J'm'enferme dans ma bulle, je n'regarde personne dans les couloirs de mon esprit
Il est déjà trop tard, il fait déjà si noir...
On a essayé, réessayé, on est tombé, on s'est relevé comme dans toutes les histoires
D'amour sans moralité à la fin, et même à la fin, on a toujours encore un peu faim,
et c'est là qu'on se fait mal, j'm'enferme dans ma bulle
Sur ma vie j'n'ai aucun contrôle, sur ta vie aucun contrôle
Je glisse sur le monde qui m'entoure, c'est drôle

Sakura tenait ses genoux entre ses bras en se balançant d'avant en arrière. Devant elle, dans cette chambre trop blanche, trop propre, trop silencieuse, un lit portant un corps d'adolescent, presque un homme. Il était allongé et ne bougeait pas. Il ne remuait plus excepté son torse au fur et à mesure de sa respiration. Cela durait bien avant qu'on l'allonge sur ce lit trop bien fait aux draps repassés et pas défaits. Il était ainsi depuis que l'aîné des deux traîtres Uchiwas lui a envoyé sa plus puissante illusion à son niveau maximum. Naruto Uzumaki, le ninja qui ne connaissait aucune limite physique ne bougeait plus du tout.

Quelque part dans un subconscient. Un corps trembla légèrement de froid et se roula encore plus en boule, se protégeant de cette glace qui l'envahissait. Il était de nouveau seul. Pas d'amis sur qui compter. Pas de démon pour se moquer de vous. Pas d'équipière qui réconfortait. Rien à part ce silence et cet environnement de glace et d'obscurité. Il a tout fait pour quitter cet endroit. Mais tous ces efforts n'ont fait que l'y replonger plus profondément. Ce n'est pas comme dans ces histoires et légendes que rêvent les enfants, il n'y a personne pour gagner, vaincre le grand méchant. Personne ne peut se vaincre lui-même. Il n'a eut aucun contrôle sur sa vie. Tout lui était déjà tracé. Fuir l'Akatsuki à cause du renard. Devenir une arme. Ne jamais avoir sa chance de montrer ce qu'il est vraiment. Rien. Il se resserra un peu et ses yeux se fermèrent petit à petit.

Dans le mal ou je me perds, dans le vide où je me noie
Bien sûr il y a mes guerres mais il y a surtout toi
Dans le noir des nuits trop claires, dans le silence de mes combats
La solitude qui se resserre, des souvenirs qui ne meurent pas

Cela faisait deux semaines que la kunoichi n'avait pas quittée la chambre d'hôpital. Tsunade, malgré tout son talent et son savoir, n'avait pas réussi à réveiller son deuxième petit frère. Sakura ne mangeait que le strict minimum pour rester éveiller au moindre geste du blond, mais rien d'autre. Ses doigts jouaient inconsciemment sur les cicatrices de son bras gauche. Mais elle regardait toujours le blond dormir. Lui qui a toujours été là pour elle, dans les guerres ninjas que dans ses combats. Dans les nuits de nouvelle lune lorsqu'il dormait à la belle étoile lors des missions à l'extérieur. Il était toujours près d'elle, à portée de sa main. Maintenant, il est allongé et plongé dans son monde. Que devait-elle faire pour l'aider à son tour ?

A ce silence, j'aurais préféré la violence
Des cris des pleurs pour moins de douleur
Ton indifférence m'est la pire des souffrances
A ce silence

Devant ce sommeil sans bruit, elle préférait lorsqu'il n'était qu'un gamin à brailler à tout moment qu'il deviendrait Hokage. Mais elle ne l'a jamais vu pleurer. Des larmes qui commençaient à se montrer, mais qui n'ont jamais couler. Ce visage si calme, si paisible, ce n'est pas le sien. Cette situation la faisait souffrir plus que la brûlure provenant de la cicatrice de son bras gauche.

Si tu pars je ne reste pas
Si t'abandonnes, je baisse les bras
Surtout ne m'en veux pas pour tout ce que je n'suis pas

Elle ne veut plus le quitter. Mais si il devait repartir du village pour s'entraîner de nouveau sur les routes, alors elle le suivrait. Il n'a jamais abandonné. Il a toujours relevé la tête dans les pires situations. Alors elle fait de même. Elle suivra son exemple. Elle n'est pas forte et elle le sait. Mais cela n'a pas l'air de le gêner, mais il ce qu'il ne l'aurait que remarquer ?

Mais si t'avances, je viens vers toi
Si tu m'entends, réponds-moi
Sans toi je ne prends pas cette vie construite pour moi

Dés qu'il se réveillera, elle lui dira « Bon retour » la première. Assise près de son lit, sa bouche près de son oreille, elle susurra tout doucement son nom. Juste dans l'espoir d'une réaction. A quoi serviraient toutes ses connaissances en médecines et soins si elle ne peut le sauver ? Sans lui…. Sans lui… Sans lui, cela ferait longtemps qu'elle aurait abandonné la voie du shinobi. Sans lui, elle n'aurait jamais fait tous ces efforts pour devenir plus puissante, plus digne de son bandeau. Sans lui, elle ne peut même plus se regarder dans une glace. Elle lui demande souvent son avis, plus qu'à Kakashi ou Tsunade, voir plus qu'à ses propres parents. Car il était tout le temps avec elle. Et si il n'est plus là… Elle le suivra.

A ce silence, j'aurais préféré la violence
Des cris des pleurs pour moins de douleur
Ton indifférence m'est la pire des souffrances
A ce silence

Devant ce sommeil sans bruit, elle préférait lorsqu'il n'était qu'un gamin à brailler à tout moment qu'il deviendrait Hokage. Mais elle ne l'a jamais vu pleurer. Des larmes qui commençaient à se montrer, mais qui n'ont jamais couler. Ce visage si calme, si paisible, ce n'est pas le sien. Cette situation la faisait souffrir plus que la brûlure provenant de la cicatrice de son bras gauche.

Comme dans toutes les histoires d'amour sans moralité à la fin...
J'm'enferme dans ma bulle, j'n'regarde personne dans les couloirs de mon esprit
Il est déjà trop tard. il fait déjà si noir...
On a essayé, réessayer, on est tombé, on s'est relevé...
Je me sépare de ma bulle...

Naruto se releva. Ce n'est pas comme dans ces histoires à l'eau de roses où la fin est obligée d'être heureuse. Là, c'est lui qui choisit. Et il ne veut pas de ce froid, de cette pâle lueur semblable à un quart de lune gelé d'hiver. Il ne veut pas de ces ténèbres qui l'entourent. Il ne veut pas de cette solitude. Ce qu'il veut, c'est une immense lumière qui l'envahit, tel un soleil d'été. Il veut être près de ses amis, de ceux qui lui sont chère. Ce qu'il veut, c'est être auprès de Sakura. Retrouver Sasuke et le ramener. Être accepté par son village. Il le veut. Il est dans la cage du renard. Mais les ténèbres sont différents de ce coté. Là-bas, ils sont quasiment brûlants. Il ressent le souffle chaud du démon dans son cou, et cela ne lui fait pas peur. Le démon des illusions est haineux. Un gamin qui n'a même pas vécut le millième de sa vie à lui, a osé le provoquer sur le domaine privilégié des Yokhos. Naruto se fit pousser par le museau du renard en dehors des barreaux. Le message est simple. Trouver cet effronté et le remettre à sa place, en échange, ses pouvoirs d'illusions seront à sa disposition.

A ce silence, j'aurais préféré la violence
Des cris des pleurs pour moins de douleur
Ton indifférence m'est la pire des souffrances
A ce silence

Devant ce sommeil sans bruit, elle préférait lorsqu'il n'était qu'un gamin à brailler à tout moment qu'il deviendrait Hokage. Mais elle ne l'a jamais vu pleurer. Des larmes qui commençaient à se montrer, mais qui n'ont jamais couler. Ce visage si calme, si paisible, ce n'est pas le sien. Cette situation la faisait souffrir plus que la brûlure provenant de la cicatrice de son bras gauche.

Sakura caressa ce visage si calme. Un léger frémissement parcouru la joue. Sakura crut avoir rêver, mais le nez commença à se contorsionner. Elle rapprocha son visage face à celui de son ami qui ouvrit les yeux petit à petit. Le bleu croisa le vert et ne le lâcha plus. Soudain, le blond ouvrit la bouche et : « Sakura-chan ?

Oui ?

Tu as une tête affreuse, tu es malade ?

Ce n'est pas moi qui est dans un lit d'hôpital…

T'es… » Il ne put continuer que la porte s'ouvrit avec fracas. La main de Sakura glissa sur la surprise et la kunochie commença à tomber. Tsunade entra dans la pièce pour faire une remontrance au blond, mais lorsqu'elle vit les deux équipiers dans la situation de surprise, puis de plaisir. Elle fit demi-tour en refermant doucement la porte. Elle y laissa un mot pour signaler qu'un médecin est actuellement en plein traitement de son patient.