Je te regarde parler avec les gens
Tu me sembles si léger même transparent
J'regarde passer les jours, la vie en me disant
Je n'cherche pas l'amour, je m'y attends
J'te regarde t'amuser et je fais semblant
Mais je n'peux pas t'empêcher d'être un enfant
Toi tu fais de grands gestes, tu as l'air si content
Tu vois des fois j'déteste ce que je ressens

Sakura sirotait sa boisson en regardant son équipier blond discuter de tout et de rien avec les autres. Il ne portait qu'un simple pantacourt bleu et un t-shirt orange. Le vent souffla doucement, faisant remonter le tissu de couleur vif sur les muscles qu'il cachait à tous. Et Sakura se retint à grande d'avaler de travers. Tous les jours, c'est comme ça. Il faut qu'à chaque fois elle trouve un moyen de le regarder et, loi de Murphy aidant, il arrive toujours quelque chose qu'il le rende sexy. Par exemple, lors de leur dernier congé, tous les rookies sont allés se baigner et elle le vit dans son maillot orange, une goutte d'eau glissant le long de sa colonne vertébrale et descendant jusqu'au seul vêtement. Sakura eut ses yeux bloquée sur ce morceau de tissu tout le reste de la journée. Elle se disait qu'elle n'était pas amoureuse, pas effarouché comme avec Sasuke. Non, cette fois, ce n'est pas pour suivre les autres. C'est ven petit à petit, supplantant tout le reste et c'est resté.

Elle le regardait faire ses grands gestes et pousser ses beuglantes comme l'enfant qu'il redevient hors des missions. Rien que de le voir si joyeux, montrer ce sourire qui le caractérise tant, cela ne la rend que plus heureuse. Mais elle ne peut pas l'aimer, elle est seulement son équipière.

Il y a trop de gens qui t'aiment
Et tu ne me vois pas
Je ne sortirai pas indemne
De cet amour avec toi
Il y a trop de gens qui t'aiment
Qui tournent autour de toi
Tous les mots d'amour
Que je sème tu ne les entends pas

Hinata, Ino, Tenten et bien d'autres encore dont elle et il ne les voit pas avec sa naïveté.

« Attrapez-le ! » Naruto courait depuis que le soleil s'est levé ce matin. Toutes les femmes de son âge le pourchassait et faisait des coups bas entre elles pour être la première à l'avoir. Il maudit Tsunade pour ce stupide concours de la journée de la femme. Dés qu'un des membres de la gente masculine se faisait attraper par une des kunoichies ou villageoises, il devait lui obéir pendant une semaine lorsqu'elle le voudrait. Et les participantes furent nombreuses. Les proies aussi, mais la Godaime s'est arrangé pour leur parler du tournoi une fois que les inscriptions des hommes furent clôturés. Tous déglutirent en entendant les règles et les enjeux. Tous les frais d'inscriptions serviront néanmoins à la fondation des orphelins de Konoha.

Naruto sauta en arrière pour esquiver la pluie d'armes blanches envoyés par Tenten et les fils d'aciers qui passaient entre pour former un filet. Ce fut Lee qui fut capturé à sa place par sa propre équipière qui désormais poussait un cri de désespoir d'avoir raté sa cible. Il sauta sur un toit et se baissa immédiatement pour qu'Ino passe au dessus de lui et tombe sur Kiba et Akamaru. Le blond entendait déjà les injures de la Yamanaka envers lui et la voie suppléante de Kiba envers les kamis pour savoir pourquoi il devait subir un tel traitement.

J'me sens si loin de toi à des moments
Je n'voudrais pas qu'tu crois que je t'attends
J'me force à espérer, mais je me mens
Alors je te regarde t'éloigner tout doucement

Sakura vit le blond courir loin devant elle et la distance les séparants s'agrandissant au fur et à mesure. Comme les rares fois, maintenant, où ils sont en équipe et que le blond s'arrêtait toujours pour l'attendre. Comme l'écart entre leurs forces augmenté sans qu'elle puisse rien y faire. Comme le chemin qu'ils ont chacun choisit et qui sont différents. Et elle ne peut rien y faire. Sans s'en rendre compte, elle finit par s'arrêter dans la course poursuite et vit le blond filer comme un éclair sans qu'elle puisse le retenir auprès d'elle.

Il y a trop de gens qui t'aiment
Et tu ne me vois pas
Je ne sortirai pas indemne
De cet amour avec toi
Il y a trop de gens qui t'aiment
Qui tournent autour de toi
Et moi évidemment,
Je t'aime à mes dépends

Dés que Tsunade avait affiché la liste de tous les hommes qui paricipaient à ce concours, son immense bureau fut envahi par des kunoichies surexciter de mettre la main sur leurs idoles. Elle avait bien fait de mettre les noms des hommes de l'équipe sept en tête de liste.

Le réceptacle du démon-renard se permuta pour éviter la pluie de clones kunoichie qui visait à l'attraper. Il s'arrêta net en voyant Hinata, rouge, devant lui et en train de se triturer les doigts avant qu'elle ne veuille se jeter sur lui. Il utilisa de nouveau la permutation avec un rondin de bois, mais celui-ci fut utiliser en même temps par Sasuke qui prit la place du blond et qui se faisait plaquer n force au sol par Hinata. Le blond explosa de rire en voyant leur position compromettante, mais son hilarité s'amenuisa bien vite en voyant de nouveau le troupeau de fangirl se diriger droit vers lui. Une partie s'arrêta en voyant le couple toujours au sol et se mit à se lamenter.

Il y a trop de gens qui t'aiment
Et tu ne me vois pas
Je ne sortirai pas indemne
D'cet amour avec toi
Il y a trop de gens qui t'aiment
Et tu ne vois même pas
Qu'c'est à cause de toi
Que je mène chaque jour ce drôle de combat

Il y a trop de gens qui t'aiment
Et tu ne vois même pas
Qu'c'est à cause de toi
que je mène chaque jour ce drôle de combat »

Un gargouillement se fit entendre et Naruto ne pouvait aller manger des râmens sans se faire repéré car la majorité des filles qui le coursait devait l'attendre là-bas. Il se dirigea donc vers son appartement.

Sakura rêvassait, accoudée à une barrière de toit lorsque celle-ci se brisa. La kunoichi tomba sans pouvoir se rattraper et elle ferma les yeux. Elle sentit sa chute s'arrêtée par deux bras doux et musclée. Elle passa les siens autour du cou de son sauveur inconsciemment. Une fois qu'ils furent au sol sans aucune blessure, elle s'autorisa enfin à ouvrir les paupières. Et elle le vit avec sa touffe blonde et ses yeux bleus. « Ca va Sakura-chan ?

Oui, merci.

Heureusement que je rentrais chez moi mangé un morceau.

Tu n'es pas allé à Ichiraku, tu es souffrant ?

Non, mais ELLES m'attendent toutes là-bas à mon avis et comme le soleil ne s'est par encore couché…

Cela veut dire que…

Que quoi?

Que je t'ai attrapé. » Le blond remarqua enfin les bras passé autour de son cou. Il regarda sa partenaire dans les yeux et… Le pied de Shikamaru s'abattit à l'arrière de son crâne, lui faisant avancer la tête très rapidement. Le fautif continua sa course en évitant les rafales qu'une blonde survoltée lui envoyait avec son éventail géant ou les autres tentatives de captures d'une horde de filles sous hormones. Il n'avait le temps que de dire une chose dans sa course effréné. « Mendokuse………… dans quelle galère je me suis foutu……. »

Sakura ouvrit très grand ses yeux avant de les refermés et de raffermir sa prise. Le passage du Nara avait déclenché un baiser entre les deux équipiers. Le contact fut peut être rude, mais vu le résultat, elle ne s'en plaignait pas.

Une semaine plus tard, Naruto se présenta dans le bureau de l'Hokage pour lui réclamer des congés supplémentaires. « Mais pourquoi donc, toi qui te vantais d'être inépuisable ?

Sakura a utilisé sa semaine de droit sur moi et j'en peux plus.

Il te reste jusqu'à ce soir.

Naruto-kun ! C'est bon, j'ai refais les réserves ! » Sakura entra dans la pièce, les bras surchargés de paquets divers. L'un d'entre eux semblait être rempli de petites boîtes bleues. L'une d'entre elle finit par tomber et se présenté bien en vue à la Godaïme. Celle-ci accorda trois semaines de congé au blond, à la simple condition qu'il accepte à que la semaine de droit soit remise à zéro et doublée. Il ne put qu'accepter.

Une fois qu'ils furent sortit du bureau, Tsunade appela Shizune pour qu'elle aille chercher Jiraiya afin de le prévenir de l'indisponibilité de son disciple pour le mois à venir.

L'assistante n'eut pas à chercher bien longtemps, elle le trouva déjà en train de noté les exploits de son disciple dans ses petits carnets, un ruisseau de sang au nez.