Auteur:
Akira
Titre:
Dancer in the dark
Groupe
: The GazettE
Couple :
Aoi x Ruwa
Rating
: [G
Genre
: AU --' un peu
mélodramatique quand même…
Disclaimer
: Ils ne
m'appartiennent pas Le titre est soi le titre d'une chanson de
The Rasmus soit le titre du film de Björk XD en tout cas je
trouve qu'il collait bien donc voilà XD
Mot
de l'auteur :
Bon ça devait être un one shot mais finalement c'est
plus simple si je la coupe en morceau XD donc y aura au moins trois
chapitre…
Chapitres
: 2/3 je pense…
Dancer in the Dark
Partie 2
C'était
il y a déjà plusieurs jours, et pourtant le souvenir de
son corps sous la brute lumière des projecteurs me poursuit
toujours. Mais aujourd'hui je dois penser à autre chose, je
dois penser à mon travail, à ces photographies de cet
inconnu que je dois prendre. Finalement je ne sais pas si je n'ai
pas répondu à cette annonce parce qu'elle me faisait
penser à lui. Une 'étoile montante'. Non toi tu ne
montes plus, tu as déjà atteint le sommet. Le sommet du
firmament et le sommet de mon cœur. Pourtant je ne peux m'empêcher
d'espère que ce soit toi qui bouge sous ces lumières
cru, toi à qui je demande de prendre telle ou telle pose. Je
veux être ton marionnettiste, et que tu n'appartiennes qu'à
moi.
Oui,
mais ça, je n'en ai pas le droit.
Même
si cette étoile s'avère être toi, je dois me
contenter de te regarder froidement au travers de cet appareil. Ne
pas laisser mes sentiments transparaître. De toute façon
je ne te connais pas, et toi non plus, alors comment quelque chose
pourrait être possible entre nous ? Ce rêve dans
lequel tu m'appartiens n'est qu'une utopie, un songe
inaccessible que je ne fais que frôlé du doigt sans
jamais réellement le toucher.
Je
dois me ressaisir et aller à studio ou je découvrirais
cette soit disant étoile à qui je dois tiré le
portrait. Elle ne doit pas t'arriver à la cheville mais dés
fois, on ne choisit pas et j'ai besoin d'argent.
Je
sort de chez moi et me dirige vers le studio ou les photos vont être
prise. Mon matériel à été amené la
veille, c'est donc mains dans les poches que je marche dans ce
dédale de rue et de boulevard que forme la capitale. Partout,
des affiches de ce spectacle dans lequel tu à tant briller,
avec ton visage et ton regard vide qui fixe les passants. Je soupir.
Tu me suis partout, comme si tu me surveillais et ton regard quelque
part me rassure je crois. .. C'est idiot mais en un sens j'ai
l'impression que tu veilles sur moi de loin.
Décidément,
je ne change pas. Je dis toujours que je vais t'oublier, penser à
autre chose…faire ma vie quelque part, avec quelqu'un mais à
chaque fois tu reviens, comme si finalement tu refusais que je parte…
Et
moi je te parle dans mes pensées alors que tu ne m'entends
pas et que tu ne m'entendras jamais. J'en pleurerais presque mais
je sais que je ne le dois pas, que de toute façon ça ne
servirait à rien.
Je n'ai jamais compris comme on pouvait tomber amoureux d'une star avant que cela ne m'arrive.
En
fait, on ne tombe pas amoureux d'une star…on l'admire et peu à
peu les sentiments se transforment, se modifient jusqu'à en
devenir un sentiment proche de l'amour.
Non,
on n'aime pas une star. On aime ce sentiment d'impuissance et
d'inaccessibilité que l'on ressent lorsqu'on la voit.
On
n'aime pas une star, on aime se compliquer la vie. Mais finalement
sans ces complications perpétuelles, la vie ne serait plus la
vie. Aimer quelque chose d'inaccessible, c'est certes ce donné
un but que l'on atteindra jamais mais finalement, à chaque
pas que l'on fait, on tente de s'en approché, et peut être
un jour y arrivera t'on ?
Non,
on n'aime pas une star. On aime la personne qu'il y a derrière
cette image de perfection, cette personne qu'on aimerait connaître,
découvrir, pour enfin pouvoir la comprendre et dire que c'est
pour cela qu'on l'aime. Pour ce qu'elle est et pas pour ce
qu'elle paraît être. Mais cela peu de personne peuvent
le comprendre.
Alors,
on essaye de l'approcher. Mais qui peut arrivé à
toucher une étoile ?
Je lève la tête et me rend compte que je suis arrivé devant le studio. J'entre, tend ma carte de photographe à la jeune femme assise derrière son bureau qui m'indique l'endroit ou je dois me rendre. Une fois entré dans la salle ou les éclairages ont déjà été installés. Je commence à préparer mon matériel. Un homme entre, Il me regarde d'un air professionnel et m'indique qu'il est le manageur de l' « étoile ». Sans attendre, j'entre dans le vif du sujet. Je n'ai jamais aimé les longues discussions à bâton rompu.
« Comment
souhaitez vous que les photos soient prises ?
-
Assez simplement, nous ne voulons pas de fioritures. Du noir et
blanc, beaucoup de contraste et cela suffira. Nous comptons sur votre
savoir faire pour relever la beauté du modèle.
-
Bien, je ferais de mon mieux pour ne pas vous décevoir. »
L'homme
ressort, m'indiquant rapidement qu'ils arriveront avec le modèle
d'ici à dix minutes. J'ai tout le temps de préparer
mon matériel. J'installe les projecteurs, règle la
lumière. Place l'appareil sur son chevalet, installe la
pellicule. Je n'ai jamais aimé travailler au numérique,
j'aime la matière, travailler moi-même l'image, la
voir se révéler sous mes yeux lorsque je les développe.
On m'a déjà dit que c'était une façon
de faire ringarde et une perte d'argent et de temps. C'est vrai,
j'use beaucoup de pellicules pour peu de photos prises au final,
mais je ne ressens pas le même plaisir.
Et
il faut tout de même avouer que l'on n'obtient pas le même
résultat avec un appareil argentique et un appareil numérique.
La
porte s'ouvre et sans me retourner je lance :
« Prenez place s'il vous plait, j'ai presque terminé. »
J'entends
les pas léger de cette personne que je dois prendre en photo,
des pas léger de danseur. Attrapant les dernières
pellicules je me retourne et les pose à coté de mon
appareil avant de levé les yeux vers…toi.
Je
reste figé, ne réalisant pas que c'est toi, bel est
bien toi qui est assis sur cette estrade recouverte de tissus d'un
banc immaculé, le regard baissé vers le sol comme si tu
songeais à quelque chose.
Je reste debout, là, à te regarder. A vrai dire, je ne sais pas vraiment ce que je peux faire d'autre. Ah si, je dois te prendre en photo, toi qui jusqu'à il y a quelques minutes je n'aurais pas même oser rêver rencontrer. Toutes les bonnes résolutions que j'avais prises auparavant s'envolèrent comme de la poussière à mesure que mes yeux parcouraient ton corps. Suis-je dans un rêve ? Si c'est le cas alors je veux y rester pour toujours. Tu relèves la tête et ton regard se pose sur moi. Ta voix sort alors doucement d'entre tes lèvres comme un mélodie apaisante…
« Ne devrions nous pas commencer ? »
Ta
voix…j'ai tant de fois rêver l'entendre que maintenant
que c'est fait, je crois que je pourrais l'écouté
pour toujours. Je sursaute légèrement lorsque le sens
de tes paroles atteint mon cerveau. Oui, bien sur, toi me voir ne
t'apporte rien, après tout, il y a encore quelques minutes
tu ne s'avais même pas que j'existais. Je ne suis qu'une
formalité sur ton planning chargé.
Je
m'approche, priant pour que ma voix ne tremble pas.
« Oui, vous avez raison… »
Dois
je t'appeler par ton nom de scène ? En ais je seulement
le droit ?...
La
séance photo commence. Seconde après seconde, j'imprime
la marque de ton corps sur la froide pellicule recouverte d'argent,
pour l'y graver à jamais, la garder en mémoire. En
même temps que mon appareil photo, mes yeux s'imprègne
de ton corps, de ses formes, de tout ce qui le rend unique. Je
m'abreuve de toi, même si je n'en ai pas le droit…
Je
n'ai même pas besoin de te dire quoi que ce soit, un simple
regard que nous échangeons, et tu comprends ce que j'attends
de toi. Peut être est ce notre professionnalisme qui nous
permet d'entretenir une telle connexion, ou peut être est ce
autre chose…mais espérer une chose pareil est douloureux
pour mon pauvre cœur.
Egoïstement,
je profite de cet instant où tu es seul face à moi, ou
rien ni personne ne se place entre nous, même si je sais
pertinemment qu'il ne se passera rien. Tu es comme entouré
d'un cocon protecteur pour m'empêcher d'approcher.
J'ai
honte. Comment puis je ne serais-ce qu'oser poser mes yeux de démon
sur toi, si pur. J'ai vu des choses qu'on ne devrait jamais voir
des choses dont je ne suis pas fier, même si finalement je n'ai
pas eu le choix. Non je ne devrais pas…
J'ai
vu le sang s'échappant des corps meurtris par la guerre, des
entrailles déversées sur le sol en des arabesques aussi
compliquées que celle que forment tes mouvements lorsque tu
danses sur scène. J'ai vu des corps violés,
violentés, des corps se tordant devant des caméras,
trempés de sueur et d'autres substances dont je ne voudrais
même pas connaître le nom. J'ai vu des choses dont tu
ne connais même pas l'existence pauvre ange, des choses que
je ne souhaite à personne de vivre. Je vis dans un monde
emplie de guerre et de pornographie, un mode de rouge et de noir,
tandis que toi ton monde est blanc. Pur. Comme toi.
Je
suis un photographe, j'accepte les missions que l'on me demande
de faire. Pas parce que j'aime voir ces horreurs, mais parce que
j'ai besoin d'argent. Je suis quelqu'un de misérable,
qui étale au monde des horreurs pour vivre.
Tu
vois, je ne suis pas pur, je ne suis pas un artiste. Je suis
quelqu'un d'horrible, quelqu'un d'affreux qui ne mérite
même pas de posé
les yeux sur toi.
Tu
lèves les yeux sur moi, alors que je suis bloqué
derrière mon appareil photo. Ton regard est interrogatif, je
sais que tu me demandes que qui se passe.
Un
long silence et finalement j'annonce que l'on fait une pause.
Après tout il y a presque une heure que nous avons commencé
et ma gorge est sèche. Je me dirige d'un pas rapide vers la
sortie pour aller aux toilettes. J'ai senti son regard me suivre,
ses prunelles noires me brûlaient presque la peau sous leurs
caresses. Je me passe de l'eau sur le visage, je crois que quelques
larmes se sont perdues sur mes joues car mes yeux me brûlent…mais
en fait je n'en suis pas sûr. Je m'essuies le visage et me
force à respirer normalement. J'ai besoin de fumer.
Je me dirige donc vers l'extérieur. Arrivé devant le bâtiment, je sors mon paquet de cigarette de ma poche et cherche mon briquet. Plusieurs secondes passent sans que je ne le trouve. Désespéré je soupir, j'ai du l'oublier sur la table à la maison.
« Vous chercher du feu ? »
Je
sursaute et me retourne pour le voir me tendre son propre briquet. Je
ne sais pas si je peux le prendre…Il a du voir que j'hésitait
car c'est finalement lui qui prend l'initiative d'allumer la
cigarette que je tiens entre mes lèvres closes. Il me sourit
et range l'objet dans une de ses poches.
Il
se passe un long moment où je fais semblant d'être à
l'aise. Je tente d'être naturel mais comment faire pour
réfléchir correctement lorsque l'on touche son rêve
du doigt ?
Lui,
il fume tranquillement à coté de moi, le regard perdu
dans le vide. Il fixe un point au loin devant lui, comme s'il
rêvait à quelque chose. Je tourne la tête pour
regarder ou son regard est fixé et voit que juste en face de
nous se trouve un fleuriste.
Ironie
du sort ? Sur le devant de la boutique se trouvent des fleurs,
des roses d'un rouge profond, exactement les même que celles
que je lui ai offerte après le spectacle.
T'en
souviens tu de ces quelques fleurs ? Ou bien ont-elles rejoint
la catégorie des souvenirs inutiles… ?
Tu
soupir. Que t'arrive t'il ? Un souvenir désagréable ?
Ou autre chose ?...peut être devrais je dire quelque
chose… J'hésite et finalement c'est toi qui parles le
premier.
« Ces fleurs sont tellement belles… »
Oui,
sûrement aussi belles que toi, et pourtant même elles
semblent bien fade lorsque tu es là.
J'aimerais
tant lui dire une phrase comme celle la. Mais je ne dois pas, donc je
me contente de la penser, laissant mon regard lui caresser le visage
avec douceur.
«
C'est vrai…
-
On m'en a offert un bouquet à mon dernier spectacle…c'était
la première fois… »
Ais
je bien entendu ? Mon visage qui s'était tourné
vers le ciel revint vers toi vers ton visage qui affiche à
présent une mine contrariée. Je le connaît par
cœur ce visage parfait, j'arrive à deviner ses sentiments
au premier regard, mais cela viens peut être de mon métier.
De l'ennuie, de la déception aussi, et de la contrariété.
J'hésite
et finalement me lève. Te voir triste me fend le cœur. Je me
dirige d'un pas qui doit te sembler assuré, mais qui est
bien loin de l'être, vers la petite boutique. Je sens ton
regard étonné dans mon dos, plus que jamais sentir tes
yeux posés sur moi me transpercent le cœur.
Je
sais que je fais la plus grosse bêtise de ma vie mais je crois
que si je ne le fais pas maintenant je m'en voudrais à
jamais.
J'ai
réussit à m'approcher de mon étoile,
maintenant il ne me reste plus qu'à m'y brûler les
ailes.
J'entre
dans la boutique et y achète un des bouquets. Des roses
rouges, encore. Les fleurs symboles de l'amour et de la couleur de
la passion…Et de la mort aussi, la mort de mon cœur qui je n'en
doute pas ne sortira pas indemne de cette histoire.
Tu
vas le broyer petite étoile, car un démon amoureux d'un
ange ne peut pas survivre bien longtemps dans un mode tel que celui
dans lequel nous vivons.
Comprendras
tu le message caché derrière elles ? Une partie de
moi espère que oui, une autre espère que non. Je
demande une carte et y note quelques mots sans trop savoir pourquoi.
Peut être que ce que tu m'as dit tout à l'heure m'a
donné assez d'espoir pour que j'ose espérer que tu
me reconnaîtras en cette personne qui t'a offert des fleurs ?
Je
ressort et retourne prés de lui qui fixe maintenant le sol.
Quelques pas, j'hésite un peu et finalement arrive à
coté de lui, tout tremblant. Pourvu qu'il ne lève pas
les yeux sur moi pour l'instant, je lui paraîtrais
parfaitement ridicule.
Mais
après tout je le suis depuis que j'ai décidé
que je l'approcherais, depuis que j'ai compris que je l'aimais,
lui que je ne connaissais pas.
Sans
un mot je lui tends le bouquet qui à coté de lui me
semble tellement moins beau.
Il
le prend et me fait un petit sourire. Il rougit, ses yeux prennent
des reflets étonnés. Il approche son doux visage des
fleurs et respire doucement leur parfum suave. Il n'a pas encore vu
la petite carte que j'ai demander d'ajouter. Ah si, ses yeux ce
sont posés dessus.
Debout
à coté de lui, j'attends le verdict. J'ai
l'impression d'être un malade qui attend d'avoir la
réponse du médecin sur la maladie qui l'atteint.
Tes
doigts se sont refermés sur cette fragile feuille de papier et
mon cœur à faillit s'arrêter. Tu ne t'en rends pas
compte mais tu tiens ma vie entre tes doigts si fin et délicats.
Tu
l'ouvres et mon cœur bat plus fort. Tes yeux naviguent sur les
mots que j'ai tracé de ma plus belle écriture, et à
chacun d'eux, ma respiration se fait plus difficile tant j'ai la
gorge serré.
Et
enfin tu arrives à la fin. Tes yeux s'agrandissent en lisant
mes dernières lignes.
Tu ne comprends pas ? Je comprends, ce doit être dur d'apprendre qu'une poussière comme moi puisse t'aimer. Dit moi juste que c'est impossible mais s'il te plait ne piétine pas trop mon cœur, il est déjà si fragile…
Les
secondes passent et tu ne dis rien. Tu ne trouves pas les mots pour
me mettre face à l'impossible. N'hésite pas, de
toute façon, quel que soit la manière dont tu les
diras, il seront dur à entendre, mais ne te gène pas,
je me suis préparé à cela depuis la première
fois ou je t'ai vu sur scène.
J'avais
espéré un jour toucher ta froide beauté. Je me
suis approché, j'ai presque réussit à la frôlé
et je t'ai regardé jusqu'à ce que mes yeux en
deviennent aveugle, incapable de voir autre chose que toi.
Tu
as relevé la tête et tu me regardes. Je crois que
tes yeux brillent, pourquoi ? Nos regards se croisent et je vois
avec quelque chose qui ressemble à de l'horreur une larme
dévalé ta joue pâle
Je
n'ai pas le temps de réalisé quoi que ce soit que tu
t'éloigne en murmurant quelque chose que je ne comprend pas,
ou ne veux pas comprendre, je ne sais même plus en fait.
Avant
que je ne puisse prononcé le moindre mot, mais en fait je ne
sais même pas si j'aurais pu dire quoi que ce soir, je te
vois partir en courant.
Je
crois que cela ce nomme de la panique et je ne pensais pas que tu
pourrais y succomber toi aussi. Je tombe sur le sol et te regarde
partir, je regarde ton corps devenir de plus en plus petit.
Je
vois flou, je crois que je pleure. Et cette douleur ? Ah oui…ce
doit être mon cœur qui agonise…
OoO
C'était
il y a plusieurs jours. Chaque secondes, minutes, heures, puis jours
qui se sont écoulées depuis le moment où j'ai
posé mes yeux sur ces mots écris de la main de cet
homme
Je
l'ai imaginé de milles façons différentes,
toutes plus belles et impossible les unes que les autres. Pourtant
quels que soient ces images que je me fais de lui, je ne peux pas
m'empêcher de me dire qu'elles sont bien loin de la
réalité. Mais là encore, même s'il est
différent, que ce soit en bien ou en mal, si je le rencontre
un jour je l'aimerais tout de même, simplement parce que je
l'aime déjà.
Aimer….voila
quelque chose de bien étrange. Je crois que je n'ai jamais
aimé jusqu'à maintenant, du moins je ne me rappelle pas
avoir ressentit ces sensations que l'on décrit dans les
livres…jusqu'à maintenant.
Les
jours qui sont passés on été si interminable.
Ses regards me manquent. Mais après tout, je ne connais que
cela de lui, et son écriture. J'imagine ses mains, des mains
d'artiste. Il n'écrit pas ces mots, il les dessine. Je les
imagine traçant ces lettres que me sont destiné, je les
imagine caressant ma peau, dessinant des lettres sur mon corps comme
il le ferait sur du papier…
Je
soupir et regarde ma montre. Je n'ai rien écouté de
ce que le manageur me disait. Je crois qu'il me parle de ces photos
que je dois faire pour je ne sais plus quelle raison. Il me parle de
ce photographe qu'on lui a conseiller et qui est très bon
paraît il.
Je
rêve, j'imagine que ce photographe est lui, mais de toute
façon même s'il l'était, comment le
reconnaîtrais-je ?
Je
ne connais de lui que des choses bien abstraite, peu reconnaissable…
Le
manager me quitte, me laissant me préparer. Je regarde dans la
penderie devant moi. Tous les vêtements sont noirs ou blanc.
J'en déduis que cela sera le thème de la séance
photo. Je choisis quelque chose qui ressemble plus à une toge
qu'a une robe ainsi posée sur le cintre et je me change. En
fait, c'est une robe un peu étrange…serrée jusqu'à
la taille, tandis que les manches et le drapé sont tellement
larges que j'ai un peu l'impression de me perdre dedans.
Le
manageur frappe de nouveau à la porte et entre en s'exclamant
un 'tu es parfait !' dont je me serais bien passé.
Je
me force à sourire et m'assoie pour me maquiller. Un trait
de khôl, un peu de fard à paupières, quelques
touches de fond de teint pour masquer les cernes qui on fait leur
apparition sous mes yeux depuis que je ne dors plus.
Je
me regarde tandis que Kai-san se place derrière moi.
«
Tu es parfait Aoi.
-
A force que tu me le répètes je vais finir par le
savoir. »
Mon
ton est froid. Je soupir et l'ombre de cet homme qui me hante me
revient. Mon regard ce perd dans le vide et Kai semble s'en
rendre compte. Il sait bien ce que j'ai, il est le seul à
qui je peux parler, à qui je peux raconter ce genre de chose.
Il est mon ami avant d'être mon manageur, et c'est le seul
avec qui je me permets une certaine proximité. Il ne me fera
pas mal, et je le sais.
Je
sens ses mains se resserrer sur mes épaules.
«
Tu pense encore à lui ?
-
Oui… »
C'est
à son tour de soupirer. Je sais que cette obsession pour cet
homme que je n'ai jamais vraiment vu le gêne, mais je n'y
peux rien. Je ne parviens pas à contrôler ce sentiment
que je ne comprends pas totalement.
Je
me lève, un peu brusquement je crois car je vois Kai-san
sursauter.
Je
m'excuse doucement et attend qu'il me mène au studio ou
l'on doit prendre ces photos. Nous traversons quelques couloirs
durant lesquels il me parle mais ou je n'écoute encore pas
et me fait entrer dans une pièce en me disant que lui
n'assisterais pas au photoshoot car il avait encore beaucoup de
papier à remplir pour le prochain ballet.
J'entre.
Tout est noir dans la pièce à l'exception de la
petite scène drapée de blanc, éclairée
par des projecteurs. Une voix s'élève, me demandant
d'aller m'installer sous la lumière.
C'est
une voix douce, une voix agréable à écouter
même si j'en ai déjà entendu des plus belle
lorsque j'étais à l'opéra de Paris il y a
quelques mois de cela.
Je
me demande bien à quoi ressemble ce photographe. Je m'assoie
et de nouveau, mon esprit par quelque part…J'imagine que cette
voix est celle de mon inconnu. Je ne perds pas espoir que ce
photographe soit cet homme que j'aime.
Aimer ?
Oui c'est bel et bien de l'amour que je ressens pour lui, même
si cela me paraît encore bien étrange.
Des
pas s'approchent, et je lève la tête pour tomber nez à
nez avec…un ange…oui un ange…
Je
croise son regard et réprime un sursaut. Non, il n'est pas
un ange, un ange n'a pas tant de douleur dans les yeux. Pourtant
son visage est beau, très beau même, et sa silhouette
fine et élancé. Il aurait pus faire mannequin s'il
avait voulut. Mais ces yeux, ce regard…il fait froid dans le dos…un
ange avec des ailes noires…
Et
pourtant ce regard me dit quelque chose, un regard qui me sonde, ne
me regarde pas mais m'admire. Il me fait penser à son regard
à lui. Mais il y a quelque chose de différent. Oui, de
tellement différent…
Rompant
le contact visuel, je murmure juste assez fort pour qu'il m'entende
que nous devrions peut être commencer. Il acquiesce et nous
commençons. Sa voix chaude et grave me faire frissonner, elle
me met à l'aise et en même temps me stresse un peu.
Je
n'ai jamais aimer faite des photos, les photographes sont toujours
les pires dictateurs qui soient, toujours à vous dire de
prendre telle ou telle pose, à vous mettre de telle ou telle
façon…mais avec lui ce n'est pas pareil, on sens le
professionnalisme dans ses gestes, dans ses déplacements. Un
regard et je sais ce qu'il veux. Il ne me dit pas ou me placer, il
me laisse faire à ma guise, cherchant toujours les meilleurs
point de vue pour faire ressortir ce qu'il veut de mes poses.
Les
minutes passent, les pellicules s'enchaînent. Nous en sommes
déjà à la cinquième au moins, mais à
vrai dire j'ai arrêté de compter.
Je
suis couché sur l'estrade, la tête fixé sur le
plafond d'un noir d'encre, sur lesquels j'imagine son
visage…mais étrangement celui de cet étrange
photographe et celle que mon imagination à crée de mon
inconnu se mélangent.
Je
n'entends plus les cliquetis de l'appareil photo. J'ouvre les
yeux que j'avais fermé un instant pour les protéger
de cette lumière crue que les projecteurs déversent sur
moi et me relève pour le regarder.
Son
corps semble figé non loin de là, le regard fixé
sur moi. La main tenant l'appareil tremble, tandis que les yeux
noisettes reflètent de la panique…
De la panique ? Mais pourquoi ?
Je
m'appétais à me lever pour m'approcher lorsque sa
voix soudain froide et effrayante s'exclama qu'il était
l'heure de faire une pause. Il est vrai que un long moment c'était
écoulé mais tellement pris par le travail je n'avais
pas vu le temps passé.
Je
l'entends poser son appareil avec douceur et sortir en claquant
légèrement la porte, me laissant seul dans cette pièce
uniquement éclairée par ces deux projecteurs. Quelques
instants passent avant que je ne réalise que je suis
réellement seul. Je repense alors au début de mon
spectacle ou je suis dans une position presque identique, seulement
éclairé par ces mêmes lumières froides
qu'à l'instant.
Doucement
je me lève, et esquisse quelques pas pour m'approcher de la
porte et sortir. Il fait froid dans ce couloir comparé à
l'intérieur de cette pièce. Je cours légèrement
vers ma loge, tout en retenant ma longue robe pour ne pas me prendre
les pieds dedans et attrapa mon long manteau avant de sortir. J'ai
besoin de fumer un peu.
Quelques
mètres de couloir en plus et me voilà dehors. Mon
regard se promène et tombe sur cette silhouette que j'ai
devinée plus que vue dans le noir de cette pièce.
Oui,
décidément, il est réellement taillé
comme un mannequin ce beau photographe. Grand et élancé,
les jambes moulées dans ce pantalon semblent fines, voire
légèrement musclées. Les épaules
légèrement carrées, mais qui reste fines et même
un peu féminine. Les cheveux long et blond, coulant comme une
mer dorée sur son dos.
Ses
longues mains que j'avais vu capable de tant de douceur pour tenir
son appareil photo et qui cherchent à présent quelque
chose dans ses poches. Il tourne légèrement le visage
et vois une cigarette entre ses lèvres. Sans un bruit je
m'approche et arrivé à coté de lui, demande :
« Vous chercher du feu ? »
Il
sursaute et avant même qu'il n'ait le temps de me répondre
quoi que ce soit, allume sa cigarette avec un sourire avant de m'en
attrapé une et de me l'allumer.
Aucun
mot, le silence s'installe entre nous et je dois dire que j'aime
ça. Je n'aime pas quand il y a trop de bruit, sauf quand
c'est de la musique. Parler pour ne rien dire m'horripile. Les
gens qui veulent discuter de tout et de rien pour combler les
silences m'énervent. Lui se tait aussi, je crois qu'il me
regarde. Finalement, à force de se promener le long de la
place devant laquelle nous sommes, mon regard accroche quelque chose.
Ces
fleurs, je les connaît…oui ce sont les même que celle
que j'ai reçut l'autre soir. Les miennes se sont fanées,
comme si elles voulaient me rappeler que tout en ce monde est
éphémère, tout comme l'espoir que j'ai de
voir un jour cet homme…
Des
roses rouge, fleurs de l'amour aux couleurs du sang et de la mort.
N'est ce pas paradoxal….
Pour
la première fois depuis longtemps je ressens le besoin de
parler. Pourquoi ? Je ne sais pas…peut être parce que je
sens que lui, tout comme Kai, acceptera d'écouté ce
que j'ai à dire ?
Peut
être parce que je sens que lui, ne me jugera pas comme les
autres…Je lance un regard vers lui remarque qu'il regarde dans la
même direction que moi. Le hasard ? Non je n'y crois
plus depuis longtemps. Les mots s'échappent d'entre mes
lèvres sans que je puisse réfléchir à
quoi que ce soit.
« Ces fleurs sont tellement belles… »
N'importe
qui d'autre que lui aurait répondu 'pas autant que vous'
ou 'elles ne sont que le pâle reflet de votre beauté'.
J'y ai eu droit tant de fois que cela ne me fait plus rien. Mais
pourtant je crois que si lui il me le disait, je le croirais peut
être… Car je sais qu'il me le dirait en tant que
photographe amateur de belles choses. Et il faut avouer que je suis
une belle chose.
Je
ne suis qu'un objet comme ces fleurs ne sont que des végétaux.
Je ne sert qu'à montrer une perfection que d'autres
veulent atteindre sans jamais pouvoir l'obtenir, comme ces fleurs
sont là pour montrer des sentiments qui ne sont que trop
rarement véritable...
« C'est vrai… »
Etonné…oui
c'est ce que je suis. Je ne m'attendais pas à une telle
réponse je l'avoue. Mais finalement ce n'est pas plus mal.
Ma voix sort d'entre mes lèvres et je lui raconte, à
lui que je ne connais pas, ce cadeau que l'on m'a fait à
moi qui ne méritait pas tant. Il ne dit rien mais lorsque les
derniers mots sortent d'entre mes lèvres et que je me tourne
vers lui, je vois qu'il est comme stupéfié par cette
ultime déclaration.
Non,
jamais personne avant cet inconnu ne m'avait offert de fleurs, peut
être qu'ils n'avaient pas osé ou autre chose, je ne
sais pas.
Des
secondes passent, et je me rends compte qu'il n'est plus à
coté de moi. Je tourne la tête pour le voire entrer dans
cette petite boutique aux couleurs vive.
Des
questions, beaucoup de question. Qu'est il allé faire ?
A-t-il eu une inspiration soudaine pour des photos avec des fleurs ?
Ou bien est ce autre chose ? Je ne sais pas quoi dire, ni quoi
faire. Dois je le rejoindre ? Dois je attendre qu'il
revienne ? Plus de question que de réponse.
J'ai l'impression qu'il passe un temps fou dans cette boutique.
Sentiment
d'abandon. Je lui ai parlé, il m'a écouté et
il est parti, comme tout les autres alors que je lui faisais
confiance.
Non,
ressaisit toi Aoi, il est juste parti faire je ne sais pas quoi dans
cette boutique. Mais quoi ? Que fait il ? Pourquoi ?
Comment ?
C'est
il rappelé qu'il devait acheter des fleurs pour sa petite
amie ? Et pourquoi cette idée me gène elle ?
Il n'y a pas de raison.
Le
regard plongé sur le sol, je sens lentement mais sûrement
les larmes montées. Non je ne dois pas pleurer, et pourquoi je
le ferais ? Je ne l'aime pas, il ne m'aime pas, il ne fait
que prendre des photos et je ne fais que danser. Ce n'est pas lui
que j'aime, d'ailleurs en fait je n'aime personne alors
pourquoi lui…
Non,
je ne l'aime pas lui, je crois aimer un inconnu que je n'ai
jamais vu.
Je
suis ridicule…
Je
sursaute en voyant apparaître des roses rouges devant mes yeux.
Leur parfum monte jusqu'à mes narines et leur effluve fait du
bien à mon cœur que je sentais se serré un peu plus à
chaque seconde qui passait.
Je
lève la tête et le vois qui me fait un sourire qui
semble crispé, comme s'il avait peur de la manière
dont je recevrais les fleurs.
Je
compose mon visage d'un sourire qui se veux rassurant et attrape le
bouquet pour sentir les fleurs de plus prés. Leur odeur
m'envoûte. J'ai toujours aimer l'odeur des roses…surtout
depuis ce jour là…
Je
les admire ces fleurs qui ressemblent tellement à celle que
l'inconnu m'a offerte… Mon regard se promène à
leur surface et tombe sur un carré blanc sur lequel sont
inscrit des lettres. J'ouvre si grand les yeux que je m'en fait
presque mal. D'un mouvement brusque, j'attrape le mot et le lis.
Je me sens pâlir à chaque mot. Ces lettres, cette
écriture, ces mots…cette signature…
Je
l'a connaît par cœur, à telle point que je pourrais
la refaire trait pour trait. Les mêmes courbes, les mêmes
tournures de phrases.
Panique,
espoir, panique, amour ? Panique…
Que
dois je faire ? Que dois je dire ?
Panique.
Je
pleure. Je suis devant quelque chose que je n'admettais pas. Rêve
et réalité se rejoignent parfois, toujours au moment où
on s'y attend le moins. Je n'étais pas prés à
le rencontrer aussi tôt, surtout sous ces traits à lui,
cet homme que je viens à peine de rencontrer et qui déjà
fait battre mon cœur un peu plus, me fait faire des choses dont je
n'ai pas l'habitude.
La
larme qui c'est échappée de mon oeil, solitaire,
dévale la piste de ma joue jusqu'à tombé dans le
ravin formé par mon cou. Je me lève, le regard allant
de ces fleurs que j'aime autant que je les déteste à
présent jusqu'à cet hommes envers qui mes sentiments on
le même mouvement.
Je
l'aime ? Non, je n'aime personne…
Je
le déteste ? Non, je ne peux pas.
Je
ne sais plus, tout ce bouscule. Tout va trop vite.
Les
coups de foudre, ça n'existe pas. On ne tombe pas amoureux
de quelqu'un en ne l'ayant vu qu'une fois, et pourtant…
On
n'aime pas quelqu'un qu'on ne connaît pas, c'est
impossible. Non, je le refuse…
Et
pourtant…
Je
cours et à chaque foulée que je fais je sens comme une
douleur dans mon cœur. Il se fissure, je crois. Quelque chose de
chaud sur mon visage…des larmes je crois…
Est
cela l'amour ? Car si c'est le cas, je ne suis pas prêt
à endurer tout cela…
Fin du chapitre
