Auteur:
Akira
Titre:
Dancer in the dark
Groupe
: The GazettE
Couple :
Aoi x Ruwa
Rating
: G
Genre
: AU --' un peu
mélodramatique quand même…
Disclaimer
: ils sont à
moi, ils habitent dans mon placard…
Mot
de l'auteur :
Bon voilà le POV d'Aoi…je vais y arrivééééé
….mis à par ça, bon sang ce que mes persos peuvent
être névrosé…XD
Chapitres
: 5/6 finalement…
Dancer in the Dark
Partie 5
Je cours. Pourquoi ? Je n'en sais rien.
La peur. Elle fait battre mon cœur à une vitesse que j'aurais cru impossible qu'il puisse atteindre. Et à chaque pas que je fais je le sens se déchirer un peu plus.
Pourquoi ? Est-ce cela l'amour ? Se retrouver enchaîner à quelqu'un et ne pas pouvoir s'en éloigner sans ressentir cette douleur insoutenable dans notre poitrine ?
Je sens mon sang battre dans mes veines. Je sens douloureusement mes poumons se gonfler pour respirer cet air qui me brûle la gorge. Je sens les larmes brûlantes qui coulent sur mes joues rendues glacées par le froid. Je ne vois plus rien, trop de larmes, trop de choses qui me viennent à l'esprit et que je n'arrive pas à classer de façon claire.
Je sers la main. Je sens les épines de cette rose me rentrer sous la peau, mais même cette douleur n'est rien à coté de celle que je ressens, là, dans mon cœur.
Mon estomac se tord, j'ai envie de vomir, j'ai des nausées tellement fortes que je manque de tomber au sol. Ma tête me lance.
Pourquoi ais je peur ? À cause de se sentiment que je ne comprend pas ? Oui. Ce doit être cela. Ce sentiment que l'on nomme amour et qui jusque là m'était connu sans l'être véritablement, que jusque là je n'avais fait qu'effleurer sous des formes tellement différentes que ce que je ressens aujourd'hui.
Je mens lorsque je dis que je n'ai jamais aimé, et pourtant cela se rapproche tellement de la vérité. Comment pourrais-je ressentir un sentiment qu je n'ai connu que sous des formes détournée ?
L'amour de mes parents ? Je ne l'ai jamais connu. Kai est ce qui se rapproche le plus de ma définition d'un père, mais il n'en est pas un. Jamais il ne remplacera un vrai père, même si cela me peine de le dire. L'amour d'une mère reste tout autant inconnu pour moi.
Des amis ? Je n'en ai jamais eu. On n'a pas d'amis dans un orphelinat, on a que des ennemis. On se sent un peu comme un animal à la fourrière. On doit être le plus beau, le plus talentueux, le plus aimable, le plus propre. On doit être le meilleur pour se faire adopter.
On n'a pas d'amis, car même si on en avait, ils se transformeraient en rivaux dés qu'un parent potentiel passerait le pas de la porte.
Kai est devenu pour moi ma définition de l'amour. Il m'a servi de père avant de devenir quelque chose proche d'un frère. Puis quand j'ai grandit, il est devenu mon ami et celui à qui je pouvais tout dire car il savait déjà tout de moi.
Mais à présent tout ce que je connais à été chamboulé. Tout même ce que je croyais inébranlable.
J'ai été heureux de recevoir ces fleur, sa peau qui à frôlé la mienne ma provoqué une drôle de sensation dans le ventre, comme si des papillons y avait été libéré et me chatouillaient. Ses yeux qui me regardait de haut en bas durant la séance photo ne me gênait pas comme cela arrive d'habitude, au contraire, je voulais qu'il me regard encore et toujours. Comme lorsque je suis sur scène et que je sens ses yeux caresser ma peau. Durant un instant j'ai même rêvé que ce soit sa main qui la caresse et non pas ce tissu vaporeux qui me recouvrait alors.
Je suis au sol. Les graviers blessent lentement la peau fragile de mes mains. Des mains d'artiste, délicates et dont je prends soin.
Mes genoux me lancent, j'ai atterrit dessus en tombant tout à l'heure. J'ai mal et cette douleur fait monter de nouvelles larmes à mes yeux. Je doit être affreux, les yeux rouge et gonflé par tant de tristesse. J'ai déchus, je me suis abaissé à aimer quelqu'un et me voilà retomber plus bas que terre. C'est ma punition. J'avais réussit à grimper les échelons douloureux de ma renaissance et l'un d'eux c'est brisé sous mon poids. Il ne reste plus qu'à ramasser doucement les morceaux brisés de ma perfection, les mettre dans un petit sac et les jeter.
J'avais atteint un semblant de bonheur mais je n'en ai pas eu assez, j'en ai voulu plus, toujours plus et je l'ai payé. J'ai payer le prix de mon insolence, je n'aurais jamais du vouloir connaître l'amour, car ce n'est pas un sentiment que je suis en droit d'éprouver. Je ne suis pas né pour aimer, je suis née pour être aimé. Je reçois mais je ne donne pas.
Mes poumons me font mal, j'ai du mal à respirer. Je voudrais hurler mais les sons ne sorte pas, il sont coincée quelque part dans ma gorge, ou plus profondément encore. Mon poing se lève et s'abat violement sur le sol encore et encore. Je sens peu à peu les cailloux sur le sol s'incruster dans ma peau et quelques gouttes de sang rouge s'en échappent. Quelques gouttes infimes…
Il est beau ce sang, tellement magnifique. Si pur.
Il est un peu mon reflet, d'une perfection sans nom. Beau et envoûtant, mais dont le goût n'est pas le meilleur qui existe. Je me laisse aller en arrière, ramenant mes jambes douloureuses devant moi et fixe ma main. De certaines des blessures s'échappent une ou deux gouttes de sang. Si infime…
C'est fou comme l'être humain est fragile…
Les fleurs posées à coté de moi sont de la même couleur, ce rouge si profond qu'il en paraît irréel. On m'a raconté un jour une légende, c'était il y a longtemps, quand j'étais encore à l'orphelinat. Il paraît que les roses sont fait du sang des amoureux. De ces gens qui s'aiment jusqu'à en mourir de chagrin. Il paraît que ce sang qui coule de leurs cœurs brisés forme ces doux pétales veloutés. Il paraît que l'on doit offrir ces fleurs en leur honneur à celui que l'on aime, mais pourquoi offrir quelque chose qui est la marque de tant de souffrance.
Car tout dans ces fleurs n'est que souffrance. Les pétales aux couleurs de sang, les épines…tant de choses si loin des sentiments amoureux tel qu'on les décrit dans les films et dans les livres, si éloignées de la conception que l'on s'en fait. Mais finalement tellement proche…l'amour n'est il pas fait de souffrance et de douleurs ? On essaye de nous faire croire le contraire, mais qu'est ce qui est vrai ?
Je me recroqueville sur ce trottoir. Il n'y a personne à cette heure, tous sont en train de travailler, de faire les moutons. Il flânent devant les rues, regardent ces milles et un magasin proposant toujours les même choses chères et inutiles. Pourquoi s'arrêteraient-ils devant un pauvre type que moi, aussi connu soit il. Aucune attention, aucun geste tendre. Rien qui puisse nous rabaisser à la hauteur des autres, qui pourrait nous ramener à leur niveau.
Je connais ce sentiment, je le connais pour l'avoir ressentit. On dit que lorsque l'on est tomber plus bas que terre on ne peut que remonter, mais ce que l'on ne sais pas c'est qu'arrivé au plus haut point du firmament il ne reste plus qu'à retomber au sol. Et la chute est dure, si dure que lorsque l'on arrive en bas on a plus la force de remonter. Nos os sont brisés par la difficulté de la monter et par la violence de la chute. Tout comme notre volonté…
Mes bras se resserrent plus, toujours plus autour de mes jambes serrées contre mon torse. Me faire oublier, faire oublier que j'existe, que j'ai existé un jour. Oublier cette peur qui me tord encore le ventre, oublier ces larmes qui ne cessent de couler. Oublier ce visage qui s'impose à moi quand je ferme les yeux, oublier ce regard si agréable sur ma peau. L'oublier lui, m'oublier moi. Faire abstraction de ce corps qu'au fond de moi j'ai toujours détesté, oublier cette vie bien trop compliquée…
Oui compliqué. Pleine de ramification, de sentiments ignorés, et découvert bien trop brutalement. Pleine de souvenir que je voudrais oublier, de sensations que je voudrais ne jamais avoir connu. J'aimerais les remplacer, ne garder que ce que j'aime et jeter ce dont je ne veux plus.
Ma vie est un long labyrinthe dans lequel je me suis perdu, trop de choses en trop peu de temps. Trop d'amour d'un coup alors que je ne connaissais que le désespoir.
Je n'avais toujours fait que survivre et maintenant que l'occasion m'était donné de vivre enfin je me suis enfui. Devant moi ? Rien, le néant. Il ne me reste plus qu'à pleurer devant mes peurs qui ne veulent pas me lâcher. Peut être devrais je mourir ? Je libérerais Kai d'un poids déjà mort depuis longtemps, depuis ce jour ou il m'a trouvé, peut être même avant. Peut être même n'ais je jamais vécu, que je n'ai toujours été qu'un fantôme…
Cette marionnette que l'on manipule ; On l'installe sur une scène et on lui attache les fils. Et elle bouge.
J'ai toujours voulu vivre mais je n'ai jamais réussit.
Jusqu'à aujourd'hui.
Et maintenant le poids de cette vie me fait mal. Je ne la supporte pas. Je vivais dans un cocon créer par Kai et maintenant que j'en suis sorti je voudrais y retourner.
Connaître l'amour avait toujours été un rêve que j'avais effleuré. Comme tout les enfants, comme tout les humains. Mais je ne suis pas un humain, on m'a mis dans la tête que j'étais une étoile.
Qu'est ce qui est vérité, et qu'est ce qui est mensonge ? Je ne sais pas, je ne sais plus je ne veux pas savoir ? Qu'est ce qui me rend différent ? Mais qu'est ce qui fait que je suis pareil que le commun des mortels ? Est uniquement parce qu'on a décidé que je serais célèbre ? Dans ce cas je ne veux pas de cette renommé, je n'en ai que faire.
Pourtant j'aime ça, j'aime cette sensation d'être au dessus des autres de les dominer même si je n'ai aucun droit sur eux. Je l'aime parce que ça me rend différent, même si je ne le suis pas. Cela me crée l'illusion que je suis unique, que je ne suis pas comme eux. Je n'ai pas en moi cette cruauté qui les rend affreux, je n'ai pas en mot ces mots horribles qui font souffrir les autre. Je ne les ais pas car je ne les ai pas appris, je n'ai toujours fait que les subir.
Et pourtant ce que je viens de faire, n'est ce pas de la cruauté ? Ne l'ai je pas fait pleuré cet homme ? Ne l'ai je pas fait souffrir ?
Non, je me trompe, il c'est fait souffrir tout seul, je n'y suis pour rien, comment pourrais je faire une chose aussi affreuse…
Et pourtant je l'ai fait…
Je lui ai arraché une partie du cœur et je l'ai fait sans regret. Je ne suis pas mieux que ces hommes que je hais. Je suis pareil, et je l'ai toujours été.
Des larmes, encore des larmes. Elles se mêlent au sang qui a goutté sur le sol. Mes plaies sont sèches, le sang a coagulé. Mes larmes vont-elles séchées un jour elles aussi ou resté a jamais humide sur mes joues ?
Mes jambes tremblent. Mes mains aussi. J'ai froid je crois…
Je ne ressens rien, le vent sur ma peau me paraît irréelle et les bruits tout autour de moins ne sont que fouillis incompréhensible. Une main tendue devant moi que je ne vois pas, quelqu'un qui se penche, s'inquiète. Ce n'est pas lui alors je ne veux pas écouter. Je ne veux que lui je le sais mais je ne veux pas l'admettre. J'ai besoin de celui qui m'a fait descendre de ma montagne, de cet endroit ou j'étais intouchable. J'ai besoin de lui pour y remonter.
Mon regard se pose une nouvelle fois sur ces fleurs de malheur. Elles sont la cause de tout cela, elles en sont les responsables. Sans elle je ne l'aurais jamais rencontré, je ne l'aurais pas reconnu…je ne l'aurais pas aimer…
Pourquoi je suis parti déjà ? A oui parce qu'il y avait cette lueur dans ces yeux, cet espoir insensé que je ressentais dans mon cœur mais que j'avais peur d'approché. Je suis lâche, tellement lâche. J'ai honte. Je voudrais…mourir. Oui je crois que je voudrais disparaître.
J'ai vu dans ces yeux tant de choses, tant de sentiment s que j'avais un jour voulu connaître, que j'avais effleuré sans les toucher réellement. Tant de sentiments qui me faisait pur et devant lesquels je me retrouvais. Brutalement, trop brutalement. Sans que j'ai eu le temps de m'y préparer. Sans que j'ai eu le temps de les comprendre réellement.
J'y ai vu les mêmes rêves que ceux que je faisais parfois. J'y ai vu un espoir. Je n'ai que faire qu'il me soit inconnu, j'aurais tout le temps de le connaître plus tard.
Plus tard, je n'ai même pas réfléchis en pensant cela. Une partie de moi accepte ce besoin que j'ai de lui. Une partie, oui, mon cerveau à admis que cette chose dont j'avais besoin, cette chose qui, jour après jour, me deviens vital… Il a admit que cette chose c'était lui…
Mon cœur, lui, n'arrive pas encore à le faire…
Tout est si compliqué.
Combien de temps est passé depuis que je suis partie de cette petite place ? Quelques minutes ? Une heure ? Ou plus longtemps ?
Et pourquoi suis-je partie ? La peur à pris possession de moi, la panique pure, comme celle qui vous étreint lorsque vous faite face à votre plus grande phobie. Je n'ai pas réfléchis, mon cœur à hurler 'Cours' et je l'ai écouté.
La panique est toujours la plus forte, on à beau combattre contre elle de toutes nos forces, elle gagne toujours.
Je rassemble mes forces. J'ai froid, je suis même complètement gelé. Mes mains sont engourdies, je ne les sens presque plus. Les bouger en devient presque douloureux tant le froid à pénétré ma chaire.
Mes jambes me portent difficilement, mais je parviens tout de même à me tenir debout, vacillant parfois…souvent.
Je lève cette fleure que je tiens encore dans ma mains serrée, et ma peur soudain, se transforme en haine. Plus aucune pensée cohérente, juste de la haine pour ces fleure maudites. Tout est de leur faut, tout à débuté à cause d'elle et tout viens de se terminé par leur faute. Je les hais ces fleurs, à tel point que je n'ai bientôt plus en tête que l'idée de les faire disparaître.
Un mouvement brusque, mais à l'instant ou j'allais les jeter, je m'arrête… Elles représentent mes peurs, mais elles m'ont été offertes par lui. Les jeter ? Impossible…
Je me suis remis en marche, mon esprit est vide, plus de peur, plus de colère, ni de haine. Je ne me comprends plus moi-même…
Un bruit d'eau, un pont je crois. Je tourne la tête et mes yeux regardent sans vraiment le faire le paysage. Je ne sais même pas si il est beau, on m'a toujours dit que ce qui n'est pas moi n'était pas beau. Et je l'ai cru ce mensonge, parce que cela me rassurait même si je savais que ce n'était pas vrai.
Que pouvais je y faire ? Je suis quelqu'un de faible à qui on à promis une place dans un ciel ou il n'avais pas sa place, et qui à présent se raccroche à tout ce qu'il peut pour se maintenir à la hauteur des espérances que l'on a placée en lui.
Un menteur, je mens sans cesse pour rester à la place que j'ai acquise par mégarde. Je mens à Kai en lui disant que je suis heureux, et je lui mens à lui en lui faisant croire que je ne l'aime pas. Je leur mens à tous mais aucun de s'en rend compte, et aucun ne le réalisera sûrement jamais.
Car je sais y faire, le mensonge fait partie de moi, au même titre que je fais partie de lui. Ma vie entière c'est construite grâce à lui, tout ce que je suis, tout ce que les gens avent de moi…tout n'est que mensonge.
J'ai inventé ma vie de toute pièce comme je me suis inventé une personnalité parce que j'ai honte de moi, de ce que je suis au fond de moi, De ce passé que jour après jour je tente d'effacer. Je peux le cacher aux yeux des autres, c'est vrai…mais je ne peux pas l'oublier…
Comme je ne peux pas transformer ces mensonges en vérité…
Encore une fois, mon regard ce pose sur ces fleurs et de nouveau, les larmes montent. J'ai la sensation que tout mon passé, mon présent et mon futur ne tournent qu'autour d'elles. Elles me narguent ces fleurs, elles se moquent de moi…
Mais finalement, elles ont raison. Ce qu'elles mettent en avant est criant de vérité, cette vérité qui me fait peur mais qu'il faudra bien un jour que j'accepte.
Debout sur le bord de ce pont, mon regard passe doucement de ces fleurs à l'étendue d'eau glacée devant moi. De nouvelles larmes coulent, je ne sais même pas pourquoi. Mes joues en sont trempées et cela ne fait qu'accentué le froid que je ressens.
Mes doigts s'approchent sans que j'en ai réellement conscience ces doux pétales de sang qui composent ces roses. Je les caresse du bout des doigts, savourant leur douceur comme on savourerait une confiserie. Et doucement, j'en arrache un, puis un seconde avant de tendre le bras devant moi et de les lâcher. Doucement, ils s'envolent, emportés par le vent d'hiver, insensible aux sentiments que l'on peut ressentir. Deux petites tâches rouges comme deux perles de sang qui s'envolent, tournent, virevoltent comme des danseuses pour finalement s'évanouir quelque part…
Un pétales, deux, trois…encore un autre…
Comme un flot de sang qui s'écoule d'une blessure pas encore cicatrisé. La blessure de mon cœur, brisé depuis que je suis bébé et qui ne c'est jamais cicatrisé…
J'ai soudain envie de le voir, de le connaître. J'ai envie de tout lui dire. J'ai envie de l'aimer. Comme si de lâcher ces fleurs me permettaient d'y voir plus clair…
J'ai envie que tout change, ça je n'aime pas ma vie telle qu'elle est actuellement. En fait je ne l'ai jamais aimée mais jusque là je faisais avec. Mais lui, il m'a donné l'occasion de la changer, de tout changer de A à Z. Cela me fait peur…l'inconnu fait toujours peur…
Mais j'ai envie de changer, de devenir quelqu'un d'autre. Ces morceaux de fleurs qui s'échappent de mes mains sont un peu mes peurs. Les jeter ainsi, c'est un peu comme si je les affrontais, comme si je les défiais en combat singulier.
J'en ai assez d'être un lâche.
Des pas non loin. Ce n'est pas le premier passant à passer à coté de moi, mais cette fois, un long frisson me parcourt. Je sais que c'est lui mais je n'ose pas tournée la tête.
Encore des larmes, je ne pensais pas avoir autant d'eau en moi.
J'ai peur qu'il disparaisse si je pose mes yeux sur lui. Sans même m'en apercevoir, mes mains continuent lentement à arracher les pétales des fleurs…
Tout autour de moi du rouge, les morceaux de velours floral s'envolent, tourbillonnent…
Je voudrais qu'il me soigne, qu'il répare mon cœur brisé que je sens pourtant battre tellement fort dans ma poitrine.
J'ai envie…
Je me suis retourné violement et me suis retrouver sans ses bras avant même que je ne comprennent quoi que ce soit. J'ai lâché ce qui restait du bouquet et j'ai enfoui mon visage trempé de larmes contre ce torse si rassurant de cet homme que j'avais fui si peu de temps auparavant.
…qu'est ce que cette chaleur au fond de moi ?
…si agréable…
A suivre…
