Titre: Souvenirs fuyants

Raiting: M même si je ne suis pas sûre de le justifier...

Pairing: Reita/Uruha et peut-être d'autres...

Genre: Dramatico-romantique...voir même un peu nyan nyan sur les bords...

Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas, à mon grand damne mais bon. Les bishos de cette fic sont à eux même et rien qu'à eux

Petit mot de l'auteur:

Je sais, mes updates se font de plus en plus rares mais je dois bien avouer que j'ai peu de temps à moi ces temps-ci. Gérer un magazine, la création d'une boutique et donc d'une société, une nouvelle asso et les répètes avec mon groupe (en tant que leader, c'est à moi de tout gérer) et bien, ça laisse peu de temps pour l'écriture et pour tapper les chapitres.

Bref, je ne m'éttends pas plus sur le sujet et je vous mets la suite qui, j'espère, vous plaira (j'ai eu très peu de reviews pour le chapitre 3! snif!)

Bonne lecture!

Chapitre 4:

-Viens Uruha, il faut que tu manges quelque chose.

-J'ai pas faim. Et je refuse de le laisser seul.

Aoi soupira. Depuis que Reita était ici, l'autre guitariste ne quittait quasiment jamais son chevet et ne s'alimentait presque plus. Ruki, inquiet lui aussi, en était même venu à la conclusion qu'Uruha, déjà terriblement mince auparavant, pouvait désormais passer derrière les affiches sans les décoller...

-Il n'est pas tout seul. reprit calmement Aoi. Ruki va rester avec lui pendant que tu mangera, il faut que tu prennes un peu de temps pour toi aussi.

-Et s'il se réveille alors que je ne suis pas là? Il va croire que je lui en veux, que je ne l'aime plus... et ça c'est hors de question Aoi, il faut que je reste, il le faut!

Nouveau soupir.

Comment, comment lui dire qu'il y avait très peu de chances qu'il se réveille un jour?

Même lui, pourtant plutôt optimiste de nature, avait fini par s'y résoudre et admettre qu'il ne restait malheureusement que bien peu d'espoir...

Cela faisait déjà trois semaines que le bassiste gîsait là, son état n'évoluant pas le moins du monde. C'était en réalité rassurant quelque part, il ne semblait pas s'enfoncer... mais il ne s'améliorait pas non plus...

-Il ne croira jamais ça Ruwa-chan. intervint doucement Ruki. Je suis sûr qu'il sait parfaitement que tu es là depuis le début. Et il sait que tu l'aimes, on le sait tous.

Uruha soupira, touché quelque part par les paroles du petit chanteur.

-Tu... tu veilleras sur lui hein? dit-il finalement, abdiquant avec hésitation.

-Bien sûr, ne t'en fais pas. Et s'il y a du nouveau, je t'appelle de suite!

-Promis?

-Promis!

Uruha rendit donc définitivement les armes et Aoi eu un faible sourire désabusé. C'était comme ça depuis le début, ils mettaient toujours un temps fou à le convaincre de laisser Reita, même pour quelques minutes. Uruha s'accrochait désespérement à lui et ne voulait plus le lâcher; être avec lui était la seule bouée qui lui permettait de ne pas couler.

-Je reviens vite mon coeur. murmura-t-il tendrement à l'oreille du basssite endormi avant de déposer un petit baiser sur son front.

Il traîna un peu la patte pour sortir, faisant mille recommandations inutiles à Ruki qui acquiésça docilement et le remplaça à son chevet.

Aoi emmena enfin son ami en dehors de l'hôpital, malgré ses ronchonnements intensifs

-Mais où est-ce qu'on va? lui demanda-t-il finalement, excédé alors que le guitariste brun le faisait monter dans sa voiture.

-Chez toi.

-Hein? Mais pourquoi?

-Parce que tu as besoin d'une bonne douche, de te changer et de te reposer un peu.

-Mais je, j'ai promis à Reita de revenir vite!

Aoi, à bout, écrasa violemment et subitement la pédale de frein. Le véhicule s'arrêta net et il se tourna vers Uruha, toute idée de le traiter avec douceur s'étant envolée.

-Mais bon sang Uruha! Ouvre un peu les yeux! Il ne se réveillera pas, tu entends? Jamais! Et même s'il se réveillait un jour ça fait plus de trois semaines qu'il est dans le coma. Il sera probablement paralysé ou pire encore! Tu as entendu les médecins comme moi Uruha, son cerveau a été privé d'oxygène, ce sera peut-être un petit légume totalement amorphe ou bien il ne te reconnaîtra même pas! ... Tu sais quoi? En fait, c'est probablement mieux comme ça... Uruha... reprit-il plus doucement. Il, il va falloir te faire à cette idée, il ne se réveillera pas.

Aoi, à bout de souffle, stoppa là sa tirade.

Il vit l'air choqué, les yeux exorbités de son ami et regretta soudainement ses paroles. Il avait été terriblement dur et Uruha donnait l'impression de s'être pris un mur de plein fouet.

Il était en état de choc, c'était indéniable.

Le brun se mordit la lèvre, se filant mentalement quelque bonnes paires de baffes et se traitant de tous les noms pour avoir été aussi stupide et n'avoir pas sû se contrôler. Mais lui aussi était à bout de nerfs, comme tout le groupe à vrai dire même s'ils tenaient le coup en se montrant fort, parce qu'Uruha en avait besoin...

Il avait craqué...

-Pardon. souffla-t-il finalement.

Il fit redémarrer la voiture et le reste du trajet se passa dans un silence plus que pesant, semblant écraser l'habitacle; Aoi se maudissant intérieurement de sa faiblesse et Uruha fixant la route d'un regard vide.

-Viens. fit-il lorsqu'ils arrivèrent devant l'immeuble du blond.

Uruha le suivit sans mot dire, encore sous le choc.

Ils montèrent jusqu'au douzième étagen, le dernier et ouvrirent la porte de l'appartement. Une forte odeur de renfermé les submergea et Aoi alla ouvrir les fenêtres en grand.

-Va prendre une douche. dit-il à Uruha. Je vais préparer à manger.

Le blond s'exécuta sans sortir de son mutisme, agissant comme un automate en laissant un Aoi soupirant derrière lui.

Le brun, quand à lui, se dirigea vers la cuisine et se mit rapidement à préparer un vague repas avec ce qu'il traînait dans les placards de son ami.

-C'est prêt! lança-t-il quelques minutes plus tard.

Il n'eu aucune réponse.

-Uruha? crait-il de nouveau. A table!

Toujours aucun signe de l'autre guitariste.

Intrigué et quelque peu inquiet, il se dirigea vers la chambre de son ami, s'arrêtant finalement devant la salle de bain en entendant l'eau couler derrière la porte.

Il frappa

-Uruha? Tu es là?

Devant la nouvelle absence de réponse, il se décida à entrer, s'étonnant à peine de remarquer que la porte n'était pas fermée.

Et il le vit, là, debout sous la douche, parfaitement immobile. L'eau coulait sur son corps dénudé sans qu'il bouge, n'y prêtant aucune attention son regard fixe perdu vers un point invisible; il semblait comme... tétanisé...

-Uruha? reprit-il en s'approchant doucement ,un peu déboussolé. Uruha, qu'est-ce que tu fais?

Bon sang, depuis combien de temps était-il là, immobile sous le jet d'eau?

-Uruha? redemanda-t-il.

Le blond ne semblait pas l'entendre et Aoi se rapprocha encore, ne s'offusquant pas le moins du monde de sa nudité. Après tout, combien de fois l'avait-il déjà vu nu dans les coulisses? Probablement des centaines, comme tous les autres...

Il ouvrit finalement la cabine de douche, ne faisant pas attention au jet d'eau qui l'éclaboussa et innonda le sol.

-Mais elle est glacée!!! s'exclama-t-il. Uruha! T'es dingue, tu vas choper la crève idiot!

Il coupa rapidement l'arrivée d'eau mais Uruha ne réagissait toujours pas, apparement profondémment plongé dans ses pensées. Aoi attrappa un grand drap de bain et en enveloppa rapidement son ami trempé et visiblement gelé avant de le faire sortir de la cabine.

-Viens, il faut te réchauffer.

Il se laissa faire.

Il laissa Aoi le traîner dans sa chambre.

Il le laissa le faire asseoir sur son lit pendant qu'il cherchait des vêtements dans ses placards.

Il le laissa le frictionner énergiquement avec la serviette moelleuse.

Il le laissa l'habiller comme s'il n'était plus qu'une sorte de poupée désarticulée.

Il le laissa lui sècher les cheveux avec une auutre serviette.

Il le laissa le traîner à table.

Il le laissa lui donner à manger comme à un enfant et avala machinalement...

Mais il ne réagissait toujours pas, son regard semblant définitivement perdu dans le vague.

-Uruha... commença doucement le brun après l'avoir fait asseoir sur le canapé, se mettant à genoux devant lui en lui prenant délicatement les mains. Uruha, s'il te plaît, réponds moi... Je, je suis désolé pour tout à l'heure, pardonne-moi Uruha, je ne pensais pas ce que j'ai dit. Je suis sûr que Reita va s'en remettre, même si ça doit prendre des mois.

-Non. l'interompit Uruha dans un murmura, sortant enfin de son mutisme.

-He?

-Tu avais raison... je m'accroche pour rien, c'est finit...

Aoi soupira. Il ne supportait pas de voir son ami dans cet état.

Il aurait largement préféré qu'il crie, qu'il hurle ou qu'il le frappe même, qu'il pleure... mais pas qu'il reste aussi calme, murmurant ces paroles sur un ton neutre, comme si toute émotion l'avait quitté à jamais.

-Ne dis pas ça Uruha. supplia-t-il d'une voix brisée. Si tu n'y crois plus, qui le sauvera?

-Personne... personne ne peut le sauver. répondi-t-il toujours aussi calmement. C'est lui qui a choisi de partir, il ne voulait plus vivre, à cause de moi.

-Tu dis n'importe quoi Uruha! Il t'aimais,on le sait tous!

-Oui, c'est vrai. Ca l'a tué.

Aoi eu un long frisson alors qu'une phrase que Kai avait prononcé quelques semaines plus tôt lui revenait en mémoire... "... c'est probablement ça... qui l'a tué... ". A ce moment, il était le seul à avoir vraiment compris que Reita ne reviendrait probablement jamais parmis eux... et que c'était l'amour qu'il portait à Uruha qui lui avait été fatal.

-Comment peux-tu dire ça Uruha? murmura le brun, dépité. Quand on aime vraiment quelqu'un, on veut rester à ses côtés, pour toujours.

-Ce n'était pas son avis.

-Qu'en sais-tu?

-La lettre.

-Hein?

-Lis-là, tu comprendras.

Uruha désigna une feuille froissée sur la table basse qu'Aoi pris d'une main tremblante... et lut...

-Kami sama! souffla-t-il en terminant sa lecture.

-C'est ma faute. Tu comprends maintenant Aoi? C'est moi qui l'ai tué. J'ai tué l'homme que j'aime..

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Nyup, bouclé!

Un avis svp?

Bisous!

Lilys