Hello !
Chapitre 1 donc... Je crois que c'est la première fois que je poste le chapitre suivant d'une de mes fics aussi rapidement lol. Profitez-en ! Sinon, un peu dég pour le peu de reviews... Oui je sais ce n'est pas tout mais tout de même, ca fait plaisir lol. J'apprécie cependant celles que l'on m'a mises, elles sont toutes assez longues et super intéressantes.
Chapitre 1 donc... Ne vous inquiétez pas l'action arrive peu à peu, je vous repose après l'attaque du parc du Luxembourg . Ici, une petite incursion dans la vie de Gabrielle.
Manoa


The Death Of An Angel

Chapitre 1 : Wounds


"Par ici." Dit-elle, exaspérée.

Harry était en train d'admirer l'appartement de ses parents et restait planté au milieu du salon, les yeux grands ouverts. Gabrielle aurait trouvé cela drôle s'il n'avait pas été grièvement blessé. Il détourna les yeux de la statue grecque qui se trouvait dans un coin du salon et la suivit dans la salle de bain. Il retint sa surprise en voyant l'immense baignoire en marbre blanc et le luxe des produits de beauté. Gabrielle savait que ses parents étaient très riches mais elle n'aimait pas tellement qu'on le lui rappelle.

"Enlève ton sweater." Lui ordonna-t-elle.

Il était beaucoup plus obéissant tout à coup et sa mauvaise humeur de tout à l'heure semblait avoir disparu. Peut-être était-ce à cause de la douleur. Il enleva ses vêtements et cette fois-ci, c'est Gabrielle qui retint sa surprise. En plus d'être extrêmement mignon, ce garçon était parfaitement bâti. Ni trop musclé, ni trop mince. Parfait. Gabrielle s'en serait léché les babines si cela n'aurait pas fait un peu stupide. Elle essaya de concentrer ses pensées autre part que sur ses magnifiques abdomens et prit un désinfectant et du coton dans l'armoire à pharmacie.

Elle nettoya la plaie, retenant son propre dégoût. Elle n'avait pas vraiment la fibre infirmière. Harry tremblait un peu sous ses doigts, sûrement sous le coup de la douleur. Une fois qu'elle eut terminé, elle lui mit une compresse et la maintint avec des bouts de sparadrap. Puis elle fit le même traitement à l'autre. Finalement, elle lui demanda :

''Pourquoi ces mecs en avaient après toi ?"

Il la regarda bizarrement et finit par dire :

"C'est compliqué."

"T'es pas du genre bavard toi ! Je te signale que je t'ai invité chez moi et que je t'ai soigné, tu pourrais au moins me mettre au courant de la situation. C'est pas tous les jours que je vois de la magie moi..."

A part dans mes rêves, pensa-t-elle.

"Je... Ce n'est pas le genre de choses que je dis au premier venu."

"Le premier venu ?" S'indigna-t-elle. "Je te signale que je suis en train de te sauver la vie ! Tu pourrais au moins avoir la politesse de me dire pourquoi."

Il eut un sourire sarcastique, ce qui semblait lui arriver très souvent quand quelque chose l'amusait.

"Et j'ai sauvé la tienne, on est quitte." Répliqua-t-il.

"Ah oui ? D'après moi, tu essayais juste de sauver la tienne."

Cette fois, ce fut à son tour de s'indigner.

"Quoi ? Je t'ai dit de fuir, et après je t'ai dit de t'écarter du combat. Sans moi, ils t'auraient tuée en une seconde chrono."

"Sans toi, ils n'auraient pas été là du tout !" Rétorqua-t-elle.

Na !

Il resta silencieux. Visiblement, elle avait touché un point sensible. Furieuse contre elle-même, elle posa délicatement sa main sur son avant-bras et se pencha vers lui.

"Je suis désolée si j'ai dit quelque chose qui t'a blessé. C'est vrai que tes affaires ne regardent que toi."

Harry plongea son regard vert dans celui doré de la jeune fille. Étonné, il observa ses yeux couleur de sable. Il avait cru que les yeux de la jeune fille étaient d'un marron joli, mais un peu banal. De près, il pouvait voir les fines rayures jaunes de son iris et les milliers de paillettes qui semblaient y briller. Ce qui, il y a une seconde, ressemblait à de l'eau calme était maintenant semblable à une tempête de poussière d'or. Il se laissa emporter par ce mouvement trouble, sans remarquer que la peau de son avant-bras scintillait sous les doigts de Gabrielle.

Elle aussi semblait captivée par la profondeur mais aussi le vide qui résidaient dans le vert pourtant si beau des yeux d'Harry. Il avait les yeux de celui qui en a trop vu trop tôt. Tout à coup, elle eut peur de savoir qui le poursuivait car elle était sûre que cette personne devait être terrible pour causer une telle peine à un si jeune garçon, car il avait bien l'air de n'avoir pas plus de dix-sept ans.

Mais Harry, comme pris d'une confiance soudaine, et peut-être était-ce dû à la chaleur qu'il ressentait à cet instant, finit par lui expliquer calmement :

"Lorsque j'étais enfant, une prophétie a été faite sur moi, comme quoi j'étais le seul capable de vaincre le Seigneur des Ténèbres, un sorcier de magie noire qui répand la terreur autour de lui depuis des années. Mes parents se sont cachés mais un de leur plus proche ami les a trahis et Voldemort, le mage noir, les a tués. Pourtant, lorsqu'il a voulu me faire subir le même sort, sa puissance s'est retournée contre lui et il est devenu mi-homme mi-ombre, car il porte trop l'empreinte des ténèbres pour mourir complètement. Il m'a laissé une cicatrice en souvenir."

Harry releva sa frange et elle put voir sa cicatrice en forme d'éclair. Il prit une inspiration, comme si la suite allait être encore plus pénible. Et elle l'était... La main de Gabrielle n'avait pas bougé et, étrangement, il avait l'impression, par ce simple contact, de ressentir toute la compassion, mais aussi la peur, qui se miroitait sur son visage. Il continua :

"J'ai été obligé de vivre chez mes seuls parents encore en vie, des Moldus, c'est à dire des personnes n'ayant pas de magie." Ajouta-t-il en voyant le regard perplexe de Gabrielle. "Je ne connaissais ni mes origines ni mes pouvoirs, jusqu'à ma onzième année où un demi géant vint m'apprendre mon histoire et que j'étais convié à rejoindre l'école de magie Poudlard."

Il sourit en se remémorant cela. Contrairement à ses autres sourires, celui-ci illuminait son visage tout entier. Soudain, ses yeux semblaient vivants, les rides de fatigue avaient disparu et à nouveau, il était ce petit garçon de onze ans. Puis aussi brusquement qu'il était apparu, le sourire s'éteignit.

"J'ai vite compris, malgré les amis formidables que je me suis faits dans cette école, que je ne pouvais pas rester là-bas sans les mettre en danger. Enfin, vite compris... Cela m'a tout de même pris six ans avant de le réaliser... et..."

"Qu'y a-t-il ?" Demanda Gabrielle, qui avait préféré rester silencieuse jusque là.

"Je préfère ne pas en parler... C'est encore... trop récent."

Comprenant que ces derniers mots étaient bien plus douloureux que les précédents, la jeune fille acquiesça.

"Je comprends. Je te suis déjà reconnaissante d'avoir partagé tout cela avec moi."

Harry la remercia intérieurement de ne pas lui dire qu'elle était désolée ou de montrer de la pitié. Il avait eu assez de pitié et de regards désolés pour toute sa vie.

Finalement, Gabrielle lâcha son bras et sourit brusquement.

"Ça te dit de rester un petit bout de temps chez moi ?" Demanda-t-elle.

"Pardon ?" Demanda Harry, complètement sonné.

"Bah oui, je ne vois pas souvent de magiciens si tu veux tout savoir et j'ai toujours adoré la magie ! Si tu reste, je pourrais essayer de la comprendre un peu mieux."

"Mais..." Commença le jeune homme.

"Et puis..." Dit-elle, un peu timide. "Je ne vais tout de même pas te laisser déambuler dans la rue avec des blessures pareilles. Je comprends que tu ne veuille pas aller dans un hôpital, avec ces histoires d'identité et tout ça, mais il te faut quelqu'un pour te soigner."

"Je peux me soigner tout seul." Mentit Harry.

"Si tu le pouvais, tu l'aurais déjà fait."

Touché.

"Bref... De toutes façons, c'est hors de question. Si je reste au même endroit, Voldemort me trouvera."

"Mais tu l'as dit toi-même, il est tellement habitué à te voir bouger tout le temps qu'il ne s'attendra pas à ce que tu reste ici."

"Tu ne comprends pas. Il existe des sorts de localisation. Lors de notre dernier combat, il m'a arraché une mèche de cheveux et depuis, il peut me localiser n'importe où et n'importe quand."

"Je suis sûre qu'il existe des contre sorts, sinon tu ne serais pas capable de te reposer comme tu l'as fait dans le parc."

Harry la regarda bizarrement, impressionné.

"Tu es sûre de ne pas être une sorcière ?" Demanda-t-il.

Gabrielle sourit, visiblement flattée.

"Peut-être dans une autre vie..." Répondit-elle avec un air mystique, qui lui rappelait tellement Mme Trelawney que Harry eut du mal à se retenir de rire.

"C'est vrai qu'il existe un contre sort," Finit-il par dire après avoir retrouvé son sérieux. "Mais il demande beaucoup d'énergie et ne dure que trois jours. C'est pourquoi j'attends généralement que Voldemort envoie ses Mangemorts avant de m'éclipser."

"Mais tu n'avais pas l'air épuisé tout à l'heure quand tu as combattu ces... M-Mangemorts."

"Heureusement pour moi, Voldemort a d'autres plans que celui de me tuer. Et le nombre de mes cheveux qu'il possède est limité, il essaye généralement de me localiser tous les cinq six jours. Alors, une fois le sort de contre localisation dissipé, j'attends et je regagne des forces. Les Mangemorts finissent toujours par arriver et je m'éclipse, pour recommencer le sort, etc."

"Depuis combien de temps cela dure-t-il ?"

"Depuis quatre mois."

"Et tout à l'heure, le dôme qu'ils ont créé servait à..."

"A m'empêcher de m'éclipser, oui."

Gabrielle plaça une main devant sa bouche, prenant soudainement conscience de sa bêtise.

"Et si tu n'es pas parti directement, c'est parce que j'étais là !"

Harry hocha la tête, mais il n'y avait aucune trace de reproche sur son visage.

"Alors c'est décidé !" Affirma la jeune fille. "Pour me faire pardonner mon imprudence, tu vas rester trois jours chez moi le temps de te reposer. Comme ça, une fois que le contre sort sera terminé, tu pourras partir et ma famille ne sera pas en danger. C'est un plan parfait et infaillible !"

Harry, sans le vouloir, était gagné par son enthousiasme. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas dormi dans une vraie maison, dans un vrai lit et pris une véritable douche. Même si des sorts de soin lui permettaient de rester propre, rien ne vaut l'eau qui coule sur votre peau. Et puis il pourrait toujours effacer la mémoire de la jeune fille et de sa famille à la fin...

Une voix lui criait de ne pas rester, qu'il ne serait qu'un danger pour tout le monde. Mais un regard vers Gabrielle et son sourire, confiant et enjoué, balaya toutes ses objections. Elle l'avait dit elle-même, son plan était infaillible...

Se résignant, Harry soupira et lui dit :

"Bien, tu as gagné, je resterai deux jours et demi, pour être sûr que le sort ne se dissipe pas tant que je suis avec toi."

"Génial !"

Et elle lui sauta dans les bras. Un peu gêné devant cet élan d'affection auquel il n'était pas habitué, il tapota son dos nerveusement. Gabrielle parut se rendre également compte de l'intimité de son geste car elle s'écarta en rougissant. Harry baissa les yeux. Pourtant la chaleur du corps de la jeune fille pressé contre le sien lui manquait déjà.

La solitude me monte au cerveau, s'admonesta Harry.

"Et tes parents ?"

Le visage de Gabrielle se rembrunit, comme une fleur qui se fane, et elle affirma avec un sourire triste.

"Mes parents ne seront pas un problème."

Harry laissa le sujet s'arrêter là puisqu'elle n'avait visiblement pas envie d'en parler.

"Bon, pour fêter ton mini séjour chez moi, tu vas commencer par faire un gros dodo." Dit-elle en imitant une mère gâteuse.

"Dormir ?"

Gabrielle sourit devant le regard enfantin qu'avait Harry à ce moment-là. Elle commençait à connaître ses deux facettes : l'une innocente, l'autre calculatrice.

"Oh oui. Tu as l'air d'en avoir bien besoin. Allez, suis-moi."

Elle le guida jusqu'à sa chambre et encore une fois, essaya d'ignorer son regard impressionné devant la grandeur et le luxe de la pièce. Le lit était immense et recouvert de peluches de toutes sortes et de toutes tailles. Harry sourit intérieurement. Aux murs, étaient accrochés des posters de ses groupes de musique préférés, il reconnut Placebo, Bob Marley et Jeff Buckley mais les autres lui étaient totalement inconnus.

Sûrement des groupes français.

Il y avait également des photos de paysages en noir et blanc encadrées et un immense tableau représentant un étalon noir se cabrant. La peinture était magnifique et semblait presque aussi réelle qu'une photo. Harry regarda la signature en bas à droite de l'oeuvre et reconnut le nom de Gabrielle. Il siffla.

"C'est toi qui as peint ce tableau ?"

Gabrielle, qui était en train de réfléchir à une solution pour trouver un lit à Harry, se retourna vers lui et acquiesça.

"Oui, c'est mon cheval. Il s'appelle Cory. Il est incroyable n'est-ce pas ?"

Elle regarda la peinture, presque amoureusement.

"La peinture aussi."

Gabrielle rougit et le remercia. Puis elle lui fit remarquer qu'il allait devoir l'aider à déplacer le matelas de sa grande soeur, partie aux États-Unis, jusque dans sa chambre. Elle expliqua :

"Vanessa ne supporterait pas qu'un garçon qu'elle ne connaît pas dorme dans sa chambre sans sa permission. Et toutes les chambres sont prises, vu que mon grand frère est là, ainsi que ma grand-mère, venue d'Italie."

"Et pourquoi n'y a-t-il personne ce week-end ?"

"Ils sont partis dans notre maison de campagne en Suisse." Soupira la jeune fille. "Je ne les ai pas accompagnés parce que j'avais du travail à faire et que je dois m'occuper de mon cheval. Mais ils reviendront ce soir."

"Ta famille est-elle à ce point éparpillée dans le monde ?"

"Et encore, ce n'est que ma famille proche dont on parle. J'ai un oncle qui vit en Afrique, un cousin qui travaille en Corée du Sud, et ça n'en finit pas."

Harry ne put qu'observer la tristesse qui semblait émaner du visage de la jeune fille. Et cette tristesse n'était pas sans rappeler sa propre solitude. Elle aussi semblait ne pas avoir de famille sur laquelle elle pouvait vraiment compter. Puis, elle finit par sourire de nouveau et d'un ton faussement joyeux, elle déclara :

"Bon allons chercher ce matelas."

Ce qu'ils firent, puis Gabrielle lui prêta des draps et une serviette pour qu'il puisse se laver. Ensuite, elle partit dans le salon et s'installa sur un canapé pour faire ses devoirs.

Seul, Harry rentra une nouvelle fois dans la salle de bain et enleva ses vêtements à moitié sales. Tout en se déshabillant, le jeune homme pensa à sa situation si inattendue et à cette jeune fille étrange qui l'avait accueilli chez elle sans aucun complexe, malgré le fait qu'il soit un étranger.

Gabrielle en elle-même était vraiment extraordinaire. A première vue, elle lui avait paru inintéressante et banale, mais en la regardant de plus près, elle était vraiment très belle. Elle avait des cheveux d'un châtain presque doré, comme ses yeux, et sa silhouette était très fine. De plus, sa bonté de cœur, bien qu'elle n'ait pas l'air de mener une vie facile, était impressionnante. En somme, elle était... étonnante.

La solitude commence vraiment à te donner des pensées bizarres mon vieux.

Il regarda les compresses qui protégeaient ses deux blessures et décida de les enlever pour se laver. Aussitôt, il retint un cri de surprise. Ses brûlures avaient complètement disparu ! Il tâta sa peau mais ne ressentit aucune douleur.

Abasourdi, il réfléchit et conclut que ce devait sûrement être une évolution des ses pouvoirs, qui lui permettaient maintenant de guérir automatiquement. Cette pensée le rassura et il pénétra sous la douche. Il n'était plus à une surprise prêt...


"Père, je vous présente Harry Potter."

M. Delacroix jeta un regard suspicieux vers le jeune garçon, qui avait emprunté des vêtements au grand frère de Gabrielle. Il l'observa un long moment, sans répondre. Bien qu'étant propre et reposé, Harry avait encore l'air fatigué, ce qui ne faisait pas tellement bonne impression sur Philippe Delacroix.

"Que fait-il ici ?" Finit-il par demander.

"Il a quelques problèmes avec sa famille alors je l'ai invité à rester à la maison quelques jours. J'ai pensé que cela ne vous dérangerait pas étant donné que mère et vous partez en voyage d'affaire." Argumenta Gabrielle, avec un air suppliant dans les yeux.

Son frère Julien lui jeta un regard amusé puis lui et leur grand-mère partagèrent un sourire plein de sous-entendus.

"Philippe mon chéri, si cet enfant a des problèmes, on devrait pouvoir l'héberger un petit bout de temps." Tempéra Anne, leur mère.

Mais M. Delacroix gardait son regard sévère et les sourcils froncés.

"Ça ne me plaît pas de le laisser seul avec notre fille alors que nous ne serons pas là. Je suppose qu'il dort dans ta chambre en plus ?"

"Oui père, j'ai pensé que Vanessa n'aimerait pas que l'on utilise sa chambre en son absence." Répondit Gabrielle.

"Mmm..." Grommela M. Delacroix.

"Si ça peut te rassurer Philippe, je serais là et Julien aussi. Il n'y a pas de raison de s'inquiéter." Commenta sa grand-mère.

La vieille dame fit un clin d'oeil à sa petite fille avant que M. Delacroix ne se retourne vers elle, visiblement vaincu.

"Bien, qu'il dorme ici... Combien de temps déjà ?"

"Deux jours maximum." Dit Gabrielle.

"Je vous remercie de m'accueillir Monsieur." Finit par dire Harry qui n'avait pas décroché un mot jusque là.

Gabrielle ne put s'empêcher de remarquer l'ironie dans la voix de son ami, surtout lorsqu'il avait prononcé le mot "Accueillir." Elle espéra que son père n'avait rien remarqué. Mais M. Delacroix se contenta de hocher la tête sévèrement et s'en alla dans son bureau.

Observant sa silhouette qui disparaissait, Harry vit qu'il n'avait vraiment rien à voir avec sa fille. Ses cheveux étaient d'un blond grisé par l'âge et il était très grand, d'au moins 1m95. Toute sa présence imposait la sévérité, jusqu'à son complet gris. Gabrielle ressemblait beaucoup plus à sa mère, plus petite et extrêmement jolie. Celle-ci lui adressa d'ailleurs un large sourire et lui demanda :

"Alors dis-moi Harry, que veux-tu manger ce soir ? Puisque tu es l'invité, tu as le droit de décider."

"C'est très gentil de votre part, mais je n'ai pas de goût particulier. Tout ce que vous préparerez sera très bien."

Il fut étonné de voir Mme Delacroix rire doucement.

"Oh mon petit, ce n'est pas moi qui cuisine. Nous avons un cuisinier personnel. Pour tout t'avouer, je n'ai jamais été très douée avec les fourneaux."

"Ah, je suis désolé."

"Ce garçon me plaît. Il est poli, ce qui est rare à son âge." Fit remarquer La grand-mère.

"Bon je vais demander à Charles de nous préparer un bon repas pour ce soir."

Elle se retira vers la cuisine. Yvonne, la grand-mère, alla s'asseoir sur un des fauteuils du salon et alluma la télévision. Harry regarda Julien, le frère de Gabrielle, parler avec animation à sa petite sœur. Ils se ressemblaient beaucoup, si ce n'est que Julien avait les yeux bleus de leur père.

"... Alors il m'a dit que si je continuais ainsi, je pourrais devenir coureur professionnel." L'entendit-il.

"Tu sais bien que "Monsieur" ne te laissera jamais faire." Dit Gabrielle, non sans un sourire.

"Et bien "Monsieur" devra s'y faire ! Bon allez, j'ai du boulot pour demain. Je te laisse avec ton ami petite sœur." Puis il ajouta après réflexion. "Et toi, si jamais tu fais du mal à ma sœur, tu entendras parler de moi !"

Puis il partit vers sa chambre. Gabrielle fit signe à Harry de le suivre dans la sienne, ce qu'il fit. Une fois seuls, il s'assit sur un de ses fauteuils tandis que la jeune fille s'assit sur son lit.

"Ta famille a l'air gentille." Fit-il remarquer.

Gabrielle lui adressa un sourire ironique.

"Vraiment ?"

"Au moins, tu en as une." Dit Harry, un peu amèrement.

Le sourire de Gabrielle disparut mais elle lui jeta un regard triste. C'était dans ces moments-là qu'elle lui rappelait vraiment sa propre solitude.

"Je sais que tu as perdu tes parents très jeune, et c'était probablement des gens très bien. Ma famille est différente. Tu ne les as vu que cinq minutes, tu ne peux pas comprendre."

"Alors dis-moi. Je t'ai bien raconté ma vie moi."

Gabrielle soupira. Elle n'y échapperait pas...

"Commençons par le cas le plus grave, ma sœur."

"J'aurais plutôt dit ton père..." Répliqua Harry en souriant.

"Je t'assure que c'est presque le moins pire. Lui au moins, tu comprends tout de suite qu'il a un problème, celui de ne pas avoir de cœur. Je crois que c'est à cause de son travail, il dirige une firme multinationale et c'est très stressant. Bref, ma sœur est une petite peste gâtée par mes parents depuis son plus jeune âge. Elle passe son temps à acheter des vêtements ultra chers et à faire la fête. Si tu crois qu'elle est partie à Los Angeles pour faire des études, tu as tout faux, elle est partie s'éclater grâce à l'argent de nos parents. Elle ne nous donne quasiment plus de nouvelles, et la dernière fois qu'on l'a eu au téléphone, c'était pour nous dire qu'elle voulait s'acheter une voiture de sport !"

"Voilà qui dresse un tableau assez sympathique..."

"En effet, et ce n'est qu'une infime partie des conneries qu'elle a pu faire."

"En tout cas, les autres membres de ta famille ont l'air cool."

"C'est bien là le problème. Ils ont l'air. Je ne dirais pas qu'ils sont antipathiques, loin de là. Mais ils ont chacun leur comportement. Ma mère ne sait absolument pas éduquer ses enfants ni s'occuper de la maison. Tout ce qu'elle connaît c'est la mode, elle était mannequin pour des magazines féminins. Le seul moment où elle s'est occupée de moi c'était quand j'étais enfant, parce que j'étais une sorte de poupée vivante et qu'elle pouvait s'amuser à m'habiller. Ma grand-mère est très gentille les moments où elle ne perd pas la tête, c'est d'ailleurs pour cela que mon père la garde près de nous, et où elle ne regarde pas la télévision. Dans ces moments-là, on n'existe plus."

"Et ton frère ?" Demanda Harry.

Gabrielle sourit, un peu plus chaudement cette fois.

"Mon frère est le seul qui me donne encore une raison de vivre, avec Cory et Clémence, ma meilleure amie. Mais il est tellement obnubilé par les voitures de course qu'il oublie souvent que j'étouffe dans cette famille. Malgré tout, il est adorable et c'est le seul à s'être occupé de moi toutes ces années."

Harry la fixa avec intensité. Il ne se serait jamais douté qu'une fille apparemment aussi généreuse et enjouée que Gabrielle pouvait avoir une vie si dure, ni que ces gens chez qui il était ne correspondaient pas du tout à la première apparence qu'il s'en était fait. La jeune fille lui rendit son regard mais curieusement, elle paraissait presque soulagée.

"Je suis contente d'avoir pu te dire tout ça. Je sais qu'on se connaît à peine. A vrai dire, on ne connaît que depuis quelques heures, mais ça m'a fait du bien d'en parler. Même si je dois avouer que ton histoire à toi est carrément plus incroyable."

"Moi aussi, ça me fait plaisir de parler un peu. Cela fait quatre mois que je n'ai plus aucun rapport humain, je commence à me rendre compte à quel point ça me manque."

Ils restèrent un moment en silence. Puis une voix les fit sursauter. Julien venait d'apparaître à la porte et les informa qu'il était temps d'aller manger. Ils se levèrent et vinrent rejoindre le reste de la famille, déjà attablé. Harry retint sa surprise devant la présentation digne des plus grands restaurants. Les verres étaient en cristal, les couverts en argent et deux serviteurs étaient debout au fond de la pièce, guettant le moindre ordre.

En jetant un coup d'oeil à Gabrielle, il vit qu'elle guettait sa réaction et quand leurs regards se croisèrent, elle leva les yeux au ciel pour traduire son irritation devant tant de superficialité.

La conversation du dîner tourna essentiellement autour du travail de M. Delacroix et des trouvailles de sa femme en matière de décoration. Finalement, M. Delacroix se tourna vers Harry et lui dit :

"J'ai téléphoné au directeur de l'école de Gabrielle pour lui demander que tu puisses assister aux cours demain et après-demain. C'est un ami à moi donc il n'y a pas eu de problèmes. J'ai pensé que tu t'ennuierais à rester tout seul ici."

Harry le regarda un instant, un peu étonné devant cet excès de gentillesse. Mais il répondit poliment :

"Merci Monsieur."

Le sujet dériva rapidement sur Vanessa et sa nouvelle obsession. Anne était pour lui acheter cette voiture tandis que Philippe trouvait cela complètement irresponsable. Harry se vit approuver intérieurement plusieurs fois le père de Gabrielle. Malgré sa sévérité évidente, l'homme avait les pieds sur terre et paraissait le seul à avoir le sens des responsabilités dans la famille.

Le repas arriva à sa fin et après avoir souhaité bonne nuit à tout le monde, les deux adolescents retournèrent dans la chambre de Gabrielle. Celle-ci partit se changer dans sa penderie, qui était par ailleurs de dimensions inimaginables, tandis qu'Harry enfilait un vieux T-shirt et un large caleçon gris, appartenant à Julien. Il essaya de ne pas regarder Gabrielle lorsqu'elle sortit enfin de la penderie, car elle portait un pyjama en soie blanche qui ne cachait pas grand chose...

Elle éteignit la lumière et ils s'endormirent sans dire un mot, un peu gênés maintenant qu'ils étaient tous seuls dans une même pièce, le soir...


Harry s'assit sur l'herbe et contempla le lac. Cette vision de sérénité le comblait comme aucune chose ne l'avait fait depuis longtemps. Il plongea une main dans l'eau calme et remarqua que celle-ci était dorée. Étonné, il regarda autour de lui. Ce n'était pas comme dans ses rêves habituels, le paysage, sans avoir changé, était différent.

L'astre, tout d'abord, était mi-lune argenté mi-soleil doré et éclairait paisiblement le coin où il se trouvait. L'eau elle-même, qu'il avait cru dorée, ne l'était en fait que par le reflet de cette étrange lumière. De plus, les arbres autour de lui, au lieu d'avoir une écorce verte et des feuilles vertes, étaient multicolores, créant ainsi un tableau magnifique de vivacité et de couleur. Il n'y avait pas une brise et le calme était complet. Pas un bruit.

Et soudain, un chien aboya.

Il se retourna. Mais il n'y avait pas de chien. A la place se trouvait Gabrielle. Enfin... C'était elle sans être tout à fait elle. Elle portait une longue robe blanche à bretelles et ses cheveux dorés étaient lâchés et atteignaient le sol. Mais le plus impressionnant étaient ses longues et délicates ailes blanches, partant de son dos, à la manière d'un ange. Quand elle s'approcha, Harry en eut la respiration coupée.

Jamais il n'avait vu pareille grâce et pareille beauté. Gabrielle était divine. Ses yeux à paillettes étaient devenus complètement d'or maintenant et elle l'observait d'un regard posé et sûr de soi. Il ouvrit la bouche pour lui parler mais elle posa un doigt sur ses lèvres.

"Ne parle pas. Tu vas gâcher l'enchantement."

"Quoi ?" Parvint-il à dire.

Elle sourit avec tendresse.

"Cela fait tellement de temps que je te cherche. Je savais que tu me retrouverais mais je commençais à désespérer."

"Mais, qui suis-je ?"

Son rire cristallin le distrayant un moment.

"Idiot, tu es toi. Tu es Harry Potter, la Lumière, le Gardien des portes d'Avalon, le Sauveur."

"Et toi qui es-tu ?"

"Ça c'est un secret." Dit-elle en souriant malicieusement.

"Mais... Je veux savoir !"

"Tout ce que tu dois savoir se trouve déjà devant toi. Il suffit de savoir interpréter les signes."

"Quels signes ?"

"La vie serait beaucoup moins intéressante si tout t'était livré sur un plateau, tu ne penses pas ?"

"Dans mon cas, des gens meurent de mon ignorance."

"Il faut parfois des sacrifices pour atteindre la Lumière."

"Je refuse ! Personne d'autre ne doit mourir dans cette guerre !"

"Tu le dis toi-même, c'est une guerre. Et on ne peut maîtriser une guerre et empêcher qu'il y ait des morts. Rappelle-toi seulement que tu n'es pas la cause de ces morts, seuls ceux qui les ont tués devront rendre leur compte devant le Tribunal."

"Je n'ai même pas le droit à un indice ?"

"Juste que la Lumière et les Ténèbres ne sont pas ennemis, comme on a tendance à le croire."

"Comment ?"

Mais il fut coupé par un baiser. "Gabrielle" ou la chose qui utilisait son corps avait posé ses lèvres sur les siennes, chastement mais avec une passion à peine masquée. Harry ne réagit pas, trop surpris. Mais il sentit déferler en lui un pouvoir qu'il n'avait jamais ressenti jusque là. Comme s'il retrouvait une partie de lui-même qu'il ignorait avoir perdu jusque là.

Quand "Gabrielle" s'écarta, le pouvoir disparut et il se sentit étrangement vide.

"N'oublie pas, Sauveur, la Lumière appelle les Ténèbres et les Ténèbres appellent la Lumière."

Le rêve se dissipa.

"MERDE !"

"Hein ? Quoi ?" Demanda Harry, réveillé brusquement par cette voix retentissante.

"Réveille-toi ! On est à la bourre !" Lui cria Gabrielle.

La jeune fille avait déjà sauté du lit, les cheveux complètement emmêlés et le pyjama de travers. Elle se rua hors de la chambre jusqu'à la salle de bain, laissant un Harry encore à moitié endormi derrière elle. Il frotta ses yeux, un peu engourdi et ne sachant plus très bien où il était. Un rire à la porte le réveilla complètement. C'était Julien, des vêtements à la main.

"Et c'est comme ça tous les matins..." Il soupira, l'air désespéré. "Pas capable de se lever à l'heure celle-là."

Harry lui adressa un sourire assez incertain.

"Je te les prête." Continua Julien en déposant les vêtements sur le lit.

"Merci."

Julien hocha la tête et ressortit de la chambre en fermant la porte. Comprenant qu'il n'aurait pas le temps de prendre une douche, Harry sortit sa baguette et murmura "Assindo". Enfin propre, il enfila les vêtements de Julien et s'observa dans l'énorme miroir de la chambre de Gabrielle. Il portait un jean gris foncé et des chaussures noires cirées. En haut, Julien avait opté pour une chemise blanche et un pull en cachemire gris. Harry n'avait jamais porté des vêtements aussi "classes" de toute sa vie.

Il entendit un sifflement derrière lui et se retourna. Gabrielle se tenait dans l'embrasure, souriant devant sa nouvelle apparence. Elle-même avait un long jupon marron avec des bottes noires et un pull cache-cœur orange. Elle ne ressemblait plus à la jeune fille en jean et blouson du jour précédent. Ses cheveux étaient arrangés en un chignon broussailleux et elle portait un très léger maquillage.

"Les vêtements de mon frère te vont bien." Finit-elle par dire.

"Hmm... Toi aussi." Répondit-il, ne sachant pas vraiment ce qu'il était censé dire.

Le sourire de Gabrielle s'élargit.

"Euh, on n'était pas en retard ?" Demanda Harry.

Un air paniqué se peint aussitôt sur le visage de la jeune fille. Un nouveau "Merde !" Retentit dans l'appartement. En quatrième vitesse, Gabrielle avait son sac, son manteau et une pomme, puisqu'ils n'avaient pas eu le temps de petit-déjeuner. Elle lui en tendit une également ainsi qu'un manteau noir qui avait appartenu à son frère. Il le mit rapidement et ils partirent tous les deux en courrant.

Harry se contenta de suivre Gabrielle à travers les escaliers puis jusqu'au bus, qu'ils attrapèrent de justesse. Le bus était tellement bondé qu'ils pouvaient à peine respirer. La jeune fille, sans le vouloir, tomba à moitié sur Harry lors d'un tournant particulièrement serré. Elle s'écarta aussitôt. Harry essaya d'ignorer la rougeur qui lui était montée aux joues et regarda la route. Mais le trajet, heureusement pour lui, ne durait que quelques minutes.

Enfin, ils arrivèrent jusqu'au lycée de Gabrielle où celle-ci montra sa carte de lycéenne au surveillant et expliqua la situation à propos d'Harry. Le surveillant acquiesça, visiblement au courant. En regardant autour de lui, Harry fut étonné de voir à quel point ce lycée était grand. Bien sûr, ce n'était rien comparé à Poudlard, mais tout de même il ne s'imaginait pas qu'il puisse exister un lycée aussi grand dans une ville aussi urbanisée que Paris. Il y avait plusieurs cours, un petit parc et de nombreux bâtiments, apparemment d'époque.

Et quelle fut sa surprise lorsqu'il dut prendre l'ascenseur ! Ce lycée avait décidément des logements très bien aménagés. Il remarqua que Gabrielle n'avait pas dit un mot de tout le trajet. Il ne savait pas si c'était à cause de lui ou simplement du stress d'être en retard, mais il la sentait tendue. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent.

"Salut Gabrielle." Dit une voix derrière eux, alors qu'ils venaient de sortir.

Gabrielle se retourna et Harry ne put s'empêcher de voir le regard exaspéré qu'elle lança à celle qui venait de l'interpeller. Celle-ci était d'ailleurs accompagnée de deux filles. "Deux clones" aurait été plus exact à vrai dire. La même coupe de cheveux, la même veste, les mêmes chaussures. Mais dans des couleurs différentes. Harry retint un rire sarcastique. Ces filles étaient complètement pathétiques. Il se demanda pourquoi elles venaient parler à Gabrielle. Mais la jeune fille avait deviné.

"Salut Laura." Répondit Gabrielle, d'un ton qui se voulait neutre.

"Comment vas-tu ?" Demanda-t-elle, et sans attendre la réponse, elle continua. "Et qui est ce garçon qui t'accompagne ? Je ne l'ai jamais vu par ici."

Gabrielle soupira. Bingo.

"Je te présente mon cousin Harry. Il vient d'Angleterre."

"Oh !" Le visage de la dite Laura s'éclaira. "How do you do ? My name is Laura."

Elle lui tendit la main. Il ne répondit pas à son geste, se contentant de la regarder avec mépris.

"Je parle très bien français, pas la peine de te faire chier."

Il savait qu'il se montrait impoli et un peu vulgaire mais cette fille lui tapait sur les nerfs. Pourtant Laura ne parut pas saisir son attitude méfiante et continua sur un ton enjoué, coupant la parole à Gabrielle qui s'apprêtait à parler :

"C'est incroyable ! Tu parles super bien. T'as même pas l'accent anglais !"

Cette fois-ci, ce fut au tour de Gabrielle de le fixer intensément. C'est vrai qu'il parlait anormalement bien français pour quelqu'un qui ne passait pas plus de cinq jours au même endroit. Harry lui lança un regard qui voulait dire "Je t'expliquerai plus tard. " Satisfaite, la jeune fille se tourna vers Laura et répondit sèchement.

"Sa mère est française. Maintenant tu nous excuseras, mais on a cours. A plus."

Et ils s'éclipsèrent aussitôt, soulagés d'échapper à la pimbêche.

"Je peux vraiment pas saquer cette fille." Commenta Gabrielle.

"Je partage ton sentiment." Affirma Harry en souriant.

Ils furent de nouveau interrompus par une autre voix.

"GABRIELLE !"

Mais cette fois, Gabrielle affichait un énorme sourire. Harry ne l'avait d'ailleurs jamais vu sourire aussi joyeusement, à part quand elle avait parlé de son cheval Cory.

"Ma morue adorée !"

Une bombe brune vint tomber dans les bras de la jeune fille, faisant semblant de pleurer.

"T'es vraiment pas gentille Gab, tu m'as pas appelé du week-end ! Et moi qui mourais d'envie de te raconter ma soirée de samedi."

Gabrielle éclata de rire et fit reculer son amie aux yeux bleus.

"Mon cousin était là, désolée. Clémence, je te présente Harry. Harry, Clémence."

Clémence se tourna vers lui, l'air tout à fait sérieuse et l'observa pendant un long moment. Harry se sentit rougir devant tant d'intensité. Puis Clémence eut un immense sourire et dit à Gabrielle :

"Beau gosse ! Pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ?"

"C'est un cousin lointain." Mentit la jeune fille.

Clémence fit la moue.

"Mouais, je suis sûre que tu voulais le garder pour toi toute seule... Au fait, salut."

Elle tendit une main à Harry qui la serra aussitôt. Cette fille n'avait rien à voir avec Laura, il se dégageait d'elle une aura de joie et de rire qui lui plut tout de suite. Il comprit pourquoi Gabrielle la voyait comme sa plus grande amie. On ne pouvait pas rester triste avec une personne comme ça.

"Salut." Répondit-il avec un léger sourire.

La sonnerie retentit.

"Mince, déjà l'heure. Viens Harry, ma classe est par là." Lui dit Gabrielle.

"Vous n'êtes pas dans la même classe ?" Demanda Harry, surpris.

"Non." Ce fut Clémence qui répondit. "Madame préfère la Première Littéraire. Je me contente de la ES moi. Allez, à 't à l'heure !"

Elle partit en courant vers sa classe. Gabrielle lui jeta un regard amusé puis s'exclama :

"On se retrouve à la Duchesse ?"

Clémence se retourna et répondit à l'affirmative. Gabrielle et Harry entrèrent dans la salle de classe.


Voila voilà
Si ça a l'air assez banal pour l'instant ne vous inquiétez pas, ça chauffe rapidement (Et pas sexuellement petits cochons !) Autre chose, si vous vous posez la question de savoir pourquoi Harry raconte sa vie à Gabrielle, la réponse est dans un autre chapitre alor patience
J'espère que ça vous a plu et n'oubliez pas mes petites reviews

Réponses aux reviews :

SusyBones: hé hé merci bien et en effet mon harry est super beau et super puissant, le gros cliché quoi... lol je déconne, tout est bien plus compliqué que ça en a l'air, surtout les relations entre les persos dans cette fic... Mais bon tu verras...

sarah : Je crois que c'est le plus beau compliment qu'on puisse faire à un auteur, celui d'être différent ! Et ca me fait super plaisir. C'est vrai que cette fic est plutôt originale, surtout le fait de voir Harry avec un personnage qui n'est pas de JK Rowling, mais le Harry que je voyais ne pouvais pas être avec Hermione, Ginny ou même une Serpentard. Le fait d'avoir créé Gabrielle me laisse une liberté de mouvement que je n'aurais pas eu avec un perso normal et j'adore imaginer les vies des persos et comment ils réagissent face à ça. Bon c'est vrai la vie de Gab n'est pas très marrante... Mais là encore, c'est nécessaire à l'histoire

takeo : Merci pour l'écriture, c'est vrai que j'y fais attention. J'espère que tu vas continuer à lire

Bisous tout le monde

Manoa