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L'espérance est la plus grande et la plus difficile victoire qu'un homme puisse remporter sur son âme
Chapitre6
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Toshiya s'était arrêté un instant. Il avait fait signe à Ruki de se taire. Gackt arrivait. Il avait reconnu son pas léger. Il passa devant la cellule où Ruki était enfermé quelques secondes auparavant et entra dans celle de Reita. Il s'accroupit devant lui. Reita gardait la tête baissée. Quand Il lui fit relever la tête, Il s'aperçut qu'il pleurait.
- Qu'est-ce que tu as Reita?
- Tu… Tue-moi s'il te plaît. Je veux plus vivre… Je t'en supplie.
Gackt appuya Ses lèvres contre les siennes, le faisant ainsi taire et goûtant à la saveur salée de ses larmes. Il lui passa doucement une main dans les cheveux avant du lui murmurer doucement.
- Et si moi je ne veux pas que tu meurres…
Il lui passa Ses bras autour du cou et resta ainsi un moment avant de déposer un nouveau baiser sur ses lèvres auquel Reita répondit avec détresse. Toshiya détourna le regard. Une expression dégoutée s'était peinte sur son fin visage. Il attrapa Ruki par le poignet et l'entraîna sans un mot dans les couloirs sombres. Quand ils sortirent des bâtiments, ils ne parlèrent pas. Ruki aidait Toshiya a porter ses quelques bagages. Sans un mot, il avançait vers la voiture que Toshiya avait volontairement garé assez loin. Voiture assez semblable à celle de Reita. Une fois qu'ils eurent mis les sacs dans le coffre, Toshiya se tourna vers Ruki.
- Tu veux que je t'emmène dans le ghetto ou bien tu as autre part où aller?
- Le seul endroit que j'ai est derrière moi. Si Aoi y est, je veux aller dans le ghetto.
Toshiya acquiesça et lui fit signe de s'asseoir avant de se murer dans son inquiétant silence. Il mit le contact et démarra rapidement. Ruki, assis en tailleur sur le siège passager regardait la route qui se prolongeait devant eux sans la voir. Au bout d'un moment, il tourna la tête et regarda d'un air pensif le profil de Toshiya. Celui-ci finit par se tourner vers lui, l'air nerveux et enervé. La nuit ne lui permettait pas de bien distinguer l'expression de Ruki mais les éclairages artificiels donnaient à sa peau une blancheur magnifique. Le grand brun se sentit rougir mais Ruki ne vit rien grâce à l'obscurité. Il reporta son regard sur la route sans cesser pourtant de jeter des coups d'œils au passager. Au bout d'un moment, n'y tenant plus, il se tourna à nouveau vers Ruki et plongea son regard dans le sien.
- Quoi?
- Tu aimais Reita hein…
Toshiya rougit brusquement et se tourna vers la route en niant assez confusément. Quand il lui jeta à nouveau un coup d'œil, il s'aperçut qu'un léger sourire assez triste était apparu sur les lèvres du petit blond angélique. Il poussa un soupir et ravala les sentiments contraires qui montaient en lui. Les doigts de Ruki se mirent à tapoter sur la portière.
- Tu sais, je pense qu'il a ses raisons. Reita ne pense pas à mal. Il s'en veut déjà assez. Dans sa tête c'est clair, soit il reste là-bas aux côtés de l'Autre soit il meurt.
- C'est un traître.
- Eto01… Je suis pas sûr qu'on puisse le juger si rapidement. Parce que tu n'as pas été là tout le temps. Et que même si tu avais été là, tu n'aurais pas été dans sa tête. On ne peut jamais comprendre la façon de penser des autres…
Toshiya ne répondit rien. Il ne pouvait oublier que Reita avait dit à Gackt qu'il l'aimait. Pas clairement mais c'était ce que ça signifiait. Mais il savait que Ruki avait quand même raison. Reita n'était pas bête. Il savait la vérité sur Gackt. Il savait que ses sentiments l'amenait à trahir tout ce pour quoi il s'était battu. Tout ça pour finalement finir dans les bras de celui qu'il avait dit tant haïr. Mais était-ce vrai tout ça? Comment savoir maintenant s'il n'avait pas toujours mentit? Non, toute la rage qu'il avait mis à tenter d'anéantir Gackt prouvait qu'il ne L'aimait pas avant. Mais il n'avait jamais parler de L'anéantir. De sauver les geishas oui, mais pas de L'anéantir. Toshiya finit par arrêter la voiture dans une cour sombre. Ruki le regarda avec étonnement.
- On est arrivés.
- Déjà?
- Hai02. Allez, dehors! J'arrive, je vais garer la voiture. C'est le bâtiment en face.Vas-y.
Le blond le remercia et traversa rapidement la rue alors que Toshiya redémarrait et s'éloignait lentement. Il grimpa les escaliers rapidement. Il les reconnaissait. C'était l'immeuble du médecin. Quand il arriva devant la porte, il entendait des éclats de voix. Il frappa timidement. Personne ne semblait avoir entendu. Il frappa un peu plus fort. Puis cogna violemment sur la porte et entendit enfin quelqu'un dire.
- Uruha, va ouvrir s'il te plaît.
Le cœur de Ruki rata un battement puis il se reprit. Il devait avoir plus d'un Uruha dans la ville. Il se tint droit, souriant et attendit que la personne vienne lui ouvrir. Quand Uruha eut ouvert la porte, son regard se posa sur Ruki et un immense sourire vint illuminer son visage.
- Ruki! Heureux de te voir! Même si tu n'arrivess pas précisément au bon moment…
- Désolé, je suis venu dès que j'ai eu une seconde occasion…
Ruki avait l'air totallement stupéfait. Mais une fois qu'il se fut fait à l'idée que Uruha était là, un sourire vint s'intaller sur sa bouche à son tour et il sauta au cou de Uruha qui vacilla, surpris par la réaction du plus jeune. Une voix retentit derrière eux.
- Qui c'est?!
Ruki regarda par dessus l'épaule de Uruha et vit Die qui arrivait dans l'entrée. Il lui fit coucou de la main avant de daigner enfin à desserrer son étreinte autour du cou du grand blond.
- Ruki? Comment t'es venu? Qu'est-ce que tu fous là? Comment t'as pu partir?
- Toshiya arrive, c'est lui qui m'a fait sortir de là-bas.
- Formidable. Excuse-nous, mais t'arrives pas à un super moment. On a un drogué bizarre et Tatsurou en pleine crise de nerf. Enfin, grâce à lui, Aoi est sauvé.
- Aoi? Il lui est arrivé quelque chose?
- On a tenté de l'assassiner mais Tatsurou est arrivé juste à temps. L'assassin était drogué ou un truc dans le genre. Kai est en train d'essayer de faire parler Tatsurou parce que apparemment, il sait plus de choses qu'il n'en dit…
Ruki fronça les sourcils et se passa la main dans les cheveux. Il s'aggripa à la main de Uruha qui commençait à sortir du vestibule. Celui-ci lui lança un regard surpris avant d'entremêler leurs doigts et de l'entraîner derrière lui. Aoi leva la tête et son regard s'illumina quand il vit Ruki entrer dans la pièce. Sous la surprise, il resta un moment stupéfié avant de bondir vers lui. Ils restèrent un instant dans les bras l'un de l'autre. Tatsurou était roulé en boule sur le canapé et Kai ne cessait de lui parler à voix basse. Au bout d'un moment, il s'arrêta et leva la tête vers les nouveaux arrivants. Il sourit au petit blond.
- Je me demandais quand tu arriverais Ruki…
- Je suis là… T'as l'air de bien te plaire ici toi…
- Hai. Excuse-moi mais je vais emmener Tatsurou dans sa chambre et ensuite je reviens ici. Il a besoin de dormir plus qu'autre chose.
Kai se leva et attrapa le poignet de Tatsurou avant de le tirer vers sa chambre tout en lui murmurant doucement quelques mots sans signification réelle, simplement destinés à le rassurer. Ruki attrapa le visage d'Aoi entre ses mains et plongea ses yeux dans les siens avant de lui demander d'un air inquiet s'il allait bien. Aoi partit d'un rire léger qui le rassura amplement. Il lui sembla un instant que Reita avait été oublié de tous mais alors que son regard se perdait dans les yeux du jeune brun, il y trouva une tristesse insondable et se dit que finalement non. Toshiya fit son entrée sans frapper. Uruha se dirigea vers lui d'un air grave et s'inclina devant lui avant de le remercier chaleuresement. Toshiya eut un fou rire et donna une petite bourrade au jeune homme, lui assurant que ça n'était pas grand chose.
- Qu'est-ce qui c'est passé ici? demanda le brun qui venait d'arriver.
Kyô se proposa gentiment pour tout raconter en voyant que Aoi en avait assez.
- En fait, Uruha, Tatsurou et moi on était partis… eto… faire un tour. Et Tatsurou a eut un mauvais pressentiment, il a exigé qu'on revienne ici le plus rapidement possible. Et quand on est arrivé, l'assassin de l'Autre était là. Tu sais, le blanc… Il est passé immédiatement sur le toit. On l'a suivi. Et puis Tatsurou l'a interpelé, il s'est retourné. Il a eut l'air totallement stupéfait quoi que ce soit un bien faible mot pour décrire son expression. Et puis il est tombé dans les pommes. Tatsurou a supplié qu'on ne lui fasse pas de mal et qu'on s'occupe de lui comme de l'un des notres. Ensuite, il a sombré dans un mutisme stressant. Et voilà. Alors si tu sais quelque chose de plus que nous, tu préviens parce que nous, on aimerais bien comprendre.
Die coupa brusquement le silence qui commençait à s'installer.
- Quelqu'un veut du café?
Tout le monde répondit joyeusement. Et Toshiya demanda au rouge de préparer une tasse pour Kai étant donné qu'il ne devrait pas tarder. Die lui lança un sourire moqueur et s'éclipsa dans la cuisine.
Ils étaient installé confortablement autour de leurs cafés respectifs depuis un bon petit moment quand Kai sortit enfin de la chambre de Tatsurou avec un air abattu. Toshiya reposa immédiatement sa tasse sur la table et se précipita vers lui, lui tendant sa propre tasse. Il ne lui demanda rien, lui passant simplement un bras protecteur autour des épaules et le tirant vers le canapé pour le faire s'y asseoir. Kai se laissa tomber sur le canapé et son regard se perdit dans le noir du café qui remplissait la petite tasse d'un genre traditionnel. Toshiya était serré contre lui, tentant de le rassurer. Au bout d'un moment, Kai avala son café, releva la tête et annonça qu'il était fatigué et qu'il allait se coucher. Il se leva, faisant grincer les ressorts du vieux canapé déchiré. Toshiya le suivit dès qu'il se fut levé, abandonnant sa tasse encore à moitié remplie sur la table basse. Il se précipita à sa suite dans sa chambre sans prendre la peine de saluer les autres. L'humeur étrange de Kai l'inquiétait. Les autres regardèrent la porte qui venait de se refermer. Die haussa les épaules puis annonça le couvre-feu à la petite troupe en attrapant le plateau sur lequel les tasses étaient posées.
- Allez, tout le monde au lit! Moi, je range les tasses et quand j'ai fini, je veux que tout le monde soit couché.
- J'pense que je retournerais bien chez Jui, mais je préfère pas y aller seul, surtout aussi tard… Qui est partant?
Kyô regardait avec un air plein d'espoir les dernières personnes à être encore dans le petit salon. Uruha fit signe que non et passa un bras autour des épaules du petit blond tandis que Die argumentait qu'il avait encore du travail. Le regard du petit brun se posa sur Aoi, suppliant. Celui-ci soupira.
- J'ai rien de mieux à faire, ne? De toute façon, je crois que je pourrais pas dormir ce soir… Et je n'ai pas envie de prendre des médoc' pour m'y forcer…
Kyô lui sourit en lui assurant que tout irait bien. Ils dirent au revoir aux trois autres et sortir d'un pas léger. Uruha souleva Ruki dans ses bras avant de demander à Die où était leur chambre. Alors que celui-ci répondait, Ruki se bouina contre le torse de son amant et s'endormit sans s'en rendre compte.
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- Kai, qu'est-ce que tu as?
Kai le regarda un instant avant de répondre, baissa la tête en soupirant pour finalement être coupé par Toshiya.
- Ne me dis pas rien, je n'aime pas qu'on me mente.
- Sumimasen03, c'est à cause de Tatsurou et de Daisuke…
- Qui?
- Daisuke, le tueur de l'Autre…
- Comment tu connais son nom?!
- C'est Tatsurou qui le connaît…
- Ah, c'est vrai qu'il travaillait pour Gackt… J'avais presque oublié… C'est fou ce que j'ai une mémoire sélective…
- Oui, mais il le connaissait avant… Il… aimait… aime Daisuke. Tatsurou aime Daisuke.
Alors que Toshiya allait parler, Kai lui fit signe de se taire en fronçant les sourcils.
- Eto… L'Autre a "changé" Daisuke… Il n'était pas comme ça avant. Il l'a fait emprisonné et quand il sortit de la cellule de conditionnement, il était comme ça. C'est avec lui que l'Autre faisait pression sur Tatsurou. S'Il mourrait, Daisuke avait ordre de se suicider. Donc pour Tatsu, pas moyen de tuer Gackt pour se venger et il se démenait pour le protéger du mieux possible. Pour nous, ça serait mieux que Daisuke meurre maintenant. Parce que Tatsurou ne nous laissera jamais Lui faire du mal autrement. Et parce que s'il en a la possibilité, Daisuke sacrifiera sa vie pour l'Autre. C'est ainsi. Il obéit à tous Ses ordres… Je ne sais pas quoi faire. Tatsurou m'a parlé franchement, il m'a expliqué que si ça pouvait sauver la vie de Daisuke, il ferait échouer toute nos tentatives lui-même. Mais il m'a aussi supplié de lui laisser la vie sauve… Je sais pas quoi faire Totchi…
La voix de Kai s'était brisée. Toshiya s'en voulait de ne pas savoir quoi lui dire mais il se reprit rapidement et lui passa ses bras autour des épaules.
- Kai, la nuit porte conseil… Si ça se trouve, il va mourir accidentellement, peut-être qu'il tombera dans le coma… Peut-être qu'on pourra le faire changer… Si Tatsurou est avec lui, je suis sûr que Daisuke redeviendra normal.
- Etre normal n'est pas forcément une bonne chose…
Kai avait retrouvé un semblant de bonne humeur et ses yeux qui avaient retrouvé le sourire éclairaient de nouveau son visage calme. Il n'a pas besoin que je lui dise des choses sensées, juste que je lui parle avec l'intention de le réconforter…Kai enfouit son nez dans le creux de l'épaule du brun. Celui-ci lui passa une main dans les cheveux et, quand il releva la tête, l'embrassa avec douceur. Kai se laissa faire. Les mains de Totchi glissèrent sur son dos. Il ne faisait rien en retour, restait immobile, le regard noyé dans les yeux de son vis-à-vis. Toshiya se redressa et le regarda avec étonnement.
- Tu ne veux pas Kai?
- J'aimerais bien me laisser faire pour une fois…
- C'est impossible koibito04…
- Nani? Demo05… je croyais que tu ressentais quelque chose pour moi, que c'était pas à cause de mon statut de geisha, de professionnel, pour une fois… Je me suis trompé alors…
- Iie06. Mais ça n'est pas possible car l'amour c'est un don de deux personnes, il est impossible qu'il y en aie une à donner et l'autre à recevoir… Chacun doit donner pour recevoir mille fois plus en retour…
Les yeux de Kai qui s'étaient brouillés de tristesse un instant auparavant étaient à présent noyé de larmes. Toshiya inquiet lui carressa la joue. Il lui demanda ce qui n'allait et lui assura qu'il l'aimait espérant ainsi faire cesser ses pleurs. Kai lui sauta au cou, hoquetant entre les larmes de joie et les sanglots qui lui oppressaient la poitrine. Leurs lèvres se lièrent à nouveau en un baiser mille fois plus passioné que le premier quand leurs lèvres se détachèrent. Kai trouva le moyen de lâcher sans reprendre son souffle.
- Ai shiteru07!
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Aoi marchait d'un rapide en suivant Kyô. Au bout d'un moment, il se décida à lui adresser enfin la parole.
- Kyô… Eto… c'est quoi la maison de Jui?
- Nani? Ah! C'est la grande maison de la débauche!
Il avait répondu avec un sourire si joyeux que Aoi se demandait s'il était sérieux. J'aurais dû lui demander ce que c'était avant d'accepter d'y aller! Trop tard pour faire demi-tour. De toute façon Kyô refuserait de retourner à l'appartement et il était hors de question de se promener seul dans ces ruelles. Surtout à cette heure et avec la tenue qu'il portait. Le tissu du yukata qu'il portait été plus épais que d'habitude mais il était évidemment qu'un yukata, quelle que soit son épaisseur, était une tenue un peu trop provocante pour ce genre d'endroit. Il arrivèrent bientôt devant une grande bâtisse. Kyô ouvrit la porte et invita Aoi à entrer en premier. La pièce où ils arrivèrent après avoir traversé l'entrée était éclairée de façon à ce que l'on se croit en plein jour. Aoi fut ébloui par les magnifiques couleurs de son propre yukata. Ça faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu sous une aussi bonne lumière. Kyô l'emmena jusqu'au bar où il retrouva des amis à lui. Aoi reconnut le petit dealer qui les avait accosté la veille lui et Tatsurou. Yomi le salua joyeusement et le félicita de sa réussite d'un ton chaleureux. Aoi le remercia. Il demanda une bière au serveur tandis que Kyô et Yomi commençaient à discuter. Ce fut Kyô qui lança le sujet de conversation.
- Dis Yomi, il est pas là Hitsugi?
- Iya06, ce soir il bosse.
- Ah…
- Qu'est-ce qui te plaît tant chez lui?
- Ahah! Les piercings… enfin, celui à la langue surtout!
Le brun tira la langue d'un air absent comme pour prouver qu'une langue sans piercing était immédiatement moins intéressante qu'une langue avec. Yomi sourit à son ami et lui proposa de lui présenter d'autres personne avec piercings à la langue et autre. Kyô lui sourit en guise de réponse. Et se leva pour le suivre. Aoi resta accoudé au bar et se mit à détailler chaque personne présente ici. A son avis, aucun n'aurait pus être geisha. Tous attendaient trop de leur partenaire. Une geisha ne doit attendre de son partenaire que de l'argent. Pas du plaisir. Mais tenta de s'enlever ces idées de la tête. Bientôt il ne serait plus geisha. Plus du tout. Il n'aurais plus aucune marque de sa vie passée. Et ça l'effrayait. Il ne voulait pas être renié. Il ne pouvait pas renier sa vie passée. Parce qu'il en avait tiré des choses auquelles il tenait. Ruki, Kai et même tous les autres. S'il n'avait pas été geisha, il n'aurait jamais été intéressé par ce combat que les gens d'ici menait. Il ne savait pas ce qu'il voulait. Mais il n'avait pas le choix. S'il voulait poursuivre ce combat, il devait effacer son passé. Mais jamais son passé ne s'effacerait de sa vie même si on le retirait de son corps souillé par tant d'inconnu. Il ferma un instant les yeux. Il lui fallait une cigarette pour se calmer. Après avoir failli mourir, il pouvait bien s'accorder ça. Il se tourna vers le barman, lui acheta un paquet et lui demanda s'il y avait moyen de fumer dehors. Le grand brun qui venait de lui donner le paquet lui sourit avant de lui indiquer la porte menant au "jardin". Le jardin ressemblait plus à une déchetterie. C'est ce que pensa Aoi quand il eut poussé la petite porte. Il le traversa, une cigarette à la main. Quand il eut réussi à passer entre les meubles jetés là, entre les bouteilles vides et entre les objets et formes indéterminée, il arriva au dessus d'un vide. Une crevasse. Il lui semblait que des maisons s'étaient installées dans ses cavités. Il s'assit au bord du gouffre et laissa ses pieds se balancer dans le vide. Il fuma ainsi une cigarette. Quand il l'eut fini il la jeta dans le précipice. Et s'étala sur le dos avant d'en rallumer une deuxième. Il voyait les volutes de fumée s'élever autour de lui. Ses yeux noirs brillaient, regardant fixement le ciel qui n'était pas là. Comment osent-ils empêcher les gens de voir le ciel? Voir des étoiles l'aurait rassuré mais il se dit que finalement, quand les gens pauvres voyaient le ciel, ça ne pouvait qu'être un mauvais présage par ici. Et il commença doucement à apprécier un peu plus ce ciel artificiel. Il entendit des pas se rapprocher mais ne bougea pas. Une vois légère et douce s'éleva alors, de la même manière que la fumée de cigarette qui sortait de sa bouche, ondulant et caressant.
- C'est dangereux ce que tu fais…
Aoi n'aimait pas cette voix ni cet homme. Il se redressa souplement, se releva et commença à s'éloigner de lui.
- Pourquoi tu me détestes tant Aoi?
Il ne voulait pas répondre mais il stoppa sans y faire attention. L'autre se rapprocha alors doucement de lui. Il sentit sa main frôler légèrement le bas de son dos, sous la ceinture de son yukata. Il se retourna alors violement et l'attrapa par le col pour le soulever.
- Kisama08! Tu ne me touche pas!
Le blond ne parut pas surpris par sa réaction et ne tenta pas de se dégager. Il se contenta de le regarder avec un léger sourire moqueur. En tendant le bras, il lui caressa doucement la joue.
- Tu veux pas me répondre?
Aoi soupira, le lâcha brusquement et s'éloigna à nouveau. Mais Jui lui sauta dessus et noua ses bras autour de sa taille, refusant de le lâcher. Aoi tenta un instant de défaire ses doigts qui serraient sa taille mais impossible. Il soupira à nouveau. Il se sentait mal. Presque triste.
- Parce que tu es le genre de personne que je n'aime pas. Voilà. Lâche-moi maintenant.
- Je suis le genre de personne que tu n'aimes pas? Mais tu ne sais pourtant rien de moi Aoi… Non, vraiment…
- Qu'y a-t-il à savoir sur toi Jui?
- Pas grand chose hélas… mais moi je sais une chose sur toi, c'est que tu ne m'aimes pas par jalousie.
- Nani? N'importe quoi!
- Tu m'en voulais d'avoir réussi à charmer Tatsurou si facilement, tu m'en veux parce que j'ai couché avec Reita, tu m'en veux parce que je suis libre tout en faisant les choses que toi tu était contraint et forcé de faire, tu m'en veux parce que je me suis intéressé à Tatsurou et pas à toi…
- Tu te plantes totallement.
- Arrête de mentir, je le sais très bien. Si je me suis plus intéressé à Tatsurou qu'à toi, c'est juste parce que toi, tu es plus compliqué. Tu me feras des histoires. Moi la seule chose que je voudrais, c'est passer une nuit avec toi, pour te consoler et te rassurer. Alors viens.
Jui desserra lentement ses doigts d'autour de sa taille et lui attrapa la main afin de le tirer à l'intérieur. Aoi se laissa faire. Il n'était pas capable de réagir. Jui avait bon sur toute la ligne, ça en devenait effrayant. Comment avait-il deviné son inquiétude? C'était juste un coup de bluff? La main de Jui était chaude et sèche. Agréable. Aoi resserra doucement ses doigts. Pourquoi pas après tout?
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Tatsurou se redressa sur le lit. C'était à Kai de choisir ce qu'il allait faire pour Daisuke. Mais il ne pensait pas Kai capable de tuer quelqu'un comme ça. De sang froid. Mais s'il en parlait aux autres alors… Il avait mal dormi. Son crâne le lançait. Il posa ses pieds sur le sol froid et se releva avant de se diriger vers la porte. Die tourna la tête vers lui et lui sourit. Il lui demanda comment ça allait.
- Bien, je vais bien. Mais comment va Daisuke?
- Mana dit qu'il devrait s'en sortir. Il lui a fait plusieures piqures. Apparemment il est sous le contrôle d'une drogue bizarre. Tu pourrais pas nous dire de quoi il s'agit? ça serait plus facile pour nous de le guérir si on savait à quoi on a à faire…
Tatsurou regarda un instant dans le vide puis son regard se posa sur la porte du cabinet médical de Mana.
- Je peux le voir?
Die acquiesça en haussant les épaules, supposant que Tatsurou ne voulait rien leur dire. Il retourna à ses papiers, oubliant presque la présence du garde du corps. Tatsurou ne faisait pas non plus attention à lui. La seule chose qui le préoccupait était la santé de l'assassin. Il ouvrit la porte du cabinet après avoir légèrement frappé. Mana lui décocha un regard noir avant de le reconnaître et de se retourner vers son patient sans rien dire. Daisuke était étendu comme mort.Tatsurou frissona et regarda Mana s'affairer autour de lui. Le médecin allait de son armoire à médicament à son patient. L'air préoccupé. Tatsurou hésita encore un instant avant d'oser l'interrompre.
- Ano… Si vous voulez, je peux vous dire ce que je sais à propos de cette drogue…
Le regard de Mana se posa à nouveau sur lui, lentement. Il le détailla avant de lui proposer de s'asseoir. Lui-même s'assit à son bureau et attendit que Tatsurou parle. Celui-ci s'éclaircit la gorge et hésita un moment sur comment commencer avant de se lancer.
- C'est une drogue pour s'assurer l'obéissance de quelqu'un. Eto… Je crois qu'on l'inhale. Tout le monde n'y est pas réceptif. Gackt devait l'utiliser sur moi mais ça n'a pas marché. A moins que ce soit moi la cause de cet échec, et non la drogue… Enfin, toujours est-il que la personne qui la prend ne se rappelle plus d'elle-même d'après ce que j'ai compris. Elle n'a plus aucun contrôle de ses envies en tout cas. Elle fera tout son possible pour exécuter l'ordre qu'on lui donne. Et le drogué n'est pas obligé d'en prendre trop souvent. Il reste sous son emprise durant un mois. Après, l'effet diminue. Et le résultat n'est plus aussi parfait. Enfin voilà… c'est tout ce que je sais…
Mana hocha légèrement la tête et se releva. Il se dirigea vers son armoire et en sortit un gros livre qu'il posa sur son bureau avant de le feuilleter. Il finit par s'arrêter sur une page qu'il lut en entier avant de lever la tête vers Tatsurou.
- Tu peux lire ça et me dire si tu penses que c'est cette drogue?
Tatsurou ne répondit pas immédiatement, stupéfait d'entendre la voix de Mana. Une voix grave et chaleureuse. Puis, se reprenant tant bien que mal, il se leva et alla lire la page. Quand il eut finit, il acquiesçat.
- Hai. Je pense que c'est ça.
- Arigatô09…
Mana referma son livre et alla le remettre sur l'armoire avant d'aller une nouvelle fois ausculter Daisuke. Quand il eut finit, il se tourna à nouveau vers Tatsurou.
- Veille sur lui, je vais chercher ce qu'il me faut pour le soigner.
Sans attendre de réponse, il sortit de la pièce après avoir posé un léger châle sur ses épaules. Tatsurou regarda la porte qui venait de se refermer derrière le médecin et son regard se posa sur le visage endormi de Daisuke. Une maigreur affolante avait dévorer ses traits. Fronçant les sourcils, Tatsurou se promit d'y remédier au plus vite. Ils allaient peut-être le sauver de là. Kai n'aurait pas à choisir. Simplement à le laisser faire. Il s'occuperait de Daisuke. Mais il se demandait s'il était conscient alors que la drogue hantait son sang. Peut-être avait-il alors conscience de ce qu'il faisait. Mais peut-être ne pouvait-il pas s'empêcher de le faire. Tatsurou pria que ça ne soit pas le cas parce qu'il savait que sinon, Daisuke s'en voudrait. Tu n'as rien à te reprocher tenshi no… Il s'approcha de lui lentement. Il dormait. Presque. Ses yeux s'agittaient derrière ses paupières closes. Il rêvait. A moins que ça ne soit un cauchemar. La main de Tatsurou se posa sur la joue du jeune homme endormi. Son sommeil était vraiment inquiétant. Tatsurou avait vraiment l'impression de se retrouver en face d'un cadavre. Sa joue était froide. Son regard se posa un instant sur ses lèvres mais il chassa de son esprit les pensées qui y arrivaient et détourna le regard. Puis cédant à une impulsion incontrôlable, il posa ses lèvres sur les siennes. Leur froideur failli lui mettre les larmes aux yeux. Il finit par relever la tête et se trouva face à Toshiya qui le regardait d'un air triste. Il rougit violemment et fit un pas en arrière.
- Je dois le tuer Tatsurou, j'en suis désolé.
- Pourquoi? Kai te l'as demandé?
- Non, mais il est incapable de choisir comme tu lui as demandé. Je vais donc lui simplifier la tâche. Sinon il va se sentir responsable de tous nos échecs.
- Laisse, c'est bon. Mana pense pouvoir le sauver. Tu n'as pas à le tuer.
- Où est Mana?
- Parti chercher des médicaments.
- Et qu'est-ce qui me prouve que tu ne me mens pas pour le protéger?
- Ta question est une insulte Toshiya. Je ne te pensais pas capable d'injures aussi osées… Mais s'il te faut une réponse, je dirais le fait que je ne mens jamais et que si je voulais le protéger de toi, il me suffirais de te tuer sur le champ.
Le regard de Tatsurou était glacial. Toshiya s'en voulut un instant d'avoir refusé de le croire. C'était stupide de sa part. Même s'il avait mentit, il aurait suffit d'attendre le retour de Mana pour le savoir. Le soupçonner ainsi ne mènerait à rien. Toshiya lui adressa un sourire d'excuse. Tatsurou se détendit, voyant que l'autre n'avait pas fait attention à l'énormité de ses propos. Il alla s'asseoir sur la chaise en face du bureau. Toshiya le regarda un instant avant que son regard ne se pose sur Daisuke. Il se rapprocha du jeune homme d'un pas timide et prudent. Il passa un doigt léger sur ses cheveux nuits. L'ombre d'un sourire passa sur les lèvres de Tatsurou. Toshiya lui sourit et sortit de la pièce sans un mot. Tatsurou le regarda sortir. Aussi silencieusement qu'il était arrivé. Son regard se reposa sur Daisuke mais cette fois-ci, il resta où il était. Ça lui suffisait déjà bien assez de pouvoir le voir.
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Aoi s'était redressé et s'était allumé une cigarette. Il n'aurait pas du recommencer. Maintenant, il n'arriverait plus à s'arrêter. Mais il n'en avait pas envie. Jui le regarda un instant avant de se redresser à son tour pour poser la tête sur son épaule.
- Alors Aoi, qu'est-ce qui t'angoisse à ce point?
Aoi ne répondait pas. Il souffla doucement la fumée. Son regard semblait pensif. Au bout d'un moment il soupira et appuya sa joue contre la tête de Jui.
- Je sais pas trop. Le fait d'effacer mon passé. De devoir me reconstruir un nouveau présent. Je ne veux pas oublier. Je ne veux pas qu'on m'oublie. Je crois que c'est ça qui me fait peur.
Il sentit Jui sourire et le blond attrapa la cigarette qu'il tenait entre ses doigts et la porta à ses lèvres. Alors qu'il expirait, Aoi récupéra sa cigarette.
- C'est dégueulasse, hein?
- Ouais… Mais c'est le moins dangereux…
- Ouais…
- Tu sais Aoi, je crois que tu ne me vois pas comme je le suis réellement.
- C'est à dire?
Jui se redressa et réfléchis un instant à ce qu'il allait dire.
- Disons que tu penses que je me bats en utilisant mon corps de la même manière que je l'ai fait l'autre jour avec Tatsurou. Tu crois que je me vends. Que je donne mon corps comme on donne un jouet. Mais ça n'est pas ça. Je tiens à mon corps. Je ne laisserais jamais personne lui faire du mal si je ne suis pas d'accord. Personne ne peut me toucher si je ne suis pas d'accord. Et je ne me bats pas ainsi d'habitude. C'est Nero qui me l'avait demandé… Eto… Qui me l'avait ordonné en fait…
- Nero utilise des moyens aussi mesquin pour combattre?
- Je crois aussi que tu as une vision trop pure du monde qui t'entoure aussi. Bien sûr que Nero utilise ce genre de moyen. Il en utiliserais des pires si ça pouvait lui assurer la victoire. Nous ne sommes pas les gentils et eux les méchants. Les gentils sont ceux qui sont encore en vie à la fin. Alors on juste à survivre à toute cette histoire et on pourra prétendre s'être battus pour la bonne cause. Si on perd, alors on sera les méchants rebels de l'histoire qui ont voulu renverser le gentil tyran. Mais garde ta vision pure Aoi, la perdre, c'est tomber de haut. C'est bien d'avoir encore des idéaux. Ça permet d'avoir l'impression de bien faire.
- Et de mal faire aussi.
- Oui, mais c'est encore pire d'avoir l'impression que ce que tu fais ne changera rien au final. Je t'assure. Continue à croire en ton combat. Kudasai10… ça nous sauvera peut-être tous.
- Tu sais, je ne suis pas si naïf que tu le penses, je sais que nous n'avons aucune chance contre Gackt… Je veux juste lui faire comprendre qu'il ne sera jamais le maître absolu et qu'il y aura toujours quelqu'un contre lui. Je sais que je vais mourir, et ceux que j'aime aussi, probablement. Mais celui que j'aimais de toute mon âme est déjà mort. Et c'est pour lui que je fais ça. Je le vengerais, je me le suis promis.
- Non, ne dis pas ça. C'est moi qui suis sensé penser comme ça. Toi tu dois croire en toi et garder espoir, c'est ton sourire franc qui les fera tous nous suivre. Crois en toi et les autre te suivront. Plus que n'importe qui parce que tu es quelqu'un qui inspire la confiance. Tu serais meilleur meneur que Nero si tu voulais bien avoir enfin confiance en toi-même.
- Arigatô…
- Et surtout, n'ai pas peur, personne ne t'oubliera, sauf les idiots et les gens qui ne comprennent rien…
Aoi passa ses bras autour du cou de Jui et l'embrassa tendrement. Celui-ci répondit à son baiser tout en passant sa main dans ses cheveux bruns. Leur corps se collèrent à nouveau pour mieux s'unir par la suite.
oOo
Reita pleurait sans bruit. Gackt était endormi contre lui. Il avait voulu se suicider en se coupant la langue avec les dents afin de s'étouffer avec son sang. Mais il en avait assez de souffrir. Donnez-moi un poison, qu'il me fasse mourir lentement, tranquillement… Pourquoi était-il là? Comment en était-il arrivé là? Pourquoi aimait-il cet homme à présent? Pourquoi aimait-il ce monstre? Il en était devenu un lui aussi. Il ne méritait rien de mieux que la souffrance à présent. Souffrance qu'il s'infligeait lui-même en se torturant l'esprit. Il aimait cette odeur sucrée. L'odeur de Gackt. Il L'aimait. Et s'en voulait. Il s'en voulait mais ne pouvait pas en vouloir à Gackt. Celui-ci remua légèrement contre lui. Il se réveillait. Reita ravala tant bien que mal ses larmes, espérant qu'Il ne verrait pas les trainées sur ses joues dans la pénombre de la cellule. Le brun releva la tête et fixa le visage de Reita avant de froncer les sourcils. Il planta son regard dans celui de Reita.
- Qu'est-ce que tu as Reita? Réponds-moi.
K'so11… Reita ne savait pas quoi répondre, son regard ne put que fuir celui de son amant. Il se planta sur la porte, par défaut, mais Gackt le compris autrement et demanda d'une voix affligée :
- Tu veux partir? C'est ça?
- Iie, s'exclama Reita, déconcerté pas la réaction de son amant.
Il s'arrêta en voyant Son air totallement étonné. Qu'est-ce qui pouvait bien lui arriver? Et puis tant pis, autant lui dire tout. Puisque de toute façon Gackt était un monstre, il s'en fichait de lui. Ne l'utilisait que comme jouet. Il devait s'y faire. Gackt se moquerait probablement de lui. Cela lui ferait probablement mal, mais ça le rassurerait sur les sentiments de Gackt. Il n'aurait plus aucune raison de l'aimer.
- Je ne devrais pas t'aimer. Et je voudrais mourir. Parce que je ne suis qu'un traître et que j'en ai marre de souffrir à cause de mes sentiments. J'en aie marre d'espérer qu'ils soient réciproques parce que ça me fait mal. Je voudrais mourir parce que je sais que tu ne fais ça que pour m'assassiner psychologiquement. " Plus l'espoir est grand, plus le désespoir l'est aussi…" C'est de toi. Et j'ai conscience que c'est que je suis en train de tester. Et je voudrais mourir avant de m'en rendre vraiment compte
Gackt le regarda un instant interdit. Puis passa doucement Ses bras autour de son cou. Il posa légèrement Ses lèvres sur les siennes et les caressa lentement de Sa langue. Reita se laissa faire. Il ouvrit tendrement les lèvres et laissa Gackt approfondir langoureusement le baiser. Les larmes roulaient à nouveau sur ses joues mais il laissait la langue de l'Autre s'approprier sa bouche avec douceur.Quand leurs lèvres se séparèrent, Reita se serra contre Gackt de toute ses forces.
- Mais même si tout ça est un mensonge, possède-moi encore, kudasai…
Et alors que Ses mains parcouraient son corps pour le satisfaire de caresses, Gackt lui murmura d'une voix passionnée:
- Crois-tu vraiment qu'il soit possible de mentir à ce point?
oOo
à suivre
oOoOo
o
°
+° Nyouh! Nyouh! °+
Alors voilà, Lu'chan qui est et reste ma bêta lectrice est insatisfaite de ce chapitre mais tant pis j'arrive pas à retravailler après donc soit j'efface tout, sois je laisse tel quel. Et la flemme d'effacer tout cette fois-ci encore! Eto… pas de lemon cette fois-ci Bon, d'accord, j'avoue, là aussi c'est une histoire de flemme…Et pis de toute façon, je pense que j'ai trouvé comment en placer un dans le prochain chapitre… Niark! Quel machiavellism de ma part ;p
Kyu qui va regarder la télé parce qu'elle a la flemme d'écrire ce soir. Na! (le 20/08/06)
Lexique:
01 Eto… : euh…
02Hai : Oui
03Sumimasen : désolé
04koibito : chéri
05nani? Demo… : quoi? Mais…
06Iie / Iya : Non
07Ai shiteru : je t'aime
08kisama : enfoiré
09arigatô : merci
10kudasai : par pitié, je t'en supplie, s'il te plait…(enfin vous voyez quoi )
11K'so : merde
