bonne lecture!

Chapitre 2:

-Où est Reita? demanda Aoi au reste du groupe.

-Je sais pas trop. répondit Uruha. Il avait pas très envie de venir ce matin.

-Ah...

-Il a pas l'air très en forme ces temps-ci... fit remarquer Ruki.

-C'est vrai. renchérit Kai. Uruha. reprit-il. C'est toi qui passe le plus de temps avec lui. Il t'a dit ce qui n'allait pas?

Le guitariste soupira. Bien sûr, lui aussi avait remarqué que Reita n'allait pas bien mais il ne savait pas plus qu'eux pourquoi... Il le lui avait pourtant demandé des dizaines de fois mais le bassiste se bornait à rester terriblement vague dans ses réponses. Uruha, lui, savait parfaitement qu'il souffrait, ça se voyait... et il se savait aussi lui même cause de certaines de ses souffrances. Il en avait parfaitement conscience...

Mais comment y remédier?

-Il ne veut rien me dire. repondit-il finalement tristement.

-Hum... étrange...

-C'est vrai ça! s'exclama Ruki. Si même à son chéri il dit rien, c'est pas gagné!

Uruha manqua s'étouffer en entendant ces paroles.

-Oh ça va, fais pas cette tête, on est pas aveugle tu sais! ça fait longtemps qu'on a compris.

Et pui zut, à quoi bon nier?

-C'est, c'est si flagrant que ça? bredouilla Uruha maladroitement.

Pour toute réponse, les autres ne lui adressèrent qu'un immense sourire collectif... flûte!

-Je, je vois...

Uruha se sentait soudainement mal à l'aise de s'être fait grillé ainsi mais après tout, était-ce réellement une si mauvaise chose? Il savait pertinemment que Reita souffrait terriblement de devoir se cacher constemment; il avait tellement peur du regard, du jugement des autres... Mais si le groupe les acceptait, ce qui semblait être le cas, peut-être auraient-ils moins à se cacher et cela alègerait probablement quelque peu le poids qu'ils avaient tous les deux sur le coeur et les épaules.

-Il va me tuer quand il saura que j'ai vendu la mèche. soupira-t-il finalement.

-Bah, on peut pas vraiment dire ça... après tout, on a deviné tout seuls!

Aoi avait raison. Reita n'aurait aucune bonne raison de lui en vouloir, il ne l'avait pas trahi!

Uruha eut soudain un grand sourire.

-Oui, c'est vrai. acquiésça-t-il. C'est pas ma faute à moi si vous êtes qu'une bande de fouineurs!

-Hey! On te permet pas!

Ruki avait lancé cette phrase d'un ton tellement scandalisé que tout la petite assemblée explosa de rire pendant de longues minutes, interrompus finalement par quelques coups discrets frappés à la porte.

-Sumimasen. fit un jeune stagiaire en ouvrant la porte, s'inclinant respectueusement devant le groupe. Uruha-san, un coursier vient de déposer cette lettre pour vous à l'accueuil. Il paraît que c'est urgent.

-Ah, arigatou.

Le guitariste prit donc la lettre et le "facteur" prit congé.

-Tiens, ça vient de Reita. constata Kai en reconnaissant son écriture sur l'enveloppe.

-Oh, comme c'est romantique! lança Ruki en joignant les mains et papillonnant exagérement des cils comme une jeune collégienne énnamourachée.

Nouveau fou rire. Uruha, malgré son hilarité, décacheta tout de même l'enveloppe, riant à gorge déployée avec les autres et commença à lire. Sa gaité se perdit rapidement dans sa gorge au fur et à mesure qu'il avançait dans sa lecture. Avant même d'avoir fini, il se leva d'un bond, tout sourire ayant disparut de son visage.

-Uruha? Mais tu vas où?

-Attends-nous!

En courant, les trois autres le suivirent, intrigués. Uruha ne les écoutait pas et ne daigna pas leur répondre; il fonçait vers le parking en continuant sa lecture, tenant toujours la lettre dans sa main.

"...Adieu mon amour, adieu et bonne chance

Reita"

Il froissa alors la feuille dans son poing. Kami-sama, faites qu'il ne soit pas trop tard!

-Quel crétin! jura-t-il à voix haute en s'engouffrant dans sa voiture

Les autres qui avaient peiné à le suivre arrivèrent au moment où il claquait sa portière. Sans réfléchir, ils montèrent dans l'auto, totalement essouflés et ne comprenant pas grand chose à ce qu'il se passait.

-Tu vas nous expliquer un jour? se fâcha Kai alors que le véhicule filait à toute vitesse. Où est-ce qu'on va?

-Empêcher Reita de faire une connerie. lâcha-t-il pour toute réponse.

Un silence pesant tomba alors comme une chappe de plomb dans l'habitacle.

Il ne leur fallut que quelques minutes pour arriver devant l'immeuble de Reita qui habitait non loin du studio et dont la conduite plus que sportive du guitariste semblait avoir encore réduit la distance qui les séparait.

En trombes, Uruha quitta sa voiture, ne daignant même pas arrêter le contact et fonça. Il fit le code d'entrée à une vitesse folle, s'engouffra dans le hall en dédaignant l'ascenseur qui était au huitième étage pour se jeter sur les escaliers, montant les marches quatre à quatre jusqu'au deuxième où habitait Reita. La porte s'ouvrit sans clefs, le bassiste ne fermait jamais quand il était chez lui, et Uruha se précipita dans l'appartement, le cherchant avec une précipitation désespérée.

-NON!!!

Le cri de pur désespoir résonna probablement dans tout l'immeuble. Il venait de le trouver dans sa chambre, étalé sur son lit... Il était étendu là, telle une princesse endormie attendant la délivrance, terriblement pâle, ses yeux paraissant définitivement clos... il était magnifique...

Cette scène aurait pu respirer un bien être intense si le regard n'était attiré par ses deux avants-bras, ouverts sur toute leur longueur. Des serviettes avaient été disposées au dessous, probablement pour ne pas salir... manique jusque dans la mort... elles étaient entièrement imbibées de sang...

Un lame de rasoir reposait sur la petite table de nuit, attirant le regard dans un brillant éclat argenté. Comment une aussi petite chose pouvait-elle faire autant de dégâts?

-Reita! Non Reita, ne meurs pas! Je t'en supplie! Reita, Reita!

Uruha essayait vainement de comprimer les plaies béantes mais elles étaient trop étendues, il n'arrivait pas à stopper l'hémorragie. Et puis, ses larmes brouillaient sa vue, il était totalement paniqué...

C'est ce tableau que découvrirent les autres en arrivant une poignée de secondes plus tard.

-Oh mon dieu! s'écria un Ruki choqué.

Aoi, lui, eut le même réflexe que son ami guitariste et se précipita sur le lit, essayant lui aussi vainement d'arrêter l'hémorragie. Kai les rejoignit en quelques enjambées rapides, balançant un "Appelle une ambulance! Vite!" à Ruki qui se secoua et sortit de sa torpeur pour s'exécuter.

-Reita... il faut que tu vives mon amour. suppliait un Uruha totalement anéantit. T'as pas le droit de me laisser comme ça... T'es vraiment trop con... C'est pas suffisant une lettre... Tu crois vraiment que je peux vivre sans toi moi? ... J'suis pas courageux Reita... je t'aime... je t'aime...

Il débitait ces paroles entre deux sanglots, se fichant des autres, enfermé dans sa bulle douloureuse... Il fallait juste que Reita vive, il le fallait. Et puis, son coeur battait toujours alors, il y avait une chance pour qu'il s'en sorte... il allait s'en sortir...

-Les secours arrivent. les informa faiblement Ruki.

-Ils ont intérêt à faire vite.

Kai avait malheureusement raison. La vie du bassiste ne tenait plus qu'à un fil, il fallait faire vite.

-Tiens bon Reita, tiens bon. murmura Aoi en faisant son mieux pour essayer d'arrêter l'hémorragie; Reita se vidait littéralementde son sang.

Pendant de longues minutes, la scène sembla rester figée. Uruha continuait inlassablement de parler à son amant inerte, aidé par Kai et Aoi qui essayaient ensemble de limiter les dégâts. Ruki, lui, se sentait totalement inutile et les regardait s'affairer, il ne pouvait rien faire de plus qu'attendre... attendre, et attendre encore... Les secondes paraissaient durer des heures et ce n'est qu'après ce qu'il leur sembla être une éternité que les secours arrivèrent enfin, prenant rapidement les choses en main. Kai et Aoi s'écartèrent immédiatement mais Uruha s'accrochait désespérement à son amant.

-Monsieur. Lâchez-le monsieur!

-Sauvez-le, sauvez-le... balbutiait-il lamentablement entre deux sanglots.

-On va faire tout ce qu'on peut mais il faut le lâcher monsieur. Laisse-nous faire notre travail.

-URUHA LACHE-LE BON SANG!!! hurla Aoi en le tirant violemment en arrière.

Uruha, choqué, laissa finalement les médecins faire leur travail, se retrouvant propulsé dans les bras de l'autre guitariste.

Il fondit en larmes.

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Et voilà. Fin du chapitre deux.

Je vous avais prévenu en vous disant que ça ne serait pas très gai...

Désolée pour les fans de Reita...

Et pour les fans de Ruki aussi... je l'aime pas trop alors, il sera pas très présent dans la fic (il faut savoir que, plus j'aime un perso, plus il est présent et il morfle... pauvre Ruwa-chan, l'a pas de chance d'être mon chouchou )

A bientôt!