Eh oui je ne suis pas morte. Maintenant que le bac est fini ça va être plus facile d'écrire la suite de mes différentes fics donc attendez vous a des updates
Sinon je suis un peu déçue par le fait que cette fic n'attire pas plus de personne... lol mais c'est mon ego d'auteur qui parle...
Enfin, ça ne m'empêchera pas de la publier parce que moi je l'ADORE ! Là vous n'avez encore rien vu, l'histoire se complique au fil des chapitres (j'en suis au septième actuellement) et je ne peux plus m'arrêter d'écrire...
Voila donc la suite, où Gab rencontre enfin le monde des sorciers...


The Death Of An Angel

Chapitre 2 : Strange Visitors


"Alors, dis-moi, comment c'est l'Angleterre ?" Demanda Clémence.

Les trois adolescents étaient assis à la Duchesse Anne, un petit restaurant qui vendait des sandwichs de toutes sortes à un prix très raisonnable. Malheureusement, il était rempli à ras bord par d'autres étudiants. Eux-mêmes étaient coincés dans un petit coin du restaurant, avec à peine de place pour manger.

Harry se tourna vers Clémence et répondit :

"Bof, pas très différent à vrai dire, si on exclut la conduite à droite."

"Allez, on me la fait pas à moi ! Je suis sûre que c'est dix fois plus sympa que Paris."

Harry, qui n'était allé à Londres que très rarement, c'est à dire une fois tous les ans pour prendre le train de Poudlard, n'en avait absolument aucune idée. Du coup, sa réponse resta très évasive.

"Je ne sais pas trop, j'habite plutôt dans la banlieue londonienne et c'est un coin très calme et un peu monotone. Rien à voir avec l'empressement des grandes capitales comme Londres ou Paris. Mais je suppose qu'elles sont un peu toutes pareilles."

Clémence hocha la tête, un peu déçue toutefois de ne pas voir sa curiosité satisfaite.

"Au fait Clém, tu viens avec nous voir Cory ce soir ?" Dit Gabrielle pour détourner la conversation. "Je voulais le présenter à Harry."

"Désolée j'ai une dissert' à rendre pour demain. Sur la parole dans Phèdre. Super génial quoi..."

Gabrielle sourit avec sympathie.

"Je l'ai déjà fait si tu veux, appelle-moi ce soir et je te donnerai des idées."

"Cool ! Je t'adore ma puce !"

Elle se pencha pour faire un bisou sur la joue de Gabrielle. Celle-ci lui sourit à nouveau.

"Au fait je devais te raconter ma soirée !" S'exclama Clémence avec enthousiasme.

Harry perdit le fil de la conversation tandis que Clémence racontait sa soirée apparemment mémorable. Il observa les deux jeunes filles, préférant garder le silence. Une attitude qui lui convenait parfaitement. Il avait énormément apprécié ses conversations avec Gabrielle, sur leur vie respective, mais il n'était pas vraiment à l'aise pour parler en public. Il ne l'avait jamais été d'ailleurs...

Gabrielle éclata de rire, visiblement Clémence venait de lui raconter quelque chose d'hilarant. Harry ne put s'empêcher de regarder la jeune fille qui l'avait accueilli chez elle. Son rire dévoilait de jolies dents blanches et deux petites fossettes aux coins des joues. D'après ce qu'il avait compris, Gabrielle n'était pas tellement appréciée dans son lycée. Premièrement, parce que son père était ami avec le directeur et que cette situation passait assez mal au niveau des élèves. Et deuxièmement, elle était de nature assez réservée, quand on ne la connaissait pas, et elle n'était pas du genre à aller vers les autres.

Pendant les cours, que Harry et Gabrielle n'avaient pas tellement suivi vu qu'ils étaient au fond et avaient tout le loisir de se parler, elle lui avait raconté sa rencontre avec Clémence. Celle-ci était nouvelle et son naturel joyeux et blagueur lui avait tout de suite donné bonne réputation. Un jour, alors que la Duchesse était complète et qu'il ne restait plus qu'une place, en face de Gabrielle, Clémence s'était mise là.

Bien sûr, elle n'avait pas pu résister à la tentation de parler à Gabrielle, réputée asociale. Les deux filles avaient accroché aussitôt et elles avaient parlé pendant des heures, séchant les cours par la même occasion. Chacune était un complément de l'autre. Clémence apportait le rire, Gabrielle la rêverie. Car la jeune fille était loin d'être sérieuse. Si elle gardait toujours cet air lointain et inapprochable, c'était parce qu'elle rêvait constamment. "De magie" lui avait-elle confié en rougissant. Il avait été très fier de lui avoir fait découvrir cette autre dimension du monde, celle dont elle rêvait sans pouvoir l'atteindre.

Au fur et à mesure que les heures passaient, Harry avait de moins en moins envie de partir. Il savait que ce n'était pas une question de choix mais d'obligation. Il ne pouvait se permettre de mettre Gabrielle et sa famille en danger. Trop de personnes étaient déjà mortes pour lui et surtout à cause de lui... Il chassa ces pensées moroses. Il devait arrêter de penser à tout ça. C'est pour cela que le jeune homme fuyait. Pour oublier... Et le monde de Gabrielle dans lequel il venait d'entrer le faisait sortir de sa solitude. Chose à laquelle il s'était pourtant habitué au cours de quatre mois de fuite incessante.

Harry sentit un picotement dans sa colonne vertébrale. Le sort de contre-localisation commençait à faire son effet sur son corps. Bien qu'habitué à le maintenir continuellement, même durant son sommeil, cela ne l'empêchait pas de souffrir de fatigue quasi constante.

"... Harry !" Gabrielle l'interrompit dans ses pensées.

"Oui quoi ?"

"T'étais complètement dans la lune. Clémence doit partir, elle rate les cours cet après-midi."

"Mais attention, je ne sèche pas !" Prévint la concernée en souriant. "J'ai un rendez-vous chez le médecin."

Gabrielle lui lança un regard sceptique. Clémence lui tapa gentiment sur le bras.

"Attention à comment tu me regardes morue !"

"J'ai rien dit moi !" Se défendit Gabrielle en souriant.

"C'est bien ça le problème. Du coup, j'entends tes pensées..."

"Prétentieuse."

Clémence lui tira la langue de manière peu distinguée et se tourna vers Harry avec un sourire.

"Ce fut un plaisir de te rencontrer Harry. Occupe-toi bien de cette morue ici présente et ne te laisse pas avoir par ses airs angéliques, au fond c'est une vraie diablesse."

Harry lui accorda un sourire, tandis que Gabrielle protestait. Puis Clémence s'en alla après les avoir salués rapidement. Un silence s'installa entre les deux restants. Puis Gabrielle finit par dire :

"C'est vraiment quelque chose cette fille hein ?"

Le jeune homme hocha la tête et répondit :

"Ce n'est pas la seule."

Il fixa Gabrielle avec intensité. La jeune fille frissonna. Ce regard vert était vraiment incroyable. On ne pouvait vraiment pas rester stoïque devant tant de profondeur. Se sentant rougir, la jeune fille dit :

"Sinon, j'ai un devoir sur table cet après-midi. Je ne crois pas que tu puisses m'accompagner. Tu vas devoir te débrouiller un peu tout seul."

"Ne t'inquiète pas, j'ai l'habitude."

Gabrielle sortit un peu d'argent et le posa sur la table.

"Ça c'est pour te payer un truc à manger ou un cinéma. Ça fera passer le temps plus vite. Heureusement mon D.S.T. ne dure que deux heures, tu n'auras qu'à me rejoindre à la sortie de mon bahut à 16 heures d'accord ?"

Harry regarda l'argent du coin de l'oeil.

"Je n'ai pas besoin de ton argent tu sais."

"Oh je t'en prie ! Comme tu l'as vu, ce n'est pas l'argent qui me manque, je t'assure que je suis plus que contente de m'en débarrasser."

"Bon ok. Sur quoi porte ton contrôle au fait ?"

"Anglais." Dit la jeune fille en souriant.

Elle regarda la bague qu'Harry portait au doigt. Celui-ci lui avait expliqué que cette bague était une bague Transaliset permettait de traduire instantanément toutes les langues possibles et inimaginables : du grec ancien au polonais en passant par la langue des sirènes. Quand Gabrielle avait demandé judicieusement comment il avait deviné que Laura, la pimbêche, lui avait parlé en anglais si tout était traduit aussitôt, il avait répondu que c'était une des particularités de cette bague. La bague Transalis avait été créée spécialement pour les négociations internationales et il était considéré comme respectueux de s'efforcer de parler la langue de son interlocuteur, et donc une fonction de la bague permettait de conserver cet effort. Elle ne traduisait que lorsque la personne parlait dans sa propre langue.

"Tu veux que je te la prête ?" Demanda Harry, car la bague marchait également pour l'écriture et la lecture.

"Je suis tentée." Répondit Gabrielle. "Mais je préfère y arriver par mes propres moyens."

Harry acquiesça, comprenant le raisonnement. Gabrielle regarda sa montre et annonça qu'elle devait partir. Elle lui fit la bise, ce à quoi il n'était pas vraiment habitué, et partit précipitamment. C'était apparemment une habitude chez elle d'être en permanence en retard. Le jeune homme se leva, sortit de la salle, et chercha un cinéma pour se distraire. A vrai dire, il était assez enthousiaste, n'étant allé qu'une seule fois au cinéma dans sa vie, c'est à dire avec les Dursley pour aller voir un dessin animé qu'avait choisi Dudley.

"Alors ?"

"Alors ?"

Dirent-ils en même temps. Ils se regardèrent et sourirent. Gabrielle répondit la première.

"Trop facile. Je suis sûre d'avoir au moins 16."

"Et modeste avec ça." Sourit Harry.

Cette réflexion arracha un sourire à la jeune fille, elle n'avait pas l'habitude de voir le jeune garçon faire des blagues. Décidant qu'elle appréciait cette nouvelle facette du mystérieux Harry Potter, elle continua sur le ton de la plaisanterie :

"Et vous, mon cher Monsieur Potter, qu'avez-vous fait de si extraordinaire ?"

"Pour ta gouverne, je suis allé voir un film. Pirates des Caraïbes je crois."

"C'est vrai ? Je ne savais pas qu'ils le passaient encore."

"C'était un petit cinéma. Mais j'ai beaucoup aimé le film. Jack Sparrow surtout. L'acteur est vraiment incroyable."

"Il s'appelle Johny Depp, et ne dis jamais à une fille que tu ne le connais pas, elle t'arracherait les cheveux."

"Pourquoi ?" Demanda Harry, sans comprendre.

"Simplement parce que ce gars est l'homme idéal. Il dégage une telle aura de sensualité..."

Le regard de Gabrielle se fit rêveur.

"Quoi ?"

Harry n'y comprenait rien. Le pirate lui avait semblé très étrange, drôle mais bizarre, avec ses manières saccadées et ses propos incompréhensibles. Il ne voyait pas où était la sensualité dans tout ça... Il répéta ces pensées à Gabrielle et fut récompensé par un grand éclat de rire.

"Les femmes aiment les hommes anormaux. Surtout les pirates. Mais on ne va pas débattre là dessus vu que tu n'es pas vraiment une fille, tu ne peux pas comprendre..."

Elle lui accorda un regard mystique à la Trelawney à nouveau. Harry haussa les épaules, non sans sourire.

"Bien." Continua Gabrielle. "Il faut qu'on se dépêche si on veut avoir le temps de voir mon cheval."

"C'est loin d'ici ?"

"Assez." Répondit la jeune fille tandis qu'ils marchaient. "Il est dans un centre équestre de banlieue. Il n'y a pas vraiment de clubs d'équitation dans Paris. C'est super mais éloigné. On doit prendre le train."

"Ok."

Ils continuèrent de discuter pendant tout le trajet. Gabrielle parla un peu de son cheval : c'était un étalon anglo-arabe de six ans. Une race et surtout une condition difficile à maîtriser mais Cory était devenu un amour après de longues années d'entraînement. La jeune fille l'avait vu naître de Moonstar, sa mère, et était tout de suite tombée amoureuse de ce fringant poulain au poil noir. Et bientôt le sentiment fut réciproque car elle s'était occupé de toute son éducation, du coup l'étalon n'obéissait qu'à elle et tolérait à peine les autres personnes du club. Gabrielle avait insisté pour qu'il ne soit pas castré, préférant le caractère entier de son cheval.

Arrivés au club, les deux adolescents se dirigèrent vers le box de Cory. Son nom était affiché sur une petite pancarte décorée au-dessus de la porte. Gabrielle appela son cheval en sifflotant. Aussitôt, un mouvement se fit sentir dans le box et une longue tête noire vint se poster à l'ouverture supérieure de la porte. Gabrielle caressa la tête de son étalon et lui murmura des mots doux. Puis elle se tourna vers Harry et dit à Cory :

"Je te présente Harry, un ami à moi."

Le cheval observa le jeune homme avec un air suspicieux puis rabattit les oreilles en arrière quand Harry approcha sa main. Celui-ci la retira aussitôt. Gabrielle rigola.

"Ne t'inquiète pas, il n'a rien contre toi. Mais Môssieu est un homme très jaloux, il ne supporte pas bien les autres hommes. Cependant, il ne se permettra jamais de te mordre en ma présence. Rapproche-toi."

Mais Harry n'en avait pas du tout envie, et il avait l'impression que le cheval était d'accord avec lui. Gabrielle le prit par la main et dit :

"Ne fais pas ton trouillard. Je te dis qu'il ne mordra pas."

Harry n'était pas tellement convaincu mais il se laissa faire. Ses doigts caressèrent légèrement le museau de l'étalon puis il enleva sa main. L'étalon n'avait pas bronché et le regardait presque avec indifférence, comme s'il savait à quel point cela ridiculiserait le jeune homme, et cela ne manqua pas...

"Tu vois !" S'exclama Gabrielle. "Doux comme un agneau !"

Cette attitude lui rappela vivement Hagrid, qui trouvait les dragons d'adorables créatures... Il ferma les yeux un instant et essaya de ne pas y penser.

De son côté, Gabrielle avait ouvert la porte du box et l'inspecta un instant. Ne constatant rien d'anormal, elle le referma et prévint Harry qu'elle allait chercher ses affaires et se changer. Le jeune homme se retrouva donc seul face à cette immense créature qu'était Cory. Une fois sa maîtresse partie, celui-ci en profita pour manifester son animosité envers Harry.

Mais Harry, se sentant à l'abris, déclara :

"Tu ne me fais pas peur, cheval. Tu ne peux pas m'atteindre."

Il sursauta brusquement quand l'étalon donne un coup violent dans le bois de sa porte. Essayant de calmer les battements de son cœur, Harry dit :

"Ok ok, j'ai compris que tu étais le plus fort. Pas besoin d'essayer de me faire faire une crise cardiaque."

Il sourit malgré lui. Que penseraient les autres en voyant le grand héros Harry Potter dominé par un simple cheval ? Mais celui-ci semblait satisfait de cette réponse et se calma considérablement. Il pencha la tête vers Harry, son museau touchant les poches du jeune homme. Celui-ci ne recula pas, ayant compris que l'étalon ne lui voulait plus de mal. Cory souffla bruyamment sur ses poches, visiblement à la recherche de quelque chose.

"Il cherche des sucreries." Dit une voix derrière lui.

Il se retourna pour voir Gabrielle en tenue équestre, très moulante par ailleurs, et apportant une sorte de chariot avec une selle, un filet et une énorme boîte verte. Harry n'y connaissait pas grand chose en équitation mais il supposa que c'était pour brosser l'étalon.

"C'est étrange qu'il t'ait accepté aussi vite." Continua Gabrielle, surprise. "Il n'a jamais été comme cela avec les autres, même avec le directeur, Vincent, qui est pourtant le seul à pouvoir l'approcher et le monter à part moi."

"Lui et moi avons eu une petite conversation entre hommes, c'est pour ça."

Gabrielle leva un sourcil.

"Ah oui ?"

"Oui, on est arrivé à un arrangement."

"Quel genre d'arrangement ?"

Harry eut un large sourire.

"Il t'a entre 17h et 19h, je t'ai le reste du temps."

Gabrielle rougit un peu mais finit par sourire également.

"Je vois que vous avez beaucoup discuté."

"Je t'assure, ça a demandé beaucoup de négociations..."

"Je n'en doute pas." Sourit-elle.

Puis elle rentra dans le box pour brosser l'étalon. Harry l'observa de loin en attendant, pas complètement confortable. Elle lui passa ensuite la selle puis le filet. Le sorcier n'y comprenait pas grand chose et était émerveillé par le nombre de précautions qu'il fallait prendre pour simplement seller un cheval. Gabrielle lui expliqua quelques détails, comme dégarotter le tapis de selle, ne pas trop serrer la sangle ni la lanière qui passait en dessous du haut de l'encolure, etc.

Gabrielle guida son cheval jusqu'à la piste du manège, vu qu'il faisait un peu froid pour le travailler dehors. Harry alla s'asseoir dans la partie spectateurs. Elle était toute seule dans le manège mais il remarqua que de nombreuses personnes étaient également assises dans les coulisses. Tandis que la jeune fille échauffait son cheval, Harry demanda à un jeune homme blond à côté de lui :

"Pourquoi il y a autant de monde ?"

Le garçon le regarda un instant, puis répondit :

"Pour regarder Gabrielle et Cory sauter évidemment ! Ce cheval est une vraie bombe atomique et cette fille le maîtrise comme personne."

"J'ignorais qu'elle était aussi douée..."

"Elle pratique le cheval depuis ses six ans." Lui expliqua le garçon, visiblement content de parler. "Et c'est elle qui a mené toute l'éducation de Cory. Du coup, ils se connaissent tellement qu'on dirait presque des jumeaux."

Harry observait Gabrielle, qui avait fini l'échauffement et commençait à sauter quelques barres pas très hautes. Il devait avouer qu'elle et Cory avaient vraiment une allure incroyable tous les deux. Gabrielle se tenait très droite sur sa selle et semblait faire corps avec l'étalon. Celui-ci avait des foulées magnifiques, amples et puissantes, mais parfaitement contrôlées. Pourtant on sentait l'énergie bouillonner dans son jeune corps. On pouvait voir qu'il était loin de se donner à fond et qu'il attendait avec impatience la suite.

"C'est que ça commence à devenir intéressant." Fit remarquer son voisin.

En effet, Cory avait pris un galop plus rapide et Gabrielle avait l'air concentré, bien que parfaitement détendu. Ils passèrent obstacle après obstacle avec une rapidité et une facilité déconcertantes. Les membres de Cory étaient bien à une dizaine de centimètres de la barre à chaque saut.

"Ça a l'air facile quand ils le font." Dit Harry, impressionné.

"Je peux te dire que ce n'est pas le cas. Le saut d'obstacle est une discipline très dure : il faut être extrêmement précis, sûr de soi et ne jamais faire un mouvement de trop. Par exemple, il suffit de se pencher un peu trop vers la gauche pour que le cheval change de main, c'est à dire modifie la façon dont il galope, et que cela bouscule complètement le parcours."

Harry l'écouta, passionné par ces explications. Il avait toujours été fasciné par l'équitation mais il avait toujours pensé que c'était le cheval qui faisait tout le travail. En quelques mots, ce garçon venait de lui montrer à quel point il avait tort.

Gabrielle fit un saut particulièrement difficile, "un auxerre", lui précisa le garçon et tout le monde dans la salle applaudit. Harry vit l'air gêné de Gabrielle devant ces manifestations et sourit. Cette fille était trop modeste... Il applaudit de toutes ses forces au saut suivant, apparemment encore plus difficile. La jeune fille lui lança un regard de reproche mais il se contenta de lui sourire largement.

Finalement, elle s'arrêta, caressa l'encolure de son cheval et le fit un peu marcher pour qu'il se repose. Mais Cory n'avait pas une goutte de sueur, il paraissait aussi frais qu'au début de la séance. Puis elle descendit et sortit du manège. Aussitôt, le garçon à côté d'Harry se leva et vint la rejoindre. Il lui dit :

"Salut Gaby."

"Salut Benjamin, comment vas-tu ?"

"Très bien, je te remercie." Il lui fit un sourire charmeur. "Tu t'améliores de jour en jour tu sais."

Gabrielle rougit. Harry, qui les avait rejoint, eut le sentiment désagréable qu'elle avait été touchée par le compliment.

"Merci." Répondit-elle. "Mais je suis loin d'être de ton niveau, quand tu sautes avec Selma. J'ai encore beaucoup de progrès à faire, et Cory aussi. Pas vrai mon amour ?"

Elle caressa le front de son cheval et il la poussa gentiment du museau.

"C'est vrai. Mais je suis sûr que ça ne va pas tarder."

Benjamin s'approcha de Cory et voulut le toucher, mais l'étalon se cabra brusquement en hennissant. Le jeune homme recula, apeuré.

"Je suis vraiment désolée, tu sais à quel point Cory est asociale."

Benjamin la regarda, comme s'il ne la croyait pas vraiment. Puis il dit :

"T'as raison. Bon, je vais aller monter ma jument. On se voit plus tard d'accord ?"

Gabrielle hésita un moment puis acquiesça.

"N'oublie pas que je t'ai promis un café." Ajouta-t-il, semblant avoir retrouvé toute sa répartie.

"Hmm... On verra. Salut Ben."

Elle s'en alla vers le box de Cory et rentra son étalon, gardant les yeux baissés. Harry s'assit sur une chaise qui se trouvait en face du box et attendit, tandis qu'elle désellait son cheval. Puis la jeune fille l'informa qu'elle allait de nouveau se changer. Une fois partie, Harry vint voir Cory, qui leva la tête de sa ration.

"Bien joué cheval. Pour le coup du cabrage je veux dire."

Harry affichait un énorme sourire. Sentant que Cory le comprenait, il sortit un sucre qu'il avait chipé dans la sellerie et le tendit vers lui. L'étalon le regarda un moment puis happa délicatement le sucre, permettant ainsi à Harry de le caresser pour la première fois. Content de lui, le jeune homme partit se rasseoir. Il ignorait pourquoi mais ce Benjamin lui était vraiment antipathique...

"On y va ?" Demanda Gabrielle, qui venait d'arriver.

Harry hocha la tête et se leva.


Ces deux jours passés ensemble passèrent à vitesse grand V. Le soir, après avoir visité Cory, ils avaient regardé un DVD avec Julien et leur grand-mère. Ce fut une soirée très agréable et les commentaires acerbes de la vieille dame sur le film étaient à mourir de rire. Puis ils avaient un peu discuté avec Julien, que Harry trouvait très drôle, bien qu'il ne parle presque que de voitures.

Le lendemain, ils étaient à nouveau allés en cours, évitant Laura tant bien que mal et traînant avec Clémence à la fin des cours. Harry n'avait jamais vécu d'expérience aussi "normale" de toute sa vie et il comptait profiter de chaque seconde passée avec Gabrielle. Il ne s'ennuyait jamais avec elle, et pourtant elle ne menait pas une existence palpitante.

Les deux jeunes gens étaient maintenant à la porte de l'appartement de Gabrielle. Celle-ci cherchait ses clés désespérément dans son sac, sans parvenir à les trouver.

"J'espère que tu ne les as pas oubliés, Julien ou ta grand-mère ne pourront même pas nous ouvrir vu qu'ils sont partis au cinéma." Fit remarquer Harry.

"Mes parents ne devraient pas tarder au pire." Dit Gabrielle, prenant son air contrit.

"Bon j'ai une idée." Dit Harry. "Ça va être un peu difficile puisque le sort de contre-localisation a épuisé presque toute mon énergie, mais je peux essayer."

Les yeux de la jeune fille s'allumèrent. Depuis qu'ils s'étaient rencontrés, à part pendant le combat avec les Mangemorts, elle ne l'avait jamais vu faire de la magie. Il lui avait expliqué que pratiquer la magie le déconcentrait et qu'il devait être en permanence concentré pour maintenir un sort aussi puissant que le sort Delocalis.

"Ça ne va pas te déconcentrer ?"

"J'ai vécu pire." Dit-il.

Il sortit sa baguette et Gabrielle put à nouveau admirer le bois lisse et foncé, un peu tordu au bout. Harry fit un mouvement circulaire et murmura "Ex accio". Aussitôt une sorte de trou noir, de la taille d'une balle de football, apparut là où il avait tracé les contours avec sa baguette. Harry toucha le bras de la jeune fille et plongea sa main dedans en disant : "Clé de l'appartement de Gabrielle Delacroix". Il retira sa main, et celle-ci tenait une clé serrée entre ses doigts.

Gabrielle se retint d'ouvrir la bouche, étonnée qu'elle était. C'était tout simplement incroyable.

"Mais..." Dit-elle. "Ce truc est super pratique !"

"Oui, mais dangereux aussi." La reprit Harry. "Avec ce sort, tu peux trouver n'importe quel objet, tant qu'il n'est pas plus gros que la taille du trou que tu as vu. Il y a un système antivol sur ce sort, pour éviter que n'importe qui puisse trouver n'importe quoi. C'est pour ça qu'il faut que le propriétaire de l'objet soit présent et consentant ou que le lanceur du sort possède lui-même l'objet. Sinon, ça ne marche pas."

"Ça a l'air compliqué."

"Il faut que ça le soit. Sinon, il suffirait d'enlever une personne, de rester à côté d'elle pour lancer ce sort et avoir n'importe quel objet appartenant à cette personne. Ça serait très dangereux pour des papiers top secrets ou des choses de ce genre..."

"J'ai l'impression que chaque sort a ses réglementations et ses lois qu'on ne peut pas enfreindre. Je pensais que cela suffisait de faire de la magie, sans se prendre la tête."

"Oui, mais tout est possible avec la magie. C'est bien là le problème. S'il n'y avait pas de règles, ce serait l'anarchie."

Harry tendit la clé à Gabrielle, celle-ci ouvrit la porte. Il y avait une odeur bizarre dans l'appartement. Une odeur de brûlé. Elle courut aussitôt vers la cuisine et fut surprise de voir qu'il n'y avait rien. Harry l'appela dans son dos :

"Qu'y a-t-il ?"

"Rien, je sentais une odeur de brûlé."

Gabrielle sortit de la cuisine et continua :

"Mais il n'y a rien sur le feu."

Harry renifla. Son visage se referma brusquement, concentré et menaçant.

"Mets-toi derrière moi." Siffla-t-il entre ses dents.

"Quoi ? Que se passe-t-il ?

"Ne discute pas et obéis."

Bien que renfrognée par cette attitude, la jeune fille obéit et vint se placer derrière le jeune homme. Celui-ci tendait sa baguette devant lui, tendu de la tête aux pieds.

"La poudre de Cheminette est utilisée pour voyager d'une cheminée à une autre." Expliqua-t-il. "Et elle dégage une forte odeur de souffre quand elle est utilisée."

"J-J'ai une cheminée dans l'arrière salon !" S'écria la jeune fille. "Cela signifie que quelqu'un s'est introduit chez moi ?"

"Pas n'importe qui... Un sorcier."

"C'est impossible ! Le sort est toujours en place !" Chuchota avec empressement la jeune fille, pour ne pas faire de bruit.

Soudain, une voix les fit sursauter :

"Harry ! My God, it's you !" (Harry ! Mon Dieu, c'est bien toi !")

Ils se retournèrent d'un seul bloc, pour apercevoir une jeune fille à la tignasse rousse, accompagnée d'une jeune fille aux cheveux châtains broussailleux et d'un géant aux tâches de rousseur. Gabrielle put voir la surprise mêlée de joie sur le visage d'Harry. Elle en conclut que ce n'était pas des ennemis et relâcha la tension de son corps. Un sourcil levé, elle suivit l'échange avec un intérêt croissant, bien que les personnes parlent en anglais.

"I'm so happy to see you at last ! It's been so long." S'exclama la rousse. ("Je suis si heureuse de te voir enfin ! Ca fait tellement longtemps.")

Et elle courut vers Harry pour se jeter dans ses bras. Le jeune homme la serra nerveusement, pas encore tout à fait sûr de ce qui était en train de se passer. Il demanda :

"Ron, Hermione, Ginny... Que faites-vous ici ?"

Gabrielle comprit que la bague faisait encore effet et que, de fait, elle pouvait comprendre Harry quand il parlait.

"What ?" Dit le grand roux. "We're here to bring you back. It's time you stop running away." ("Quoi ? Nous sommes venus te chercher. Il est temps que tu arrête de fuir.")

"Vous savez très bien pourquoi je fais ça. Ce n'est pas par lâcheté, c'est pour votre protection."

Les deux garçons continuèrent à se disputer, aucun d'eux ne remarqua la jeune rousse regarder Gabrielle avec une intensité peu ordinaire. Gênée, Gabrielle baissa les yeux. Ron et Harry furent alors interrompus par Ginny :

"It's unbelievable ! I've never seen such an aura... Gold... And so much like angel wings..." ("C'est incroyable ! Je n'ai jamais vu une telle aura... Dorée... Et si semblables à des ailes d'ange...")

"Qu'est-ce que tu raconte Ginny ?" Demanda Harry en regardant Gabrielle.

"Her aura is amazing. It is even interfering with the room, like it wants to reach everything in sight." ("Son aura est impressionnante. Elle envahit même la pièce, comme si elle voulait atteindre tout ce qu'elle voit.")

"Heu Harry, de quoi parle-t-elle ?" Dit Gabrielle, qui ne comprenait plus rien.

"Mince." S'exclama Harry. "J'avais oublié que tu ne pouvais pas comprendre. Tiens."

Il retira sa bague et la lui tendit. Gabrielle n'hésita pas et la passa à son doigt. Aussitôt, elle sentit un picotement dans sa bouche et un bourdonnement dans ses oreilles, mais la sensation disparut rapidement.

"Merci." Dit-elle à Harry.

"Tu lui as passé ta bague Harry ?" S'écria la troisième personne, Hermione. "Mais c'était un cadeau de Dumbledore !"

"Pour l'instant, Gabrielle en a plus besoin que moi. Maintenant répète-lui ce que tu as dit, Ginny."

La concernée regarda un moment Harry, puis retourna son attention vers Gabrielle.

"Je disais que tu possèdes une aura incroyable. Tu ne le sais sûrement pas mais j'ai le pouvoir de lire les auras des gens, et la tienne est couleur or, ce qui est normalement impossible."

"Pourquoi ?" Demanda Gabrielle.

"Parce que c'est une couleur réservée aux divinités. Généralement, pour les personnes normales, leur aura est rouge, verte, bleue, etc. , cela dépend du caractère. Mais le doré, l'argenté et le noir sont des couleurs réservées à des créatures divines."

Les yeux de Gabrielle s'agrandirent.

"Oula ! C'est quoi cette histoire ?"

Mais tout le monde la regardait sous un nouveau jour, même Harry l'observait avec méfiance. Elle eut un pincement au coeur. Heureusement pour elle, il parut tout de même comprendre qu'elle n'y était pour rien car il détourna la conversation.

"Et comment m'avez-vous trouvé au fait ? Mon Delocalis est toujours en marche."

"C'est grâce à Ginny." Dit Hermione. "Elle s'est découvert un nouveau pouvoir, encore... Elle peut retrouver les gens, bien qu'on ne sache pas vraiment comment."

"Félicitations. Mais ça ne m'explique pas grand chose. Delocalis est censé contrer toutes les recherches de ce genre."

"Mon pouvoir est différent. Contrairement à Tu-Sais-Qui, je n'ai pas besoin d'une partie de la personne que je recherche, juste d'un objet. En fait, les circonstances dans lequel ce pouvoir est apparu sont plus qu'étranges. C'était juste ce matin, je tenais ta plume, excuse-moi pour l'emprunt," Ajouta-t-elle. "Et celle-ci s'est tout à coup mise à bouger toute seule. Puis elle s'est arrachée de mes mains et est venue se ficher dans la carte du monde de ma chambre. Elle indiquait Paris."

"C'est pas normal..." Dit Harry, en fronçant les sourcils. "Et comment avez-vous fait pour me trouver ici ?"

"La même chose. Après ce phénomène, Ron, Hermione et moi, avons transplané au Centre Magique Du Tourisme de Paris. On nous a donné un plan, et la plume a recommencé son manège, pointant cette maison. On a du user de toutes les relations de Dumbledore pour relier cette cheminée au réseau de Cheminette, et nous voilà !"

"Dumbledore est au courant ?"

"Oui, il ne devrait pas tarder d'ailleurs."

Gabrielle se rappela soudain un détail.

"Harry ! Mes parents, ils devaient arriver bientôt !"

"Merde." Jura le jeune homme. "Vous devez partir."

"Pas question." Intervint Ron. "On est venu pour toi, on repart avec toi."

Harry hésita.

"Harry..." Murmura Gabrielle.

Il se tourna vers elle et put lire dans ses yeux le désespoir de son coeur. Elle pensait qu'il allait la laisser tomber, comme tout le monde... La jeune fille retenait ses larmes avec difficulté.

"Je ne peux pas de toutes manières. Voldemort me retrouvera." Argumenta-t-il.

Hermione eut un sourire vainqueur.

"Justement. C'est aussi ça la bonne nouvelle. Dumbledore a équipé Poudlard d'un nouveau système de sécurité encore plus performant. Si tu restes là-bas, Voldemort continuera à te chercher sans savoir où tu es, et il finira par épuiser les cheveux de ta mèche."

"Tu sais aussi bien que moi qu'il a des espions dans l'école. Il saura, même avant que je ne pose un pied sur le seuil de Poudlard."

"Mais à ce moment-là, tu seras déjà en sécurité et intouchable."

Son trio d'amis était en train de le convaincre, il le savait. Lui-même en avait assez de courir partout. Bien sûr, il y avait toujours le risque d'une nouvelle attaque à Poudlard...

"Que fait ce nouveau système de sécurité ?" Demanda-t-il.

"Il protège toute l'enceinte de l'école, y compris la Forêt Interdite et Pré-au-Lard." Expliqua Hermione. "Il y a une barrière invisible qui empêche les gens de traverser et il est impossible de transplaner. Seul Dumbledore peut abattre cette barrière, si jamais on a besoin de renfort. En gros, Poudlard et ses environs sont devenus une vraie forteresse infranchissable."

Gabrielle sentait la résolution d'Harry fléchir, son inquiétude monta d'un cran. Elle savait qu'il devait de toutes façons partir le soir même, mais elle avait espéré le convaincre de rester un peu plus. Et voilà que ses amis venaient lui enlever tout espoir. Elle détourna les yeux, essayant de ne pas y penser.

"Donc tu vas partir avec eux ?" Demanda Gabrielle d'un ton froid.

Harry la regarda, mais ses yeux étaient insaisissables, froids et indifférents. Il ne reconnaissait plus la jeune fille pleine de vie d'il y à peine quelques minutes. Elle avait perdu ses paillettes dorées dans les yeux, elle ressemblait à une marionnette sans vie. Il s'approcha d'elle et la prit soudainement dans ses bras.

"Gabrielle..." Murmura-t-il dans son oreille.

Malgré elle, elle frissonna. Elle ne voulait pas qu'il parte, pas après tout ce qu'ils avaient vécu tous les deux. Pour une fois qu'elle trouvait quelqu'un sur qui elle pouvait compter... Voilà qu'il l'abandonnait à nouveau. Une vague de solitude lui fit monter les larmes aux yeux. Harry la sentit trembler et la serra plus fort contre lui.

"Je suis désolé..." Continua-t-il. "Je crois que je vais devoir te quitter."

Gabrielle secoua la tête.

"Non, non, non."

Elle se moquait de savoir que les trois amis d'Harry devaient la regarder bizarrement. Elle ne voulait pas qu'il parte... Et soudain un énorme bruit résonna dans la pièce. Tous se tournèrent vers la cheminée où un homme aux longs cheveux gris se tenait. Il portait une longue robe violette avec des étoiles argentées. S'époussetant un peu, vu qu'il était à moitié couvert de suie, il observa la scène qui se déroulait devant lui. Ses yeux bleus scintillèrent à la vue de Gabrielle et de Harry, toujours dans les bras l'un de l'autre. "Ainsi Michael n'a pas menti..." pensa-t-il.

Il toussota et dit de sa profonde voix :

"Harry, mon enfant, je suis bien content de te revoir enfin. Mais qui est cette demoiselle ?"

"Bonjour Professeur." Dit Harry en lâchant Gabrielle. "Je vous présente Gabrielle Delacroix, elle m'a hébergé pendant quelques jours."

"Ah oui ? Je vous remercie alors, mademoiselle," Ajouta-t-il en français. "D'avoir pris soin de Harry. Nous étions très inquiets à son sujet."

"Je crois que Harry se débrouille très bien tout seul." Répondit Gabrielle, pas totalement convaincu par le ton doucereux du vieil homme.

Mais les yeux de celui-ci scintillèrent encore plus.

"Il y a quelque chose d'étrange en vous, je trouve." Fit-il remarquer. "Quelque chose d'extraordinaire."

"Son aura est dorée !" S'exclama alors Ginny.

Harry lui jeta un regard de reproche.

"Dorée ?" Dit Dumbledore. "Comme c'est intéressant."

"Vous croyez qu'elle possède le don de la magie Professeur ?" Demanda Hermione.

Dumbledore ne répondit pas et se contenta de regarder la jeune fille fixement. Gabrielle détourna le regard sans savoir pourquoi, il la mettait mal à l'aise.

"C'est impossible." Dit Ron en reniflant de manière impolie. "Elle serait à Poudlard depuis longtemps si c'était le cas."

Cette fois-ci, Dumbledore prit la parole :

"Il existe certaines personnes qui développent leur magie tardivement. Quel âge avez-vous jeune fille ?"

"S-Seize ans."

"Depuis combien de temps ?"

Gabrielle regarda Harry avant de parler.

"Deux jours et demi."

Harry eut un air surpris, puis il comprit. Personne ne lui avait souhaité son anniversaire. Sa famille était partie en Suisse et ils avaient tous oublié que Gabrielle allait avoir seize ans. La colère s'empara du jeune homme. Comme il voulait les faire payer pour la souffrance qu'endurait Gabrielle !

"C'est pour cela que le Ministère de la Magie n'a pas encore enregistré son pouvoir. On découvre les pouvoirs environ une semaine après que l'enfant ne s'en rende compte."

"Vous voulez dire que je suis également une sorcière ?" Demanda Gabrielle, abasourdie.

"C'est une possibilité à envisager, oui."

Il sembla réfléchir, puis il sortit sa baguette, un long morceau de bois d'un blanc pur et la tendit à la jeune fille.

"Prenez là pour voir. Si elle réagit, il n'y a pas de doute."

En tremblant légèrement, Gabrielle avança sa main et toucha la baguette. Aussitôt une intense lumière blanche envahit la pièce, éblouissant tout le monde. Dumbledore eut à peine le temps d'apercevoir un éclair doré dans les yeux de la jeune fille que sa baguette lui était arrachée des mains et alla voltiger à l'autre bout de la pièce.

"Hmm... Je crois que le mystère est résolu."


Tadam !
Alors qu'en pensez-vous ? On approche petit à petit du monde que l'on connait, celui de JK Rowling bien sûr
Donc si vous avez aimé, et même si vous n'avez pas aimé, reviews reviews reviews pour regonfler mon ego d'auteur siouplait... mdr
allez à la prochaine et rdv à l'update de "Au coeur des ténèbres" puisque ce sera la prochaine fic à updater (c'est un verbe ça ?)
Kissouilles
Manoa