Auteur: Akira
Titre: Red Moon (Merci Ginari-chan 3)
Genre : Univers alternatif, yaoi, surnaturel
Groupe : Dio
Couple(s) : Mikaru/Kei un peu quand ça chante a Mikaru et Denka/Erina un peu compromis mais la quand même '
Disclaimer : ils s'appartiennent ! ;; sauf Miyako et les membres du conseil '
Déclaration de l'auteur : Voila le chap. 6 scusez pour les fautes mon frère n'a pas Word donc je fais ça sur le bloc note -- Merci a Yôko de me l'avoir corrigé 3
Bande son : Malice mizer en grande partie pour l'écriture, et pour la taper c'est malice mizer, despair, SID, et Plastic tree...

Chapitre 6

Il sortit de la chambre et referma la porte.
Un bruit. Une pause. Une respiration qui se bloque dans l'espoir d'entendre à nouveau quelque chose. Puis un soupir de résignation.
Il tourne la clef dans la serrure et la remet autour de son cou et avance dans le couloir. Le silence autour de lui l'oppresse, finalement il préférait presque lorsqu'il entendait ces étranges bruits derrière lui.
Mais malgré l'absence de son, l'impression d'être suivit est toujours là.
Un craquement qui résonne dans le silence. Un frisson. La porte de sa chambre n'est pas loin, il le sait et il doit se retenir de courir vers elle. Oui il a peur, il n'a pas honte de l'admettre. Il n'aime pas se retrouver seul dans une maison depuis le soir de l'incendie.
Il sent avec soulagement sa main se refermé sur la poignée. Il l'a tourne, arrache un grincement à la porte en la poussant qui le fait grimacer.
L'atmosphère de sa chambre le rassure. La lumière de la lune tombant calmement de la fenêtre sur son lit, faisant brillée les draps de soie d'une lueur argentée, les ombres des feuilles des arbres sur les murs, le chant des oiseaux nocturnes que la fenêtre ouverte permet d'entendre.
Ces sons qui d'ordinaire sont plutôt effrayant le calme, l'apaisent. Tout est mieux que le silence...
Il aime se retrouver dans sa chambre à la nuit tombée, se laisser bercer par ces sons qui le rassurent...lentement, il se laisse envahir par cette impression si agréable que plus rien n'a d'importance.
Un soupir. Il regarde la fenêtre ouverte, puis la porte vitrée menant au balcon. Il aimerait tant voir sa silhouette apparaître dans la lumière, le voir s'approcher, le sentir de nouveau contre lui... Il aimerait...
Il commence à se préparer pour dormir, ce qui recouvre son torse est déjà posé sur le bois du lit.
Un frisson lui parcoure l'échine, il sent comme de légères caresses contre son dos. Son imagination lui joue encore des tours.
Une fine brise lui parvient de la fenêtre...oui ce ne doit être que le vent.
Quelque chose de frais contre sa taille, mais un cou d'œil le persuade pour de bon que sa folie n'a d'égale que le manque qu'il ressent de ne pas voir Mikaru.
Il pousse un nouveau soupir. Il sait que les larmes ne sont pas loin, mais il refuse de les laisser couler. Il n'a qu'une envie, se coucher. Oublier pour quelques heures l'absence de cet homme donc il a tant besoin, il sait que se sera encore pire à son réveil mais en fait il ne veut même pas y penser. Il veut juste dormir...
Dormir et oublier.
Il enlève lentement ce qu'il reste de tissus sur son corps.
Une caresse. le vent?...elle semblait tellement réelle...
Un souffle sur son omoplate...
Un baiser dans le cou...

Il se retourne et ses yeux pleins d'espoir que tout cela soit réel se plongent dans ceux de Mikaru.
Est un rêve? Peut être, il n'en sait rien.
Peut-être est il couché, endormit dans son lit...mais peut être pas.
En fait, il ne sait même pas s'il veut vraiment le savoir. Il ne voit que ses yeux, ne sens que ses mains sur sa peau.
Leurs visages se rapprochent, leurs lèvres se touchent.
Ce contact provoque comme une légère décharge électrique. Non il ne rêve pas...
Ils échangent un baiser, finalement toujours identique mais pourtant toujours si différent.

Les mains de Mikaru glissent contre sa peau, caressant ses épaules, son cou. Non ce n'est pas un rêve...
Pourvu que ça n'en soit pas un...
Les mains de Kei se glissent sous les vêtements de Mikaru. Ce simple contact lui arrache quelques soupires.
Leurs corps se soudent, Kei lâche un léger grognement en sentant la chemise de Mikaru contre son torse nu, ce qui fis sourire ce dernier dans le baiser qui les lit toujours.
Leurs lèvres se séparent. Un nouveau sourire s'étire sur le visage du châtain alors que Kei lui enlève ce vêtement décidément trop encombrant.
Puis leurs visages se rapprochent, leurs fronts se collent l'un à l'autre, leurs regards se croisent une nouvelle fois.
Kei approche doucement ses lèvres de l'oreille de son amant, il lui murmure un 'tu m'as manqué'. L'autre lâche un petit rire avant de lui répondre 'je sais...tu m'a manqué aussi...mais maintenant je suis la'.
Un nouveau baiser.
Les mains du blond se posent contre le dos de Mikaru et l'attirent vers lui jusqu'a ce qu'ils se retrouvent tous les deux assis sur le lit.
Mikaru s'installe alors à califourchon sur Kei, autant pour l'empêcher de bouger que parce que de cette façon il peut l'embrasser plus facilement.
Ses bras se placent autour de son cou, les lèvres se déplacent, caressent la mâchoire. Kei frissonne, il rejette la tête en arrière. Il en veut plus mais la sensation des lèvres de Mikaru contre sa peau le rend comme ivre...
Sa langue qui caresse la peau si fine de son cou, ses dents qui mordillent, qui le font gémir...
Et soudain une vive douleur qui lui arrache un cri de douleur qui se perd entre les lèvres de son amant.
un baiser au goût métallique...au goût de sang...

Mikaru s'éloigne légèrement, la lumière de la lune éclaire son visage à la peau si pâle, Leurs regards se croisent mais celui de Kei est attiré par le filet sombre qui coule entre les lèvres de son amant...
Un coup de langue qui l'efface, un nouveau baiser auquel Kei ne réagit même pas.
Il ne comprend pas ce qu'il vient de se passer, à vrai dire, il a peur de comprendre.
Il rompt le baiser et porte la main à son cou, à l'endroit ou il a sentit cette douleur.
Il sent deux blessures sous ses doigts.
Sa mains revient au niveau de ses yeux...ils sont couvert de quelque chose qui ressemble à du sang.

Mikaru lui s'est levé. Debout à la fenêtre, il semble attendre la question qui ne tarde pas à arriver.

- Mais que...

La voix de Kei se brise. Plus un mot ne parvient à franchir ses lèvres.
Mikaru s'approche de lui et pose ses lèvres contre les siennes.
Un sursaut. Kei s'éloigne de lui. Il sait qu'il devrait avoir peur mais il n'y arrive pas. Sa voix se débloque enfin, et les mots qu'il prononce brisent le silence qui s'était installé dans la chambre.

- Mikaru...qu'est-ce que tu a essayé de me dire?

Sa voix tremblait, il voulait connaître le message de son amant tout en refusant de le comprendre.
Mikaru se retourne, son regard brille d'une lueur étrange qu'il ne lui avait jamais vue. Il sourit...un sourire très fin...Presque invisible.

- Tu as toutes les cartes en mains pour comprendre Kei. A toi de les déchiffrer...

Son expression devint triste. Il revint prés de lui et caressa doucement son visage. Kei ne pu s'empêché de déposer un baiser dans le creux de cette main si douce.
Elle descendit ensuite, caresse le visage, le cou, descend sur le tors...puis de plus en plus bs...
Kei a déjà oublié ce qu'il vient de se passer, il ne pense plus qu'a Mikaru, il ne veut que lui. Son regard est fixé dans le sien...comme hypnotisé...
Il ne veut plu que sentir sa peau contre la sienne et lèvres...
Le lendemain arriva bien assez tôt...

Les tissus qui se frottent, ils glissent l'un contre l'autre, des bruits de pas, de respirations, légère mais présente.
La peur qui se fait sentir de plus en plus.
Elle tremble.
Elle se force à respirer calmement mais son cœur est affolé. Les minutes passent, le silence règne de nouveau sur cette chambre de jeune fille. Plus aucun bruit ne se fait entendre.
Aurait-elle rêvé?
Elle guette, reste sur ses gardes, Elle ne sait pas si ce silence la rassure mais elle ne veut pas entendre de nouveau des bruits étranges.
Elle voudrait appeler Kei, mais elle ne veut pas le déranger. Peut être dort-il déjà, et puis, peut être qu'il ne l'entendrait même pas...
Plusieurs minutes passent, semblable à des heures. La peur baisse à mesure que le temps passe pour finalement s'effacer lentement pour laisser place au sommeil.
Elle pose son livre sur la table de chevet et éteint la bougie.
Bientôt seule la respiration calme de la jeune endormir se fait entendre...

Un ombre avance alors lentement vers le lit pour vérifier qu'elle dort. Puis se dirige vers la fenêtre.
Elle l'ouvre sans un bruit et lance un dernier regard vers le lit avant de sortir et de s'évanouir dans la nuit...

Le lendemain matin

Sa main se tend vers les draps froids. Un soupir. Il est encore parti avant son réveil. Les fins rayons du soleil passant au travers des rideaux caressent doucement son visage.
Il reste un moment ainsi, seul au centre de son grand lit, les bras en croix à fixé le plafond, avant de finalement se relever et chercher des yeux ce qu'il sait être posé sur l'un des oreilles.
Il finit par trouver et saisit doucement la fine feuille de papier et l'ouvre. Les mots marqués à l'intérieure lui font mal, mais le rassure en même temps.

"Je reviendrais quand tu auras compris
Je t'aime
Mikaru"

Il l'aimait? Alors pourquoi le faisait il souffrir de cette manière?
Mais pour le savoir, il devait le revoir...
Il poussa un soupir et chiffonna le papier avant de se lever. Il n'avait plus qu'une chose à faire : comprendre...

Fin du chapitre