A/N : Bon voilà, je me suis dépêchée de traduire celui-là en compensation du temps que j'avais mis pour l'autre :p Bonne lecture !


Chapitre 7 : La chance de t'avoir


Lorsque Brennan raccrocha, elle eut l'impression que le monde était en train de s'écrouler autour d'elle. Autant elle avait haït son père jusque récemment, autant elle avait désormais accepté l'idée de lui pardonner et d'être aimée par lui, ce qui rendait l'idée de le perdre pour de bon encore plus douloureuse et terrifiante qu'elle ne pouvait le supporter.

Lorsque ses yeux rencontrèrent ceux de Booth, elle su qu'elle n'avait pas à lui expliquer. Pas vraiment. Et qu'il avait compris bien avant qu'elle ne parle.

« C'est mon père, il… il s'est fait poignarder par un autre prisonnier pendant le repas… Il est à l'hôpital, ils disent qu'il a perdu beaucoup de sang… »

Alors seulement, elle se jeta dans les bras qui étaient là pour la rattraper, et qui, curieusement, appartenaient toujours à la même personne. Son partenaire. Et une fois qu'elle fut dans ces bras, il lui sembla que l'insupportable pouvait, après tout, être enduré. Le contact rassurant de ses mains caressant ses cheveux, sa chaleur réconfortante, calmèrent ses larmes plus rapidement qu'elle ne l'eut cru possible.

Une pensée la frappa. Quelques minutes plus tôt, ils étaient en train de se crier dessus. Et maintenant, il la serrait fort, fermement dans ses bras. Il ne la laisserait pas tomber. Leur dispute lui semblait tellement stupide, tellement ridicule. Elle en aurait presque ri.

Elle s'écarta, quittant, non sans regrets, le confort de son épaule et la protection de ses bras, et essuya l'humidité de ses yeux et de ses joues.

« Je vais partir maintenant. Louer une voiture. »

Il ne l'avait pas relâchée complètement, ses mains reposant toujours sur ses avant-bras.

« Hors de question, Bones. Je vais te conduire. »

« C'est gentil, Booth, mais tu ne peux pas t'en aller comme ça, il y a l'affaire et… »

« Washington n'est qu'à deux heures et demi d'ici. Et à cette heure-ci, on ira vite. Alors fais ton sac. Je te conduis. »

Elle le considéra un moment avant d'acquiescer. Son ton suggérait qu'il n'accepterait aucune protestation de sa part. Et elle décida que ça lui allait très bien comme ça.


Elle n'avait pas eu l'intention de crier. C'était sorti tout seul de sa bouche lorsqu'elle avait vu l'araignée ramper sur le mur.

Les yeux grands ouverts et les deux mains pressées sur sa bouche, comme s'il était encore temps de faire quelque chose pour retenir le cri, Chloe commença à trembler. Et ça n'était pas à cause de la température du sol sous ses pieds nus.

Lorsque la porte s'ouvrit brusquement, elle se redressa, les bras pendant le long du corps, et se retourna pour lui faire face, un air de culpabilité mêlé de peur tordant ses traits enfantins.

« Pardon ! Pardon ! Je voulais pas. C'est… C'est l'araignée, elle était sur le mur et… Et j'ai été surprise. Pardon, pardon, je le referai plus, promis… »

Elle baissa la tête d'un air fautif, effrayée à l'idée de rencontrer son regard, et se concentra pour essayer de contrôler les frissons qui faisaient trembler son corps. Les yeux fixés sur le sol, elle vit son ombre s'approcher, et peu après sa main puissante lui saisit le bras. Il serrait tellement fort qu'elle eut du mal à se retenir de gémir de douleur.

« Tu es en train de me dire que tu m'as fait descendre pour rien ? » cracha-t-il.

« Pardon… » répéta-t-elle d'une petite voix sans oser pour autant lever son regard.

Des larmes commencèrent à emplir ses yeux lorsqu'il la secoua.

« Regarde-moi dans les yeux ! Tu m'as fait descendre pour une araignée, c'est ça ? »

Chassant ses larmes de quelques battements de paupières, elle s'obligea à le regarder en face, tout en gardant la tête baissée.

« Pardon, » s'excusa-t-elle d'une voix faible et rauque.

Elle savait qu'elle devait absolument retenir les sanglots de peur coincés dans sa gorge, ou elle ne ferait qu'empirer les choses.

« Tu te souviens de ce dont on a parlé, Becky ? »

« Oui. »

Sa réponse n'avait pas dû être suffisamment forte, ou bien elle ne l'avait pas satisfait, car il la secoua une fois de plus.

« Tu t'en souviens, Becky ? » siffla-t-il.

« Oui, je me souviens de quoi on a parlé », parvint-elle à articuler.

« Oui qui ? »

« Oui Sam, » récita-t-elle rapidement.

« Tu vas être une gentille fille maintenant ? »

« Oui Sam, je vais être une gentille fille maintenant. Je promets que je le referai plus. »

« J'espère bien, Becky. J'espère bien. »

Il finit par la lâcher. Elle n'osa pas frotter son bras endolori, et ne leva toujours pas son regard. Retenant son souffle, elle le regarda se diriger vers la porte. Il la laisserait tranquille, pour ce soir. C'était suffisant pour elle.


Il avait souhaité avoir l'occasion de la serrer dans ses bras, ce soir-là. Il avait souhaité pouvoir la serrer fort, caresser ses cheveux soyeux, la sentir se blottir contre lui.

Mais pas comme ça.

La panique affichée sur son visage lui avait créé une boule dans la gorge, et ses larmes lui serraient le cœur. Et en route pour Washington, avec trop peu d'informations sur l'état de Max, le poids sur son estomac se faisait de plus en plus lourd.

Et s'il mourait ? Si Max mourait ? Toute la peine causée par ses allées et venues dans la vie de sa fille aurait été inutile. Tous les efforts douloureux pour lui pardonner et apprendre progressivement à l'aimer auraient été vains. Enfin, pas tout-à-fait vains. Il valait mieux qu'elle pense à son père disparu comme quelqu'un qu'elle aimait plutôt que quelqu'un qu'elle haïssait. Mais ce serait tellement plus difficile, et ça lui ferait tellement plus de mal. Cette simple idée lui était tout simplement insupportable.

« On y sera dans une heure et demi environ. Tu devrais essayer de dormir un peu, » dit-il d'une voix douce.

Les yeux de Brennan quittèrent la fenêtre pour lui adresser un regard vide.

« Merci, mais je n'ai pas sommeil. »

Ca, il pouvait le comprendre. Idiot. Comment aurait-elle pu bien dormir alors qu'elle ne savait même pas si elle pourrait jamais parler de nouveau à son père ? Le voir, le toucher, avoir le réconfort de ses paroles encore une fois ?

Il jeta un œil dans sa direction. Son regard était retourné vers la fenêtre. Gardant une main sur le volant, son autre main chercha celle de sa partenaire, qui reposait sur son genou. Il la prit et la serra doucement. Lorsqu'elle sentit le contact, elle tourna lentement la tête vers lui.

« Je ne peux pas te promettre que ça va aller, Bones. Mais je peux te promettre que quoiqu'il arrive, je serai là. »

Son regard s'emplit de gratitude et de soulagement.

« Merci, Booth, » dit-elle d'une voix faible.

Il nota qu'elle avait été sur le point d'ajouter quelque chose, mais elle lui adressa un léger sourire à la place. Et c'était bien suffisant.


Brennan sentit son cœur se réchauffer de gratitude. Personne n'avait jamais fait ça pour elle avant. Tout semblait moins difficile, moins douloureux, quand il était là. Elle avait été sur le point de dire « j'ai de la chance de t'avoir », mais les mots s'étaient retrouvés coincés dans sa gorge. A la place, elle parvint à lui adresser un léger sourire, espérant que ce serait assez pour qu'il comprenne ce qu'elle ressentait.

Elle laissa son regard revenir vers la fenêtre. Il avait été sur le point de dire quelque chose, lui aussi, un peu plus tôt. Avant que le téléphone ne sonne. Elle ne parvenait pas à se rappeler ses mots exacts, mais elle se souvenait de ce qu'elle avait pensé de son comportement alors. Il ne lui avait pas semblé qu'il était en colère, pas vraiment. Plutôt qu'il était blessé.

Concentrer son attention sur son partenaire plutôt que sur son père était un moyen de se distraire. Elle essaya de rejouer la scène dans sa tête. Il avait commencé par lui reprocher d'avoir accepté un verre d'un inconnu au bar de l'hôtel. Et elle s'était sentie froissée, comme chaque fois que quelqu'un remettait en question son professionnalisme. Et tout particulièrement cette fois, car le reproche venait de lui.

Puis il avait dit « Tu me rends dingue. »

Oui, c'étaient ses mots exacts, elle s'en rappelait parfaitement, à présent. « Tu me rends dingue, parce que chaque fois que je vois un gars… » Chaque fois qu'il voyait un gars, quoi ? Il était jaloux ? Elle rit d'elle-même. C'était vraiment n'importe quoi. Ne l'avait-il pas encouragée à partir lorsqu'elle lui avait demandé conseil à propos de Sully ? Mais tout cela s'était passé des mois auparavant. De nombreuses choses avaient changé depuis lors. Et n'avait-elle pas elle-même ressenti un pincement comparable à de la jalousie lorsque Cam avait laissé échappé cette histoire de dîner ? Enfin, jalousie…

Elle tourna la tête lentement pour le regarder. Il semblait concentré sur la route, son front légèrement plissé. Elle repensa à la façon dont leur relation avait évolué depuis qu'ils travaillaient ensemble. Acceptation progressive de l'autre, respect, amitié. Devenir jaloux en voyant son partenaire avec quelqu'un d'autre, est-ce que c'était l'étape logique suivante?

Il avait très probablement senti son regard sur lui car ses yeux quittèrent la route pour la regarder. Et ce faisant, son front se détendit.

« Ca va ? » demanda-t-il d'un ton inquiet.

Elle hocha la tête et répondit sans mentir. « Oui. Ca va aller. »


Chloe sursauta lorsque la porte s'ouvrit de nouveau. Elle ne bougea pas mais distingua la lumière qui venait d'en haut, et sa silhouette impressionnante qui se rapprochait. Son corps se tendit malgré elle lorsqu'il s'assit sur le lit et se pencha sur elle. Son haleine chaude et désagréable lui donna la nausée.

« Excuse moi, Becky, ma puce. Je voulais pas être si dur. »

Elle frissonna lorsqu'elle sentit ses doigts râpeux glisser dans ses cheveux.

« Mais je suis plus fâché, maintenant. » Ses doigts se posèrent sur sa joue. « Tu n'as pas vraiment sommeil, hein ? »

Elle secoua vigoureusement la tête. Peu importait la vérité, elle connaissait les réponses qu'il attendait, depuis le temps.

« Tu seras une gentille fille si je te laisse t'asseoir sur mes genoux et regarder la télé ? »

Elle hocha la tête, se forçant à sourire en dépit du nœud qui lui serrait l'estomac, et elle retint son souffle lorsqu'il rejeta les draps et la souleva dans ses bras.

« Tu es gelée, ma pauvre chérie. »

C'est alors qu'elle réalisa qu'elle frissonnait d'une manière incontrôlable. Mais ça n'était pas à cause du froid.


Il était minuit passé lorsqu'ils pénétrèrent dans le hall austère et toujours en activité de Washington General. Lorsque Brennan se présenta à l'accueil des Urgences, la femme derrière le comptoir lui prêta à peine attention.

« Bonsoir. Je voudrais voir Max Keenan, s'il vous plait, » demanda-t-elle poliment.

« Vous êtes de la famille ? » s'enquit la femme, sans pour autant prendre la peine de lever le nez des papiers qu'elle était en train de remplir.

« Je suis sa fille, » répondit calmement Brennan.

Enfin, la femme daigna lever la tête et plaqua brusquement un formulaire sur le comptoir.

« Remplissez ça et revenez quand c'est fini, » ordonna-t-elle d'une voix peu aimable avant de retourner à ses papiers.

Brennan fixa le formulaire, abasourdie, avant de se tourner vers Booth d'un air impuissant. Dans un autre contexte, elle aurait trouvé les mots parfaits et coupants qui lui aurait obtenu ce qu'elle voulait. Mais à ce moment-là, elle était tout simplement trop lasse pour cela.

D'un geste protecteur et rassurant, il glissa son bras autour de sa taille et se pencha plus près pour murmurer à son oreille.

« Laisse-moi m'occuper de ça, » dit-il avec un sourire confiant, lui indiquant qu'il prenait désormais le contrôle de la situation.

Il tapota le comptoir du bout de ses doigts, tentant d'attirer l'attention de la femme. « Excusez moi ? »

« Qu'est ce que c'est ? » marmonna la femme sans lever le nez.

Déjà hors de patience, Booth sortit son badge de sa poche et l'ouvrit devant les yeux de la femme.

« Agent Spécial Seeley Booth, FBI. J'ai besoin de voir Max Keenan aussi vite que possible. »

La femme arrêta d'écrire et leva les yeux vers lui.

« Quatrième étage. Vos collègues sont déjà là, » annonça-t-elle, visiblement agacée. « Il est encore en chirurgie. Vous pourrez pas le voir avant qu'il se réveille. »

« Tu vois… Ca n'était pas si compliqué, » souffla Booth à l'oreille de Brennan d'un air taquin en la guidant vers les ascenseurs avec sa main dans le creux de son dos.

« J'aimerais bien avoir le même badge, » soupira-t-elle. « Peut-être que Hodgins pourrait m'en faire un. Je suis sûre qu'il en a un faux. »

Booth s'arrêta, les yeux grands ouverts. « Tu es en train de me charrier là, hein ? »

Elle parvint à soutenir son regard sérieusement avant de laisser échapper un gloussement.

« Très drôle, Bones, » dit-il avec un rire nerveux.

Lorsqu'ils pénétrèrent dans l'ascenseur, il remarqua que le sourire avait quitté le visage de sa partenaire. Après avoir poussé le bouton du quatrième étage, il la sentit s'appuyer légèrement plus contre lui, comme si elle recherchait inconsciemment un support. En réponse, il resserra son étreinte sur sa taille, lui caressant légèrement le dos avec son pouce.

Lorsque les portes s'ouvrirent sur le quatrième étage, Booth étudia le vaste hall, et aperçut rapidement l'un de ses collègues qui râlait après la machine a café.

« Eh, Carter ! » appela-t-il, lâchant la taille de Brennan.

L'homme se retourna et agita la main en direction de Booth en souriant. « Tiens, Booth ! Je t'aurais bien offert un café, mais cette fichue machine vient d'avaler ma pièce sans rien me donner. Qu'est-ce que tu fais là, au fait ? »

« On est là pour voir Max Keenan. »

L'agent fronça les sourcils, mais lorsqu'il posa les yeux sur Brennan, il parut comprendre.

« Je te présente ma partenaire, le docteur Temperance Brennan. »

Carter adressa un sourire gêné à Brennan. « Ravi de vous connaître, docteur Brennan. » Il se tourna vers Booth, se sentant manifestement plus à l'aise de lui parler à lui qu'à la fille de Keenan. « J'ai bien peur que Max Keenan soit en soins intensifs en ce moment. Il va falloir attendre quelques heures avant de pouvoir lui parler. Il a été attaqué par un autre prisonnier pendant qu'il faisait la queue à la cantine. Il a perdu pas mal de sang mais les ambulanciers ont fait vite. Le chirurgien a dit qu'aucun organe vital n'a été touché, et que sa vie n'est plus en danger. »

Brennan réalisa qu'elle avait retenu son souffle. Elle laissa échapper un soupir de soulagement.

« Ecoute Booth, je suis désolé mais Anderson m'attend, là. Vous devriez aller dans la salle d'attente, et je te passerai un coup de fil quand il se réveille, ça marche ? »

Booth tapota l'épaule de son collègue d'un geste reconnaissant.

« Merci, Carter. On sera là-bas. Viens, Bones, » dit-il en saisissant son bras. Après quelques pas, il s'arrêta et se retourna. « Oh, et, euh, Carter ? »

L'agent tourna la tête en entendant son nom. « Ouais ? »

« Tu ne m'as pas vu. »

Avec un simple hochement de tête et un sourire, Carte indiqua qu'il avait compris. Booth articula silencieusement un « merci » avant de mener sa partenaire vers la salle d'attente. Avec soulagement, il nota qu'elle s'était détendue.

« Peut-être que tu devrais y aller, maintenant, Booth, » dit Brennan alors qu'ils s'asseyaient dans la pièce vide. « Je peux attendre toute seule. Je ne veux pas que tu aies des problèmes à cause de moi. »

« Qui a dit que j'aurais des problèmes ? »

« Booth, tu es sensé travailler sur une affaire, et… »

« Toi aussi. »

« Ma hiérarchie est plus compréhensive que la tienne. Et il s'agit de mon père. »

Booth se tourna pour lui faire face totalement.

« Ecoute, Bones. C'est moi qui a mis ton père en prison. D'une certaine façon, c'est ma faute. »

Elle le regarda pensivement, réfléchissant à ce qu'il venait de dire.

« Il aurait pu s'enfuir. Tu as fait ce que tu avais à faire. »

« Tu sais, pas un jour ne se passe sans que je me demande si j'ai fait ce qu'il fallait. »

« Tu ne crois pas que je t'en veux encore, quand même ? »

Il secoua lentement la tête. « Je ne sais pas. A toi de me le dire. »

« Booth… Je… Non, je ne t'en veux pas, d'accord? Enfin, grâce à ça, j'ai pu lui parler, prendre le temps de le connaître, sans qu'il fuie sans arrêt. Alors… Merci. »

En guise de réponse, il lui sourit et entoura ses épaules de son bras, l'invitant à reposer sa tête sur son épaule.

« Tu devrais essayer de dormir. Il se peut qu'on doive attendre longtemps. »

Il pencha légèrement la tête sur le côté, tandis que le visage de Brennan affichait une expression de protestation. « Booth… »

« Allez, Bones. Tu es épuisée. »

Elle ouvrit la bouche mais ne trouva rien à redire et finit par installer sa tête sur son épaule. Il resserra son bras autour d'elle, savourant la sensation de son corps contre le sien, et de son souffle chaud caressant son cou.

Brennan ferma les yeux et, pour la première fois depuis les dernières heures de stress et d'angoisse, elle dut admettre qu'elle se sentait bien. Qu'elle se sentait en sécurité, qu'elle ne ressentait plus le besoin d'affronter tout cela seule, qu'elle n'avait pas l'impression qu'il violait son intimité.

« Tu sais quoi ? » demanda-t-elle d'une voix endormie.

« Quoi ? »

« J'ai de la chance de t'avoir. »

Booth sourit et, luttant contre le désir d'enfouir son nez dans ses cheveux, il laissa néanmoins sa main caresser tendrement le haut de son bras.

« Moi aussi, j'ai de la chance de t'avoir. »


A/N : Je vous fait le 8 avant ce week-end si tout va bien.