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les hommes ne veulent jamais distinguer entre la conscience et la fidélité
Chapitre12
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Tatsurou leva les yeux vers le haut de la grande baraque. Il n'était jamais venu là en touriste. Chaque fois qu'il était passé ici, c'était avec Gackt, et c'était dans une voiture blindée pour rendre visite à l'homme qui dirigeait les Geishas. Die sourit en voyant son air abasourdi devant la si grande maison.
- C'est beau, hein?
Tatsurou se contenta d'acquiescer.
- C'est normal que ce soit beau, c'est une cage en or… Viens, entrons, je dois retrouver mon oiseau de paradis…
- Oiseau de paradis?
Tatsurou regarda le rouge avec un air surpris. Celui-ci sourit.
- Tu ne connais pas la chanson de l'oiseau de paradis?
- Iie, c'est quoi?
- Demande à ta Geisha de te la chanter tout à l'heure, c'est la seule chanson qui leur a été interdite. Mais ils la chantent, ils la transmettent, il la gardent au fond d'eux en secret, c'est un air de mort… C'est un air qui leur explique ce qu'il adviendra d'eux si ils ne font rien. Allez, viens, on a pas tout notre temps non plus…
Tatsurou le suivit sans un mot de plus. Die regarda un instant les Geishas présentes dans la salle. Shun n'était pas là. Avec un client? Il s'adressa à une autre geisha.
- Excusez-moi… Pourriez-vous me dire si Shun est par là?
La geisha se retourna d'un air surpris. Il le regarda un instant avant de se reprendre et de lui répondre.
- Shun? Le petit brun?
- Hai.
- Non, il n'est pas là aujourd'hui… Je suis chargé de m'occuper de ses clients, il me l'a demandé…
Die regarda le jeune homme qui lui faisait face. Si Shun le lui avait demandé… Il l'avait sûrement mis au courant à son sujet.
- Vous vous occupez de moi alors?
- Il semblerait oui
- Mon ami n'a pas de Geisha habituelle, il n'est jamais venu ici alors…
- Pas de problème, je vois quelqu'un qui devrait lui convenir.
Le grand jeune homme se retourna un instant et héla une autre geisha qui était installé tranquillement un peu plus loin. Le nouveau jeune homme s'approcha d'un pas calme. Son yukata plutôt court frôlait sensuellement ses jambes alors qu'il avançait. Il s'inclina légèrement devant les deux clients. Courbette que Die lui rendit poliment ce qui lui valu un regard surpris des deux Geishas.
- Voici Sakito, il s'occupera de votre ami.
Le regard de Sakito se posa sur Tatsurou qui fit une légère révérence pour le saluer ce qui lui valut un sourire de la part du jeune homme. Alors que Die suivait sa Geisha, Sakito entraîna son client à sa suite. Tatsurou le suivit sans un mot. Il n'était pas habitué à ce genre de chose et ça le stressait plus qu'autre chose. Il le dit à Sakito quand ils furent arrivés dans une sorte de petite chambre. Celui-ci sourit et lui dit de se détendre.
- Ne vous en faites pas Monsieur…
- Appelle-moi Tatsurou, ça sera déjà moins froid.
- D'accord.
- Et tutoie moi, s'il te plaît, sinon je me sens très impoli à te tutoyer…
- Il n'y a pas besoin d'être poli avec une geisha de mon rang monsieur… excusez-moi, Tatsurou… zut! Excuse-moi… Je crois que je vais avoir à m'y faire, ne m'en veux pas si je me trompe de temps en temps. Enfin… c'est surprenant que tu ne sois jamais venu ici auparavant…
- Mmmh…
Sakito se hâta de briser le silence qui voulait s'installer.
- Je peux faire quelque chose pour vous… eto… pour te mettre à l'aise?
- Tu sais chanter?
- Bien sûr!
- Tu pourrais me chanter une chanson?
- Sans problème. Vous en voulez une précise ou pas?
- La chanson de l'oiseau de paradis.
Sakito le regarda d'un air choqué.
- Ne dites pas ça si fort. Vous savez bien que c'est interdit ici monsieur! Je ne peux pas…
- S'il te plaît…
Tatsurou le regarda d'un air suppliant qui le fit soupirer.
- Je refuse toute responsabilité.
- Bien sûr. C'est moi qui te l'ai demandé.
Sakito lui adressa un sourire triste. Il s'installa tranquillement devant lui, ses deux pieds bien ancrés dans le sol, le menton légèrement relevé, et il entama la chanson d'une voix calme et posée. Tatsurou s'assit sur le lit, ne lâchant pas des yeux le visage serein du jeune homme au cheveux châtains. A mesure que la chanson avançait, le visage de celui-ci se faisait de plus en plus dur, comme s'il refusait d'y laisser apparaître quelconque marque de tristesse. Mais quand il eut fini de chanter, il ne put empêcher quelques larmes de couler sur ses joues. Sans qu'il s'en soit rendu compte, Tatsurou s'était levé et se trouvait face à lui. Il le prit dans ses bras comme il l'aurait avec un enfant qu'il aurait voulut consoler.
- Merci Sakito…
Le jeune homme hésita un instant avant de rendre son étreinte à son client. Il lui piqua un baiser sur les lèvres avant d'essuyer ses joues encore humides avec la manche de son yukata.
- C'est magnifique…
Sakito acquiesça avant de repasser ses bras autour du cou de Tatsurou et d'enfouir à nouveau son nez dans le creux de son épaule.
- C'est bon, t'es à l'aise maintenant Tatsurou?
- Je crois oui… Mais je pourrais pas coucher avec toi si ça te fais tant de mal…
Sakito eut un petit sourire contrit.
- Ça n'est qu'une chanson tu sais… Tout ce qu'elle dit n'est pas forcément la réalité. Mais de toute façon, tu me respectes, ça n'est pas pareil…
- Nani?
- Les autres ne me considèrent que comme un jouet, toi, tu te comportes bizarrement, t'es pas pareil…
Tatsurou eut un sourire amical.
- Dis-moi Sakito, t'as quel âge?
- Eto… 19ans. Pourquoi?
- T'es grand pour un môme! Et tu es là depuis si longtemps?
- Hai… Mais vous savez, on s'y habitue, et puis c'est beau ici…
- Je vois…
- Dis Tatsurou, tu veux bien me faire l'amour?
Le grand brun le regarda un instant, surpris, avant d'acquiescer avec un sourire chaleureux. Il cueillit tendrement ces lèvres qui s'offraient à lui. Il fit doucement tomber son yukata de ses épaules puis le souleva dans ses bras pour le déposer avec délicatesse sur le lit.
- Tu es beau.
Sakito sourit à ce compliment, on le lui avait souvent fait mais jamais de cette manière. Il embrassa tendrement les lèvres du brun qui s'allongeait sur lui.
- Arigatô.
Ses mains partirent déshabiller Tatsurou. Quand il eut réussi, il noua ses jambes autour de la taille de son client qui le pénétra doucement. Les mouvements de leurs corps se synchronisèrent bientôt en une même ondulation, d'abord lente qui allait accélérer lentement jusqu'à l'extase.
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Il regarda avec effroi où le blond l'avait emmené. Celui-ci s'était posé sans gène apparente sur une tombe et le regardait avec amusement.
- Ne t'en fais pas, il ne viendront pas nous déranger… Ici, on est au calme.
Le regard du jeune homme aux cheveux noirs se fit plein de reproche mais il reconnut que c'était un fait, personne ne les dérangerait ici. Le blond lui sourit et lui proposa de s'asseoir en face de lui.
- Allez Daisuke, ne fais pas de manière, ça ne les gène pas tu sais…
Il se résigna dans un grognement et alla s'asseoir juste en face de Jui.
- Par contre, je n'ai pas de thé ici, c'est ton choix, je suis pas magicien.
- Merci, je devrais réussir à m'en passer.
- Tant mieux!
Jui fut surpris de constater que pour une fois Daisuke acceptait de lui rendre son sourire. Il attendit un léger instant avant de le relancer.
- Alors, qu'est-ce qui ne va pas?
- Nero.
- T'as quoi comme problème avec Nero?
- Eto…
Daisuke hésita en rougissement, à bien y réfléchir, cela lui semblait stupide, surtout que Jui ne comprendrait pas, lui qui était si versatile. Mais le regard du blond était insistant, il attendait une explication.
- Il a envoyé Tatsurou aux putes, pour une soi-disant mission, où il est sensé servir de garde du corps à Die.
- Le salaud…
Daisuke regarda le blond d'un air surpris. Il avait l'air sincèrement énervé envers l'homme aux pupilles rouges. Quand Jui vit son regard interrogateur, il s'expliqua.
- Il est évident qu'il a fait en sorte que tu sois au courant pour faire beuguer votre couple. Die n'a en aucun cas besoin de garde du corps, il le sait très bien. Avant, il y allait seul sans problème.
- En même temps, c'est compréhensible qu'il veuille nous séparer…
- Ah ouais?
- Bah… Il ne veut pas que des histoires de couples viennent gêner la rébellion
- Il y a toujours eu des histoires de cul et ça n'a jamais posé de problème, il est parano ce mec.
- C'est peut-être un peu son rôle aussi, de prévoir les ennuis qui pourraient survenir…
Jui regarda d'un air suspicieux.
- T'es sûr que tu lui en veux?! Je te rappelle qu'il a fait chier ton Tatsurou…
Daisuke se passa la main dans les cheveux d'un air embarrassé. Il en voulait à Nero mais il s'efforçait de se résonner quand même. C'était normal qu'il fasse ça…
- Oui… Mais c'est aussi de ma faute, si j'avais accepté que Tatsurou couche avec quelqu'un d'autre pour la bonne cause, si j'avais pas pensé qu'à moi…
Il se sentait stupide maintenant. Il avait réfléchit à tout ça avant de parler à Tatsurou mais en parler à présent avec Jui lui faisait voir les choses différemment. Le blond eut l'air pensif un instant.
- Tu sais… Je pense que Tatsurou est triste de te perdre, mais si tu ne veux vraiment plus de lui, il comprendra… Je pense qu'il s'en veut, il doit penser qu'il aurait du refuser de s'engager dans la résistance, mais il l'a fait et maintenant, il ira jusqu'au bout. C'est pas son genre de rompre une promesse.
- Je sais.
- Mais il a changé depuis que vous vous êtes retrouvé, en ta présence, il essaie de rester le même qu'il était avant que… enfin, avant quoi. Parce que c'est comme ça que tu l'as aimé et il doit se dire que s'il change, tu ne voudras plus de lui. Ça m'inquiète un peu, ça m'attriste un peu… Vous ne devriez pas vous aimer tels que vous êtes?
Daisuke le dévisagea.
- T'as couché avec lui, toi.
Jui eut un instant d'hésitation avant de baisser la tête.
- Hai.
- C'est pas un problème! T'en fais pas! C'est juste que ça se voit.
- Ah?
- Oui…
Daisuke eut un léger sourire.
- Et tu préférais comment il était quand j'étais pas là je suppose.
- Oh! Pas pour pouvoir coucher avec lui! Mais il semblait moins prise de tête, il discutait plus facilement, et me semblait plus ouvert.
- C'est probable… Je sais pas pourquoi il est comme ça quand je suis là… Mais il fait toujours trop attention à moi comme si j'étais un objet rare et fragile.
- Peut-être simplement parce que c'est ce que tu es à ses yeux…
Daisuke releva la tête vers Jui d'un air surpris. Il l'avait dit sur un ton sérieux et le sourire moqueur qui était installé sur ses lèvres semblait teinté de sincérité. Daisuke fit "non" de la tête, comme pour chasser les pensées qui lui venaient à ce moment.
- Et c'est pour ça, que je ne peux pas rester avec lui. Parce qu'il ne m'Aime pas, il semble m'adorer, je supporte pas ça.
- T'as essayé de lui en parler?
- Non, mais ça ne servirait à rien, de toute façon, je n'arriverais jamais à lui expliquer clairement ce que je ressens.
Jui ne dit rien… Il se contenta de regarder Daisuke d'un air triste.
- Et… si jamais il cherche quelqu'un pour le consoler…
- Oui?
- Tu voudrais bien t'en charger…?
Daisuke avait légèrement rougi en disant ça.
- Nani?!
- C'est que je t'apprécie et… ça me rassurerait si c'était toi, je veux pas qu'il aille avec n'importe qui… Et comme tu sembles bien l'aimer… Et que c'est sûrement réciproque vu qu'il a couché avec toi… Enfin, je t'oblige pas, tu fais comme tu le sens…
- Non, ça ne me gène pas, ça me surprenait juste… beaucoup… venant de toi, c'est presque irréel…
Voyant l'air de plus en plus gêné du jeune homme, il s'arrêta. Et pris un ton sérieux et affectueux.
- Pas de problème. Ne t'en fais pas.
Daisuke toussota comme pour ravaler sa gène. Il adressa un sourire confus au blond.
- Eto… arigatô…
Il y eut un silence que Jui, fronçant les sourcils, interrompit.
- Demo… Où tu vas aller toi?
- Là-bas…
Voyant vers où se dirigeait son regard, Jui écarquilla les yeux.
- Tu vas choisir Gackt pour échapper à Nero?!
- Iie.
Jui eut un léger soupir de soulagement avant de fixer à nouveau son regard dans celui du jeune homme.
- Qu'est-ce que tu veux aller faire là-bas alors?
- Tuer Gackt.
Il y eut un long silence. Daisuke fixait le bout de ses chaussures alors que Jui le regardait, bouche bée, ne faisant pour une fois pas preuve de son grand sens de la répartie. Quand il se ressaisit, il prit sa tête entre ses mains et poussa un gémissement à fendre l'âme.
- Sur quel robin je suis tombé encore…?!
Il regarda Daisuke d'un air désespéré.
- Donc tu veux te suicider…
- Non, je veux faire la chose qui me semble la mieux.
- Et si Gackt te retombe dessus, s'il te réhypnotise à l'aide de drogue ou je ne sais quoi?!
- Je me battrais contre Nero.
- Et contre nous.
- J'en suis désolé.
- Ouais, bien sûr…
- Je suis désolé Jui, mais sur ce point, tu ne me feras pas changer d'avis.
- T'en es sûr.
- Hai.
- Et qu'est-ce que ça va t'apporter d'aller là-bas?
- Absolument rien, sinon la satisfaction d'avoir fait ce que j'avais à faire.
- Ce que tu pensais avoir à faire, corrigea Jui sur un ton de reproche.
- J'en suis sûr.
- Mais tu sais très bien que tu ne pourras rien contre Lui, ne?
- Hai. Mais si je me bouge, peut-être se décideront-ils à se bouger.
- T'es vraiment stupide, ça commence à bouger, ça avance, on y arrivera bientôt j'en suis sûr. Attends un peu avant de partir en martyr.
- C'est ce que j'accepte le mieux comme fin. Mais ne t'en fais pas pour moi Jui, ça ira, je suis résigné, résolu. Prêt.
La baffe partit sans qu'il s'en rende compte. Il dévisagea le blond, estomaqué. Pourquoi avait-il fait ça si soudainement? Il porta fébrilement la main à sa joue qui commençait déjà à lui brûler. Jui avait l'air découragé.
- Ça c'est pour toutes celles que tu mérites mais que je ne pourrais plus te donner. J'ai été gentil je trouve, parce que tu mérite bien plus.
- Tu ne me retiens pas?
- T'es grand non? Tu refuses d'entendre raison mais je pense que tu as réfléchi à ce que tu pensais devoir faire. Et si c'est la mieux de toutes les idées stupides qui ont dut te venir en tête… Assumes tes choix, c'est tout ce que je te demande.
Daisuke sourit alors que Jui lui faisait relever le menton pour le regarder dans les yeux.
- Mais promets-moi une chose, si tu fais ça, ne le fais que pour toi, pas pour quelqu'un d'autre, quel qu'il soit.
- Hai, je te le promets, c'est pour moi que je le fais, je suis beaucoup trop égoïste pour faire ça pour quelqu'un d'autre que moi-même.
Jui soupira en secouant la tête.
- Tu es décidément complètement stupide toi.
Le jeune homme aux cheveux noirs eut un petit rire qui lui valut un sourire triste de la part de Jui. Daisuke se leva et posa un léger baiser sur le front du blond. Il se retourna et s'inclina légèrement vers la tombe pour s'excuser auprès du mort qu'il avait dérangé. Alors qu'il s'éloignait, il fit un geste de la main à Jui pour lui dire Adieu.
- Si tu changes d'avis en route, viens me voir, je t'accueillerais loin de Nero et du chahut qu'il provoque.
- Merci, mais je ne changerais pas d'avis. Prends soin de Tatsurou.
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La geisha sourit. Le dénommé Die l'avait cru sans se poser de question. Shun était là, évidemment, où aurait-il été autrement? Peut importe. Il avait eut envie de voler ce client au petit brun. Ses cheveux rouges lui donnait un charme particulier et sa façon étrange de les respecter était assez attirante, il devait le reconnaître. Bien sûr, il aurait pu le laisser à Shun mais… de toute façon, il ne serait pas déçu du voyage. C'est moi le professionnel, je surpasse ce petit Shun sans problème. Le rouge le suivait sans un mot. Tout ce que la geisha espérait c'était qu'ils ne croisent pas Shun au hasard d'un couloir. Quand il arrivèrent enfin dans la chambre, il referma la porte derrière lui et regarda son client qui avançait timidement dans la pièce.
- Voulez-vous quelque chose de spécial?
- Non…
Le rouge détailla encore un instant la pièce avant de regarder enfin la geisha.
- Et vous?
- Oui.
Die eut l'air interloqué et sourit avant de lui demander quoi. La réponse fut brève, se résumant en un mot.
- Vous.
Die sourit et alors que le jeune homme était déjà collé langoureusement contre lui, son souffle chaud chatouillant ses lèvres, il lui souffla :
- Oh, je ne suis pas si spécial que ça…
Le brun sourit à son tour et laissa ses mains glisser sous le haut de Die. Il le lui retira avec une lenteur calculée. Son souffle chaud glissait sur le torse du rouge. Il happa ses lèvres un instant. Quand il sépara leurs bouches, son client avait retrouvé un air sérieux qu'il n'apprécia pas.
- Shun vous a parlé de moi? Il vous a tout dit?
Le brun eut un moment de doute. Qu'est-ce qu'il a? Il est impuissant ou quoi?! Mais il laissa collé sur ses lèvres son sourire le plus charmeur.
- Oui, tout.
- Bien, le message pour aujourd'hui, c'est que la révolte avance. Comme toujours en fait. Mais là, il semblerait que ça soit vrai…
La geisha ne dit rien et acquiesça. Il se félicita intérieurement d'avoir aussi bien encaissé le coup sans rien montrer. Alors ce beau jeune homme original n'était finalement qu'un vulgaire rebelle. Enfin bon, ça n'était pas une tare non plus. ça promet d'être palpitant… Alors qu'il laissait sa langue tracer un chemin dans le cou du rouge, puis remonter jusqu'à son oreille, il lui promit :
- Je le dirais à Shun, ne vous en fait pas, je lui en parlerais…
Il fut satisfait de voir le visage de son client se détendre réellement alors qu'il se laissait aller sous ses caresses.
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Kyô se débattit en frappant le torse de Zero de ses poings serrés. Celui-ci finit par les lui attraper afin de l'empêcher de le taper.
- Mais lâche-moi grosse brute!
- Je te l'avais dit avant que Rame ne vienne nous déranger, si t'es pas consentant, je peux pas faire autrement que te violer…
- Rame ne m'a pas dérangé personnellement, il a sauvé mon honneur.
- Et en quoi ton honneur aurait été sali si tu avais couché volontairement avec moi?!
Kyô se recroquevilla légèrement. Zero recommençait à s'énerver ça pouvait devenir dangereux pour lui.
- Je l'aurais perdu en tombant dans les bras d'un enfoiré qui profitait de la situation.
Zero le regarda un instant, son visage semblait s'être calmé mais il restait incompréhensif.
- De quelle situation?
- De moi qui était en position de faiblesse!
- Ah bon, t'étais en position de faiblesse?
- Je te rappelle que j'avais pleuré quelques instant juste avant, on dirait que ta mémoire te lâche alors je te rappelle aussi que c'était par ta faute!
- Ouais, peut-être… Mais, t'étais pas d'accord pour coucher avec moi tout à l'heure?
- Si, avant que je me rappelle que tu n'es qu'un enfoiré.
- Ah. Et… d'où tu tiens ça?
- De toutes les saloperies que tu m'avais dites.
- Mais t'étais au courant que je risquait de te violer et t'as dit que t'étais "prêt à prendre le risque"…
Kyô rougit mais préféra baisser la tête plutôt que de répondre. Zero sourit, il avait trouvé la faille du petit brun. Il le fit relever la tête du bout du doigt et plongea ses yeux dans les siens alors qu'un sourire moqueur s'installait sur ses lèvres.
- Tu m'expliques ça Kyô s'il te plaît… Si je juge l'explication bonne, je te fous la paix.
Le petit brun détacha comme il put son regard de celui de son vis-à-vis mais celui-ci refusait de le lâcher, attendant qu'il réponde sérieusement. Qu'est-ce que tu veux que je t'explique?! Que j'ai dit ça parce que je te trouves bien foutu, que t'as un visage qui n'est pas désagréable à voir… bien au contraire… et que tu me plaîs même si je refuse de l'avouer? C'est ça que tu veux que je te dise?! Mais si je te dis ça, je n'ai plus aucune excuse pour refuser de coucher avec toi et je peux dire adieu à ma réputation. Ne sachant plus comment réagir, Kyô fit comme dans ses anciennes habitudes. Il commença à râler contre Zero, tentant de s'échapper de sa poigne.
- Mais lâche-moi, t'es relou! J'pensais pas que tu disais ça en le pensant vraiment, c'est tout! J'ai dit ça pour déconner! J'pensais que j'pourrais éviter tes pulsions de mâle dominant! T'es qu'un con toi! Tu sais pas te maîtriser ou quoi?!
Zero eut un petit sourire et fit "non" de la tête d'un air désolé.
- Mauvaise réponse Kyô… Désolé, je te lâche pas.
Le petit brun se mit à lui crier des insultes à la figure mais le petit sourire ne quittait pas les lèvres de Zero. Soudain, le silence se fit quand le brun aux longues tresses plaqua sa bouche sur celle de Kyô pour le bâillonner. Quand leurs lèvres se séparèrent, le plus petit ne recommença pas à crier, il regardait Zero d'un air abasourdi. Celui-ci lui sourit en lui demandant d'un air faussement triste et inquiet s'il souhaitait vraiment qu'il le lâche et qu'il parte. Kyô se ressaisit et le regarda un instant, hésitant. Tant pis pour mon honneur, pour ce qu'il m'en reste à présent…
- Iie… Me lâche pas… Kisu shite…
Zero sourit et obéit immédiatement au petit brun. Kyô savoura le goût de sa langue dans sa bouche et sourit dans son baiser. J'aime décidément trop comment il embrasse…
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Die se rhabilla sans se hâter avec l'aide du brun. Celui-ci, tout en lui boutonnant son haut, les bras passées de chaque côté de son torse, déposait de temps en temps un baiser sur sa nuque, son épaules ou dans le haut de son dos. Quand il fut fin prêt, Die resta un instant assis sur le lit, savourant la sensation que lui procurait le souffle chaud de la Geisha dans son cou. Alors qu'il se levait enfin, il le retint par le poignet.
- C'était bien?
Die sourit à la question. La réponse était évidente et il devait déjà la connaître.
- Je n'aurais jamais pu aussi bien simuler tu sais…
Il posa un léger baiser sur ses lèvres.
- C'était magnifique tenshi.
Il y eut un léger silence. Die se dirigea enfin vers la porte mais il fut à nouveau retenu par l'homme avec qui il avait passé une partie de sa nuit.
- Tu reviendras me voir?
- Si tu me dis comment tu t'appelles…
Le brun lui fit un grand sourire avant de répondre. Die lui adressa un léger salut de la main et alors qu'il passait la porte, il lui lança :
- J'essaierais de repasser te voir Sanaka.
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Le brun attrapa le combiné posé près du lit et tapa rapidement un numéro. Ce fut une voix joyeuse qui lui répondit.
- Moshi-moshi?!
- Moshi-moshi, Sanaka desu, j'ai une mission pour vous.
Il entendit un soupir au bout du fil et quand la personne repris la parole, c'était d'une voix harassée. Ce changement d'attitude le fit sourire alors qu'il expliquait en quoi consistait cette mission. Quand il eut raccroché, il regarda la chambre qui l'entourait.
- Désolé de te faire ça Die, t'étais vraiment un bon coup…
Il frappa dans ses mains alors qu'il se levait pour s'habiller.
- Bon, c'est pas le tout mais j'ai rendez-vous avec un certain Shun moi!
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Uruha s'était assis sur le bureau et regardait Ruki qui tournait en rond dans la chambre.
- Alors?
- Alors quoi?!
Uruha fronça les sourcils en discernant l'agressivité dans la réponse de son petit blond.
- Qu'est-ce qui t'as décidé de le faire?
Ruki laissa passer un léger silence avant de répondre.
- J'en sais rien.
Uruha ferma les yeux et se pinça l'arête du nez. Si Ruki n'y mettait pas un peu plus de bonne volonté, ils n'iraient pas loin…
- Alors je suppose que c'est Die qui y a été avec toi…
Ruki hésita un instant sur l'attitude à adopter. Il valait mieux qu'il dise la vérité, son amant pourrait aller demander au rouge.
- Eto… hai.
Alors que le silence qui suivait cette réponse semblait vouloir se prolonger, Uruha se leva et attrapa Ruki, le forçant à le regarder.
- Pourquoi tu n'as pas voulu que je vienne Ruki?
Le petit blond ne put s'empêcher de rougir devant ce regard limpide. Il se sentait si sale, il ne comprenait pas pourquoi. Il détourna le regard. Quand ses yeux vinrent à nouveau se poser sur le visage d'Uruha, celui-ci le fixait d'un air décomposé, presque choqué. Ruki s'en voulut en lisant la douleur dans ses yeux. Il se mit sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur ses lèvres avant de lui adresser un sourire triste.
- Sumimasen, je voulais pas te blesser, je ne sais pas pourquoi, c'est tout… Je n'ai pas de réponse à tes questions koibito. Je ne me sens pas bien, excuse-moi, je vais aller prendre un petit thé et prendre un peu l'air, puis j'irais me coucher…
Ruki sortit de la chambre sans rien ajouter. Uruha le regarda partir d'un air triste. Tu choisis la fuite pour ne pas me faire souffrir mais j'en souffre encore plus koibito… Bientôt, on sera obligé de régler ça sérieusement, et ça sera encore plus douloureux que tout, je le crains…
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Aoi s'était installé à la petite table, en face de Yomi. Il avait trouvé un jeu de carte et s'efforçait d'apprendre les règles du "nain jaune" au petit brun. Celui-ci semblait s'amuser à emmêler toutes les règles pour obliger Aoi à tout réexpliquer. Au bout d'un moment, il reposa ses cartes sur la table et regarda Aoi d'un air sérieux.
- Dis, t'aurais pas un jeu qui s'appelle le nain brun, ça m'irait mieux!
Aoi ne put s'empêcher d'exploser de rire. Ce qui sembla satisfaire le petit dealer.
- Non, mais c'est vrai, le nain jaune, c'est fait pour Ruki, pas pour moi!
Le "nain jaune" en question se contenta de tirer la langue au petit brun d'un air amusé. Il finit son thé tranquillement alors que Aoi reprenait tout depuis le début. Il reposa la tasse dans l'évier avant d'attraper une veste pour sortir. Quand Uruha arriva à son tour dans le petit salon, ils avaient abandonné le jeu et Yomi en avait appris un à Aoi, auquel ils jouaient depuis cinq minutes. Uruha s'installa dans le canapé derrière Yomi. Il n'avait aucun risque de malédiction étant donné que le petit brun était posé par terre, dans une position que le brun qui jouait avec lui devait lui avoir montrée. Assis sur ses talons, il était trop dans son jeu et il ne remarqua pas tout de suite le grand blond. Il ne se rendit compte de sa présence que quand il vit Aoi sourire à quelqu'un dans son dos. Il se retourna alors pour voir le grand blond et lui adresser un sourire ravi.
- Tu veux jouer?
- Non, merci…
- Si tu cherches ton nain jaune, il est sortit.
- Je sais.
- Je vois, vous vous prévenez de chacun de vos déplacement…
Le ton de Yomi était moqueur mon son sourire amusé disparu quand il remarqua l'air triste du blond.
- Apparemment pas…
Aoi qui avait aussi perçut la nostalgie dans le ton d'Uruha le regarda avec inquiétude. Ne voulant pas qu'on s'inquiète sur son sort, celui-ci réaffirma tant bien que mal un sourire léger sur ses lèvres. Yomi détourna alors la tête. Aoi le regarda avec amusement.
- Qu'est-ce que t'as, monsieur le nain brun?
- Eto… c'est juste que quand je le vois sourire comme ça, ça me donne envie de l'embrasser alors… Je fais en sorte de me sortir ça de la tête…
Aoi le regarda d'un air stupéfait alors que Uruha piquait un léger fard qu'il s'efforça de dissimuler sous ses mèches en désordre. Quand il croisa le regard d'Aoi, Yomi eut un léger sourire contrit.
- Tu me demandes, je te réponds…
- Je vois ça… Au moins c'est honnête…
Yomi lui fit un petit clin d'œil.
- Hé hé! Plus honnête que moi, tu trouves pas!
Jui entra, alors que Aoi pouffait de rire. Il se dirigea vers la cafetière sans un regard au trois autres. Quand Yomi remarqua son allure de mort-vivant, il alla le chercher pour le ramener sur le canapé.
- Qu'est-ce qui ne va pas Jui?
- Tout. Surtout Nero je crois.
- Ah…
Il fit signe à Aoi que tout allait bien avant de lui dire à voix basse –mais que Jui entendit tout de même – :
- T'en fais pas, c'est ça crise mensuelle, c'est pas trop grave…
- Non, c'est pas ça, c'est Daisuke.
Aoi le regarda avec étonnement.
- Qu'est-ce qu'il a Daisuke?
Jui le regarda un instant, hésitant.
- Rien, rien d'important… se contenta-t-il de répondre en plongeant du nez dans sa tasse de café.
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Sanaka s'inclina légèrement quand Gackt entra dans la pièce. Il lui fit signe de s'asseoir et S'installa derrière Son bureau.
- Que voulais-tu me dire?
- J'ai envoyé miyavi espionner les rebelles.
- Et comment as-tu trouvé de vrais rebelles? Tous les habitants du ghetto n'en sont pas tu sais, ils sont même une minorité.
- Je sais mais… Un est venu pour les services d'une geisha, il devait lui passer un message. Et d'après ce qu'il a dit, ça commence réellement à bouger de leur côté…
- C'est cette geisha qui te l'as dit?
Sanaka hésita un instant mais n'en montra rien. Il approuva, toujours égal à lui-même.
- Remercie-la de ma part.
- D'accord.
Gackt lui fit signe qu'il pouvait partir et Sanaka obtempéra. Il se leva sans un bruit et alors qu'il se dirigeait vers la porte, Gackt le retint.
- Sanaka… évite de me mentir une seconde fois…
Le brun s'immobilisa, il n'osa pas se retourner.
- J'espère que tu l'a punie comme il fallait cette Geisha….
- Oui monsieur.
- Bien. Tu peux y aller.
Sanaka attendit d'être assez loin pour laisser aller son soulagement. Il ne le referais plus. Comment avait-Il pu deviner qu'il mentait? Il aurait du s'en douter, Il savait tout. Il sortit de bâtiment d'un pas rapide. Il allait retrouver sa voiture au plus vite, et retourner chez lui. Dans sa cage en or. Il ne lui avait pas demandé de précision sur la punition de Shun. Tant mieux, Il n'aurait pas compris la douleur qu'il lui avait infligé. A présent, le jeune brun n'était plus qu'un jouet pour le vieux porcs bourrés de fric qui venait à la recherche de violence dans leurs rapports. Ça n'était apparemment pas les goûts de la geisha, mais une geisha ne devait que se plier aux désirs de son maître. Et il s'y ferait une fois que ses premières coupures auraient cicatrisées. Tu t'y feras comme je m'y étais fait Shun-kun.
oOo
Kyô eut un frisson quand les mains de Zero passèrent sous son tee-shirt. Oh mon dieu! Rame, reviens! Onegaï! Je peux pas coucher avec lui, c'est trop dangereux! J'ai trop envie de lui, mais je ne peux pas! Le brun aux longues tresses s'arrêta quand il sentit le plus petit se crisper contre lui. Il le regarda d'un air inquiet.
- Quelque chose ne va pas Kyô-kun?
Celui-ci ne put s'empêcher de rougir au grand étonnement de Zero.
- Qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qui te gène?
- Tu crois que c'est une bonne idée qu'on couche ensemble?
- Non, mais je m'en fous, j'ai toujours fait ce que je voulais et pas ce que je devais faire.
- Demo…
- Tu veux pas, c'est ça?
- Non, c'est pas ça… C'est juste que…
- Que quoi?!
- Que je veux peut-être un peu trop… Tu fais sûrement ça pour t'amuser et je n'ai pas envie d'en souffrir. En plus j'suis en manque, alors j'suis pas dans le meilleur de ma forme.
- Kyô, il faut que je t'explique une chose…
- Nani?
- Tu vas oublier toutes tes drogues, à partir de maintenant, t'en aura plus qu'une.
- Laquelle?
- Moi.
Kyô le regarda interloqué. Il ne se départit pas de son expression de surprise quand Zero le renversa en douceur sur le lit alors qu'il lui enlevait ses vêtements sans hâte. Ce fut le froid des mains du grand brun sur son corps qui le fit revenir à la réalité. Il était déjà quasiment nu. Il attrapa Zero par ses tresses afin de rapprocher leurs visages. Celui-ci n'attendit pas que son souffle chaud vienne caresser ses lèvres, il s'appropria immédiatement sa bouche. Kyô laissa alors ses mains vagabonder sur le corps du brun tressé, enlevant au fur et à mesure de ses caresses une partie de ses vêtements. Une fois qu'il l'eut déshabillé, il laissa Zero mener la danse. Celui-ci posa sa bouche dans le creux de son cou pour y appliquer un suçon.
- Voilà la marque que tu as bien pris ta drogue…
Kyô le regarda avec un sourire.
- J'ai bien envie de risquer l'overdose…
- C'est toi qui l'a demandé!
Zero le souleva par les cuisses pour le pénétrer. Il commença à mouvoir leurs corps au même rythme, ne cessant pas d'abreuver le corps du petit brun de caresses de plus en plus insistantes. Sentant que les mains de son partenaire descendait de plus en plus bas, Kyô gémit par avance et quand elle dépassèrent la limite de son bas-ventre, il se cambra de plaisir. Il se força à rouvrir les yeux pour pouvoir contempler le visage de son amant. Celui-ci avait aussi fermé les yeux de plaisir, accélérant lentement ses mouvements de va-et-viens en son amant. Kyô attrapa une nouvelle fois ses tresses pour attirer son attention. Zero le regarda, attendant qu'il lui dise ce qu'il voulait lui dire. Kyô hésita un moment, rougissant légèrement, il reprit tant bien que mal sa respiration pour pouvoir parler.
- Regardes-moi… Onegaï, regardes-moi…
Zero sourit et plongea ses yeux d'un bleu pâle presque blanc dans les siens. Kyô se sentit atteindre l'extase peu avant son amant. Il sentit le brun au longues tresses se libérer en lui avant de se retirer avec une étrange délicatesse. Il se laissa tomber à côté de lui, ne voulant pas écraser le plus petit. Ils savourèrent ce moment qui suit l'apogée du plaisir, côte à côte, les yeux grand ouverts, fixé sur le plafond. Kyô remua légèrement. Son amant tourna la tête vers lui pour lui adresser un sourire ravi. Kyô eut une petite grimace de douleur.
- Qu'est-ce qu'il y a?
- Eto… la prochaine fois, essaie de passer un peu moins rapidement sur les préliminaires…
- Aïe… Sumimasen…
Kyô eut un petit rire amusé.
- Tu es tout excusé Zero. En temps normal ça m'aurait pas gêné, mais quand j'ai pas mes drogues, j'ai un peu plus de mal avec la manière forte…
Il y eut un silence.
- Tu veux pas que Hizumi le sache?
- Bah, avant je voulais pas qu'il sache que j'avais des vues sur toi, mais… Si t'es vraiment avec moi, ça ne me gène pas.
Kyô lui sourit. Zero le regarda d'un air triste.
- Mais toi, tu veux pas que ça se sache, pour ton honneur non?
- Je n'en ai plus rien à foutre de mon honneur si on est vraiment ensemble…
Zero acquiesça. Il avait compris le message. Kyô voulait aussi que ce soit sérieux et pas juste le coup d'un soir. Kyô posa sa tête dans le creux de son épaule et il ne résista pas à l'envie d'enlacer cette petite bête brune. Quand Kyô releva la tête vers lui avec son expression enfantine, il captura ses lèvres avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit. Quand il sentit son petit amant s'asseoir sur son bas-ventre, il le regarda avec étonnement.
- T'en veux encore?
- J'ai besoin d'une double dose ce soir…
- Seulement une double dose? Souffla le grand brun avec un sourire pervers.
- Oui, sauf si t'es pas assez doué pour m'épuiser en deux essais…
Zero fronça les sourcils à la réponse du petit brun. Il avait toujours eut pour habitude de relever les défis, il allait en faire baver son amant. On va voir ce qu'on va voir!
oOo
Die du éviter le petit blond qui marchait droit devant lui sans regarder où il allait. Il le rattrapa par le bras. Celui-ci sursauta et le regarda avec effroi avant de se reprendre et de lui adresser un sourire triste.
- Ça va Ruki?
- Oui, oui…
- Où tu cours comme ça?
- Nulle part, je prends l'air…
Die le regarda en haussant un sourcil. Il n'avait pas lâché son poignet.
- Allez, viens, on rentre.
- Non, je veux pas retourner là tout de suite…
- Où tu veux aller alors?
- Je sais pas, mais je veux pas y retourner.
- Et où tu vas dormir?
- Dehors, pourquoi pas?
Die soupira en se pinçant l'arête du nez.
- T'as pas conscience du danger ou quoi?
- Iie.
Le rouge le regarda un instant d'un air désespéré.
- Allez, viens, j'vais trouver un endroit où on pourra discuter en paix.
Ruki le suivit sans rechigner. De toute façon, il avait froid, et il voulait boire un thé. Die le mena à travers des petites rues, entre les grands immeubles, et s'arrêta devant une petite baraque. Il lui présenta la maison.
- Nous voilà chez Hide, enfin, c'est sa maison de repos, il est pas là souvent. Il doit encore être à sa boutique, je pense. Allez, viens, on entre.
Ruki suivit Die dans la petite maison sans rechigner. A l'intérieur, il faisait bon, et tout semblait fait pour qu'on se sente à l'aise dès qu'on était entré dans la maison. Die se dirigea sans hésiter vers une petite pièce adjacente, laissant Ruki, ne sachant comment réagir, dans la petite pièce. Quand il revint, le petit blond n'avait pas bougé. Il lui adressa un sourire chaleureux et l'invita à s'asseoir sur un des petits canapés rouges. Quand Ruki eut choisit sa place, Die lui posa une tasse brûlante entre les mains et s'installa en face de lui. Il le regarda dans les yeux un moment avant de lui demander ce qui n'allait pas.
- Moi…
- Nani?
- Moi, je vais pas bien, je sais pas pourquoi, je change il semblerait, et j'aime pas ça.
- Comment ça tu changes?
- Je sais pas, je réagis bizarrement, je ne me comprends plus, je deviens immoral il me semble…
- Qu'est-ce qui te fait dire que tu es immoral?
Die le regardait d'un air surpris, un sourire amusé aux lèvres. Ruki avala une gorgée de thé et garda la tête baissée en répondant.
- Le fait que j'ai envie de te sauter dessus…
Il y eut un long silence. Ruki se décida enfin à relever la tête pour croiser le regard du rouge. Celui-ci avait l'air choqué. Il ouvrit la bouche, la referma, lui donnant l'air d'un poisson hors de l'eau. Il se décida enfin à reprendre la parole d'une voix étranglée.
- Nani?!
- Eto… j'y peux rien… Mais je crois que Uruha le sait, et on s'est à moitié disputé à cause de ça… Je ne sais pas comment faire. Je ne veux pas le blesser…
- Si tu n'as pas envie de rester avec lui, dis-le lui avant qu'il en ait la certitude par lui-même, ça le blesserait encore plus.
Die tentait de reprendre sa contenance comme il pouvait ce qui fit gentiment sourire le petit blond. Il tapota légèrement de ses doigts sur sa tasse avant d'oser se lancer.
- Et… toi? ça te gênerais que je te saute dessus?
Il était rouge mais s'efforçait de ne pas détourner le regard. Die baissa les yeux, ses joues aussi rouge que ses cheveux. Il soupira avant de répondre.
- ça serait mal.
- Les notions de bien et de mal sont des notions très vagues à mon goût…
- Oui, c'est vrai, mais elles existent quand même.
Ruki le regarda un instant d'un air pensif. L'écarlate de ses joues s'était légèrement atténué.
- Bon, je vais y aller… Je crois que ça vaut mieux.
Die se leva et le raccompagna. Une fois arrivé à la porte, il se retourna vers le rouge et lui adressa un petit sourire contrit.
- Désolé Die, j'aurais pas du te faire chier avec ça… mais s'il te plaît, ne m'évite pas même si tu sais ce que je ressens pour toi…
- Non, ne t'en fais pas.
Die lui rendit chaleureusement son sourire. Le petit blond se mordit la lèvre mais ne résista à l'envie et attrapa le rouge par la nuque pour l'obliger à se baisser afin qu'il puisse l'embrasser. Die ne résista pas à la pression de ses doigts sur son cou, trop surpris par le geste de Ruki pour réagir rapidement. Le petit blond laissa une main glisser légèrement sur le torse de Die alors qu'il le faisait reculer contre le mur. Celui-ci, reprenant conscience de la situation se détacha avec précipitation du petit blond.
- Arrête, on ne doit pas faire ça. C'est mal je t'ai dit.
- Je sais, mais j'en ai marre de ne faire que des choses bien… Laisse-moi, s'il te plaît… Je te veux trop…
Ruki n'attendit pas de réponse de la part du rouge et laissa ses mains s'enfuir sous son tee-shirt pour le lui enlever. Die le regardait avec un semblant de peur. Il ne savait plus comment réagir. Ruki avait pourtant dit qu'il ne… Non, il n'avait rien promis. Il s'était juste excusé. Il avait conscience que Uruha risquait de le haïr s'il l'apprenait, mais les petites mains qui parcouraient attivement son torse avant de partir défaire son pantalon eurent raison de sa modération et il se laissa aller, cueillant au passage les lèvres du blond.
oOo
à suivre
oOoOo
o
°
+° Nyouh! Nyouh!
'tain, qu'est-ce qu'elle me fera pas faire ma bêta-lectrice… J'espère juste que cette bakatte va m'aider à débloquer la situation oo Je bloque moi là! à l'aide! Quelqu'un! ? çç Non, ma bêta-lectrice n'est pas là, je suis seule dans un enfer campagnard avec macabre en boucle… thanks to Deg 3kyu, qui est fière parce qu'elle n'a pas trop bouffé au nouvel an oo ( le 01/01/07)
