Auteur: Akira
Titre: Red Moon (Merci Ginari-chan 3)
Genre : UA ah pis euh…c'est acidulé vers la fin du chapitre XD
Groupe : Dio (je change de souffre douleur XD)
Couple : vous verrez
Disclaimer : ils s'appartiennent ! ;; sauf Miyako ! Ah, ah XD
Déclaration de l'auteur : Bon, j'éspére que le chapitre 1 vous a plu, nous voilà partie pour le deuxième En espérant que ça vous plaira toujours
Bande son : Buck Tick – Kagerou ; gazette, Juli, et pas mal de truc en fait --'
Note de la Bêta-Lectrice : Il y a des parties au passé et d'autres au présent, mais je trouvais que remettre au passé la partie au présent la rendait plus fade, donc j'ai laissé comme ça, ça ne gène pas trop la lecture je trouve…
Red Moon
Chapitre 3
Pour la première fois, ce fut lui qui proposa aux deux autres d'aller à un bal. Denka et Erina le regardèrent d'abord étonnés, puis finalement comprirent qu'il voulait juste revoir cet homme.
Un mois s'était écoulé. Un mois où il n'avait pas dormi autrement qu'en pointillés. Un mois que son cœur se mettait a battre plus vite dès qu'il entendait parler d'un homme mystérieux que l'on voyait à certaines soirées et dont personne ne connaissait le nom.
Lorsqu'il avait appris que le roi organisait un nouveau bal, il n'avait plus eu d'autre idée en tête que d'y aller. Il fallait qu'il le revoie. Une partie de lui, lui disait qu'il était ridicule et qu'il y avait de fortes chances qu'il n'y soit pas, et même s'il y était que ferait-il ?
Lorsque ses amis eurent accepté d'y aller, il se mit à compter les jours, puis les heures, et les minutes qui le séparaient de cette soirée.
Il tournait et retournait dans son lit, faisait les cent pas, souhaitant de toutes ses forces que le temps s'accélère ou il allait devenir fou.
Mais peut-être l'était-il déjà ?
Finalement la date attendue arriva. Erina et Denka se promirent de garder leur ami à l'œil, inquiets de ce qui pourrait arriver.
Kei se posta au même endroit que la dernière fois. De là il avait l'avantage de voir toute la salle. Il laissa glisser son regard sur la foule, cherchant cette silhouette qu'il connaissait maintenant si bien à force de la voir en rêve. Mais rien, il ne l'aperçut nul part. Finalement il descendit le grand escalier, cherchant toujours cet homme qui allait finir par réellement le rendre fou.
Il n'entendait même pas la musique tant il était concentré sur ce qu'il cherchait. Plusieurs fois, des gens qu'il connaissait voulurent le saluer mais il n'entendait pas, heureusement que ses deux ami, non loin de la, s'excusaient pour lui, inventant une explication plus ou moins abracadabrantesque. Celle qui marchait le mieux était que la date de l'anniversaire de l'incendie qui avait causé le décès de ses parents approchait. Tous savaient que c'était une période très difficile pour lui. D'ailleurs bientôt, plus personne ne tenta de lui adresser la parole.
Il parcourut la salle un nombre incalculable de fois, parfois dérangé par l'un de ses deux amis qui venait voir comment il allait, ou lui proposer une danse pour tenté de lui changer les idées. Mais rien n'y faisait, à peine étaient ils repartis que le blond reprenait ses recherches. Une âme en peine aurait eu l'air plus heureuse que lui.
Ce n'est qu'après presque deux heures de recherches qu'il commença a désespérer. Peut être n'était-il pas là ? Peut-être ne le reverrait-il jamais…
Il ne voulait pas envisager ça. Cet homme l'avait envoûté, et il ne désirait qu'une chose, le revoir.
Son regard se porta vers les portes vitrées qui menaient sur le balcon. Et si… ? Il y alla, ça ne coûtait rien d'essayer. Peut être l'avait-il attendu ici ?
Pourquoi une petite voix au fond lui disait que c'était peine perdue ?
Il ne voulait pas l'écouter, l'espoir fait vivre, c'est en se raccrochant à se précepte qu'il n'avait pas craqué après l'incendie, et c'est avec celui-là qu'il sauvegarderait son mince espoir de le revoir.
Il arriva sur le balcon. Rien, aucune lumière, aucun bruit. Il n'y avait personne.
Il avança, se plaça au même endroit que la dernière fois et ferma les yeux. Peut être que s'il espérait assez fort, il sentirait de nouveau ses bras entourer sa taille et ses lèvres se poser dans son cou.
Rien, rien ne venait.
En bas, dans le jardin, alors que les nuages s'écartaient pour laisser apparaître la sanglante lune, une forme sombre apparue, le regard tourné vers le balcon où se trouvait le blond. Un sourire apparu sur le visage de l'homme. La seconde d'après il avait disparu, et la lune était de nouveau voilée par un nuage… Kei rouvrit les yeux lorsque quelques notes de musique s'échappèrent par une porte entrouverte. Il se retourna vivement, priant pour que ce soit lui.
Kei ?
Denka…
Kei, je sais que tu es là
Oui…
Un murmure, mais dans le silence, on aurait dit un cri.
Il n'est pas la…, continua le blond sur le même ton. Je l'ai cherché partout…
Il n'est peut être pas encore arrivé. Proposa Denka pas très convaincu par ce qu'il avançait.
Non. Tu sais aussi bien que moi qu'il ne viendra pas. Ça ne sert à rien de se bercer d'illusion.
Mais il t'a dit que vous vous reverrez.
Il a très bien pu mentir. Je vais rentrer, rester ici ne sert à rien.
…Comme tu veux…tu veux que l'on te raccompagne ?
Non, restez ici, je ne vais pas vous empêcher de vous amuser.
Comme tu veux…
Kei fit quelques pas vers la porte et s'arrêta.
Si vous le voyez quand je serais partit. Dîtes lui que je l'ai attendu.
Denka eut un sourire crispé, et Kei parti.
Denka resta un long moment seul sur ce balcon, réfléchissant à l'attitude de Kei. Il ne savait pas trop quoi en penser. Devait-il se faire du souci ? Il semblait triste mais pas au bord du suicide…devait-il en vouloir à cet homme qui le faisait souffrir ? N'avait il pas déjà suffisamment souffert ? Une voix qu'il connaissait bien retentit alors dans le silence.
Kei est parti ?
Oui.
Je l'ai vu aller vers la sortie, je me demandais ce que tu faisais.
Rien, je réfléchissais juste…
Un ange passa. Erina s'approcha de son ami, un peu trop timidement pour que cela soit anodin. Ces soirées étaient particulièrement difficiles à vivre pour eux deux. Ils les aimaient oui, mais elles leur rappelaient un peu trop leur situation difficile pour qu'ils passent une excellente soirée.
Kei n'était pas au courant de toute l'histoire, et ces derniers temps, il était tellement pris dans ses propres problèmes qu'il ne voyait pas que les sourires qu'ils affichaient sonnaient faux. Il ne voyait pas non plus les regards qu'ils se lançaient lorsqu'ils étaient avec un ou une autre en train de danser. Mais ils ne pouvaient pas lui en vouloir. Malgré tout la douleur étaient bien là.
Erina était maintenant à quelques centimètres de son ami. Il baissa la tête vers le sol.
Prend moi dans tes bras…s'il te plait…il n'y a personne.
Denka hésita. Devait il le faire ? Quelqu'un pouvait arriver n'importe quand et qu'arriverait il alors ? Oh comme il aurait voulu pouvoir remonter le temps pour empêcher son oncle de rencontré cette femme ! Il eut un soupir et finalement, pris le jeune homme dans ses bras. Erina se blottit contre lui. Il y avait si longtemps qu'il n'avait pas pu juste le sentir contre lui…
Erina leva la tête, et leurs lèvres se frôlèrent. Denka eut la soudaine envie de les faire se toucher, juste une fois…juste quelques secondes…mais Erina se détacha de lui avant qu'il n'ait pu faire quoi que se soit. Peut être lui aussi avait il ressenti le danger de la tentation… Il murmura un mot avant de retourner vers la salle de bal, reprenant son masque de bonne humeur.
Merci…
Arrivé à la sortie du château, Kei hésita. Prendre une voiture ou rentrer à pied ? Finalement il opta pour la première solution, au moins il serait plus vite rentré. Pour la première fois depuis bien longtemps, il voulait dormir et faire ce rêve. Il se rendit compte qu'il lui manquait. Comment quelqu'un que l'on n'a vu qu'une fois peut-il nous manquer a ce point ? Il en aurait pleuré tant il aurait voulu l'avoir près de lui.
C'était incompréhensible. Il posa sa tête contre la paroi de la voiture qui le ramenait chez lui et une larme coula doucement sur sa joue. Il se sentait tellement ridicule.
Il voulait le revoir, pour comprendre pourquoi il était devenu comme ça, pour savoir ce qu'il lui avait fait ce soir la. Il voulait le revoir….juste pour revoir son visage, sentir la douceur de sa peau. Il l'aimait ? Non impossible ! Et pourtant si…
La voiture s'arrêta. Il était arrivé.
Il sortit et paya le chauffeur. Alors qu'il traversait l'allée menant a sa porte, les nuages dévoilèrent une lune d'un rouge profond. Kei frissonna, il aurait juré entendre des pas derrière lui, légers, mais présents tout de même.
Il arriva prêt de la porte, persuadé qu'on le suivait. Peut être Erina ou Denka qui, inquiet avait préféré le suivre pour vérifier qu'il rentrait bien chez lui. Il ouvrit la porte et entra dans le large hall. Posa les clefs sur un des meubles de l'entrée et enleva sa veste.
Non, ce n'était pas eux.
Il ne voulait pas se retourner, de peur d'avoir une fausse joie. Pourtant…au fond de lui il le savait…
Une ombre sur le sol…des cheveux longs…son cœur se mis à battre plus fort. Etait-ce un tour de son imagination ? Peut être voulait il tellement le voir qu'il s'imaginait qu'il était vraiment la.
L'ombre s'approcha, le pas de l'homme marchant derrière lui résonnèrent contre le carrelage du hall. Il tenta de respirer calmement. Maintenant il savait.
Je t'ai attendu…
Je sais mais maintenant je suis là.
Kei n'esquissa pas le moindre mouvement. Il attendait qu'il fasse quelque chose. Mikaru s'approcha de lui et entoura doucement sa taille de ses bras. Un frisson, ça lui avait tellement manqué… Le blond sentit son cœur battre plus fort. Il eut envie de crier, de hurler. Il voudrait comprendre. Il se retourna pour lui faire face. Sa voix s'élève lentement dans le silence de la maison.
Explique moi…
De quoi ?
Ce que tu m'as fait. Pourquoi est ce que j'ai tant besoin de toi alors que je ne t'ai vu qu'une fois. Pourquoi est ce que tu hante mes rêves…
L'autre ne répond pas, il s'approche et dépose doucement ses lèvres contre celles de Kei. Un petit gémissement, il attendait tellement ce moment ou il pourrait ressentir ses lèvres. Il passe ses mains dans ses cheveux. Il ne veut plus qu'il parte, il veut le garder contre lui…toujours… Peu importe finalement qu'il ne comprenne pas ce qu'il lui arrive, peut être que les coups de foudre existent finalement.
Après tout, il n'en a rien à faire de tout ça, il veut juste tout oublier et rester entre ses bras.
Une main sur sa joue, une caresse qui descend le long de son corps.
Leur baiser se rompt, leurs fronts se touchent et leurs regards se croisent. Kei lance un rapide regard autour de lui. Comment sont ils arrivé dans sa chambre ? Il n'en sait rien et au final il s'en fiche. Il se sent vivre réellement pour la première fois depuis longtemps. Depuis ce jour où sa vie est devenue un cauchemar.
Ils s'embrassent a nouveau. Comment a-t-il fait pour survivre pendant un mois sans lui ?
Un gémissement, les vêtements s'effeuillent comme les arbres en automne. Il ne veut que lui, son corps, son amour, ses lèvres contre les siennes, contre sa peau.
A nouveau, leur baiser se rompt, Mikaru fait courir sa bouche contre le reste de son corps, il sent sa peau le brûler là où il passe. Il la mordille, la lèche, c'est si bon, si…
Il descend, descend toujours…puis plus rien. Kei ouvre les yeux et voit son visage à quelques millimètres du sien. Un nouveau baiser.
Il sent son corps se presser contre le sien, il le veut.
Il a l'impression que quoi qu'il lui fasse, il n'en aura jamais assez. Il est ivre de lui. Sa voix s'élève en un murmure. Son nom. Juste ça. Il sait qu'il va comprendre.
Mikaru se penche vers lui et lui murmure deux mots à l'oreille. Deux simples mots. « J'arrive ». Il ferme les yeux, il a peur mais il a confiance. Il le veut, et il va l'avoir. Il sent ses mains contre ses cuisses, une caresse, quelques baisers…et la douleur. Il gémit de cette souffrance, puis finalement elle s'estompe et se transforme en plaisir. Il compte, un…deux…plus rien…
Il ouvre les yeux et le regarde. Mikaru a un sourire. Il se penche, lui murmure « ça va aller…j'arrive » et de nouveau la douleur, plus forte cette fois.
Encore un murmure. Il se raccroche à sa voix pour ne pas pleurer. « Détend toi, ça va aller ». Il respire, tente de se détendre. Finalement, il y arrive et de nouveau, la douleur devient plaisir.
Il se mord la lèvre pour ne pas crier.
Et soudain il ne peut plus. Il gémit, cri, hurle son nom.
Mikaru se retire et vient s'allonger prés de lui. Il entoure son corps mince de ses bras protecteurs. Kei se blottit contre ce corps chaud. Il veut rester là pour toujours, dormir dans ses bras. Un murmure s'échappe de ses lèvres.
« Je t'aime… »
Un dernier baiser au goût de sang et il s'endort bercé par les battements de son cœur.
Un fin rayon de soleil passe au travers des fenêtres. Les rideaux ne sont pas fermés. Etrange, pourtant d'habitude il fait bien attention à le faire, la moindre lumière le réveille.
Kei remue un peu, il sent une douleur, ou plutôt une gène dans le bas du dos. Il soupir, il a du prendre une mauvaise position en dormant.
Il a encore fait ce rêve cette nuit, encore une fois il lui semblait tellement réel. Il ouvre un œil, puis l'autre et attend que sa vision devienne nette. La fenêtre est entrouverte, laissant passé une fine brise qui vient caresser sa peau nue…nue ? Il fronce les sourcils. Des bribes de son rêve lui reviennent en mémoire, si clair, si …réel.
Il tourne la tête et aperçoit quelque chose sur l'oreiller.
Une rose.
Elle est d'un rouge profond et semble faite de velours. Ce n'est pourtant pas la saison…
Il ne comprend pas, et finalement la mémoire lui revient. Ce n'était pas un rêve…
Pourquoi est-il parti ? Pourquoi n'est-il pas resté ? Pourquoi cette rose ?
Il a envie de pleurer, combien de temps allait-il devoir attendre cette fois ? Il saisit la rose avec colère et dans son mouvement se pique légèrement. Une fine perle de sang coule sur son doigt pour finir sa vie sur l'oreiller blanc.
Il y a une feuille.
Il la saisit et l'ouvre, à l'intérieur, quelques mots écrits avec une belle écriture.
« Je reviendrais, attend moi.
Je t'aime
Mikaru »
Encore ces mots ! Il allait finir par les haïr. Malgré tout ils lui font plaisir. Il n'est pas parti pour toujours, il ne l'a pas abandonné.
Toujours cet espoir…
Un mince sourire apparaît sur son visage.
Quelques coups frappés légèrement à la porte le font revenir à la réalité. Elle s'ouvre, Denka apparaît. Il est venu voir comment il allait comme tout les matins depuis l'incendie.
Kei ? tu vas bien ?
Oui, oui…
Sa voix semble rêveuse, comme si il n'était pas vraiment réveillé, peut être est-il encore en train de rêver….
Kei ?
Je l'ai vu. En revenant du bal.
Oh…
Il m'a dit qu'il reviendrait.
Denka ne dit rien. Il imaginait très bien comment avait finit la soirée de son ami. Cependant, il doutait que cette relation soit vraiment bonne pour lui. Il n'en parla pas, se contentant d'hocher la tête et de souhaiter une bonne journée à Kei avant de repartir.
A suivre…
