A/N : Je suis consciente du temps interminable que je mets à publier de nouveaux chapitres, et j'en suis sincèrement désolée. Merci pour votre compréhension et très bonne lecture !

PS : Julie, la review que tu m'as laissée sur la version anglaise m'a fait super plaisir et ton anglais était parfait !


Chapitre 18: Seulement un rêve


« J'ai vu ma mère. »

Etonné par ce soudain besoin de parler après plusieurs longues minutes de silence, Booth détourna son attention de la route pour la porter sur sa partenaire assise à côté de lui. « Quoi ? » demanda-t-il, se demandant s'il avait bien entendu.

« J'ai vu ma mère, » répéta-t-elle comme si c'était la chose la plus normale qui soit.

Booth plissa les yeux. « Tu veux dire… comme euh… dans un rêve ? »

« Non. Je l'ai vue. Elle était là, devant moi. »

« Tu as vu ta mère devant toi, dans un rêve ? »

« La première fois, oui. Mais la seconde fois, j'étais éveillée, et je l'ai vue, comme je te vois, juste devant moi. »

Qu'essayait-elle donc de dire ? Qu'elle croyait aux fantômes, maintenant ? Bones, celle qui ne croyait qu'en ce qui peut être expliqué scientifiquement. Ca, c'était quelque chose… « Mais Bones, c'est… enfin tu sais que… »

« Ok, oublie ça. Je n'aurais pas dû en parler. »

Booth réprima un grognement de frustration lorsque sa partenaire détourna le regard avec une moue contrariée. Quant à Brennan, elle regretta de n'avoir pu garder ces paroles pour elle, pour une fois. D'habitude, elle évitait soigneusement de partager ce genre de choses. Pourtant, cette fois, elle avait ressenti le besoin de partager ce secret, comme un fardeau trop lourd pour elle. Peut-être avait-elle éprouvé le besoin d'être rassurée, d'une certaine façon. Pas parce qu'elle se demandait si elle était devenue folle, mais elle avait vraiment eu besoin de partager quelque chose avec lui. Après tout ce qu'ils avaient traversé, elle pensait qu'il méritait quelque chose comme ça. Seulement à présent, elle regrettait de ne pas avoir pu tenir sa langue.

« Non, je… » Elle sentit de la culpabilité dans le ton de sa voix, et une certaine hésitation dans le soupir qui s'échappa de sa bouche. « Ecoute, je suis désolé. Je ne voulais pas te vexer. » Lorsqu'elle sentit sa main sur la sienne, elle continua de fixer la fenêtre obstinément. Ce fut seulement lorsqu'il la serra légèrement qu'elle prit la peine de le regarder dans les yeux. « Excuse-moi, » répéta-t-il, et le ton qu'il employa rendait difficile de ne pas accepter ses excuses.

« D'accord, » dit-elle simplement d'une voix à peine audible.

La main de Booth quitta la douceur de celle de sa partenaire pour retrouver sa place initiale sur le volant. Un geste plutôt soudain, un peu comme s'il avait craint de se brûler. Brennan jeta un coup d'œil discret dans sa direction. Il lui sembla que son air était un peu embarrassé, comme de réaliser qu'il venait de faire quelque chose d'inapproprié.

« Donc... Tu as vu ta mère, » commença-t-il d'un ton qu'il espérait détendu.

« Pourquoi c'est si dur à accepter pour toi? Pourtant, c'est bien toi qui crois que l'ange Gabriel qui a rendu une petite visite à Marie dans son rêve, qui est elle-même apparue à Bernadette à Lourdes, sans parler d... »

« Ouais, ouais. On va arrêter de parler de religion, si tu veux bien. Donc tu l'as vue. Et qu'est-ce qu'elle t'a dit de beau? »

Elle réfléchit un moment avant de répondre. « Elle m'a aidée à tenir le coup. »

Il lui lança un regard inquiet rapide. « Oui, ça, je peux comprendre. »

« Ca va, Booth. Je vais bien. Je l'ai eu, non? »

« Ouais. Droit au cœur. Tu es une très bonne tireuse, Bones. »

« Je sais. Ca me fait plaisir que tu l'admettes enfin. »

« Enfin, je veux dire, tu es une très bonne tireuse pour une binoclarde. »

Elle laissa échapper un rire. « Je suis aussi une excellent conductrice. »

« Ouais, et tu n'aurais jamais dû faire tout ce chemin jusqu'ici après quarante-huit heures sans sommeil, tu sais. Tu aurais pu te tuer. »

Elle ne put s'empêcher de se sentir agacée par son ton accusateur. « J'ai déjà un père, merci. »

« Oui, désolé. Je ne voudrais surtout pas menacer ton indépendance. »

La froideur de son ton la glaça, mais pas autant que le silence qui suivit. Habituellement, il n'abandonnait pas aussi facilement. Habituellement, la querelle continuait puisqu'aucun des deux n'était disposé à laisser l'autre avoir le dernier mot. C'était un peu comme un jeu entre eux. Mais cette fois-ci, ça n'y ressemblait pas. Elle le regarda fixer la route sans ciller, l'air fermé. Habituellement, elle ne remarquait pas ce genre de choses. Elle se dit qu'il était certainement épuisé, lui aussi. Qu'il était probablement sur les nerfs, et qu'elle était loin de lui rendre les choses plus faciles. Habituellement, elle n'en avait pas grand chose à faire. Mais ce jour-là, la dernière chose qu'elle voulait, c'était se disputer avec lui. Elle réalisait qu'elle avait besoin qu'il se préoccupe d'elle, et combien elle foutait toujours tout en l'air. Parce que quand il lui montrait qu'elle comptait pour lui, elle ne pouvait s'empêcher de réagir de la mauvaise manière. Toujours.

« Excuse-moi, Booth. Je n'avais pas l'intention d'être aussi agressive. »

Le regard surpris qu'il lui lança lui fit réaliser qu'elle s'abaissait rarement à s'excuser. Et le sourire qu'il lui offrit la convainquit qu'il valait vraiment la peine de faire un effort.


Chloé tira sur son tee-shirt, une énième tentative pour le défroisser. Et une fois de plus, elle ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil à la porte fermée. Elle pouvait s'ouvrir d'une minute à l'autre, cette porte. La fillette posa sa main à plat sur sa poitrine, comme si la pression pouvait faire ralentir le rythme de son cœur. Plus le temps passait, plus son anxiété grandissait. Ils pouvaient arriver à n'importe quel moment. Son excitation et sa joie avaient fait place à l'angoisse et à l'appréhension. Ca lui rappelait la fois où elle avait joué cette pièce de Noël à l'école. Sauf que cette fois, il n'y aurait pas de public, pas de projecteurs. Seulement sa mère, son père, et elle. Rien qui justifie un tel trac. Elle connaissait son texte par cœur, elle l'avait répété encore et encore dans sa tête. Elle le savait, mais elle avait peur de se retrouver muette; de perdre tous ses moyens, de fondre en larmes.

Oui, c'était exactement comme attendre en coulisses. Une fois de plus, elle se leva et se dirigea vers la fenêtre. Sut la pointe des pieds, elle essaya de regarder dehors, d'apercevoir ses parents, ou leur voiture. Mais le parking était si vaste que c'en était impossible.

Elle avait fait ça toute la matinée, s'asseoir sur le lit, aller à la fenêtre, courir à la salle de bains. Et au lit de nouveau, puis à la fenêtre, et encore à la salle de bain. Elle n'était jamais satisfaite de son reflet dans le miroir. Ses cheveux n'étaient jamais assez lisses, ses vêtements ne tombaient jamais assez bien . Et s'ils ne la reconnaissaient pas? Et s'ils ne voulaient plus d'elle?


Il abandonna. Que pouvait-il faire d'autre? Elle voulait qu'il la dépose à l'hôpital parce que, pour quelque raison qu'il ne saisissait pas, elle voulait voir son père. Et elle voulait le voir tout de suite. « Ca va. Je peux marcher, je peux porter mes sacs, et je peux prendre un taxi pour rentrer. Je. Vais. Bien. Booth. » Il lui avait proposé d'attendre, elle avait refusé. Alors il n'avait eu d'autre choix que d'abandonner. Il coupa le contact mais ses yeux ne la quittèrent pas. Il la regarda se diriger vers l'entrée de l'hôpital puis disparaître derrière les grandes portes vitrées. Elle marchait en gardant son dos et sa tête bien droits, et en tenant fermement la poignée de ses sacs. Personne n'aurait pu deviner que plus tôt dans la matinée, elle quittait un autre hôpital. Sacrée Bones. Le sourire aux lèvres, il enclencha la marche arrière et partit. Elle ne changerait jamais, mais c'était bien comme ça.


Brennan traversa le parking de l'hôpital. Elle resserra sa prise sur les poignées des sacs alors que les énormes portes vitrées de l'entrée principale s'ouvrirent pour la laisser passer. En vérité, les muscles de ses bras et de ses jambes étaient encore douloureux, ce qui commençait à réveiller la douleur dans sa tête. Mais elle ne le montra pas. Jamais elle n'aurait offert à Booth l'occasion de prouver qu'il avait raison. Et jamais elle n'aurait donné à son père une raison de s'en faire pour elle. Elle détestait ça. Trop de sollicitude devenait vite insupportable.

Alors qu'elle traversait le hall, consciente des regards braqués sur elle, elle décida qu'il lui fallait absolument passer aux toilettes pour retirer ce bandage énorme et ridicule sur son front. Alors quoi, elle n'était pas une patiente ici. Ce soir, elle dormirait à la maison, et le lendemain, elle retournerait travailler.


Après être restée assise sur le lit pendant ce qui lui avait semblé une éternité, Chloé se coucha sur le côté et se recroquevilla sur elle-même en suçant son pouce. Elle n'avait plus rien à faire de l'état de sa jupe. Qu'elle soit froissée, quelle importance ? Ils n'étaient toujours pas arrivés. Et ils n'arriveraient pas. Elle en était sûre, à présent. Tout n'avait été qu'un rêve. Un rêve stupide, un rêve de bébé. Mais non… Elle était bien assez grande pour distinguer les rêves de la réalité. Seulement, elle avait été assez bête pour croire tout ce qu'on lui avait raconté. Tous ces adultes, lui assurant que c'était fini, que Sam était mort, qu'elle serait chez elle dans quelques heures.

Soudain, la chambre d'hôpital lui sembla totalement différente, et Chloé se surprit à frissonner. La pièce était froide, et elle se sentit gelée. Glacée à l'intérieur. Ses parents étaient morts, ou alors ils pensaient qu'ils étaient bien mieux sans elle. Et ils avaient sûrement raison. Peut-être avaient-ils eu un autre bébé. Elle avait toujours voulu un petit frère. Quelqu'un avec qui partager ses jeux, peut-être plus. Pas quelqu'un qui la remplacerait. Son cœur se serra. Peut-être l'avaient-ils oubliée.

Un sanglot lui échappa. Peu lui importait que quelqu'un l'entende. Elle était si fatiguée. Qu'allait-elle devenir? Elle pleura un moment avant d'essuyer d'un geste vif les larmes qui lui mouillaient le visage. Elle était lasse qu'on lui mente, lasse de ne pas comprendre, lasse de ne pas savoir ce qui allait se passer ensuite. Mais par-dessus tout, elle était lasse de pleurer. Alors elle prit une grande inspiration et fit de son mieux pour arrêter.

Elle avait plus ou moins réussi à se calmer lorsque la porte s'ouvrit lentement, la faisant violemment sursauter. Elle s'assit rapidement sur ses genoux, fixa son regard sur la porte, les yeux grands ouverts, son corps tendu par l'attente et le stress. Si son attention n'avait pas été totalement focalisée à essayer de voir qui était en train d'ouvrir la porte, elle se serait réprimandée. Elle allait le regretter, plus tard. Elle le savait. Mais en dépit de toutes ses belles résolutions, elle ne pouvait vraiment pas s'empêcher d'espérer.

Toute la tension disparut lorsqu'elle réalisa que ce n'était que Shirley, la jeune infirmière. Ses épaules tombèrent de déception et elle laissa échapper un gros soupir.

« Eh ! Qu'est-ce qui ne va pas, ma puce ? » demanda Shirley d'une voix inquiète en se rapprochant de la petite fille.

« Ils viendront pas, » murmura Chloé, la tête basse. Elle ne regardait pas l'infirmière en face. Sinon, elle ne pourrait pas s'empêcher de pleurer. Alors elle préféra fixer le sol, même lorsque les bras doux l'entourèrent.

« De qui tu parles, ma chérie ? »

Chloé renifla avant de répondre. « Mon papa et ma maman. Je sais qu'ils viendront pas. Ils m'ont oubliée. »

La main réconfortante lui frotta le dos. « D'où tu sors ça ? Bien sûr que non. Et tu sais quoi ? Ils sont dans la salle d'attente en ce moment, avec des policiers, et ils attendent impatiemment de pouvoir te voir."

La fillette secoua la tête, n'en croyant pas un mot. « C'est pas vrai. »

« Chloé, regarde-moi. »

Comme l'enfant ne réagissait pas, l'infirmière lui attrapa le menton et la força gentiment à lever la tête. Elle ne résista pas. Elle n'en avait pas l'habitude ; elle avait seulement l'habitude de faire ce qu'on lui disait, sans poser de questions, sans même réfléchir. Elle avait l'habitude d'obéir par peur, peur des conséquences. Mais ce jour-là, elle était tellement fatiguée que rien n'avait plus d'importance.

« Non, » gémit-elle.

« Chloé… » Le soupir triste de Shirley l'incita à lever le regard vers elle. « Chloé, ta maman et ton papa sont vraiment dans la salle d'attente. Tu ne veux pas les voir ? »

Non. Ca n'était pas possible. « Non, » dit-t-elle en secouant de nouveau la tête. Tout n'était que mensonges.

« Tu ne veux pas les voir ? »

Que des mensonges. « Non. »

« Pourquoi ? »

« C'est pas mes parents. Mes parents sont morts. »

« Non, ma puce. C'est faux. Qui t'a dit ça? »

« Je le sais, c'est tout. »

« L'infirmière resserra son étreinte autour du petit corps de Chloé qui, incapable de se maîtriser plus longtemps, éclata en sanglots. En lui caressant tendrement la tête, elle attendit patiemment que ses sanglots cessent. Et lorsqu'ils cessèrent, elle s'écarta, juste assez pour regarder la fillette dans les yeux.

« Ecoute, ma chérie. Je sais ce que tu as vécu. Je peux imaginer combien c'est dur de faire confiance maintenant. Mais est-ce que tu peux au moins me donner une chance ? »

Chloé leva enfin son regard vers la jeune femme. Il y avait quelque chose dans ses yeux, une sorte de supplication mêlée de douceur, et quelque chose qui lui donnait envie de la croire ; quelque chose qui lui faisait vouloir penser qu'elle était en sécurité, qu'il n'y avait rien dont elle devait avoir peur. Que de toute façon, elle n'avait rien à perdre. Alors, après avoir essuyé l'humidité qui restait autour de ses yeux, elle hocha la tête en signe d'accord. Et, malgré elle, elle sourit lorsque la jeune infirmière lui ébouriffa les cheveux gentiment. Et elle sentit son cœur se réchauffer lorsqu'elle lui déposa un baiser sonore sur la joue. Et après que Shirley fut sortie avec la promesse de revenir très vite avec son papa et sa maman, Chloé remit en place comme elle le put ses cheveux et ses vêtements, juste au cas où elle n'aurait pas menti.

Elle s'assit correctement sur le lit, et attendit patiemment, sans bouger, comme elle l'avait appris. Parce que, juste au cas où Shirley avait raison, elle ne voulait pas la décevoir.


Lorsqu'elle quitta la fraicheur de l'hôpital pour l'air chaud et humide de l'extérieur, Brennan cru qu'elle allait étouffer. En soufflant, elle posa ses sacs par terre et attendit patiemment l'arrivée du taxi. Lorsqu'enfin elle monta dans la voiture confortable et climatisée, elle ferma les yeux et soupira de satisfaction.

« Cette chaleur est insupportable, hein ? »

Tirée hors de ses pensées, elle tourna son regard vers le reflet du chauffeur dans le rétroviseur et se força à sourire poliment. « Oui, une chance que quelqu'un ait eu l'idée d'inventer la clim, » fut tout ce qu'elle trouva à dire.

En vérité, elle se sentait fatiguée. Epuisée, même. Mais soulagée. La veille ne semblait plus comme le jour d'avant, à présent. Elle semblait si loin, comme si ces événements s'étaient déroulés il y a une éternité. Voir son père, lui parler, lui avait fait du bien. C'était un sentiment bizarre, quelque chose qu'elle s'expliquait difficilement à elle-même. Ca lui avait été nécessaire pour se reconnecter à la réalité, prendre une certaine distance avec ce qui s'était passé, se sentir de retour à la normalité. Lorsqu'elle était entrée dans la chambre de Max, elle avait eu l'intention de lui parler de ses visions. Mais en voyant son sourire, elle avait changé d'avis. Parce qu'en parler n'était plus important. Parce qu'elle commençait à comprendre que certaines choses ne sons pas destinées à être expliquées. Parce que parfois, les mots sont inutiles. Parce dans les yeux de son père, elle avait trouvé ce qu'elle cherchait. Et parce que ça n'avait aucun sens de débattre de ce qui n'avait été qu'un rêve.


Elle était en train de rêver. Ca ne pouvait être qu'un rêve. Les bras de son père et les larmes de sa mère. Elle en avait tellement rêvé. Les lèvres de sa mère sur sa joue, les doigts de son père dans ses cheveux. Ses propres larmes et leur goût salé dans sa bouche, même si elle n'avait pas tout-à-fait conscience d'être en train de pleurer. Un goût salé, mais pas amer. Le cœur gros, mais pas de chagrin ni de peur.

Elle avait fait ce rêve tellement de fois avant de se réveiller dans cette cave sombre et glaciale. Elle ne pouvait s'empêcher de penser que ça serait sûrement bientôt le cas. Toutefois, elle remarqua que ses parents étaient différents de ce à quoi ils ressemblaient habituellement dans ses rêves. Sa mère semblait fatiguée, elle avait autour des yeux des rides qu'elle ne lui connaissait pas. Et son père paraissait plus vieux, avec des tempes grisonnantes dont elle ne se souvenait pas. Mais leurs voix… Leurs voix étaient les mêmes. Ces voix, elle ne les avait pas oubliées. Et leurs baisers, et leurs étreintes.

Alors, elle décida d'en profiter, de faire comme si. Peut-être n'était-ce qu'un rêve, mais alors c'était le rêve le plus merveilleux qu'elle eut jamais fait.


A/N : Dans la version anglaise, certaines personnes m'ont fait remarquer que Chloé était écrite un peu trop mature pour son âge dans ce chapitre. D'une certaine façon, c'est vrai, alors je m'en excuse au cas où ça ait frappé certaines personnes. A bientôt pour le prochain chapitre !