Titre: Souvenirs fuyants
Raiting: M même si je ne suis pas sûre de le justifier...
Pairing: Reita/Uruha et peut-être d'autres...
Genre: Dramatico-romantique...voir même un peu nyan nyan sur les bords...
Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas, à mon grand damne mais bon. Les bishos de cette fic sont à eux même et rien qu'à eux
Petit mot de l'auteur:
Bon et bien, rien de spécial à dire si ce n'est Bonne Lecture
Chapitre 3:
-Arrête! s'écria Aoi. Tu m'rends dingue là!
Uruha s'exécuta sans un mot, agissant machinalement, un peu comme un zombi, cessant enfin de faire les cent pas au grand soulagement de ses amis qui ne supportaient plus de le voir tourner en rond comme un lion en cage. Pour passer son stress, le guitariste blond se mit à triturer ses mains inlassablement en se rongeant désespérement les sangs...
Depuis combien de temps déjà attendaient-ils une quelconque nouvelle de Reita?
-J'en peux plus d'attendre. lâcha Ruki à bout de nerfs. Quand est-ce qu'il vont le sortir de là? demanda-t-il en désignant la porte blanche devant eux, désespérement close.
Les quatre autres regards fixèrent également les deux paneaux immaculés derrière lesquels leur ami avait disparu, emporté par les médecins empressés qui leur avaient interdit de les suivre malgré les protestations bruyantes d'Uruha.
Et depuis, ils étaient là, assis sur les fauteuils inconfortables de la salle d'attente, patientant sans avoir le choix de toutes façons...
Un silence pesant était tombé sur eux, brisé de temps à autre par quelques commentaires impatients... ou quelqueques sanglots étouffés d'Uruha qui se sentait terriblement coupable et inutile.
Et puis, enfin, la porte s'ouvrit et laissa échapper quelqu'un, apparement un médecin; il était couvert de sang.
-Vous êtes les amis du jeune homme qui s'est suicidé? demanda-t-il doucement.
-Oui.
Uruha se leva d'un bond... il n'avait pas dit "qui a tenté de se suicider" mais "qui s'est suicidé"... cela voulait-il dire que... non...
-Comment va-t-il? demanda Kai, posant enfin la question qui brûlait les lèvres de tout le monde mais dont ils redoutaient terriblement la réponse.
Le médecin eut un soupir las, ne rassurant pas vraiment les quatre hommes qui lui faisaient face.
-Il est arrivé dans un état critique... commença-t-il. Il avait déjà perdu beaucoup de sang, c'est un miracle qu'il soit arrivé ici en vie. Nous avons eu un mal fou à arrêter l'hémorragie et il... il a fait un arrêt cardiaque.
Un silence suivit cette déclaration. Tous étaient pendus à ses lèvres, terrifiés.
-Son cerveau a été privé d'oxygène pendant quelques secondes. reprit-il rapidement. Nous ignorons encore si ça a fait des dégâts et si oui, l'ampleur de ceux-ci.
-Mais il est vivant n'est-ce pas?! le coupa un Uruha de plus en plus livide.
-... oui...
-Il, il va s'en sortir hein?
Le médecin eut un nouveau soupir et sembla hésiter quelques instants avant de répondre.
-Nous n'en savons rien. déclara-t-il finalement. Il est actuellement dans un coma assez profond. Plus cet état se prolongera et plus les séquelles risques d'être lourdes. Enfin, s'il se réveille un jour...
L'annonce tomba sur le groupe comme une tonne de plomb.
Apparement, le corps médical ne semblait pas particulièrement optimiste quant aux chances de survie de Reita et puis, même s'il se réveillait, dans quel état serait-il?
-Je suis désolé. finit-il.
Le docteur semblait réellement sincère. Il détestait voir d'aussi jeunes patients vouloir abréger leur vie pour des raisons qui, la plupart du temps, n'étaient pas d'aussi insolubles problèmes qu'ils le semblaient être.
-Merci. lui répondit Kai, apparement le seul à encore pouvoir parler.
L'homme en blouse blanche acquiésça et pris congé.
Uruha, lui,était totalement anéanti. Il semblait figé sur place, intégrant avec une immense difficulté les paroles du médecin... Reita ne pouvait pas mourir, c'était impossible, pas comme ça... C'était une mauvaise blague, un cauchemard, bientôt il se réveillerait et Reita serait là, en vie. Il FALLAIT qu'il vive!
-Uruha? Uruha ça va? demanda Aoi tout doucement, lui aussi en état de choc.
Il ne répondit pas.
Un bras compatissant se posa alors sur son épaule et l'autre guitariste l'enlaça avec douceur, faisant reposer la tête du blond tout contre lui.
-C'est pas ta faute. lui murmura-t-il.
Cela semblait être la chose à dire car Uruha réagit enfin, sortant de sa torpeur initiale en poussant une longue plainte désespérée, explosant en sanglots incontrôlés dans les bras de son ami qui le serrait de toutes ses forces.
Durant de longues minutes, les deux autres n'osèrent pas bouger, observant en silence la scène déchirante d'un homme qui perdait son amour.
-Je veux le voir. souffla-t-il finalement quand il se fut légèrement calmé, trop épuisé pour continuer à pleurer avec autant de violence.
Aoi jeta un regard interrogateur à Kai qui secoua négativement la tête. Cela ne lui paraissait pas être une bonne idée, pas tout de suite... Mais Uruha n'en démordait pas. Il voulait absolument le voir, il le fallait.
-Il a été transféré dans une chambre en soins intensifs, les renseigna une infirmière. Suivez-moi, je vais vous y conduire si vous voulez.
Ils la suivirent donc, Aoi soutenant fortement son collègue guitaritse, Kai suivant et Ruki fermant la marche en traînant des pieds, les larmes aux yeux.
-C'est ici. leur dit la jeune femme en arrivant devant la chambre 204 avant de prendre rapidement congé.
Kai la remercia avant de joindre les autres qui hésitaient depuis quelques instants.
Et puis finalement, ils ouvrirent la porte.
La chambre était d'un blanc immaculé qui reflétait la moindre source lumineuse, donnant une atmosphère un peu sunaturelle à la pièce. Au centre trônait un lit tout aussi blanc ou dormait Reita. Il semblait... mort... Jamais les quatre hommes n'avaient vu un visage aussi pâle, même s'il était en grande partie caché par le masque de son assistance respiratoire. Une machine qui semblait contenir une sorte d'étrange accordéon s'animait au rythme du souffle de vie du bassiste tandis qu'une autre émettait un petit bruit régulier, un "bip" rassurant accompagnant les tressautements réguliers d'une ligne verte sur un écran d'un noir abyssal indiquant que, malgré tout, son coeur battait toujours...
Dans l'encadrement de la porte, le groupe semblait figé sur place, n'osant pas pénétrer dans la chambre comme s'il s'agissait d'un sanctuaire inviolable, comme si, en entrant, ils risquaient de briser le fragile équilibre qui semblait maintenir le bassiste en vie.
-Il est vivant... murmura Uruha faiblement, toujours soutenu par l'autre guitariste.
-Oui, il l'est. lui confirma doucement Aoi.
Ils venaient de rompre le silence et, comme si c'était le signal de départ qu'ils attendaient tous, ils osèrent enfin entrer et se rapprocher de leur ami inconscient.
Uruha s'assit sur une chaise que Kai venait de rapidement placer au chevet du bassiste et prit doucement sa main glacée entre les siennes. Ses bras étaient entourés de lourds bandages et une perfusion le reliait à plusieurs poches de liquides probablement esentiels à sa survie.
-Je suis là Reita. murmura doucement son jeune amant. Tout va bien mon ange, je vais rester avec toi, ça va aller...
Il employait un ton terriblement tendre, un peu comme s'il s'adressait à un jeune enfant malade, semblant vouloir se convaincre lui-même en rassurant l'homme qu'il aimait, sans même savoir s'il l'entendait.
-Ils s'aiment vraiment. murmura un Ruki attendrt qui restait un peu en retrait avec les deux autres.
-Oui, c'est vrai. acquiésça Kai. Mais...
-Mais?
-... c'est probablement ça... qui l'a tué... termina-t-il dans un murmure.
-Il n'est pas encore mort! s'emporta Aoi.
-C'est tout comme.
-Kai! Bon sang mais comment peux-tu dire ça?! Il faut garder espoir, il s'en sortira.
Le batteur ne répondit rien mais son air plus que dubitatif en disait long.
-C'est vrai. reprit Ruki. Il est encore vivant et il va forcément vivre il, il le faut... Uruha ne supportera pas de le perdre... et moi non plus... ajouta-t-il tristement.
-Il vivra. le rassura Aoi. N'est-ce pas Kai?
-... oui...
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Hum... c'est pas gai tout ça...
Alors d'après vous, vivra? vivra pas?
A très bientôt pour la suite
B'zous les gens!
