Titre: Souvenirs fuyants
Raiting: M même si je ne suis pas sûre de le justifier...
Pairing: Reita/Uruha et peut-être d'autres...
Genre: Dramatico-romantique... voir même un peu nyan nyan sur les bords...
Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas, à mon grand damne mais bon. Les bishos de cette fic sont à eux même et rien qu'à eux
Petit mot de l'auteur:
Hum... je m'excuse platement pour ce retard d'update... gomen nasai!
Enfin bref, voici tout de même la suite, peu attendue vu qu'apparement vous êtes peu à lire cette histoire mais bon, je termine toujours!
Bonne lecture!
Chapitre 5:
-Comment va-t-il? demanda doucement Kai à Aoi qui venait d'ouvrir la porte?
-Mal... il vient de s'endormir.
-C'est normal, il ne peut pas aller bien.
Le guitariste soupira. Normal? Oui, probablement... mais il ne supportait plus de le voir dans cet état. Il semblait ailleurs, comme déconnecté de la réalité, comme si, sans Reita, il ne restait plus de lui qu'une coquille vide de tout sentiment...
-Et Reita? demanda à son tour Aoi, tout en connaissant plus ou moins la réponse par avance. Aucun changement?
-Non, toujours pas. répondit-il gravement avant d'ajouter avec une légère hésitation: Les, les médecins ont même proposé quelque chose... mais je doute que sa mère accepte.
-Ah? Quoi?
-Ils... Ils pensent que ça ne sert plus à rien. avoua-t-il d'un ton las. Et qu'il faudrait le laisser partir... finit-il dans un murmure.
Aoi eut l'impression qu'un seau d'eau glacée venait de lui être versé sur la tête. Alors... il n'y avait réellement plus aucun espoir?
-Vrai, vraiment? bredouilla-t-il.
-Oui.
-Mais il... il est toujours vivant pourtant!
-Oui mais, seulement grâce aux machines... s'ils le débranchent, il meurt.
La nouvelle était un réel choc et même Kai, habituellement impassible, semblait être ébranlé par tout ça. Il n'y avait toujours eu que peu d'espoir auquel se raccrocher et tous avaient plus ou moins fait leur deuil déjà mais là, ça devenait concret, réel... Bientôt, ils perdraient probablement Reita à tout jamais...
-Tu crois qu'Uruha s'en remettra un jour? demanda Aoi à voix basse.
-Je n'en sais rien. répondit Kai en soupirant.
-J'ai peur tu sais... J'ai tellement peur qu'il fasse lui aussi une bêtise...
Le batteur soupira de nouveau. Ils en avaient tous peur, Uruha semblait tellement fragile ces derniers temps. Il restait enfermé dans sa chambre, refusant désormais d'en sortir et de se rendre à l'hôpital, restant le plus souvent simplement assis dans son lit, le regard perdu dans le vague et serrant dans ses mains la fameuse lettre que Reita lui avait adressée avant de commettre cet acte irréparable.
Pourquoi n'avait-il pas pu le sauver?
-On est là pour lui. reprit Kai. On l'empêchera de faire une connerie.
-Oui...
-Et puis, jusqu'à preuve du contraire, on est encore un groupe et de ce fait, on se doit de se soutenir les uns les autres. Uruha ne sera jamais seul, jamais.
Aoi acquiésça silencieusement. Oui, ils seraient tous là pour Uruha... mais qui serait là pour lui?
-Aoi? Tu vas bien? demanda doucement Kai.
-Je sais pas... avoua-t-il d'une voix quelque peu étranglée. Je, je crois juste que je commence à saturer un peu là...
-On est tous à bout.
-C'est vrai... Mais Uruha est mon meilleur ami, je refuse de le perdre lui aussi... Et pourtant j'ai... j'ai l'impression qu'il est déjà tellement loin... Je me sens tellement impuissant! ragea-t-il.
Kai soupira. Il comprenait parfaitement ce que ressentait son ami, à vrai dire, ils se sentaient tous particulièrement impuissants face à tout ça. Ils ne pouvaient rien faire pour Reita et Uruha semblait s'enfoncer de plus en plus dans une profonde mélancolie sans qu'ils arrivent à l'en sortir. Ils ne pouvaient qu'être constamment présents mais apparemment, ça ne suffisait pas...
-Viens. dit simplement Kai en attirant le guitariste dans ses bras.
Aoi se laissa faire, savourant l'étreinte réconfortante dans laquelle il se trouva enfermé. Il se sentait tellement faible à cet instant, tellement minable de ne même pas savoir comment aider son meilleur ami, tellement inutile...
Des larmes qu'il avait bien trop longtemps retenues commencèrent à couler le long de ses joues, quelque chose semblant se briser en lui et le masque qu'il affichait quotidiennement depuis plusieurs semaines se fissura enfin sous la pression accumulée. Il pleura longuement dans les bras protecteurs du leadeur qui le laissait déverser son trop plein d'émotions en le berçant tendrement. Il ne fit pas un geste, ne dit pas un mot, attendant simplement qu'il aille un peu mieux, qu'il ait en partie exorcisé sa peine et sa frustration. Tout le monde avait besoin de craquer de temps en temps et, à cet instant, c'était Aoi.
Peu à peu, le flot de larmes se tarit et le guitariste se contenta de reprendre son souffle dans les bras de son ami qui le soutenait et acceptait de recevoir un peu de sa peine.
-Arigatou... souffla-t-il doucement.
Kai fit un simple mouvement de la tête pour toute réponse et conserva son étreinte sur le guitariste désormais totalement calmé.
-Je suis désolé.
-Ne le soit pas.
-Je suis faible...
-Non, tu es humain, c'est tout.
-Mais... toi, tu es toujours si... si fort, tout le temps...
-Peut-être que je ne suis pas tout à fait humain alors...
Le batteur eut un petit sourire en coin, un sourire triste et quelque peu désabusé... Aoi se redressa brutalement, se libérant des bras confortables de son ami.
-Es-tu vraiment si fort que ça? s'interrogea-t-il.
-C'est ce que tu viens de dire non?
-Je... pa, pardon... Je voulais juste dire que je, j'admire ton sang froid, ta capacité à toujours garder le contrôle... C'est pas pour rien que c'est toi le leader! Moi, je suis incapable de ça...
Kai soupira. Garder le contrôle en toute occasion n'était pas une chose facile... mais avec les autres, il avait toujours été terriblement protecteur voir, moralisateur, un peu comme une maman poule quelque part; c'était toujours ce qu'on lui reprochait mais c'était comme ça, il ne pouvait pas s'en empêcher. Il était un grand frère pour à peu près tout le monde et se sentait le devoir d'assumer ce rôle en permanence, d'être celui sur lequel on pouvait toujours compter et s'accrocher comme à une bouée de sauvetage s'il le fallait. Il se devait d'être solide pour voir le sourire sur le visage de ceux qu'il aimait.
-J'ai mes faiblesses aussi tu sais... murmura-t-il.
-Je ne les connais pas. Mais on en a tous... tu sais probablement juste mieux les cacher que les autres je suppose...
-Zut, je crois que je suis découvert!
Ils eurent tous deux un grand sourire un peu débile, un vrai, le premier depuis des semaines et bon sang ce que ça faisait du bien!
-Kai?
-Hm?
-Merci... J'avais besoin de craquer un peu je crois... Merci d'avoir été là.
-... de rien...
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Voilà... ça avance pas beaucoup l'histoire mais bon...
Après avoir écrit ce chapitre, je me suis rendu compte que c'était assez ambigüe entre Kai et Aoi... z'en pensez quoi vous?
