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l'amour est la seule passion qui ne souffre ni passé ni avenir

Chapitre9

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Ruki s'assit sur le bureau et regarda Uruha un instant. Il se leva, tourna un instant dans la pièce avant de se laisser tomber sur une chaise et de fixer à nouveau son amant. Celui-ci soupira avant de poser son livre et de retirer ses lunettes pour se tourner vers le petit blond.

- Qu'est-ce qui ne va pas?

- Rien, rien… Pourquoi tu demandes ça?

- Ruki… Réponds-moi…

Le ton était presque menaçant et Uruha avait froncé les sourcils. Il n'aimait pas que Ruki lui mente.

- Mais c'est rien, c'est juste que Rame m'inquiète.

- Ah. Lui.

- Uru-kun… Tu sais bien que tu n'as pas à avoir peur de la concurrence. Mais il est jeune, il m'inquiète, je me demande d'où il vient. S'il meurt dans un combat, on ne pourra pas prévenir sa famille. On ne sait rien de lui…

- Et alors? S'il voulait qu'on sache quoi que ce soit, il nous l'aurait dit. Je pense qu'il est sérieux. Tu peux me croire, il nous parlera de lui quand il se sentira en confiance et qu'il n'aura plus peur de nos réactions.

- Mais pourquoi est-ce qu'il se méfie de nous? Il sait très bien que je ne lui veux pas de mal…

- Oui, mais il préfère attendre. Il doit sûrement vouloir mieux te connaître avant de te parler de choses qui le touchent. Peut-être que des personnes se sont déjà moquées de lui, lui ont déjà fait croire qu'elles étaient ses amis pour mieux l'enfoncer après…

- Mmhhh… T'as peut-être raison… Je vais attendre un moment.

- Heureux de te voir revenir à la raison Tenshi no01.

Ruki lui rendit son sourire et Uruha remit ses lunettes avant de se replonger dans son livre. Le petit blond le regarda lire un instant avant de se mettre à remuer nerveusement sur sa chaise. Cette fois-ci, son amant fit semblant de ne pas y prêter attention. Il finit par stopper et poser les yeux sur ses mains, agrippées au bord de sa chaise. Puis, il releva la tête.

- Dis… Uruha…

- Mmmhh?

- Tu ne me sautes pas dessus ce soir?

- Je me demandais combien de temps tu mettrais avant de me le demander cette fois-ci, murmura Uruha en reposant son livre et en se levant.

Il se dirigea vers le petit blond qui le regardait avec un grand sourire. Ruki se leva lentement de sa chaise quand Uruha fut en face de lui et agrippa ses bras autour de son cou. Il regarda un instant le visage sérieux de son aîné avant de pouffer de rire. Uruha haussa un sourcil et tenta de se reculer mais le plus petit le retint doucement avec un air contrit.

- Sumimasen02, je ne voulais pas te blesser. T'es trop chou avec tes lunettes koïbito03…

- oh, ça va hein! J'suis obligé d'en mettre!

- Mais j'étais sérieux… T'es trop chou comme ça…

La voix de Ruki se fit perversement caressante alors qu'il collait leurs corps. Il glissa doucement ses doigts sous la chemise d'Uruha avant de la lui retirer, défaisant chaque bouton avec une lenteur calculée. Le grand blond commença à gémir dès que les mains de Ruki effleurèrent son torse. Quand le plus petit eut enfin enlevé la chemise de son amant, il se rapprocha encore pour coller plus lascivement leurs corps.

- Uru-chan… Si tu te mets à gémir comme ça dès que je te touche, je vais pas résister longtemps à l'envie de te sauter dessus…

- J'ai soudain envie de gémir encore plus vois-tu… Mais tout bien réfléchi, je préférerais que tu me fasses crier…

Ruki eut un sourire aussi vicieux que celui que son amant venait de lui décocher en terminant sa phrase et il unit leurs lèvres. Ses bras noués autour du cou du plus grand, il réussit à lier ses jambes autour de la taille de son amant. Celui-ci avança légèrement. Juste assez pour poser Ruki sur le bureau. Leurs bouches ne se quittaient pas et leurs mains dévêtaient l'autre aussi rapidement qu'elles le pouvaient. Quand les mains d'Uruha eurent enlevé sans trop de mal le tee-shirt du petit blond, l'une d'elle glissa sur son bras. Ruki retint un sursaut mais ne put s'empêcher de frissonner en sentant ce contact sur sa marque. Uruha le sentit et eut un instant une expression attristé. Il posa alors sa bouche sur l'épaule de son amant, la laissa glisser sur son bras, traçant un chemin avec sa langue. Quand il arriva à la marque, il y prit attention. Au grand dégoût de Ruki, il fit comme si c'était la chose la plus précieuse au monde. Le plus petit se laissa faire un moment mais finit par repousser doucement son aîné. Le grand blond le regarda avec un sourire assuré qui se décomposa quand il aperçut les larmes dans les yeux de son amant. Il l'attrapa par le poignet et l'attira brusquement vers lui pour le serrer dans ses bras.

- Uruha… Pourquoi t'as fait ça? Tu te souilles…

- Parce que pour moi, cette marque est une des choses les plus belles au monde, parce que elle fait partie de toi et que c'est toi tout entier que je veux posséder… Et parce que si tu n'avais pas été geisha, je ne t'aurais probablement jamais connu.

Ruki ne retint pas plus longtemps les sanglots qui lui montaient à la gorge. Uruha lui attrapa le visage entre ses mains avant de poser d'une douceur sans pareil ses lèvres sur les siennes. Ruki entrouvrit légèrement les lèvres, laissant la langue de son amant pénétrer dans sa bouche pour y chercher la sienne. Les jambes de Ruki entourèrent à nouveau la taille de son amant pour le rapprocher de lui. Uruha prit calmement le temps de finir de le déshabiller sans le bousculer. Tout en douceur, il le renversa sur le bureau. Sa bouche se posa sur le ventre du petit blond. Celui-ci gémit doucement, sentant où la caresse allait le mener et dénoua ses jambes. Alors que son amant s'emparait de son sexe endurcit de désir, il ne retint pas un cri. Et au fur et à mesure que les attentions de son aîné redoublaient d'intensité, il hurlait de plus en plus fort, montant dans les aigus. Uruha finit par relever la tête avec un air satisfait. Il se glissa contre son amant, entre ses jambes et le prit d'un mouvement souple. Ruki eut un petit gémissement de surprise avant de se mettre à crier de plaisir alors que Uruha entamait des mouvements de va-et-vient en lui. Les râles du plus âgé se mêlant aux cris suraigus de son amant, ils atteignirent ensemble le sommet du plaisir. Et quand il se fut libéré en son amant, Uruha se retira doucement et le prit dans ses bras afin de le ramener dans le lit. Il le déposa sous les couvertures et se glissa à ses côtés. Dès qu'il se fut glissé à son tour sous les draps, la petite tête blonde vient se bouiner contre son torse et les bras de son amant lui enserrèrent la taille. Il caressa tendrement les mèches blondes et attendit que son amant s'endorme pour se permettre de dormir à son tour. Il ferma doucement et calma sa respiration pour que Ruki croit qu'il dorme et s'endorme à son tour d'un sommeil paisible. Il sentit la petite tête blonde se décoller un instant de son torse, il sentit les lèvres du plus jeune se poser furtivement sur les siennes.

- Domô arigatô Uru-kun… Oyasumi nasai kokoro no…04

Le petit blond s'endormit après s'être bouiné un peu plus contre son amant mais sans voir le sourire agréablement surpris qui était apparu sur ses lèvres.

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Rame toqua à la porte avant d'oser entrer. Le chef le dévisagea d'un air méfiant avant de le reconnaître et de lui adresser enfin un sourire. Rame le lui rendit timidement en baissant les yeux. Il finit par relever la tête quand l'homme aux yeux rouges lui demanda ce qu'il souhaitait.

- Je dois parler à Aoi… En privé… C'est très important.

Le brun le regarda d'un air surpris. Nero les regarda tour à tour l'un l'autre avant de faire un petit signe à Aoi lui signifiant qu'il pouvait y aller, qu'ils reprendraient leur conversation plus tard. Aoi le remercia d'un hochement de tête, aussitôt imité par Rame et ils sortirent sans ajouter un mot sous le regard interrogatif du chef. Aoi suivait Rame, fixant son dos mais pensant à autre chose. Au bout d'un moment, il revint à la réalité et après s'être passé la main dans les cheveux, il adressa la parole au plus jeune.

- Rame… Où tu m'emmènes?

- Vous devez voir quelqu'un Aoi-san… Je ne peux vous en dire plus…

- C'est un traquenard?

Rame eut un petit rire sans joie avant de répondre dans un reniflement :

- Vous avez raison de vous défiez de moi, mais là, je ne prévois rien contre vous.

- Comment ça j'ai raison de me méfier de toi?

- Ça n'est pas d'importance pour l'instant… Je vous expliquerais ça après.

- J'y compte bien…

Rame sourit et finit par s'arrêter devant une petite bâtisse. Aoi regarda la maison d'un air méfiant. Il suivit Rame alors que celui-ci entrait dedans et se dirigeait sans peine dans les couloirs. Il finit par s'arrêter devant une petite porte qu'il ouvrit. Il sourit à la personne qui devait se trouver à l'intérieur et lui annonça d'un ton joyeux qu'il lui ramenait son invité. Quand il entendit la voix qui le remerciait, Aoi resta pétrifié de stupeur. La façon dont la porte était ouverte ne lui permettait pas de voir dans la pièce mais il devina sans peine qui s'y trouvait. Même si tout cela était illogique. Ça ne pouvait pas être lui. Rame sourit en le voyant ainsi et lui fit signe de le rejoindre. Aoi obtempéra sans discuter et regarda timidement dans la pièce. Reita lui sourit d'un air contrit.

- Désolé Aoi, je ne suis pas mort… Désolé de t'avoir menti…

Aoi le regarda un instant comme s'il ne comprenait pas ce qu'il venait de dire, mais quand il se reprit, il se précipita vers lui et se jeta dans ses bras. Reita, surpris, hésita un instant sur l'attitude a adopter et finit par serrer doucement Aoi contre lui. Rame sourit imperceptiblement et sortit en refermant la porte sans un bruit.

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Aoi avait posé sa tête sur le torse de Reita. Celui-ci passait sans y faire attention sa main dans les cheveux du brun. Ils discutaient depuis plus d'une heure. De tout et de rien. Ils parlaient sans chercher un sujet particulier, juste être ensemble et discuter. Même pas s'expliquer. Juste avoir un échange. Aoi passa doucement ses bras autour de la taille de Reita. Celui-ci accusa un sursaut de surprise avant de sourire et de déposer un baiser sur le front du brun.

- Alors tu vas repartir, hein?

- Hai…05

- Je dois continuer à aider la révolte. Je dois tuer Gackt. Même si ça n'est pas pour toi, ça sera pour tous les autres. Tu sais, ici, j'ai compris quel monstre il était. Il n'a pas d'âme…

- Si, tout le monde a une âme. Il ne l'aurait pas vendue. Il sait ce qui compte.

- Tu lui as parlé.

- Hai…

Il y eut un léger silence puis Aoi releva la tête pour fixer l'autre dans les yeux.

- Et pourquoi tu m'as dis être mort?

- Parce qu'il voulait te faire mourir pour moi. Je voulais que tu vives. Que tu t'en sortes. Je savais que ça n'était plus qu'une question de temps. Mais, s'il te plaît, quand je serais repartit, continue à faire comme si j'étais mort.

Aoi hocha la tête pour marquer son accord. De toute façon, il n'avait pas l'intention de parler de la survie de Reita. Les autres l'auraient recherché. Reita était venu juste le voir. Le voir lui. Pas les autres. Et il ne voulait pas savoir où avait été Reita avant. Il ne voulait pas savoir où il allait. Il ne voulait pas le suivre. Reita ne voulait pas qu'il le suive et il respecterait le choix de l'homme qu'il avait aimé. Maintenant qu'il l'avait revu, il se sentait plus libre. Ils n'avaient pas parlé de la rébellion, ni de eux. Mais ça lui avait quand même permis de faire le point sur pas mal de choses. Il tenait toujours à Reita mais ça n'était plus de l'amour qu'il ressentait pour lui. Bien sûr, il ressentait encore de l'attirance à son égard mais plus comme avant. Et Reita lui même semblait avoir changé. Il était à moitié distant. Mais il souriait sans cesse à son cadet. Comme s'il désirait le rassurer. Aoi savait qu'il n'avait pas conscience à quel point il avait changé et se dit que Reita avait une image fausse de lui. Il n'avait pourtant pas envie de le détromper. Si Reita l'aimait ainsi, autant qu'il croit qu'il était toujours le même. Mais les sentiments de Reita à son égard semblaient avoir changés eux aussi. Aoi sourit et fit ce qu'il rêvait de faire depuis qu'il avait vu Reita la première fois. Celui-ci eut un mouvement de recul dut à la surprise quand la langue du plus jeune s'aventura dans sa bouche mais se reprit rapidement et répondit avec tendresse au baiser. Quand leurs bouches se séparèrent, Aoi accrocha son regard à celui de Reita. Celui-ci eut à nouveau un sourire que Aoi lui fit rapidement ravaler en liant à nouveau leurs lèvres.

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Quand il frappa à la porte, Rame fut surpris de voir Aoi venir ouvrir immédiatement. Il lui sourit et le brun sortit de la pièce d'un pas calme avant de se diriger vers la sortie. Quand Rame lui proposa de le raccompagner, il déclina l'offre d'un mouvement de tête et d'un sourire triste. Rame le regarda partir avant d'aller voir Reita. Celui-ci se préparait à partir. Quand il aperçut Rame, leur regards se croisèrent un instant. Le petit brun se poussa légèrement pour laisser Reita passer. Il s'arrêta à la porte.

- Je vais retourner voir Gackt.

- Hai.

- Merci pour ce que tu as fait. Transmet mes remerciements à Hizumi… Désolé pour tout. Désolé de t'avoir embêté…

Il fut coupé dans sa phrase par un baiser de Rame. Un baiser chaste et pur qui le fit sursauter. Quand les lèvres du plus jeune quittèrent sa bouche, le petit brun posa un doigt sur sa bouche comme pour lui indiquer de se taire. Il ouvrit la porte et lui fit signe d'y aller. Reita passa la porte sans un mot. Il ne se retourna que quand il fut éloigné de la maison, pour répondre à Rame qui lui souhaitait bon courage. Le plus jeune lui faisait de grand signe de la main auquel il répondit joyeusement. Il était libre à présent. Il n'avait plus qu'à retourner voir Gackt. Il le tuerait probablement. Tant pis, il n'avait plus rien pour le retenir ici. Il marcha dans les rues presque vides. Il prit des chemins peu connu afin que personne ne le voit. Il s'en voulut quand il dut éviter Jui. Il aurait aimé parler une nouvelle fois avec le blond qui avait une philosophie de la vie si particulière et si agréable. Mais il ne devait pas le savoir vivant. Jui ne comprendrait pas toutes les complications qu'il s'imposait lui-même. Heureusement, sinon ça n'aurait plus été Jui. Il pressa encore le pas. Il voulait arriver au plus vite là-bas. Pour ne plus penser à rien d'autre qu'à Lui. Quand il arriva à proximité de la grande résidence, il passa sans un mot devant les gardiens montrant rapidement une carte. Les gardes ne vérifièrent pas si c'était bien la sienne ou si c'était réellement une carte d'employé. Il se dépêcha. Il connaissait par cœur la route pour aller à Son bureau. Il arriva enfin devant la grande porte. Un garde l'interpella.

- Il n'est pas dans Son bureau. Il est dans sa chambre avec un de Ses jouets… ça faisait longtemps qu'il n'en avait pas pris, c'est bizarre, il a recommencé cette nuit et il les use tous plus vite les uns que les autres…

- Je ne suis pas sûr qu'Il apprécierait de vous voir ainsi commenter Ses pulsions…

- Oh… Sumimasen… Je Vous en prie, ne Lui dites rien Monsieur…

- C'est bon, je passe pour cette fois, mais arrêtez ceci je vous en prie…

- Bien sûr Monsieur, encore désolé Monsieur…

Reita le regarda partir, quand le garde ne put plus le remarquer la dureté de son regard se transforma en infinie tristesse. Il se dirigea d'un pas lent vers la chambre. Il s'assit dos contre un mur quand il y fut arrivé. Il ferma les yeux. Les cris de douleurs qui lui parvenaient de l'autre côté de la porte lui déchiraient les tympans. C'est à cause de moi… Ou pas. Au bout d'un moment, les cris se turent. Les gardes entrèrent à l'appel de leur maître. Quand ils ressortirent, ils traînaient un jeune homme. Reita se leva d'un bond. Il s'approcha des gardes qui s'arrêtèrent. Il se pencha sur le visage du petit, il n'avait aucun doute, c'était un frère de Rame. La même forme de visage. Malgré les coupures et les traces de coups, on pouvait y voir des ressemblances. Reita finit par détourner le regard. Il sentait qu'il avait brusquement envie de vomir. Le jeune homme était définitivement mort. Reita se sentait mal. Il était si jeune. Et à présent, il n'était plus rien. Il donna un billet à un des gardes, avant de lui dire d'envoyer le corps dans le ghetto afin qu'un membre de sa famille puisse mettre le feu à son cadavre. Il donna l'adresse de l'immeuble de Mana. Le garde acquiesça.

- Si vous pouviez le nettoyer et l'habiller avant, ça serait parfait, merci…

Il s'inclina et annonça aux gardes que c'était lui le suivant, il entra dans la chambre sans bruit avant de fermer la porte derrière lui. Gackt était étalé sur le lit. Les draps auparavant blancs étaient à présent maculés de sang. Le sol autour du lit était tout aussi sale. Dans la main de Gackt, Reita aperçut un long rasoir. Le corps de l'homme aux cheveux longs semblait secoué de spasmes, comme des sanglots. Reita s'approcha du lit d'un pas léger. Gackt garda les yeux fermés en lui adressant la parole.

- Tu peux tenter de fuir maintenant, je vais te tuer comme j'ai tué tout les autres.

- Je sais…

Gackt reconnaissant cette voix sursauta et se tourna vers le nouveau venu. Il avait serré le poing qui tenait le rasoir et à présent, la lame lui pénétrait profondément dans la paume mais il n'y prêtait pas attention.

- Pourquoi… Pourquoi tu es là? Pourquoi tu es… revenu?

Son visage semblait crispé de douleur mais il ne desserrait pas la main autour de la lame. Ses poings ruisselaient de sang. Reita s'approcha de lui doucement, il lui enleva la lame de la main. Il lui attrapa le visage entre ses mains. Ses joues étaient humides. Il L'embrassa brièvement et sentit dans Sa bouche le goût des larmes.

- Pourquoi tu pleures Koibito?

- Parce que je les tue tous…

- Et pourquoi tu les tues?

- Parce qu'ils me voient pleurer.

Reita haussa un sourcil.

- Je vois…

Gackt lui adressa un sourire contrit avant de pencher la tête sur côté. Reita ne résista pas à l'envie de L'embrasser. Gackt lui passa les mains autour du cou comme pour l'attirer vers Lui mais Reita résista à la pression des bras de son amant et recula d'un pas. Celui-ci lui lança un regard triste.

- Désolé Gackuto, ici je peux pas, ça pue la mort… Je suis habitué mais je pourrais jamais te faire l'amour dans cet endroit. Te sauter oui, mais jamais te faire proprement l'amour…

- Je veux que tu me fasses du mal, s'il te plaît, je veux que tu me punisses d'avoir tuer ces gamins… Kudasai06…

- Compte pas sur moi pour ce genre de chose. Je ne suis pas là pour punir qui que ce soir, juste pour aimer mon monstre à moi…

Gackt baissa la tête avant de Se lever. Il attrapa le poignet de Reita avant de l'entraîner par une petite porte dérobée. A peine furent-ils dans le couloir, que Gackt plaqua Reita contre le mur pour l'embrasser à pleine bouche. Reita répondit violemment au baiser et retourna Gackt contre le mur. Il fit tomber son yukata à terre avant de laisser ses mains prendre à nouveau possession du corps de son amant. Tout en poussant de petits gémissement sous les attentions de Son amant, Gackt S'empressa de le déshabiller. La bouche de Reita entama rapidement Son corps. Gackt Se laissa faire, passant Sa main ensanglantée dans les cheveux méchés de blond. Quand la bouche de Reita revint à celle de son amant après avoir enflammé chaque partie de Son corps, Gackt passa tendrement ses bras autour de son cou et lia ses jambes autour de sa taille. Alors que Reita Le prenait avec tendresse, Il approcha Sa bouche de son oreille.

- Désolé de t'avoir du mal la dernière fois…

Il regarda avec inquiétude Son amant qui lui adressa un sourire triste.

- Désolé de ne pas avoir été d'accord la dernière fois Koibito…

Un sourire rassuré prit place sur les lèvres de Gackt où Reita piqua un léger baiser avant de poser sa bouche dans le cou de son amant alors qu'il accélérait progressivement les mouvements de va-et-vient. Gackt lui mordit l'épaule pour ne pas crier quand ils atteignirent l'apogée du plaisir. Reita se retira en douceur de son amant et lui déposa un léger baiser sur les lèvres avant de se laisser glisser à terre. Gackt Se laisser tomber contre lui. Il Se cala contre son amant et posa Sa tête dans le creux de son cou. Il eut un léger frisson.

- Désolé de t'avoir pris ici, koi07, il fait froid, je n'y avais pas pensé, viens, on va autre part.

- Iie… Je suis bien comme ça.

Reita sourit mais n'insista pas. Gackt avait fermé les yeux et se laissé bercer par leurs respirations qui se calmaient doucement. Il S'endormit lentement. Quand Reita entendit que sa respiration s'était totalement ralentie, il supposa qu'il avait sombrer dans le sommeil et ne voulut pas le réveiller. Il tendit légèrement le bras pour attraper le yukata qui était par terre et le passa autour d'eux, leur faisant une légère couverture. Il piqua un autre baiser sur Ses lèvres avant de poser sa tête sur la Sienne.

- Ça fait du bien d'être là Koi… C'était déprimant sans toi.

Reita ferma les yeux, tentant tant bien que mal de retenir les larmes qui lui venaient. Je suis vraiment un monstre moi aussi… Je suis capable de Lui pardonner toute Ses pires atrocités…Je suis un monstre ou un fou. Mais peu m'importe d'être fou s'Il l'est avec moi. J'espère seulement que Rame ne m'en voudra pas d'avoir été retrouver ce tyran. Que va-t-il penser en récupérant le corps de son frère? Tout ça c'est uniquement de ma faute. Je n'aurais pas du partir, j'aurais du le savoir, je suis stupide.

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Rame avait demandé à Die de se charger des préparatifs. Il tenait à incinérer son frère proprement. Il s'était chargé de l'habiller comme il fallait. Tout en lui passant les habits, il murmurait des paroles réconfortantes.

- Tu vas rejoindre Onii-san08 bientôt, ne t'en fais pas tenshi. Tu ne seras pas seul. Quand on aura brûlé ton corps, ton âme retrouvera la sienne. Vous serez bien à deux. Pourquoi Gackt ne s'en prend-il qu'à vous mes frères… Tout ça c'est de ma faute je sais. Je devais tous les haïr, et je me suis entiché pour leur cause. Elle me semblait si bonne, mais elle n'a pas réussi à te sauver. Gackt va tous vous tuer, je suis désolé de t'avoir mené à ta perte mon petit frère… Tu sais, j'ai payer un garde pour qu'il mette le feu au corps de notre frère, mais lui n'a pas eu la chanson. Je la chanterais en mettant le feu à ton bûcher. Tu auras le droit à une vraie cérémonie. Mais peut-être serais-je le seul, je ne peux pas assurer la présence de père, mais je suis sûr que tu ne regretteras pas cet égoïste violent. C'est de sa faute si on est là, n'est-ce pas petit frère… Mais tu sais, je leur en veux à tous même si ça n'est que de ma faute si vous êtes morts tous les deux, je ne ferais plus confiance à personne. Pars tranquille petit frère, n'ai pas peur, je viendrais bientôt vous retrouver et cette fois-ci, je vous protégerais comme il faudra. Je te le promets petit frère, dis-le à notre grand frère quand tu le verras. Et dis-lui que je l'aime. Je vous aime plus que tout petit frère…

Quand il eut finit de l'habiller, il embrassa ses paupières fermées avant de poser doucement ses lèvres sur les siennes. Il caressa doucement la joue de son frère avant de se redresser.

- Voilà petit frère, tu es prêt… Et moi aussi…

Il sortit de la chambre sans faire de bruit. Il regarda les autres qui discutaient. Il leur avait tout dit quand il était revenu après le départ de Reita. Nero avait eut une lueur assassine dans les yeux mais Aoi lui avait tout pardonné immédiatement. Finalement, ça lui avait servit à quelque chose d'aider Reita. Même s'il l'avait fait sans y penser. Mais il ne serait jamais ami avec Aoi. Parce qu'il ne serait jamais ami avec aucun d'entre eux. C'était de sa faute et de leur faute à tous si son frère était mort. Et il s'en voulait et il en voulait à tous pour ça. Il entra dans la salle en ne faisant pas attention. Il se dirigea vers la cafetière pour se servir une grande tasse. Il s'appuya au rebord de la table et son regard se perdit dans le vide alors qu'il portait la tasse à ses lèvres. Aoi lui jeta un regard triste avant de reprendre sa conversation avec Kai. Celui-ci parlait en faisant de grands gestes, un sourire réjouit semblait ne pas vouloir quitter ses lèvres. Toshiya qui était installé à côté de lui le regardait avec amusement. Rame essaya tant bien que mal de comprendre ce dont ils parlaient. N'y réussissant pas, il finit par le leur demander.

- On va se faire tatouer! Répondit un Kai surexcité.

- Ah.

- Pour ne plus avoir nos marques, précisa calmement Aoi.

Kai comprenant qu'il était peut-être trop enthousiaste baissa la tête avec une expression contrite. Il s'excusa dans un grommellement. Toshiya eut un petit rire avant de le prendre dans ses bras.

- C'est pas grave tenshi… c'est comme ça qu'on t'aime…

- C'est vrai? Demanda Kai avec un air innocent pas très crédible.

Comme il l'avait probablement prévu, Toshiya le lui confirma d'un baiser. Aoi les regardait avec un léger sourire. Rame finit rapidement sa tasse de café, la posa près de la cafetière et sortit sous le regard étonné des trois autres. Ruki qui était devant le bâtiment, profitant du soleil regarda Rame sortir avant de se précipiter vers lui pour se jeter dans ses bras.

- Ça va aller Rame-chan?

Rame eut un sourire surpris avant de reculer et de prendre le visage du blond entre ses mains.

- Tout va bien Ruki… Ne t'en fais pas pour moi, j'en vaut pas la peine…

Il serra doucement le blond dans ses bras avant de se rappeler qu'il avait été une geisha à la base lui aussi.

- Mais toi, ça va? Tu vas aller te faire tatouer aussi?

- Je sais pas… Uruha ne veut pas…

- Et alors? C'est toi qui choisi non? C'est ce que toi tu veux qui compte Ruki-kun.

- C'est ce que je lui dit, intervint Uruha qui discutait auparavant avec Daisuke. Mais je lui donne mon avis, et c'est un peu logique qu'il prenne en compte les avis qui lui sont donnés, non?

- Je ne vous critiquais pas Uruha-san, répondit Rame avec un sourire moqueur. Et je suis totalement d'accord pour qu'il prenne les avis des autres pour se forger le sien, mais pourquoi ne voulez-vous pas qu'il cache cette marque?

- Parce que ça serait cacher une partie de sa vie. Peut-être qu'il n'en est pas fier, mais ça fait partie de lui, et il ne peut pas s'en séparer. Certaines choses sont gravées en nous, on aura beau les dissimuler, on aura toujours conscience qu'elles influencent chacun de nos gestes, chacun de nos choix. Et parce que s'il n'avait pas eut ce passé et cette marque, nous ne serions pas là aujourd'hui. Tout simplement.

Rame eut un sourire satisfait.

- Et toi Rame-chan? T'en pense quoi?

- Tout dépends de comment tu vois ta propre marque Ruki, je ne peux pas t'aider sur ce point. Mais tu l'as bien choisi lui, dit-il en désignant Uruha, il est bien je crois…

Rame posa un baiser sur le front de Ruki avant de repartir. Il avait besoin de respirer un peu. Il sentit le regard étonné et mécontent de Uruha. Il tenait à son Ruki et ne supportait pas l'idée que quelqu'un d'autre bénéficie de son attention. Il sourit alors qu'il allait se dégourdir les jambes dans les petites rues. Le beau temps filtrait à travers le plafond. Et même si l'on ne voyait pas le ciel, on ressentait le soleil. C'est ça qui était mieux là-bas… On voyait le ciel… Il sentait que quelqu'un l'observait. Sensation très gênante. Il se terra brusquement dans une cachette improvisée. Celui qui le suivait ne le verrait pas là. Il attendit un moment. Puis une silhouette consentit à venir le chercher dans la ruelle. Quand il reconnut l'homme qui le suivait, il haussa un sourcil. Il se redressa et se glissa dans son dos sans qu'il ne le voit.

- Alors, pourquoi tu me suis? Demanda-t-il, faisant intentionnellement sursauter Tatsurou.

Le grand brun le regarda d'un air surpris et presque respectueux.

- T'es doué toi! J't'ai pas sentit venir…

- Pourquoi?

- Ordre de Nero.

- Je vois…

- Il m'a pas vraiment laissé le choix, si j'avais pu, j'aurais préféré rester avec Daisuke… Mais bon, il m'a dit de te suivre dès que tu sortais…

Rame serrait les poings, les muscles de sa mâchoires se contractaient nerveusement. Puis il soupira et leva les bras au ciel comme pour appeler un quelconque dieu à témoin. Tatsurou le regarda faire avec amusement.

- T'aurais mieux fait de ne rien nous dire tu sais…

- C'est ce que je vois mais comment j'aurais pu faire semblant d'être un des votres alors que je vous mentais?

Tatsurou haussa les épaules.

- Tout le monde ment aux autres et se ment à lui-même ici tu sais, tu n'aurais pas fait exception. Mais c'est vrai que c'est assez désagréable.

Alors que Rame soulevait un sourcil, Tatsurou fit un geste pour signifier que ça n'était rien.

- Où tu vas là?

- Nulle part, je me ballade, mais j'aime pas qu'on me suive, c'est tout.

- Je vois, mais j'ai pas trop le choix tu sais…

- Pourquoi t'obéis à Nero?

Tatsurou eut un petit rire amusé avant de répondre à voix basse.

- Parce qu'il fait peur quand il est en colère…

Rame sourit et haussa les épaules.

- Alors si je vais me promener avec quelqu'un, tu seras pas obligé de me suivre?

- Iie09.

- Ok, je ferais ça pour toi la prochaine fois. Bon, on rentre?

- Arigatou10!

Tatsurou fit un semblant de courbette et présenta son bras à Rame qui s'y agrippa immédiatement.

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Le blond se promenait sur les toits. Il s'arrêta brusquement. Dans une ruelle en dessous, un jeune homme semblait se faire tabasser. Il regarda un instant la scène avant d'être pris d'un doute. Il était trop près de la maison de Kyô à son goût. Il se dépêcha de descendre dans la rue. Il avait raison. Il connaissait brun roulé en boule qui encaissait les coups les yeux fermés. Il ne ressentit plus rien alors qu'il attrapait déjà le premier des agresseurs. Il retint à temps son coup, se rendant compte qu'il risquait de tuer son ennemi. Il se contenta de les assommer. Il hésita un instant à les tuer en les voyant étalés par terre à sa merci mais Il attrapa Kyô qu'il souleva sans problème. Il hésita un moment à l'endroit où l'emmener. Il n'avait pas envie de l'emmener chez Mana, il voulait s'occuper lui-même de Kyô. Mais il ne voulait pas non plus l'emmener dans sa maison. Ça n'était pas spécialement l'endroit adapté. Il se décida pour chez Hizumi sans savoir si celui-ci accepterait de lui ouvrir sa porte. Tant pis après tout. C'était le seul endroit qui n'était pas trop loin et où il voulait bien déposer un Kyô mal en point. Il mit Kyô sur son dos pour pouvoir avancer sans gène. Si le brun se réveillait ainsi, il l'étranglerait pour avoir osé le porter ainsi. Il valait mieux faire en sorte qu'il ne se réveille pas. Jui se faufila dans les ruelles sombres. Qu'est-ce que Kyô pouvait bien avoir fait pour qu'on le tabasse ainsi ? Il arriva chez Hizumi avant d'avoir trouvé. Il y avait mille possibilités bien sûr, mais il ne voyait pas laquelle était la plus probable. Peut-être le fait qu'il n'ait pas payé ses drogues, ça n'aurait pas été la première fois… Il dut frapper plusieurs fois avant que quelqu'un se décide enfin à ouvrir. Ce fut Zero qui le regarda avec étonnement.

- C'est rare que tu viennes nous rendre visite Jui…

- C'est un fait… Hizumi est là?

- Oui.

- Je dois lui demander quelque chose.

- Et?

- Va le chercher, baka11.

Zero sourit avant d'approcher son visage de celui de Jui, laissant ses lèvres à seulement quelques centimètres de celles du blond.

- On dit "s'il te plaît" mon cher Jui…

En voyant Jui froncer les sourcils, Zero eut un petit rire et se retourna légèrement.

- Hizumiiii! Quelqu'un pour toi!

Hizumi apparut quelques secondes plus tard et trouva Jui qui dévisageait méchamment Zero. Il eut un petit sourire avant de s'appuyer sur le chambranle de la porte et de demander à Jui ce qu'il voulait.

- Que tu me laisses soigner Kyô chez toi, kudasai…

Jui baissa la tête. Hizumi fronça les sourcils et regarda Kyô. Pour que Jui s'abaisse à lui demander ça, il ne devait pas avoir vraiment le choix, il lança un regard à Zero qui paraissait stupéfié par l'attitude de Jui. Hizumi hocha doucement la tête.

- Bien sûr, entrez…

Le blond le remercia d'un hochement de tête et entra à la suite d'Hizumi.

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Reita tenait le bras de son amant, refusant de le lâcher comme un enfant en plein caprice. Gackt souriait mais n'arrivait pas à le faire Le lâcher malgré toutes les ruses qu'Il enchaînait. Il finit par S'asseoir sur le lit.

- Je peux pas t'emmener takara no12… C'est une réunion d'affaires. Il n'y a qu'un seul moyen pour que tu viennes avec moi mais je veux pas te rabaisser à ce niveau…

- Si c'est le seul moyen, je suis d'accord.

Gackt eut une sorte de grimace de douleur.

- Faudrait que je te mettes un collier koibito, je peux pas, pas toi…

Reita le regarda un instant d'un air stupéfié. Puis, penchant la tête sur le côté, il sourit à son amant, passant tendrement sa main sur Sa joue.

- Si tu ne veux pas m'abaisser mais juste me garder avec toi de cette manière, je suis d'accord.

Gackt le regarda sans comprendre. Reita lui passa tendrement ses bras autour de Son coup. Il Le serra contre lui pendant un moment.

- Onegai13… Je veux plus que tu me quittes…

Gackt l'embrassa avec tendresse avant de se lever. Reita l'avait lâché. Il baissa la tête. Comment avait-il réussi à dire ça? Maintenant, Gackt allait quitter la chambre. Mais il aurait raison. Il n'avait pas le droit de Lui demander ça alors que c'était lui qui L'avait abandonné. Il fut tirer de ses pensées quand il sentit un tissu se poser sur ses épaules. Il regarda son amant d'un air étonné.

- Bah quoi? Tu crois que je vais laisser quelqu'un d'autre poser ses sales yeux sur ce corps?! Il est à moi ce corps mon cher.

Reita se leva alors qu'Il lui tirait sur le bras pour l'y forcer. Gackt lui passa le yukata et hésita un instant avant de se décider à lui mettre le collier en s'excusant. Reita le fit taire en lui posant un baiser impérieux sur les lèvres. Puis il se regarda dans la glace la plus proche et admira son collier.

- On y va?

- Tu es sûr que tu veux?

- Hai. Allez! Arrête de faire des manières koibito…

- Mmh…

Gackt regarda Reita un instant avant d'attraper la laisse et d'ouvrir la porte. Il passa le premier, à présent, ils jouaient leur rôles. Si Reita ouvrait la bouche, il ne pourrait plus s'adresser à Gackt comme à un égal comme il venait de commencer à le faire. Peu importait. Il suivit sagement Gackt, gardant la tête baissée. Ils allaient à la grande salle de réunion, les plus importants seraient là, voilà pourquoi Il ne pouvait pas l'emmener dans d'autres condition, Il avait une réputation à tenir, Il devait continuer à se faire craindre des autres. Il se doutait déjà un peu de qui il allait voir et priait pour qu'aucun ne le reconnaisse. Mais de toute façon, ça n'avait plus aucune importance, ça non plus. Ils arrivèrent enfin à la salle. Ils étaient probablement en retard. La porte s'ouvrit à leur approche. Reita fut surpris de constater qu'il ne connaissait pas les personnes présentes. Ils étaient seulement cinq. Il les détailla un à un. Il n'eut aucun mal à deviner leur affectation. Le premier fut le seul à lui poser problème. Ce grand blond maigre ne semblait pas désigné pour faire quelque chose en particulier et son visage lui rappelait quelqu'un. Juste une illusion probablement. Gackt regarda l'assemblée avant de s'asseoir en bout de table. Il demanda à ce qu'on apporte une chaise pour Reita.

- Voilà donc la première assemblée où je vous réunis enfin tous.

Il tira imperceptiblement sur la laisse, obligeant Reita à se pencher un peu plus vers lui.

- Je vais donc vous présenter.

Il désigna d'abord un grand brun aux cheveux longs avec un air presque arrogant.

- Voici Tetsu, mon homme de main, si vous avez des problèmes qui ne nécessite pas forcément mon intervention, c'est à lui que vous êtes priés de vous adresser.

Il montra ensuite l'homme qui se tenait à côté de Tetsu. Un brun aux cheveux courts cette fois, au visage très fin, très androgyne et à la posture provocante.

- Je vous présente ensuite Sanaka, c'est lui qui s'occupe de gérer les geishas, si un client veut marchander un des gosses ou juste avoir une séance, c'est lui qui fixe les prix, et c'est lui qui choisit pour toutes les geishas.

La bouche du dénommé Sanaka s'étira en un sourire satisfait et suggestif. Son voisin se redressa légèrement quand Gackt le désigna. Un sourire ne quittait pas ses lèvres, et une expression ironique flottait sur son visage.

- Puis voilà miyavi, c'est l'Espion. Il dirige les autres espions donc vous aurez probablement besoin de lui demander de l'aide à un moment ou un autre. Lui-même est un des meilleurs pour ne pas dire Le meilleur. Si vous avez des doutes ou que vous manquez de preuves, il suivra qui vous voudrez sans se faire repérer. Sachez tout de même qu'il ne faut pas abuser de ses services car je me réserve ce droit la plupart du temps. Mais de toute manière vu ses prix, je pense que vous éviterez…

Miyavi eut un moue boudeuse avant de retrouver un sourire amusé. Il tourna légèrement pour voir son voisin que Gackt allait présenter.

- C'est Satochi, le chef des gardes, mon garde du corps attitré. Si vous avez besoin d'utiliser la force, demandez-lui ses soldats, sa force à lui m'est réservée. Si quelqu'un essaie de l'éloigner de moi, je fais tuer cette personne sur le champs. Je pense que vous m'avez compris.

Personne ne répondit. Le grand blond sourit en voyant Gackt se tourner vers lui en dernier. Reita le regarda avec étonnement. Il ne s'était pas trompé sur les autres. Il y avait des signes qui ne trompaient pas. Le plus beau, qui aurait pu être geisha était forcément celui qui les dirigeait, celui qui semblait le plus fin était forcément l'espion, celui qui avait l'air le plus abruti était le chef des troupes. L'homme de main était celui qui correspondait le plus aux goûts de Gackt en manière d'hommes.

- Et enfin, voici Shinya… Il s'occupe… disons… du reste. Si vous avez un problème autre, que vous ne savez pas trop à qui vous adresser; c'est lui qui s'en charge. Mais Shinya, ne te laisses pas prendre pour un imbécile, refuse les affaires stupides et concentre-toi uniquement sur les choses importantes.

- Oui Monsieur…

- Bon, commençons la réunion.

Reita s'adossa sur sa chaise de manière à toujours voir Gackt tout en semblant soumis et respectueux. Ça n'était pas si mal d'être venu finalement, ainsi, il pourrait peut-être avoir des échos sur les problèmes du ghetto. Et puis il ne voulait vraiment plus quitter Gackt. Parce que s'il Le quittait encore, il aurait à nouveau des doutes sur Ses promesses. Et il en avait assez de douter de Lui.

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à suivre
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o
°

Nyouh! Nyouh! °+

C'est de pire en pire ce que j'écris moi… -- Bon, à cause d'une certaine Hikari, j'ai failli délirer sur un Shinya secrétaire mais je me suis retenue… Parce que moi, je l'aime mon Shinya et que je suis pas capable de lui faire des vacheries… 0) I'm an angel 3 chapitre neuf terminé! Et j'ai trouvé des méchants! 3 3 fière d'elle bon! A la suite! J'vais la finir cette histoire! J'vais la finir! Mais jsais pas dans combien de temps çç Allez, courage o

kyu qui veut tous les faire crever D (02/11/06)

Lexique :

01tenshi no : mon ange

02sumimasen : désolé

03koibito : chéri

04Domô arigatô…: merci beaucoup…

Oyasumi nasai : Bonne nuit

kokoro no : mon cœur

05hai : oui

06kudasai : par pitié

07koi : peut se voir comme le raccourci de koibito(chéri) mais koi signifie aussi "amour"

08onii-san : grand frère

09Iie : non

10arigatou : merci

11baka : idiot

12takara no: mon trésor

13onegai : s'il te plaît